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Migrants : de quelle guerre Angela Merkel menace-t-elle l’Europe ?

La chancelière allemande Angela Merkel brandit le spectre de la guerre au sujet de l’invasion migratoire.

Hier 2 novembre à Darmstadt, durant une réunion du parti CDU, Mme Merkel a expliqué son refus de fermer la frontière avec l’Autriche par sa crainte de déclencher ainsi une guerre. Elle a précisé que ce n’était pas noircir la situation que d’être lucide, que l’Europe n’avait jamais été dans une situation aussi grave, que les guerres que l’on croyait lointaines étaient maintenant à ses portes, et que le rêve de paix que représentait l’Europe était à deux doigts de se terminer. Tout en mentionnant à titre d’exemple une (prétendue) tension suite à la fermeture de la frontière serbo-hongroise, elle a déclaré que si l’Allemagne fermait ses frontières, les autres pays le feraient aussi les uns après les autres, que de toute façon cela ne changerait rien parce que les migrants entreraient quand même, mais que cela déclencherait des conflits militaires.

Évidemment Mme Merkel s’est présentée devant son parti CDU sur la défensive. Sur le plan partisan elle fait face, d’après certaines sources, à une dislocation de la coalition qui l’a élue (au minimum une séparation du CSU bavarois). Plus grave, le gouvernement allemand est, comme tous les gouvernements européens sur ce sujet, en butte à une société civile qui rejette totalement et inconditionnellement la politique d’imposition des masses de colons que le gouvernement entend imposer sans consultation populaire (et pour cause) en utilisant tous les dictateurs d’opinion disponibles. Enfin, tout en agitant comme un épouvantail à gouvernements (qui attire pourtant de plus en plus de peuples) le malheureusement improbable risque d’un éclatement de l’Union européenne, le pouvoir fédéral allemand est lui-même confronté à une très sérieuse menace d’éclatement interne.

La Bavière a été soumise à une pression (immigratoire d’un côté et politique de l’autre) tellement forte, dans la première quinzaine de septembre, que le président Horst Seehofer, après avoir tenté en vain de freiner les ardeurs immigratoires de Berlin ou au moins d’obtenir une aide fédérale pour les services bavarois complètement débordés, qu’il a été amené à menacer le gouvernement fédéral de sécession. La Bavière, dont le gouvernement a évidemment l’entier soutien de la population en la matière, allait rétablir elle-même le contrôle de la frontière avec l’Autriche si la République Fédérale Allemande se refusait à le faire, quitte à pour cela devoir reprendre sa souveraineté. La crise a été étouffée autant que possible, tant en Allemagne qu’en Europe où les gouvernements immigrationnistes ont très largement révolté leurs populations, et où plusieurs provinces envisageaient déjà de reprendre leur souveraineté face à Bruxelles (et pour cela face à leurs gouvernements nationaux). Il n’y avait pourtant pas de véritable mouvement sécessionniste en Bavière au début de cette année, mais ce pays de treize millions d’habitants (plus peuplé que son voisin l’Autriche) a été suffisamment violenté depuis août pour ne plus voir que cette solution définitive. Il y avait (il y a toujours) urgence, ce n’était pas comme la ridicule dispute entre les partis CDU, CSU (majorité) et SPD (opposition) qui peuvent toujours recomposer des alliances avant les prochaines élections, car face à une invasion de 10000 hommes par jour la Bavière menaçait d’agir, et en coordination avec l’Autriche, de manière imminente. Pour la Bavière il ne s’agit pas de revendications floklorico-historiques comme en Écosse ou linguistico-culturelles comme en Catalogne, il s’agit de son intégrité territoriale (matérialisée par les frontières), de son identité humaine (ou nationale) et de la sécurité de sa population (déjà traumatisée par les viols à grande échelle). Voilà l’unique raison pour laquelle, à la surprise générale, le gouvernement fédéral a annoncé dimanche 13 septembre qu’il suspendait l’accord de Schengen et rétablissait les contrôles aux frontières... décision prise évidemment à contre-coeur et appliquée à contre-sens puisqu’elle a consisté à mettre en place l’enregistrement (pas le refoulement) des arrivants à la frontière (ou de 10% d’entre eux), donc de confirmer leur réception en Allemagne, tout en les laissant à la charge de la Bavière. L’annonce de cette « restauration des contrôles aux frontières » a évité l’imminente déclaration d’indépendance, et permis de relancer un débat à la manière politicienne (réunions, création de commissions, nomination de rapporteurs...) qui ne produira pas de résultats avant l’issue qu’on devine, et qui sera mise en place (sans annonce grandiloquente) pendant que le peuple en congés fera aux marchés de Noël ses emplettes de fêtes.

