Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Cinq jours à Caracas

Un reportage de nos envoyés spéciaux au Venezuela – Mars 2014

 

Les élections présidentielles de 2013 ont porté Nicolas Maduro à la tête du pays avec 50,62 % des suffrages. La continuation de la révolution bolivarienne, dynamique socialiste visant à mettre les richesses nationales au service du plus grand nombre (missions d’alphabétisation, reformes du système de santé, partage de la rente pétrolière…) a donc été confirmée d’une très courte majorité par les Vénézuéliens, malgré les difficultés et les tâtonnements que connaît l’émergence de ce modèle iconoclaste.

L’opposition, réunie lors des élections présidentielles en une large coalition, est sortie renforcée par son résultat inespéré. Une progression que les élections municipales de décembre n’ont cependant pas confirmée, amenant les opposants à se tourner vers les manifestations de rue.

Ces mouvements de contestation reçoivent le soutien inconditionnel des pays occidentaux et de leurs médias officiels. Une position qui se comprend aisément quand on sait que le Venezuela, qui a entre ses mains les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, est bien déterminé à maintenir et développer son appui à toutes les initiatives géopolitiques contrecarrant les perspectives d’un monde unipolaire sous domination occidentale.

Pour nos médias, les agitations internes ayant aujourd’hui lieu au Venezuela sont la preuve de la nature dictatoriale du pouvoir en place, ce qui leur permet de jeter l’opprobre sur la gouvernance chaviste dans son ensemble.

Une situation qui nous a amenés à nous rendre sur le terrain, pour observer sans intermédiaire la réalité politique et sociale à Caracas.

Un traitement partial de l’information par les médias

La propagande médiatique occidentale se base essentiellement sur un traitement très partial de l’information. Les réussites économiques du système bolivarien (le taux de chômage se limite à 5,6 % en janvier 2014, le plus bas niveau depuis 1998) tout comme les manifestations massives et populaires de soutien au régime sont totalement occultées. Cependant, la moindre bribe d’échauffourée est immédiatement mise en avant comme élément à charge.

À titre d’exemple, quand, le 9 mars 2014, Maduro rencontre des mouvements communautaires venus de tout le pays et leur octroie 2 400 millions de bolivars (276 millions d’euros) pour leurs projets socio-productifs de construction de logements, on montre uniquement les jeunes brûlant des poubelles. Quand, le 12 mars, une gigantesque foule d’étudiants des milieux populaires défile pour défendre les institutions démocratiques face aux violences des casseurs, l’AFP et Reuters préfèrent se planquer à Altamira (quartier financier et touristique de Caracas) dans l’espoir d’y observer des affrontements.

D’une façon générale, c’est d’ailleurs bien le sang que les journalistes occidentaux semblent attendre. La prise d’image commence après les provocations spontanées de l’opposition. Le traitement de l’image se résume par ailleurs à l’évocation d’une révolte « populaire » et « démocratique » même si dans les faits il s’agit… d’une poignée de jeunes, issus des classes riches et des universités privées, qui mettent le feu à des institutions gouvernementales !

Des événements imbibés d’ingérence étrangère

Les jeunes révoltés évoquent continuellement les morts pour justifier leurs actions. Des morts bien réels, il n’y a aucun doute sur la question. L’identité des meurtriers pourrait cependant être plus incertaine.

Il y a d’abord une contradiction évidente. Nous avons constaté sur le terrain une tenue très responsable de la part de la police, qui privilégie le dialogue et n’entre en action qu’en réponse à la violence des manifestants. On voit mal pourquoi, dans le même temps, le pouvoir se comporterait en État criminel via des tirs de snipers embusqués.

Concernant ces assassinats, nombreux sont ceux au Venezuela qui y voient l’œuvre des AUC, des groupes paramilitaires colombiens se finançant entre autres par le trafic de drogue. Ils sont considérés comme les soutiens d’Alvaro Uribe pour son accession au pouvoir en 2002 [1]. Plusieurs preuves vidéos ou témoignages les incriminant circulent au Venezuela, y compris à la télévision, des faits qui ne retiennent étrangement pas l’attention des médias occidentaux.

