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L’enigme Jeanne d’Arc Partie 1 : Le temps de Jeanne

"Les dossiers de l’Histoire" de Henri Guillemin

Dans cette première conférence de série intitulée « L’Énigme Jeanne d’Arc », Henri Guillemin s’efforce de dresser un tableau de la situation politique dans l’Europe occidentale du XIVe et XVe siècle.

C’est la période de la Guerre de Cent ans qui ravage le territoire de la France et qui met aux prises Français, Anglais et Bourguignons.

Henri Guillemin rappelle également la puissance du clergé, ainsi que ses luttes intestines qui amèneront trois papes à siéger au même moment.

Partie 1 : Le temps de Jeanne

Demain, partie 2 : Signalement

 
 



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26 Commentaires

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  • Ah ! Ah ! Ce type est génial !

     

  • #143115
    le 26/04/2012 par JFK executive ord
    L’enigme Jeanne d’Arc Partie 1 : Le temps de Jeanne

    Dans une émission de France 5 ou Arte sur Jeanne D’arc, un journaliste ou historien mettait sur la table de nouveaux indices pour étayer sa thèse selon que :
    - Jeanne aurait été envoyée par la mère du roi.
    - Jeanne n’aurait pas été brûlée mais serait morte de vieillesse.
    De plus, une prophétie annonçait la venue d’une vierge pour sauver les français.
    Selon moi,le complot avec Jeanne contre les anglais m’apparaît plausible.

     

    • Quand on regarde toutes les vidéos, Guillemin le dit très bien : on voit souvent fleurir de nouvelles thèses sur "Jehanne la pucelle", mais toutes ne sont que des élucubrations de mauvais romanciers. On a tout épluché qui pouvait concerner Jeanne, jusqu’aux lettres de correspondants vénitiens contemporains et les comptes d’Orléans et de la cour d’Angleterre, en passant par le fameux journal d’un bourgeois de Paris et les greffes du procès en condamnation et en réhabilitation. La version que présente Guillemin, au niveau factuel (après les analyses des calculs politiques ou autres, c’est plus subjectif), est exhaustive. Tous ceux qui prétendent innover se basent sur des écrits fantaisistes postérieurs à la période, et confondant souvent Jeanne la pucelle avec Jeanne des Armoises, qui a profité de l’immense popularité de la première pour se faire une jolie petite carrière, puisqu’elle a fini par devenir châtelaine par mariage.

      C’est ainsi qu’indéfiniment, on nous sort que Jeanne serait une bâtarde de sang royal qu’on aurait caché, puis révélé sous les traits de la libératrice du royaume. C’est être le dernier des ignorants quand aux mentalités d’alors. La bâtardise était une chose éminemment courante même dans les plus hauts rangs, et tout à fait accepté. D’ailleurs, Dunois, compagnon de Jeanne dans son périple, était tout à fait officiellement appelé le Bâtard d’Orléans. Et pourquoi la cacher alors que le Dauphin était entièrement exposé ? Puisque la succession n’aurait pas pu passer par elle de toute façon, c’est justement à ce titre que la souveraineté d’Henry V roi d’Angleterre sur une partie du territoire de France était contestée (loi salique). Et si elle était précieuse, pourquoi n’avoir pas payé une rançon ou entamer des négociations pour la récupérer des mains du duc de bourgogne qui l’avait capturé et s’apprêtait à la remettre aux Anglais ?

      A un moment, faut arrêter le complotisme obsessionnel. La complexité du Moyen Age ne réside pas dans des complots cachés si bien qu’il n’en reste aucune trace, mais dans une grande plasticité des relations d’allégeance et des jeux de pouvoir confus et subtils entre une multitude d’acteurs qui savent se liguer quand c’est dans leur intérêt individuel. Un des rares et notables "complot" qu’il y ait eu au Moyen Age, c’est la formidable opération de police menée par Philippe le Bel contre les Templiers, qui se démarque de ce qui se faisait à l’époque par l’ampleur géographique et la synchronicité de l’opération.