Alors de quels conflits militaires Merkel agite-t-elle la menace, au cas où l’on fermerait les frontières ? Il ne peut pas s’agir de la sécession de la Bavière, d’abord parce qu’elle interviendra plus sûrement si l’Allemagne refuse de fermer ses frontières que si elle les ferme, ensuite parce que la Bavière n’est une menace ni pour l’Allemagne ni pour l’Autriche, avec laquelle elle est en accord total sur la question de l’envahissement, et enfin parce que l’Allemagne elle-même n’a pas la capacité militaire de s’opposer à la sécession de la Bavière si celle-ci a lieu. Il ne peut pas non plus s’agir de conflits entre pays balkaniques, d’abord parce qu’ils sont tous d’accord (hormis évidemment l’Albanie et l’administration d’occupation du Sud de la Serbie) pour interrompre le flux et ne laisseront pas entrer de nouveaux envahisseurs si ceux-ci ne sont plus reçus à l’autre bout, en Allemagne ou en France, et ensuite parce qu’ils n’ont pratiquement plus de forces armées, on en a eu la preuve lorsque la Hongrie n’a pas pu déployer une brigade à sa frontière orientale sans renfort tchèque ; il est aussi militairement impossible à la Serbie ou à la Croatie d’attaquer la Hongrie (ou à la Grèce ou la Bulgarie d’attaquer la Serbie) pour lui imposer l’entrée d’une foule déjà en transit avant la fermeture des frontières, qu’à la Hongrie d’attaquer l’Autriche, ou à l’Autriche d’attaquer l’Allemagne, dans le même but. Il ne peut pas s’agir non plus d’une menace de la part des masses de migrants elles-mêmes, d’une part parce qu’en dépit de leur agressivité elles ne sont pour l’instant pas armées, et d’autre part parce que si elles présentaient un risque de s’armer, les Allemands doivent supposer que le gouvernement fédéral déciderait de les refouler ou de les interner avant que ce soit le cas. D’ouest en est, si on ne voit de risque militaire ni en Autriche et Tchéquie, ni en Slovaquie et Hongrie, ni en Slovénie, Croatie et Serbie, ni en Bulgarie et en Grèce, cela semble éliminer toute menace militaire à l’ouest de la Turquie.

Évidemment, dans la partie encore libre de Chypre, comme dans les îles grecques pas encore occupées et razziées comme le sont Kos et Lesbos, comme aussi dans la marine grecque plusieurs fois soumise à ultimatums pour laisser entrer dans les eaux territoriales grecques la flotte militaire turque d’escorte des esquifs surchargés d’Asiatiques, l’évidence est sous les yeux tous les jours.

Angela Merkel s’est rendue seule, après les offres généreuses de l’Union européenne à la Turquie [1], pour proposer encore plus, mais d’une part elle n’a obtenu aucun accord de Recep Tayyip Erdoğan, d’autre part à peine était-elle rentrée que le gouvernement et la presse turcs ont relevé leurs exigences au quadruple du montant du tribut proposé par Merkel (ou au dodécuple du chiffre mensonger annoncé par Juncker aux Européens). L’Allemagne n’a en tout cas pas diffusé de compte-rendu du contenu des entretiens entre Merkel et Erdoğan à Ankara le 18 octobre.

Les peuples d’Europe, dont les représentants élus se désintéressent et dont les gouvernements sont occupés à installer d’autres peuples à leurs frais et sur leurs territoires, enverront-ils quelques journalistes demander à Angela Merkel de terminer son propos et de nommer la menace militaire qu’elle a brandi hier, ou se contenteront-ils de faire comme les Autrichiens, qui en quelques mois ont acheté assez d’armes de chasse et de poing pour équiper (illusoirement) une milice six fois plus nombreuse que l’armée autrichienne (augmentant de 10% le nombre d’armes détenues par la population) et quintuplé leur fréquentation des clubs de tir ?

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18 Commentaires

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  • En fait elle est aussi complètement cinglée la mémère Merkel ! C’est clair qu’avec des dingos soumis pareils à la tête de nos états on risque bien la guerre !

     

    • C’est le résultat de 30 ans passés en DDR ....ça laisse forcément des traces .Son comportement de godiche coincée tout au long de sa jeunesse laissait deviner un certain déséquilibre chez cette fille de pasteur"rouge"....Les allemands ont poussé la plaisanterie jusqu’à en faire un chancelier ( une chancelière étant , selon mon dictionnaire un petit sac fourré pour tenir les pieds au chaud )....Il y a des limites !


    • @ Voronine



      une chancelière étant , selon mon dictionnaire un petit sac fourré pour tenir les pieds au chaud



      C’est exactement ce que font les US, avec elle et l’Allemagne... Donc le nom n’est pas usurpé.

      Ça pourrait même être un excellent sujet d’inspiration pour un dessin parodique, avec l’oncle sam tranquillement assis au coin d’un feu de cheminée, enfournant ses pieds dans la bouche (ou autre part) de Merkel, qui serait dessinée à plat ventre, comme une peau d’ours devant la cheminée...

      Un excellent sujet, quoi...