 

 

À l’heure où l’on diabolise Maduro, on entend peu parler de la composition concrète de l’opposition. On comprend pourquoi lorsque l’on s’intéresse en détail à son leader, Henrique Capriles Radonski, et à son entourage.

Avocat de formation, Radonski est petit-fils de déportés polonais morts dans le camp de Treblinka. Il est en outre issu d’une des familles les plus riches du pays. Il a participé à la prise d’assaut sur l’ambassade cubaine au cours de la tentative de coup d’État de 2002. Il sera incarcéré puis relaxé. Le programme présidentiel de Radonski en 2013, en tant que chef de la large coalition d’opposition, supposait d’importants désengagements de l’État, y compris, en partie, au sein du secteur pétrolier [2]. Son richissime allié et autre grande figure de l’opposition, Leopoldo López, est directement lié aux institutions politiques américaines et à la CIA [3]. Il avait été élu dans son bastion en tant que maire, mais destitué suite à des affaires de corruption. Il a ainsi été privé d’activité politique jusqu’en 2014. Il reste aujourd’hui très actif à travers l’actuel mouvement de contestation.

Radonski a refusé les propositions de dialogue de Maduro, en invoquant une répression brutale des manifestations [4]. Cette position constitue le fil rouge de l’opposition : on ne peut dialoguer avec un pouvoir qui assassine.

Sur le terrain, c’est JAVU qui représente l’une des structures essentielles de la contestation. Cette organisation est intimement liée au mouvement étudiant de contestation CANVAS [5], une ONG issue du groupe serbe OTPOR, l’organe soutenu depuis l’étranger qui avait été notamment le fer de lance de la déstabilisation du pouvoir de Milosevic. OTPOR/CANVAS et leurs ramifications ont été actives dans de nombreuses « révolutions colorées » et autres mouvements soutenus par les Occidentaux au cours des quinze dernières années (Serbie, Ukraine, Égypte…). Cette nébuleuse, qui s’affiche comme spécialisée dans les manifestations « non-violentes » et dont le symbole récurrent est un poing fermé, reçoit ouvertement des formations et des financements de la part des habituels sponsors « philanthropes » américains que sont l’Open Society Institute de Soros, la National Endowment for Democracy (NED) et la Freedom House [6].

 

(Ouvrir l’image dans une nouvelle fenêtre pour l’agrandir.)

 

Le cas vénézuélien cristallise les oppositions au sein du continent américain

Au niveau international, les réactions aux événements actuels dévoilent les différents niveaux de soumission à l’atlantisme. Loin d’être un dirigeant isolé, tel que le sous-entendent les Occidentaux en vue de servir leur vision manichéenne du sujet, les annonces de soutien à Maduro se sont multipliées, en particulier en Amérique du Sud. Le conseil permanent de l’OEA (Organisation des États américains) a exprimé sa solidarité envers Maduro via une déclaration appelant à la continuation du dialogue national. La déclaration a été approuvée par 29 pays (et rejetée par seulement 3 membres, les États-Unis, le Canada et le Panama).

Michelle Bachelet, présidente du Chili, a plusieurs fois fait part de son soutien au gouvernement de Maduro, en marge de la réunion de l’UNASUR du 12 mars [7]. Rafael Correa, le président de l’Équateur, a déclaré la veille de la résolution de l’OEA : « Je prends position pour la vérité […]. Nicolas Maduro est un humaniste, et jamais il ne serait capable de réprimer son propre peuple [8]. » Cristina Fernández de Kirchner, présidente de l’Argentine, a quant à elle évoqué une « tentative de coup d’État doux que l’on essaye d’organiser contre la République bolivarienne du Venezuela ».

