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Dominique Cartouche, la véritable histoire : entretien avec Marion Sigaut et Loïc Sergeat

Marion Sigaut, historienne, et Loïc Sergeat, dessinateur, nous parlent de la bande dessinée Dominique Cartouche, la véritable histoire, publiée aux éditions Kontre Kulture. Ils racontent comment le projet est né, pourquoi ils ont choisi de parler de Cartouche, quels ont été les partis pris stylistique et narratif, et évoquent leur prochaine collaboration.

 

 

Marion Sigaut raconte une anecdote sur la vie de Louis Dominique Cartouche :

 

Vous souhaitez rencontrer Marion Sigaut et Loïc Sergeat ?
Ne manquez pas la conférence-dédicace du 13 décembre à Bordeaux !

 
 
 



Article ancien.
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24 Commentaires

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  • Reçu Dominique Cartouche lundi midi , très beau travail à vous tous , Mme Sigaut au 13 pour la dédicace . Je recommande l’achat de la BD à tous .


  • #1055018

    Je serais très curieux de connaître le fournisseur de "Champagne" de la dame âgée du roman historique. Même si Dom Pérignon était déjà passé par là, la maîtrise de la "méthode champenoise" et la distribution des flacons associés en 1720... j’ai des doutes. D’autant que la réalité industrielle nous explique que ce sont les Anglois avec leurs fours à coke qui fabriquèrent les premiers des bouteilles assez épaisses pour supporter la pression liée à la fermentation... alors que nos fours à bois ne permettaient pas d’obtenir une température de fusion suffisante de la silice pour cela à cette époque. Un bon sujet de thèse-dégustation pour mieux s’en convaincre !
    Le Gaulois aime son histoire, c’est bien connu, surtout lorsqu’elle est servie sur un plateau. Merci aux auteurs donc, vous me réserverez aussi deux exemplaires de votre ouvrage pour Noël et dûment dédicacés.

     

  • Avant même qu’il soit cité je me disais :
    John Law, donc monnaie papier, arnaques et pourquoi pas crapuleries et donc Cartouche.

    Sinon ça à l’air pas mal votre travail, y a de quoi se détendre et restituer la vérité pendant les vacances.


  • En écho avec la grande escoquerie financière contemporaine, "la crise", une relecture de l’histoire du spéculateur écossais John Law en France serait intéressante pour beaucoup de monde. Ses hautes fonctions dans le gouvernement du royaume, la création de sa banque, la mise en place du papier monnaie gagé, la Compagnie perpétuelle française des Indes, les liens avec les colonies, les possessions françaises aux amériques, ses investissements immobiliers tels des châteaux au fin fond de l’Auvergne, la faillite du système avec le krach de 1720, sa banqueroute personnelle et sa fin misérable à Venise. Un beau personnage romanesque !


  • Je l’ai achetée la bande-dessinée sur "Dominique Cartouche, la véritable histoire" ! Très bel album, vraiment magnifique ! Je l’ai uniquement feuilletée, j’attends Noêl. Je l’ai offerte à mon fils de 11 ans pour qu’il découvre ce personnage !

    Merci à vous, Marion Sigaut, Loïc Sergeat & Hugo ! De la bel ouvrage : il est récompensé dans la Mémoire du peuple. Nous découvrirons alors le prochain album sur Damiens !


  • Je ne comprends pas bien l’intérêt de Marion Sigaut pour ce qu’elle décrit elle-même pour une racaille de l’ancien régime. Je ne vois pas aussi en quoi le fait que son histoire réelle soit plus intéressante que son histoire idéalisée nous le rende plus sympathique. Ah ! que la racaille était intéressante sous l’Ancien régime. Peut-être quelqu’un pourra-t-il m’expliquer quelle conception du banditisme sous-tend les explications de madame Sigaut.
    Des tentatives d’explications ont été tentées par ailleurs pour lier le banditisme à son contexte social ce qui n’apparaît pas ici.
    Peut-être parce que si la racaille fut remarquable sous l’ancien régime travaillé par les Lumières pourquoi n’en serait-il pas de même aujourd’hui où notre monde ressemble étrangement à celui de l’ancien régime finissant.

     

    • vous devez surement faire du droit ou quelque chose en rapport pour nous sortir quelques chose d’aussi hermétique ...


    • C’est plutôt l’inverse, c’est la destruction du mythe de Cartouche.


    • @Joss "destruction du mythe" dites vous mais en quoi la réalité de Cartouche comme le soutient Madame Sigaut serait-elle plus intéressante que son mythe. Une racaille reste une racaille et le fait qu’il ait séquestré une vieille dame pour une nuit n’en fait pas un gentilhomme. Le goût de Sigaut et Sergeat pour ce genre d’action et pour une certaine forme de racaille ancienne est étrange.


    • L’intérêt, c’est de rétablir la vérité historique.