  • Pour l’instant, tout comme pour le reste du monde, ceux qui nous menacent le plus sont les américains, qui ont réussi à installer des bases militaires un peu partout en Europe.
    Sans oublier leurs prisons secrètes.
    Et ce, avec l’aval des traîtres qui nous "gouvernent".
    Les USA étant ruinés, et le TAFTA étant un peu ralenti... quoi de mieux qu’une guerre pour qu’ils "se refassent".
    Ils ont été les seuls à s’enrichir pendant les première et seconde guerres mondiales, pas de raison qu’ils n’essayent pas avec une troisième.
    Sans oublier qu’au cas ou, chaque capitale européenne est "ciblée", paraît-il, par une ogive nucléaire, avec, pour point de lancement, Israël.
    Quant au peuple américain, il découvre le tiers monde de près, apparemment.


  • L’Europe est envahie comme si elle avait perdu une guerre . Elle a effectivement perdu une guerre : la guerre de la NATALITE, les peuples d’Europe, malthusiens, sont en voie d’être remplacés par des peuples prolifiques d’Afrique et d’Asie .

     

    • @Dupont, c’est en partie vraie, mais je vais développer davantage...
      La guerre de la natalité n’a pas été, ni n’est voulue par les peuples d’Europe.
      Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, les français ne ralentissent pas leur "procréation" pour cause de crise économique ou autre.
      Mais l’Union Européenne s’en charge pour eux.
      Comment ? Chemtrails incessants, pollution des aliments, pesticides, contamination de l’eau etc.
      Pour preuve, allez faire un tour dans les centres de procréations assistées, ou encore des hôpitaux. On dirait des halls de gares tellement les couples y sont nombreux.
      D’ailleurs, qui ne connaît pas, dans son entourage, un couple qui n’arrive pas à avoir d’enfant ?
      Interrogez autour de vous, vous serez surpris.


  • Merkel c’est un zombie (photo) qui n’entend que la voix de ses maîtres sionistes .


  • Merkel avait déjà agité cette idée que le risque de guerre était plus réel que l’on ne croyait.

    Je m’en souviens mal, mais c’était à propos d’un autre désaccord européen (la mutualisation des dettes ?), il y a un ou deux ans.

    Il est clair qu’outre-Rhin le projet du Reich n’avait pas réellement disparu après 1945.

     

  • Donc si j’ai bien compris, on est en guerre avec la Turquie, mais , chut , il ne faut surtout pas le dire....


  • Quant on regarde ,les dirigeants des différents pays Européens ,à commencer par L’Allemagne ,la France et pour finir l’ Europe .C’est un vraie panier à crabes ,dont les peuples devraient se débarrasser au plus vite avant le point de non retour.
    Ce que je regrette le plus ,c’est que les gens s’en foutent ,et ont une inculture de se qui se passe en général ,sous couvert (moi la politique ,je m’en tape ) alors que ça les touchent de près .Ou alors ils se cultivent chez bfmwc .Indécrottable !!


  • l’invasion migratoire a plusieurs objectifs :
    - mettre à mal les finances publiques des pays qui les accueillent pour obliger ceux-ci à emprunter de l’argent frais.( tout bénéfice pour Goldman Sach ou autres banksters de la place de NY ).
    - diviser la population entre les pour et les contres pour faire regner la zizanie afin de serrer encore plus la vis des libertés
    - pousser les européens à entrer en guerre en Syrie pour dégommer Bachar et affronter indirectement la Russie qui ne restera pas éternellement les bras croisés face au soutien de l’occident envers l’état islamique.
    il arrivera un moment ou Putin va dire stop ça suffit vous cessez de soutenir l’opposition syrienne ou je déclenche le feu nucléaire.


  • Déplacement du conflit Syrien en Europe ?...
    Chaos intégral ?...
    Cavalerie US à la rescousse ?...
    Finalisation par la Partition de l’Europe à la sauce US ?...
    Création des Etats-Unis d’Europe ?...

    What Else ?...

     

    • Créer un problème (social) monstre pour pouvoir par la suite apporter la solution : une répression policière intense, probablement pour dissimuler le vrai problème : la faillite totale de l’économie et le désordre social qui va venir ?


    • les Etats Unis d’Europe c’est déjà fait avec la Communauté européenne presque entièrement à la botte de l’empire.(TIPP)
      déplacement du conflit syrien oui étant donné qu’il n’y a que des hommes parmi les migrants et quant ils seront en nombre suffisant on va les armer pour déclencher une guerre chez nous.
      chaos intégral oui,quant on regarde ce qui se passe à Calais ça ne laisse présager rien de bon pour le futur proche.ce sont les américains et Israel qui ont voulu déstabiliser l’Europe avec ce tsunami de migrants.
      on veut punir les peuples européens d’avoir reconnu la Palestine en 2014.


    • Armée US sur le sol Européen ?...
      Pas seulement l’OTAN ?...
      Empêcher tout Partenariat Russe ?...


  • "la menace qu’elle a brandiE"


  • 9 jours apres : LA REPONSE


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