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Il était une fois #15 – Michel Audiard

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Il était une fois est l’une des nombreuses émissions d’ERFM. Cette petite émission musicale vous conte une histoire à sa manière. Matériel requis : enceintes haute fidélité, lumière tamisée, fauteuil club et verre de whisky. Bonne écoute !

 

Pour ce quinzième épisode, nous partons à la redécouverte du dialoguiste, scénariste et réalisateur français de cinéma, également écrivain et chroniqueur de presse, Michel Audiard.

 

Pour écouter et télécharger l’émission en podcast,
rendez-vous sur le site d’ERFM !

 

 



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13 Commentaires

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  • #2258007
    le 14/08/2019 par Sedetiam
    Il était une fois #15 – Michel Audiard

    Le verre de whisky... pas très nationaliste, ça. Ce ne sont pour autant pas les bouilleurs de cru qui manquent en hexagone et jusque dans ses anciennes colonies. On en connait du brutal, du vitriol qu’une Polonaise prenait au petit déjeuner...
    Mais surtout, au regard du patrimoine national, comme disait Théo, très à propos : « C’est le drame ça, le whisky. » D’autant que dans le monde des caves, ils disent « le sky » désormais.
    Enfin, je n’irai pas jusqu’à me permettre d’intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire...

     

    • #2258154
      le 14/08/2019 par une poire Marcel !
      Il était une fois #15 – Michel Audiard

      Ouais enfin c’est pas pour ça que c’est nationaliste que c’est bien. Pour jouer les pères la morale, je rappelle juste que l’alcool c’est acide, ça pourrit l’estomac et les intestins en plus du cerveau.

      Au Hellfest on y va surtout pour picoler - ne mens pas.

      La question c’est, le trou normand ok, mais pourquoi autant de gens ont besoin de picoler pour se sentir mieux - enfin surtout pour s’oublier, ce qui ne fait pas avancer le shmibili... shimilibilick... hic !

      Alcool pathologique ou alcool convivial, ER a déjà traité le sujet.


  • #2258009
    le 14/08/2019 par Hellfist
    Il était une fois #15 – Michel Audiard

    Le même jour de la sortie du "Once upon a time..." de Tarantino ! Là nous sommes à un autre niveau de compréhension !


  • #2258060
    le 14/08/2019 par Geoffrey
    Il était une fois #15 – Michel Audiard

    J’ai particulièrement apprécié les extraits d’interview d’Audiard.

    "Si la France était de droite, je serais de gauche. Et si elle était de gauche, je serais d’extrême gauche" ;-)


  • #2258142
    le 14/08/2019 par Jacques
    Il était une fois #15 – Michel Audiard

    Il n’y avait pas assez de bonté dans ce qui transparait de sa vision du monde mais beaucoup (trop ?) de ce cynisme inséparable de l’athéisme nécessairement violent, celui de la loi du plus fort.


  • #2258161

    Les critiques de cinema, la nouvelle vague dont il ne reste plus grand-chose détestaient Audiard et Sergio Leone.
    La prétention d’intellectuallisme, c’est à dire des gens incapable de produire est un mal très français.
    Intéressante sa remarque sur le génie de Céline et son simple talent. Un idiot est incapable de jugerde cela.


  • #2258292

    Le "Voyage" on pourrait le tourner aujourd’hui, il y a quelque clichés, quelques images récurrentes de Céline, c’est possible d’en faire un biopic moyen ..en peignant le personnage à grand traits.

    Bon, j’avoue que si c’est pour mettre un juif dans le rôle titre, ça ne sera que moyennement crédible.
    Mais même dans les milieux conservateurs lis-on encore ? et suffisamment ?

    Et dans un autre registre, Blaise Cendars... jamais cité, jamais adapté ? pourtant c’est très graphique, et très vrai. La main coupée...gauche ;droite juif ou pas, récit de guerre fantastique.

     

    • #2258449
      le 14/08/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Il était une fois #15 – Michel Audiard

      Ah, non !
      Le Voyage, on ne peut pas le tourner !

      c’est absolument un texte !

      ce n’est pas un scénario
      d’ailleurs, personne ne l’a réalisé

      parce que ce n’est pas non plus en faisant des phrases à l’écran qu’on fait un film

      et inversement, regarde la fin de Du rififi chez les hommes, réalisé par Jules Dassin, sorti en 1955 : y’a pas de texte qui peut rendre compte de ça...


