Egalité et Réconciliation
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3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

 

 

Léon Bloy, né en 1846 à Périgueux et mort en 1917 à Bourg-la-Reine, est un romancier et essayiste français. D’un style incomparable et magnifique, il exalte la religion chrétienne qu’il vit de manière symbolique, mystique et absolue.

 

Patriote, profondément hostile à la bourgeoisie et au monde capitaliste grandissant, il développe aussi un rapport particulier au judaïsme en s’opposant à l’antisémitisme d’Édouard Drumont.

Fait unique dans l’histoire, « inconcevable et impossible » selon maître Viguier, son livre Le Salut par les Juifs est aujourd’hui autorisé à l’édition par toutes les maisons d’édition de France, sauf Kontre Kulture !

 

Découvrez l’œuvre de Léon Bloy avec Kontre Kulture

 

 

 

 

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16 Commentaires

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  • #3057492
    Le 3 novembre à 14:36 par Itohan
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    La citation de Bloy que je préfère : " Le riche est une brute inexorable que l’on ne peut arrêter qu’avec un paquet de mitraille dans le ventre " .

     

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    • #3057872
      Le 4 novembre à 08:50 par Tetar 1er
      3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

      Beaucoup de choses à dire sur Bloy, son verbe, sa puissance ; Mais encore faut-il être publié (ça devient grave, franchement ;.)

      Sans doute un des plus grands punchliner, avec un vrai génie de la répartie, en particulier dans la méchanceté

      Répondant à Zola, avec qui il se chamaillait par articles interposés :
      "inébranlable devant les injures", je le veux bien. Le dernier cheval de fiacre en dirait autant, s’il était doué de la parole, et il le dirait peut-être en meilleur style

      à propos d’un de ses personnages, qui semble haïr (comme l’auteur lui-même) les cochers :
      lorsqu’il prenait un cocher qu’il avait l’instinct de choisir aussi patibulaire que possible, dans l’espoir toujours déçu d’une insolence à rémunérer, le pauvre diable tremblant croyait traîner dans son char toute l’autorité répressive des potentats. L’ambition de réduire en esclavage cette classe de citoyens était presque un trait de son caractère

      Au Danemark, sur les danois (protestants), qui semblent avoir depuis contaminé le globe :
      Dimanche de la Pentecôte. Chacun ici, me dit-on, est exclusivement et continuellement occupé à rechercher ce qui, dans la conduite ou les paroles d’autrui, peut être offensant ou non offensant. C’est à donner le vertige de se pencher sur le gouffre de ces âmes vides

      Description du couple Poulot (La Femme Pauvre) :
      Le digne homme [...] avait à peu près la jovialité d’un ténia dans un bocal de pharmacie [..] au-dessous fuyait une bouche biaise et impraticable, encapuchonnée de ces broussailleuses moustaches que certains recors arborent pour donner une apparence de férocité militaire à la couardise professionnelle de leur institut. Rien à dire de ses yeux qu’on aurait pu comparer tout au plus, pour leur expression, à ceux d’un phoque assouvi, quand il vient de se remplir et que l’extase de la digestion commence.
      [...]Ses propos, d’ailleurs, étaient sans mystère, car elle gueulait, s’il est permis de le dire, autant qu’une vache oubliée dans un train de marchandises.
      [...] la première chose qu’on remarquait en madame Poulot, c’était les moustaches. Non la brosse virile, foisonnante et victorieuse de son époux, mais un tout petit blaireau sur la commissure, un soupçon de peluche d’oursonne qui vient de naître. Il parait qu’on s’était battu pour ça.

       
  • #3057498
    Le 3 novembre à 14:45 par Invité
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    De ce que j’ai lu de lui (les trois ouvrages conseillés par Kontre Kulture), assurément l’un des plus grands auteurs de la littérature française. Un style flamboyant. Peu sont à sa hauteur.

     

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  • #3057507
    Le 3 novembre à 15:00 par Bazile
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    En 1916 Bloy écrivit : " J’attends les Cosaques et le Saint Esprit ". Il attendait que l’armée russe écrase l’armée allemande . Balle peau ! Aujourd’hui les Cosaques ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, ils se bigornent de part et d’autre du front russo-ukrainien . Les Tchetchènes de Khadirov les ont remplacé dans l’imaginaire occidental .