Un peuple uni autour d’une volonté commune

Si nous avons mis en avant les manifestations pacifistes de soutien au régime, délibérément ignorées par nos médias officiels, il faut savoir que la popularité de Maduro est plus profonde encore. C’est le sentiment marquant qui peut toucher toute personne se rendant sur place et observant le pays de l’intérieur avec sincérité. Il règne une atmosphère de participation populaire au large projet de révolution nationale. Dans leur majorité, les classes populaires font corps avec un régime qui leur a apporté plus de justice sociale et une autodétermination concrète. Ils se sentent véritablement acteurs du changement entamé il y a bientôt quinze ans.

Ce changement ne se fait pas sans embûche. La construction d’une base économique juste par le partage collectif des richesses du sol fait connaître au Venezuela les complications du contrôle du taux de change, aggravées par la pétro-dépendance persistante du pays. Les choix politiques difficiles qui en résultent, excluant le sacrifice des plus modestes, n’est pas à l’abri de contestations prévisibles. Y compris de la part d’une classe moyenne qui, malgré les appels à la cohésion vibrants de Chávez à son endroit [9], se laisse tenter par les promesses de réussite bourgeoise du néolibéralisme et vient grossir progressivement les rangs de la contestation.

Mais globalement, le symbole est là, et fort. Avec le soutien des réseaux mondialistes et de la propagande occidentale, la jeunesse dorée brûle des poubelles et barre les rues dans des impasses en réclamant la « liberté ». Cependant, le peuple enjambe leurs mini-flammes pour aller au travail, continuant ainsi la marche de la révolution bolivarienne.

Sur les « révolutions colorées » et autres manipulations de l’empire,
chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

29 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #782138
    le 08/04/2014 par vomito
    Cinq jours à Caracas

    Eccoeurant de voir comme le scenario des revolution colorés est maintenant bien rodé...

     

    • #782249
      le 09/04/2014 par martineau
      Cinq jours à Caracas

      Vous devriez passer le mot à vos amis québécois. Le Printemps Érable qu’a vécu le Québec en 2012 a des allures de révolutions colorées. Vous savez le Québec est la seule région du Canada et des États-Unis a avoir nationaliser sa production d’électricité qui s’élève aujourd’hui à plus de 40 GigaWatts de puissance. Le Québec vient de découvrir un important gisement de pétrole dans le fleuve St-Laurent sur l’Ile d’Anticosti. Les Georges Soros et Rockefeller Foundation de ce monde aimerait bien y mettre le grappin.

      Objectif : Déstabiliser sans cesse l’économie québécoise par des troubles sociaux téléguidés par des ONG locales (Amnistie Internationale section Canada Francophone) et des partis de Gauche (Québec Solidaire) qui servent d’antenne.


    • #782840
      le 09/04/2014 par graziano67
      Cinq jours à Caracas

      J’étais au Vénbézuela avant ces évenements et je t’assure qu’il va gentiment au communisme, le reportage est de la propagande, c’est du bidon


    • #783136
      le 10/04/2014 par Autrui
      Cinq jours à Caracas

      @ graziano67 : tu pourrais préciser ta pensée ? Et, éventuellement, donner un quelconque argument ?


  • #782150
    le 08/04/2014 par Franz
    Cinq jours à Caracas

    Superbe reportage, merci.


  • #782254
    le 09/04/2014 par Alcazar
    Cinq jours à Caracas

    Fidèle lecteur et adhérent, je ne commente que très rarement les articles relayés par E&R.
    Mais celui-ci m’a tellement touché au point de me mettre la larme à l’œil que je me permets d’écrire ces quelques mots.

    Militants, sympathisants d’Igualdad y Reconciliación, regardez les vidéos de Vincent Lapierre, (paix sur lui) faites vous votre propre opinion, et si vous avez les yeux biens ouverts (bien débranchés en somme ;) prenez exemple de la république Bolivarienne du Venezuela, elle ne s’est pas construite sans heurts, mais elle n’est qu’amour.