    • #143202
      le 26/04/2012 par JFK executive ord
      L’enigme Jeanne d’Arc Partie 1 : Le temps de Jeanne

      de plus dans l’histoire les saintes protectrices du peuple ne sont pas une création nouvelle, c’est une création paienne.
      Une connaissance que les élites de l’époque devaient connaître pour dominer leurs sujets.


  • Voila ce qu’écrit la grande historienne Régine Pernoud, réelle spécialiste de Jeanne d’Arc et de l’époque médiévale, à l’encontre de Monsieur Guillemin :

    "Un écrivain qu’aucune recherche et formation préalables ne préparent à aborder l’histoire du XVe siècle, qui ne recourt aux textes qu’à travers des ouvrages de seconde main, qui choisit parmi ces textes ceux qui peuvent lui plaire et rejette les autres sans plus de formalité, qui invente des épisodes en pleine contradiction avec ces textes, enfin qui s’intitule seul juge du cas de Jeanne d’Arc au gré de son unique fantaisie, laquelle fait loi."

    Les défenseurs inconditionnels de cet aimable fanfaron, de toute évidence mal informés, devraient se méfier avant de succomber à son anticléricalisme primaire et son parler racoleur...

    Provocation ne signifie pas génie, ni même connaissance, loin s’en faut. Il suffit d’allumer la télé pour s’en rendre compte.

     

    • #143156

      Et vous-même, donnez-vous les preuves de ce que vous avancez ?
      Ah ce sempiternel effet miroir !...


    • Pour avoir lu Pernoud là dessus, j’estime cette charge contre Guillemin assez peu pertinente. En effet, il se base sur les mêmes sources, qu’il cite extensivement, et garde une démarche sérieuse. Lui reprocher d’être un mauvais historien parce qu’il est anticlérical est un sophisme, car quand on lit Pernoud, on se rend compte qu’elle a aussi ses partis-pris. Notamment dans l’épisode du vent qui se retourne au moment opportun pour entrer dans Orléans en contournant les troupes ennemis, Pernoud laisse entendre qu’il y a là dedans quelque chose de miraculeux, au sens religieux du terme.

      Guillemin est un historien de gauche, mais un bon historien, sérieux et précis. Son analyse donne souvent une part très importante aux luttes de pouvoir, chose qu’on ne trouve pas chez Pernoud. Est-ce à dire que ce qu’il raconte est faux ? Aucunement, c’est seulement sa manière de décrypter l’histoire. Mais il l’adapte toujours au contexte, il n’a pas de préjugé sur la situation, et il ne fait pas rentrer l’histoire pour coller à de grandes lignes idéologiques. Sa grille d’analyse est simplement différente de celle de Pernoud, qui elle s’en tient aux faits et ne s’aventure pas plus loin.

      Une vision orienté de l’histoire, idéologiquement partisane, on en trouve une dans les conférences d’Asselineau, qui lui tient absolument à prouver que la France, depuis l’Antiquité, n’a eu d’autre but que de combattre toute forme d’empire. Et pour en arriver là, il fait à l’histoire ce qu’en Chine on faisait aux pieds des demoiselles. Ca serait amusant s’il n’y avait pas tellement de gens, complètement ignorant que la méthode scientifique s’applique à l’histoire, pour le croire érudit et pertinent.


    • bonsoir oui c’est sur que sur ce que je viens d’entendre mr guillemin me parait leger.la bataille d’azincourt ne c’est pas du tout déroulée comme ca,les chevaliers francais ont combattu démonté et n’ont pas été s’empaler a pied sur des pieux ce sont les archers anglais qui ont encore une fois faient tout le travail ensuite la bourgogne et la bretagne n’etaient absolument pas francaise elles le deviendront plus tard sous louis XI


    • Régine Pernoud qui a écrit : "La Femme au temps des cathédrales" . Ça me parait un peu racoleur comme ouvrage historique. Comme quoi.