    • #2259119

      Quel intérêt de faire un « biopic » moyen ?! Aucun ! Les très bonnes adaptations cinématographiques de grandes œuvres littéraires ne doivent précisément leur réussite qu’au fait qu’elles « s’éloignent » du matériau originel. Par « s’éloignent », j’entends qu’elles retranchent certains éléments pour en ajouter d’autres, ce qui fait qu’elles sont au final des œuvres à part entière qui se distinguent et ont leur vie propre. Exemples parmi d’autre : « Blade runner », « Vol au-dessus d’un nid de coucou ». Loin de moi cependant de mettre cela sur un même plan que le texte de Céline, c’est un autre sujet.


  • #2258350

    J’adore le passage où il répond à la question du plus grand mensonge (Faire croire que ça ira mieux demain) et de son explication : les gens sont de plus en plus cons !!! Je trouve ce passage tellement vrai, tellement juste, qui résume bien notre époque. Mensonges d’Etat et conneries en barre, des wagons que dis-je !!!

    Notre époque est culturellement la plus pauvre et paradoxalement la plus productive, ainsi est privilégié le quantitatif au détriment du qualitatif, la médiocrité l’emporte. Et le consommateur, involontairement ou pas cautionne, valide, peut-être de moins en moins mais on part de tellement loin que pour raccrocher les bons wagons remis sur les bons rails, y a quand même beaucoup de pain sur la planche, ’fin bon le pain il en manque aussi un peu et les jeux ils ne font plus marrer, donc en gros on a plus rien, pris au piège : Bienvenue dans le néant... ou presque.


  • #2258851
    le 15/08/2019 par karimbaud
    Il était une fois #15 – Michel Audiard

    alors quelques précisions...si on ne sait pas absolument, alors on prépare à minima : notre ami narrateur à l’accent méridional devrait savoir que sur les films qu’il cite sur le duo Audiard/Gabin ( vers 22 min ), " Les tontons flingueurs " et " Les barbouzes " n’en font pas partie puisque Jean Gabin n’y est pas apparu ( contrairement à un autre grand film de 1963 qu’il oublie de citer, avec Gabin, Delon et Biraud : " Mélodie en sous-sol " ) !...à 27 min il cite dans les propres films d’Audiard ses acteurs fétiches dont Bertrand Blier alors qu’il s’agit de son illustre père Bernard...j’ai bien aimé les passages de films trop peu nombreux à mon goût et noyés dans trop de musique ( même si j’ai apprécié la petite libellule ) et l’hypocrisie ou l’inconscience des gens mise en exergue par le maître dialoguiste lorsqu’il dit avec lucidité que le pire est devant nous et que non, tout ne sera pas meilleur demain...à revisiter avec beaucoup beaucoup plus de dialogues, d’anecdotes, d’histoires d’acteurs et de cinoche, car après tout c’est de celà qu’il s’agit .


  • #2259374
    le 16/08/2019 par christian
    Il était une fois #15 – Michel Audiard

    Jean Gabin n’a joué ni dans "les tontons flingueurs" ni dans "les barbouzes", ce n’est pas « Bertrand » mais « Bernard » Blier, acteur fétiche, et ce n’est pas LA cave qui se rebiffe mais LE cave.
    Fatigué Nico ?
    Bonne journée.


  • #2262112

    Dans “Elle cause plus...elle flingue”, le dialogue un joyau, une pépite “ne salope pas mon parquet, Patins, j’ai dit les mains en l’air : pan, j’ai dit patins. Qu’est-ce que tu peux être pétardière. On ne peut plus rien te dire, tu ne rends pas compte que tu aurais pu me blesser, on ne tire pas sur les gens comme cela…. Tu vois certains soirs avec ton prédécesseur, nous mozardions, nous ravélisions, je te vois d’ici le séduire aux arpèges, le liquéfier au double croche, le mystifier au bémol, cela ne m’étonne pas de ce petit con, Oh, Camille !!”. Audiard, un virtuose des mots, de la poésie rien que de la poésie passant du chaud au froid puis au tiède à ébullition des sentiments des situations avec le très caustique André Pousse, un pince sans rire, associé au couple cinématographique du film Girardot et Blier.

    Mais tous les films d’Audiard sont un champ de poésies, un embrun de mots lâchés emporté de par la bouche des plus grandes gueules du cinéma français (Blier, Gabin, Fernandel, Bourvil, Ventura, Girardot, D’Arc, Pousse, Simon, Delon, de Funès, Blanche, Belmondo, Dalban, Meurisse, Serrault, …)

    Avant de prendre le bus dans les vieux de la vieille “si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur l’horaire !!”

    Cependant quelques regrets, trop de musique pas assez de répliques cultes d’Audiard car tout l’imaginaire passe une articulation d’un dialogue ciselé, un cristal taillé finement, c’est cela Audiard.