    La Patria o la muerte ! Hasta la victoria siempre ! Camaradas !


  • #782299
    le 09/04/2014 par AntoineFavennec
    Cinq jours à Caracas

    Excellent et émouvant reportage d’E&R sur la situation actuelle du Vénézuela et la tentative de coup d’Etat des Impériaux Atlantistes.


  • #782324
    le 09/04/2014 par Renaud29
    Cinq jours à Caracas

    Ukraine après acte : Je discute avec des collègue qui n’ont rien compris des manipulations occidentales ukrainiènes. Pour eux, les Berkouts tiraient à balles réelles sur les manifestants (version médiatique).
    Je leur rétorque que tout ça n’est qu’un montage. Que sur l’internet, on voit très bien "les manifestants avec des armes à feu (fusils à lunettes et pistolets) sur la place maïden. Je retourne donc sur internet pour chercher ces films qui ont été diffusés et là ...surprise ....
    Les films comprométants ont disparus en même temps qu’on présente les russes comme des égorgeurs d’enfants dans les manifs.
    Sur internet, certaines traces s’effacent....


  • #782398
    le 09/04/2014 par toto
    Cinq jours à Caracas

    Merci et félicitations pour ce super reportage.

    L’amour et la passion du peuple pour Hugo Chavez est quasi christique.


  • #782512
    le 09/04/2014 par ViveDieudoViveSoralVivelaFrance
    Cinq jours à Caracas

    C’est pas dans les grands meRdias qu’on verrait un reportage de terrain de cette qualité ! Bravo aux reporters


  • #782609
    le 09/04/2014 par humaniste
    Cinq jours à Caracas

    Bravo à vous


  • #782714
    le 09/04/2014 par saber23
    Cinq jours à Caracas

    Très bel article et très beau petit reportage, merci d’apporter une autre vision de ce qu’il se passe actuellement au Venezuela. Vive Chavez et vive E&R !


  • #782742
    le 09/04/2014 par benedetti
    Cinq jours à Caracas

    Merci à toute l’équipe E&R qui a participé à la réalisation de ce document !


  • #782817
    le 09/04/2014 par graziano67
    Cinq jours à Caracas

    Très chèrs amis,
    Je suis allé au Venezuela et je n’ai pas vu en quoi la révolution bolivarienne ait aidé le peuple du Venezuela.
    Au début j’étais enthousiaste et vouait une réelle dévotion a H. Chavez le nationaliste mais en ayant vu sur place j’ai vite déchanté.
    Le gouvernement a nationalisé des usines qui produisaient et maintenant elles ne produisent plus rien sauf des très bons revenus pour les copains politiques placés là comme cadres. Le gouvernement a exproprié des propriétaires terriens et depuis la production d’aliments au Venezuela a chuté, au point où il est difficile de trouver des oeux (je ne parle pas de périodes de troubles). Le petit peuple doit se terrer chez lui le soir venu à cause de la violence des délinquents.
    On justifie le gouvernement de Maduro en disant qu’avant Chavez etc.... c’est vrai mais avant ce gouvernement il y avait un Venezuela qui avait une production agricole et industrielle maintenant il ne reste que le souvenir.
    La révolution bolivarienne est un coup d’état communiste déguisé en révolution nationale et si vous ne me croyez pas, allez sur place et parlez avec la population.
    La révolution bolivarienne est une construction d’extrême gauche, la même qui défend les voyous et abandonne les braves gens ; il n’y a pas de partage des richesses mais une confiscation de la classe moyenne au profit d’une élite politique, où est passé l’argent du pétrole, j’arrive a me demander si derrière la révolution bolivarienne il n’y a pas Rockfeller d’ailleurs il vend son pétrol aux USA et malgré les gesticulations du département d’état ils n’ont jamais renoncé à 1 litre du pétrole vénézuelien.
    Les petites gens se plaignent de ne pas avoir accès à l’indispensable, il y a du chômage car les gens reçoivent de la planche à billets pour ne rien faire.
    Ne soyez pas dupes, ce reportage est du bidon, de la propagande d’extrême gauche même si nos mondialistes se disent opposés au Venezuela même si le Venezuela semble être du côté de l’axe Moscou Teheran .... ce reportage est du bidon.
    C’est vrai qu’il y aeut des plans sociaux, de logements mais ils ont la même valeur que les plans sociaux de l’UMPS, créer des sous prolétaires dépendant du système pour pouvoir manger, comme disait Trotzky qui n’obéit pas ne mange pas.