      De plus sa critique horoscopique peut s’appliquer à tout et n’importe quoi. Je suis certains que les détracteurs d’Alain Soral pourrait user d’une phrase quasi similaire pour le discréditer. Pour autant, est-ce vrai ?

      Bref, je ne suis pas très convaincu. Moi j’ai trouvé ça intéressant et franchement qu’il soit dans l’erreur ou pas, ça ne changera pas mon quotidien :) Des conneries, j’en entends tout les jours et des plus grosses !


    • Et où est la pertinence d’un tel discours ? Que l’autodidacte décrédibilise le fruit de toute production ?

      Ta dernière phrase est pertinente à mon sens, mais la citation que tu as choisi ne m’aide pas vraiment à voir autre chose qu’un parti pris et non une vérité révélée...


    • Et BHL traite bien les électeurs du front de nazis.
      Pourtant c’est un spécialiste hein !?

      C’est pas parce que quelqu’un critique, qu’il faut le croire sur parole. Sinon les Soral, Drac et compagnie ne sont que des immondes néo-nazis fauteurs de troubles et complotistes ect...


    • Il y a aussi des traits communs et non des moindres dans les portraits historiques de Jeanne dressés par Régine Pernoud et Guillemin : aucun d’eux ne renie la sincérité de Jeanne, les voix qu’elle a entendues, et surtout le caractère divin et sacré de sa destinée. Guillemin paraît plus prudent et plus critique que Pernoud sur ces aspects dans un premier temps, mais dans ses conclusions, il parle de Jeanne comme un exalté, avec une émotion assez touchante (vidéo 13 de la série - Saint Jeanne). Il y a chez lui, malgré l’extrême rigueur de l’historien, une forme d’humilité assez rare qui fait qu’il refuse de ramener l’histoire de Jeanne à des mythes ou à des falsifications, là où la plupart des universitaires y vont de leur petite analyse cartésienne pour expliquer le phénomène de Jeanne par des pirouettes et des thèses rationalistes et réductrices.


    • #143372

      Ernest : oui la 13ème et dernière vidéo sur Jeanne est passionnante, M. Guillemin donne son avis d’une façon magistrale ! On peut sentir toute la mesure de son authenticité, de son exigence et de son émotion. C’est à partir de là que j’ai beaucoup aimé ce monsieur. Dans les conférences sur Napoléon, il ne trouvait à cet empereur par la moindre qualité, rien ne semblait à ses yeux justifier la moindre éloge, c’est en regardant les conférences sur Jeanne que j’ai compris l’exigence des admirations de ce monsieur, et sa profonde sincérité.

      L’affaire avec Régine Pernoud est assez injuste. Il faut lire le pamphlet "Jeanne devant les Cauchons" dont cette petite femme sèche s’est fendue après la publication des développements de M. Guillemin sur Jeanne d’Arc, ce pamphlet constitue une charge personnelle contre M. Guillemin, l’accusant de sensationnalisme et de même falsifier l’histoire à son bon vouloir. Pour appuyer ses accusations, elle n’hésitait pas à publier des lettres personnelles échangées entre M. Guillemin et elle, se moquant des conseils que lui demandait (naïvement !) M. Guillemin avant ses publications. Je ne vois dans ce pamphlet que l’éructation d’une petite femme sèche, cherchant à asseoir pleinement son hégémonie sur la mémoire historique de Jeanne. Et en ce sens, son "affaire" a été rondement menée. Elle accuse par exemple M. Guillemin de sensationnalisme pour faire vendre, mais son pamphlet a eu bien plus de retentissement que l’oeuvre de Guillemin, et n’a servi qu’à asseoir son autorité, porté par tout "le milieu". Histoire très typique d’une charge de la bien pensante contre un esprit libre, qu’il faut absolument faire taire, puisque hors milieu et donc : incontrôlable.


    • #143960

      @ Xavier

      désolé pour ma vindicatrice sortie... N’ayant aucune connaissance historique, je n’ai moi-même aucun argument à vous opposer, et n’ai à ma disposition pour juger de ce qui est vrai ou non, que ce que m’en dit mon cœur, évidemment sujet à de multiples retournements...


