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Voyage à la surface de la Terre – Épisode 3

La butte autofertile

Troisième épisode de la série Voyage à la surface de la Terre, une initiation à la permaculture par Nicolas N’Guyen.

Les sujets abordés dans cet épisode : la couverture du sol pour conserver la vie et l’humidité, la réalisation d’une butte avec du bois mort, les poules, le poulailler, les moutons, le tunnel de forçage, conserver les plants de piment et de poivron durant l’hiver.

 

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14 Commentaires

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  • #1209072
    le 16/06/2015 par Momo Pistache
    Voyage à la surface de la Terre – Épisode 3

    bravo , je suis fan de ces passages, vivement la saison de tous les épisodes.

    bravo à vous monsieur N’guyen.

    et vive le vietnam !


  • #1209090

    Les buttes, c’est quand même un boulot de forçat, une après midi pour faire une grosse bute d’1m50x40cmx5m et encore je trouve que j’ai bien bossé.
    C’est désolant mais ça justifie ceux qui vont au supermarché acheter leurs légumes à quelques euros du moment que le système tiens. C’est pas durable mais bien plus facile.
    Puis faire du terrassement seul avoir le dos cassé le soir, le sport en salle avec des minettes toutes minces c’est plus agréable.

    Faudrait au moins faire ça à plusieurs à l’américaine et au tractopelle.
    Et en voyant cette vidéo, je vois que j’aurais pu défoncer les troncs à la masse pour mieux faire.

    Je savais pas pour les poivrons, testé l’an dernier à l’extérieur près d’une fenêtre mais comme c’est gélif.

     

    • je crois que même pour les tomates cerise sa marche a condition d’avoir un certains taux de lumière quand même


    • #1211681

      C’est clair, j’ai testé aussi cet hiver, c’est un boulot de dingue. Et c’est sans parler du bois mort qu’il faut aller chercher en forêt (à dos d’homme si vous êtes un "true", ou de 4x4, mais là, c’est moins "écolo"). Sepp Holzer, le fameux permaculteur montagnard autrichien, lui, ne fait pas semblant et construit ses buttes et terrasses à coup de bulldozer.
      Donc les buttes, j’en reviens un peu. C’est un peu comme le BRF, c’est pas une solution miracle. Je me ferai l’écho de Christophe Koppel en disant qu’il n’y a pas besoin de prendre de médicaments si on n’est pas malade. Les buttes sont donc intéressantes si :
      1 on a un problème de drainage ou de sécheresse sur son terrain
      2 on a du bois mort facilement à dispo, ou mieux, dont on veut se débarrasser.
      Sinon, le simple fait de créer des planches de culture sur lesquelles on ne marche pas et qu’on couvre et plante intelligemment (ratio carbone azote tout ça) est à mon sens bien suffisant.


  • Magnifique !! Un rêve pour moi que d’avoir dans sa maison une parcelle de terrain et des animaux comme ça.


  • #1209179

    De toutes les façons vous n’avez pas le choix, selon Jovanovic nous sommes cuit ...
    Il va falloir s’investir dans la permaculture à moins que Jova & San Giorgio nous baladent ...
    Mais, malgré ça, le projet reste intéressant, même sans effondrement économique c’est du positif .


  • #1209207

    Faudrait quand même savoir qu’en France, si tu prêtes gracieusement ton terrain à un paysan pour qu’il y mette ses animaux, il devient au bout de 2 ans quasi propriétaire de votre terrain. C’est un système de fermage qui se fait sans contrat écrit ni contrat oral, il suffit de témoignage de voisin qui ont vu la date d’installation des animaux sur la parcelle. Il peut donc vous interdire l’accès à votre bien et le céder ce fermage ensuite à ses enfants.

    La vie à la campagne est une image d’Épinal et elle est souvent faite de profiteurs qui sont parfaitement au courant de toutes les lois.

     

    • #1209258

      D’où tu tiens ça ?

      Tu veux dire que mon petit terrain sur lequel j’ai mis des ruches mais où y a pas eu de bornage et parfois je dois dépasser sur le voisin car j’ai trouvé que c’était plus plat est devenu à moi ?


    • #1209505

      C’est exact, c’est une loi pour assurer la priorité aux paysans qui, je le rappelle, nourrissent les gens. Donc vous en profitez tout autant. De toutes façons nul n’est censé ignorer la loi, on prête pas bêtement un terrain sans le savoir, en théorie.
      Évidemment ça peut arriver à n’importe qui. Mon père, qui n’est pas agriculteur, laisse la gestion de ses terres à mon oncle qui lui est agriculteur et déclare donc ces terres là avec les siennes. Mon père avait que des prairies où des chevaux pâturaient. Mon oncle a un jour décidé de faire de la culture conventionnelle sur une de ces prairies et mon père ne pouvait rien dire, car c’est autorisé.


  • #1209243

    ER c’est le punch d’Alain Soral et la douceur de la permaculture !

    Sur la petite terre de vigne pauvre et drainante que je viens d’acquérir en basse vallée du Rhône, j’ai fait des buttes ainsi que des carrés surélevés . Mes buttes et mes carrés sont remplis de buches de pin, de branchages, de feuilles de platane et de ma terre de surface . Elle sont abondamment couvertes d’aiguilles de pin, de tonte de pelouse et de mes épluchures de cuisine . J’y verse quelques jerrycans d’eau toutes les semaines . Mes moutarde blanche, phacélie et trèfle incarnat montent lentement, mes plants d’aromates et de légumes font leur chemin aussi sans aucune eau sur place .
    La réalisation de mes buttes a été éprouvante, car en plus du terrassement il a fallu collecter ailleurs tout ce que mon terrain n’offre pas en terme de biomasse .
    Premiers constats au bout de 9 mois de mulch épais :
    - Odeur de sous-bois et présence de vers par endroits .
    - Diversité dans la pédofaune . Abeilles et papillons .
    - Le sol bien mulché garde la fraicheur et l’humidité .
    - Les buttes coupent le vent et font de petites zones d’ombre bénéfiques .

    Je vous donnerai des nouvelles à la fin de l’été .

     

  • #1209317

    Je me suis lancé dans un potager pour la première fois. Et on n’imagine pas le plaisir que c’est de voir pousser les légumes. Ça parait ridicule mais je n’ai pas été aussi heureux depuis longtemps. Moi qui m’en foutait de la nature et de la terre. Mes plants de tomates poussent abondamment, de partout (tomates vertes pas encore mures), je crois que je vais en avoir trop. Quelqu’un en veut un peu les camarades ?


  • #1209373

    Petite précision relative à la prononciation. La poule de Marans est originaire de la petite ville de Marans (nord de la Charente-Maritime, dans le Marais poitevin). On prononce "Maran" et non "Maranssse". ;)
    Et pour ne pas rester sur ce détail, j’ajoute que c’est une belle poule, aux oeufs extraordinaires : coquille brune à très brune et solide (bien pour le transport), jaune d’oeuf très orangé.

    Merci pour ces vidéos qui donnent envie (encore plus) d’avoir du terrain à soi.


  • #1209463

    Excellente série.
    Apaisant.