     

    • #783272
      le 10/04/2014 par Roman
      Cinq jours à Caracas

      Camarade , ton gout pour le monologue mérite réponse .
      Ou était-tu au Venezuela , des villes ? Les campagnes ? Quelles régions ? Combien de temps ? Précise !
      Qu’a-tu été y faire ? Te pavaner avec ton pouvoir d’achat de Français ? Tu t’attendais à Puerto rico ? On a une conscience de classe chez ER , alors qui a tu rencontrer ? Un chauffeur de taxi t’ayant fait la synthèse de la rhétorique anti-chavez t’a suffit ? Eux qui sont tant anti-Maduro parce-qu-il privilégie les motos plutôt que les voitures ? Avant il y avait une production agricole ? Tu parle de quand ? Quelles années , quelles gouvernements ? Qui était a la barre ? A qui appartenaient ses productions ? Les USA sont le principal client , ils sont obligés de leurs vendre le pétrole , réfléchis un peu !!!! Ils existent des courses quasi-gratuites pour les pauvres ! Tu a une définition sérieuse des "ptites gens" ? Tu fais partie de tout ces gochos qui croient aller au Venezuela dans le paradis , mais le paradis à un prix , la modestie ! Soit tout le monde bouffe raisonnablement soit on se soumet à la loi du marché et ses conséquences que tu connait il me semble ! Le taux de chômage est de 8% , ou sont tes chiffres à toi ? Ce reportage est du bidon ? La critique est facile , l’art difficile , pars et reviens avec tes images , on verra a ce moment là !


    • #783502
      le 10/04/2014 par nada
      Cinq jours à Caracas

      à graziano67 : salut , dis-moi quel Venezuela as-tu visité , je voudrais bien le savoir ..
      je me marre quand tu affirmes : qu’avant au Venezuela , il y avait une production agricole et industrielle...
      le Venezuela à toujours importé la majeure partie de ses biens de consommation ...saches-le

      tu devrais te plonger dans l’histoire de ce pays , avant de raconter n’importe quoi ...
      ta propagande est bien mal construite ...et repose sur une méconnaissance totale de
      ce pays .
      il y a encore 15 ans , le Venezuela était un pays producteur de pétrole , avec une majorité de sa
      population vivant comme dans un pays du tiers-monde !
      je connais le Venezuela depuis les années 80 , et je m’y rend toujours , au moins une fois
      par an , et si le Venezuela n’est pas un paradis ,
      par contre , une chose est certaine , la majorité des Vénézueliens , n’ont plus envie de revenir
      a la vie qu’ils avaient a l’époque de la 4eme république...et de son élite soumise et complice de
      l’empire .
      je me tiens a ta disposition , si tu veux en savoir plus sur le Venezuela ....