  • #143180

    Il existe également un ouvrage intéressant de Colette Beaune sur Jeanne d’arc qui éclaire sur le contexte sociétal de cette époque.


  • Enorme j’suis de Mâcon et les mecs de l’Ain de l’autre coté de la Saône on les apelle encore les étranger les ventres jaunes (Ils boufaient que du grain...mouhahaha !!)

    Il est de chez moi, t le tronpa Guillemin, Guides nous vers la Lumière !

    Il nous donnes l’amour de l’histoire, quand on compare aux profs qu’on a eu...ca fait peur


  • Pour celui qui dit que la Bourgogne n’était pas française, tu as tord, Mâcon a été annexé par saint Louis (notre plus grand roi), bien avant Jeanne d’Arc


  • Je ne suis pas d’accord vers 11’30 quand il dit que l’idée d’unité française, la patrie n’existait pas avant 1789 c’est faux ! L’Ordonnance de Villers-Cotterêts de François premier démontre, et ce n’est pas le seul fait historique, que l’idée d’unité française était bien antérieure à 1789 ! De là à dire qu’elle existait aussi fortement au 15ième qu’au 19ième ce n’est pas exact, je suis d’accord.

     

    • C’est une mauvaise réflexion. Cette ordonnance, c’est simplement une initiative de François Ier pour assoir son pouvoir, et surtout faire démonstration de son autorité. Aucunement question d’unité française, au contraire on est encore dans les vieilles logiques féodales, mais où le roi cherche bien à rappeler à tout le monde qu’il est le mac, pour parler vulgairement. Un roi qui ne fait pas montre de son pouvoir, qui ne met pas de temps en temps un coup de pression, passe pour être un roi faible, et alors les ambitieux se réveillent.

      Ça fait aussi partie de sa stratégie d’affaiblissement de l’autorité et du pouvoir de l’Église, car de fait c’est le latin qui est abandonné, est avec lui les nombreux clercs religieux et la langue traditionnelle de l’Église. Le Concordat qu’il fera signer au pape marque d’ailleurs un tournant dans la dégénérescence de l’ecclésia français, qui à partir de ce moment est nommé par le souverain, ce qui établissait une connivence de fait entre les dignitaires de l’Église de France et ceux du royaume, ce qui a toujours été un problème. Cette ordonnance de Villiers-Cotterêts est une démonstration pour François Ier de son pouvoir personnel et politique, la France n’était alors qu’un territoire à exploiter, protéger et étendre par intérêt personnel, beaucoup trop immense pour qu’il y ait un réel lien d’attachement charnel comme il pouvait y en avoir pour le petit seigneur de campagne.

      Cette époque est, à mon sens, la moins intéressante du deuxième millénaire de notre histoire. Les rois n’ont plus l’esprit chevaleresque ou tête brûlée des anciens seigneurs, ils s’entourent de courtisans et aiment les intrigues, la guerre se fait par mercenaires interposés, qu’on retrouve à piller, violer et massacrer dans les campagnes quand la guerre cesse, on commence à sentir les prémices du protestantisme, et l’Église, maintenant principalement représenté par le clergé séculier, commence à prendre goût au luxe et adopte une mentalité élitiste (les universités sont des usines à théologiens vaniteux et verbeux, qui se mettent sur la gueule pour un rien). Le seul truc vraiment chouette, c’étaient les foutus costumes bariolés et bouffants des guerres d’Italie, c’était complètement ridicule, au point d’en devenir classe. La mode était motivé par la même mentalité de surenchère excentrique que pendant la période disco, mais avec des matériaux infiniment plus nobles, et un mépris aristocratique complètement déplacé qui était trop punk.


  • Bonjour Camarades !
    J’essayes depuis longtemps de lire les excellentes vidéos de cet historien sur mon iPhone mais je n’y arrive pas, Auriez vous des solutions a me proposer ?
    Par avance merci !