     

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    • #3057716
      Le 3 novembre à 21:38 par Kalel
      3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

      Certainement pas. De la marche sur Paris à la conquête de l’Alaska, les Cosaques sont irremplaçables.

       
    • #3057962
      Le 4 novembre à 12:16 par Alcide
      3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

      J’interprète plus cette phrase comme l’attente des invasions barbares et de l’Apocalypse, dans les deux cas le renouveau salvateur de la décadence et du pourrissement.
      Pauvre Bloy, qui pensait qu’on ne pourrait plus descendre plus bas après son temps...

       
  • #3057509
    Le 3 novembre à 15:02 par Hoffman
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    Bloy : " Il n’y a que les pauvres qui partagent " . Et c’est pour cela qu’ils restent pauvres .

     

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  • #3057576
    Le 3 novembre à 17:07 par Astérix
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    Quelle sont les circonstances de sa mort ?
    Merci !

     

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  • #3057629
    Le 3 novembre à 18:36 par REX
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    Il existe de nombreuses ressemblances entre les deux géants de la littérature que sont Léon Bloy et Céline.

    Il est étrange que Céline n’ait découvert Léon Bloy que lors de son séjour au Danemark où Le Désespéré l’avait précédé...

     

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    • #3057764
      Le 4 novembre à 00:11 par FiFi
      3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

      Céline a écrit des lignes grotesques sur Léon Bloy alors qu’il ne lui arrive en rien à la cheville

       
    • #3058076
      Le 4 novembre à 15:41 par Clio
      3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

      J’ai toujours considéré Céline comme le plus grand écrivain de son temps . Par contre je suis déconcerté par " Londres " : en définitive, malgré quelques éclairs de génie c’est un livre DEGUEULASSE où les femmes sont maltraitées jusqu’au meurtre sordide . Et le narrateur , Ferdinand, regarde toutes ces horreurs impassiblement . Une misogynie inouïe . Lui qui s’est toujours dit choqué par "l’insensibilité" des hommes... Coïncidence : c’est un livre philosémite où le seul personnage à la hauteur et même admirable est un jeune médecin juif qui initie Ferdinand à l’art de guérir . Pas étonnant que pour une fois la critique soit unanimement louangeuse, même le "Canard" qui n’a cessé de baver sur Céline y va de son coup d’encensoir...

       
    • #3058109
      Le 4 novembre à 16:44 par (((Marx)))
      3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

      Celine qui n’arrive pas a la cheville de Bloy.....ce qu’il ne faut pas lire franchement !
      Les 2 sont d’immenses ecrivains

       
  • #3057652
    Le 3 novembre à 19:25 par Enrik
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    Je dois absolument lire 4 ans à cochon sur Marne, qui est en fait Lagny sur Marne, ville dans laquelle j ai vécu la majeure partie de ma vie où je connaissais tout le monde et que j’ai quitté, lassé par cet esprit bourgeois, même si j’y ai gardé de nombreuses amitiés.

     

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  • #3057745
    Le 3 novembre à 23:16 par amberdepp
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    Pour moi c’est le plus grand, après Balzac je veux dire. Ils sont tous deux la lumière de leur siècle. Après tu prends tout Dostoïevski, et le reste des romans tu peux les mettre dans la bibliothèque des toilettes d’en bas.

    Il s’est marié à l’église Saint Lambert de Vaugirard, où j’ai fait ma première communion :)

    Je recommande pour commencer "Sueur de sang" un recueil de nouvelles sur la grande guerre, à ne pas lire la nuit.

     

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  • #3057772
    Le 4 novembre à 00:56 par Scott Houiski
    3 novembre 1917 : mort de Léon Bloy à Bourg-la-Reine

    L’histoire des Juifs barre l’histoire du genre humain comme une digue barre un fleuve, pour en élever le niveau. Ils sont immobiles à jamais et tout ce qu’on peut faire c’est de les franchir en bondissant avec plus ou moins de fracas, sans aucun espoir de les démolir.

    Léon Bloy, Le Salut par les Juifs

     

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