  • #782838
    le 09/04/2014 par graziano67
    Cinq jours à Caracas

    Suite de l’article envoyé par graziano67

    En fin de compte vous avez un Vénézuela avec une classe moyenne laminée, une industrie détruite, une agriculture démontée et une délinquance hors contrôle, est-ce que c’est différend de ce où nous allons ? sont-ils différends de nous ?
    Maintenant Maduro veux exproprié toutes les propriétés louées depuis 20 ans !
    Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé lundi que les propriétés louées depuis plus de 20 ans seront vendues à leurs occupants actuels d’ici 60 jours. Le compte à rebours de la Direction nationale de location de logements a commencé le 28 mars.
    Ils vont exproprier des gens pour se faire des thunes et de la pub !!!!!! Presque comme l’on fai les socialistes sur le dos des PME en France, ils vont finir de détruir le tissu économique du Vénézuela.
    Le Vénézuela est le contraire de ce qu’il paraît sur ER, Chavez n’ a rien à faire en 1ère page, il n’a rien à voir avec De Gaulle ou Ahmadinedjad. Sa place est avec Lénine et Trotzky et tous les autres sociaux traîtres.
    Si vous ne me croyez pas allez au Vénézuela mais sans guide du système qui vous organisera un voyage au pays des merveilles.

     

    • #783269
      le 10/04/2014 par Roman
      Cinq jours à Caracas

      Alors . Points par points . Le Venezuela importe depuis des lustres 70 % des produits qu’il consomme , l’accès des classes pauvres à la consommation à logiquement des effets néfastes non désirés . La classe moyenne est laminé par la dévaluation systématique de la monnaie national par le marché de Wallstreet , logique donc qu’ils soient laminés , et encore , au vue et égards de ce que l’on a vu , pas si laminé que ça ! L’expropriation des propriétés louées depuis 20 ans est une bonne chose , des logements vides et des gens vivants dehors , trouve-tu cela plus sain ? Se faire des thunes Maduro ? Tu a déjà vue Maduro chez Castel imbécile ? Tu a été au Venezuela c’est bien ... Ou ? A Petare ? Las Colombianas ? Les quartiers pauvres de Caracas ? Ou tu es rester à fréquenter les Mcdo de Chacao avec sa classe moyenne riche ? Tu te fait la défense de Radonsky ? De l’opposition ? La question n’est pas binaire et mérite une analyse fine dont tu es dépourvu camarade , voit ce qu’il y a en face au lieu de critiquer le régime en place ! Et ton accusation de "guide du système" tu peut te la tailler en pointe et te la mettre ou je pense , ce voyage était organiser sans aucun relais là-bas à parcourir la ville et se faire un avis objectif , et pas sur une île hein ! Dans le vrai Venezuela !!! Dernière chose , Maduro a été élu , que tu le veuille ou non , et si les Venezueliens n’en veulent plus , dans 1 ans , il organiseront un referendum d’initiative populaire et le vireront , d’ici-là , silence radio !
      A bon entendeur .


    • #783497
      le 10/04/2014 par francky
      Cinq jours à Caracas

      Ben justement j y suis allé en debut d’année (3 semaines) et pas pour faire du tourisme et ce reportage me parait tout à fait reflété la réalité. Tu es un nouveau genre de troll, tu fais semblant d’etre ur la même longueur d’onde que E/R mais en fait c est pour mieux le ccrtitiquer, mais vois tu cela fait bien longemps que les lecteurs de E/R sont au dessus de tous les trolls quelques soient leurs visages....


  • #782980
    le 09/04/2014 par pff
    Cinq jours à Caracas

    C’est en aidant à financer des travaux de ce calibre que nous nous libèrerons. Je ne regrette pas un centime envoyé à des gens tels que ceux qui ont élaboré ce document magnifique et clair.

    Un petit pas pour l’information mais un grand pas pour la vérité (et vice-versa).


  • #782990
    le 09/04/2014 par patriote viennoise
    Cinq jours à Caracas

    Ce reportage m’émeut énormément, c’est sûr que c’est pas en France qu’il y aura une alliance civile-corps constitué pour virer tous ces sionistes.
    Parfois j’ai des doutes quand ils envoient des cadeaux de soutien à alain SORAL !!
    La seule solution pour remettre la France patriotique c’est par un COUP D’ ETAT, il suffit 1 ou 2 généraux voir plus, mais bon.....