    • Alors là , j’ai vraiment du mal à suivre votre logique.
      Il ne vous apparaît pas évident qu’il est salutaire que notre histoire ne soit pas déformée et les valeurs inversées ??
      Le travail de Marion est justement de ne PAS faire d’un voyou un héros comme l’ont fait les tvfilms.
      Ça vous parait plus clair maintenant ??


    • je vous conseille quand même de lire la BD de Marion et Loïc avant de critiquer, car je suppose que vous ne l’avez pas fait...Dommage . !!


    • Il y a longtemps que pour les historiens le mythe de Cartouche n’existe pas. Il n’y a qu’à lire sa fiche Wikipédia. Cependant ce mythe perdure encore - légèrement démystifié tout de même - dans les médias. Bien sûr une BD qui s’adresse principalement à des non-spécialistes peut être utile et contribuer à détruire cet imaginaire mystificateur. Ce que je ne comprends pas c’est cet intérêt pour un bandit très bien organisé mais somme toute ressemblant à tous les autres. Je n’ai pas lu la Bd et je ne réagis seulement qu’aux dires des auteurs. La BD, jadis réservée aux enfants et aux ouvriers, est un genre que je ne rejette bien évidemment pas mais qui me semble participer - de par sa nature même - plutôt aux mythes qu’à la stricte vérité historique. A la vérité le lecteur est bien plus fasciné par le récit fantastique ou les traits du dessinateur que par le contenu du texte. La vérité du récit y est bien secondaire. On ne peut donc faire l’économie d’aller aux sources si c’est de connaissances dont il s’agit. Bien souvent la connaissance n’est qu’un prétexte à une évasion qui veut faire l’economie de la rigueur liée aux efforts demandés par la culture.
      Il y a toutefois des exceptions, je pense à Hergé et à la construction de personnages entièrement mythiques comme Tintin et Haddock jouant le mythe contre lui-même.


    • Mouai moi j aurais dit que : Dans la société actuelle ou le banditisme est érigé en modèle pour de nombreux jeunes issus des quartiers, pourquoi ne pas détruire (légitimement par ailleurs) ce mythe franco français issue de l ancien régime pour dénoncer le fait que le banditisme quel que soit son temps, ou son origine, n est pas uniquement rébellion contre un système oppressif. il est aussi malheur, douleur, injustice et souffrance. Panache certes, mais saloperie certainement ! Le banditisme c est aussi la dépossession du travailleur. Et si nous avons l audace de re-contextualiser tout cela en date d aujourd’hui, parce que les banques (la vraie puissance coercitive), sont désormais trop bien protégées (dématérialisation de l argent, détention dissimulés des actifs ...). En conséquence, le banditisme version 2014 en france, c est la certitude d user de la force contre le faible. Hors quelques infimes exceptions, il ne peut plus exister de robins de bois. Si la démarche n était tout simplement que démarche de paix et de sagesse ? ( j ai rien fumé je le jure !)


  • Dites Marion, vous allez retranscrire les supplices sur les planches de la prochaine bd ??

    Beau, très beau boulot en tout cas !

     

  • Ca y est ça m’est revenu. Le trait de Loic Sergeat me rappelle celui de J-C Servais ("Tendre Violette" que j’ai dévoré il y a environ 30 ans). Je parle plus des dessins en noir et blanc de Loic Sergeat de la rubrique des dessins de la semaine. Moebius, Tardi, Druillet etc,. certes, mais surtout J-C Servais ! Lui-même sans doute influencé par Moebius ou Hermann (Jeremiah) de l’époque.
    Epoque bénie ! Pour les plus djeuns, google image est votre ami ;-)

     

  • Une très belle vidéo, bien filmée, bien montée, bien mixée, c’est un vrai plaisir à regarder !

    Continuez sur ce niveau de qualité technique ! En plus ça crédibilise le mouvement, ça fait plus sérieux, et le travail de Marion Sigaut et Loïc Sergeat le mérite bien.

    Je commande la BD très bientôt...


  • Magnifique travail. C’est avec ce type d’œuvre qu’on réconcilie la France et les français. Je propose de faire une BD sur Jeanne d’Arc si possible, pour apprendre la plus belle page de l’histoire de France aux français qui ne sont pas des passionnés d’histoire ni de littérature.

     

    • Merci à vous et à tous ceux qui ont commenté de façon positive et encourageante notre travail.
      C’ est un immense plaisir pour nous, merci encore.
      Une bande dessinée sur Jeanne d’ Arc serait une très bonne idée, mais Marion se spécialise plutôt autour du 18e siècle, qui est riche est marque un tournant de notre histoire.
      S’ il nous est permis nous aimerions en faire le tour et en relater les grands évènements en BD.


  • Je vais sans doute me l’offrir pour noël, on est jamais aussi bien servi que par soi-même.


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