  • #783045
    le 09/04/2014 par Marius
    Cinq jours à Caracas

    Tiens encore un Dieudonné : Dieudonné Cabello !


  • #783161
    le 10/04/2014 par Autrui
    Cinq jours à Caracas

    Décidément, déjà que culturellement et politiquement la dissidence avait largement dépassé le système, si même au niveau des reportages E&R met la pâté aux médias mainstream j’en connais qui vont trembler encore un peu plus !
    Superbe reportage en tout cas, bravo E&R !

    Et si nous aussi, nous étions Chavez ?


  • #783214
    le 10/04/2014 par Francisco
    Cinq jours à Caracas

    Excellent reportage, merci pour votre travail !


  • #784057
    le 10/04/2014 par bourdieusien
    Cinq jours à Caracas

    En 2010, je suis resté 3 semaines au Venez, a Puerto la Cruz. En immersion dans la culture locale, mangeant des arepas au soleil arrosés de SoleraVerde….bref, j’ai discuté avec tout un a tas de gens de tout horizons : étudiant, avocat, coiffeur, pécheurs, jeunes du bario (pas toujours commodes), le kebab tenu par un syrien (grosse communauté la bas), un indien natif devenu taxi mais ayant eu une vie de saxophoniste professionnel jazz a paris dans les années 70 (une vie de fou le lascar), un français tenancier de bordel (accessoirement indic pour les services français rapport au narco traffic : le venez étant une étape pour l’espagne), avec les jeunes qui se regroupent le weekend sur les parking pour boire de l’alcool et danser sur les airs reggeaton sortant de l’auoradio a fond, les portières grandes ouvertes … bref un spectre large.

    Le reportage est très juste.

    J’ai déjà pu me rendre compte des antagonismes que la société civile traverse. Dans les grandes lignes, on a une caste blanche qui détient un gros capital materiel (viscéralement contre Chavez), et le peuple du quotidien (des indiens ou des metisses) sans aucun capital qui est derriere Chavez.

    Le caractère répressif de l’ancien régime américain est indéniable, le pays entier était dirigé comme une mega-plantation… Par contre la criminalité est mega élevée : Chavez n’a pu combattre ou a laissé prospérer ?? On a vu l’émergence d’une caste d’arrivistes différenciée de la caste blanche historiquement détentrice de capital. Une caste proche du pouvoir, genre nouveau russes avec les même ressources : rente du pétrole.

    La majorité du peuple s’en branle de ces manif de blanc qui se battent pour conserver leurs privilèges.
    Le jour ou Chavez a supprimé d’un coup plusieurs dizaines de radio "blanche/pro US", tout c’est bien passé. Le jour ou Chavez a supprimé les telenovelas (pour imperialismo, capitalismo, bla bla)… y a eu tout le monde dans la rue.. trois jours plus tard, elles étaient re-autorisées a la tele.

    Faut pas se leurrer… le peuple est le même partout sur le globe : du pain et des jeux. Au Venezuela, il y a Miss Venezuela… tout le reste est a la marge (je simplifie a peine !).


  • #786183
    le 13/04/2014 par Baffius
    Cinq jours à Caracas

    Très bon reportage, Merci à nos camarades pour ces images !


  • #788663
    le 15/04/2014 par Yaranabi
    Cinq jours à Caracas

    svp changer le drapeau du début car c’est l’ancien aujourd’hui le drapeau vénézuélien posède 8 étoile

    merci


  • #799686
    le 27/04/2014 par pit
    Cinq jours à Caracas

    J’aimerai connaitre le nom de la chanson en début de vidéo.
    Quelqu’un pourrait il me renseigner ?
    merci


  • #800413
    le 28/04/2014 par VincentO
    Cinq jours à Caracas

    Merci et bravo au(x) cameraman(s) qui ont eu le courage de filmer ces images.
    (un militant du FdG).


Afficher les commentaires suivants