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Courrier des lecteurs

Réflexions sur l’immigration, par un professeur franco-espagnol

À Alain Soral, président d’E&R,

Aux camarades d’E&R,

Je suis un jeune professeur d’espagnol contractuel dans l’Éducation nationale et je me suis intéressé à l’histoire de l’immigration espagnole en France. Issu moi-même de cette immigration, j’avais un double intérêt à faire des recherches sur ce sujet.

Je suis parti d’une situation qui était la suivante : quand on observe un peu, on peut se rendre compte que dans tous les corps de métier il n’est pas rare de trouver des patronymes hispaniques et même chez de nombreuses personnalités du sport, du journalisme, de la politique ou du show business (Alonso, Bravo, Dominguez, Fernandez, Garcia, Hernandez, Hidalgo, Lopez…). Je ne comprenais pas le décalage alors qui existait entre ma propre histoire et celle de ces Espagnols d’origine, pour qui l’intégration n’a jamais posé aucun problème. J’entends encore Bruno Solo chez Ardisson prétendre que la France avait intégré les Polonais, les Italiens, les Espagnols et qu’elle avait un problème avec les autres. Pourtant j’ai personnellement dû me battre plus que les autres, en tout cas autant qu’un Maghrébin, pour faire autre chose que du travail à l’usine, de la maçonnerie ou devenir voleur ou dealer. Mais l’histoire de l’immigration espagnole m’a permis de comprendre d’une part qu’il y a certains Espagnols plus assimilables que d’autres et d’autre part que les problèmes d’intégration des immigrés en général et de leurs descendants ne sont pas liés à leur origine ethnique mais à la période d’immigration dont ils sont issus. Je vais développer ce que j’avance de manière assez brève en quatre parties.

Des immigrations espagnoles

L’immigration espagnole à la particularité de s’étendre sur plus d’un siècle avec plusieurs « vagues » identifiables. La première s’étend sur une large période entre la deuxième moitié du XIXe siècle jusqu’en 1914. À cette époque, les migrants espagnols pauvres, vivant dans un pays qui connaît une famine comparable à celle du tiers monde de nos jours, se tournent plutôt vers l’Amérique, mais beaucoup vont également s’installer en France près de la frontière espagnole où à Paris.

La deuxième « vague » ou période, qui s’étend sur un laps de temps plus court, correspond aux années 1920. Puis dans les années 40, des milliers de réfugiés politiques fuient la répression franquiste et passent les Pyrénées. Enfin, les années 60 vont voir rentrer en une dizaine d’années des centaines de milliers de travailleurs espagnols avec leurs familles. Beaucoup d’entre eux retournent au pays dans les années 80. Mais la crise actuelle que connaît l’Espagne pousse les jeunes diplômés à l’exode et un nouveau phénomène migratoire d’ampleur est en train de s’observer dans ce pays.

Une immigration hétérogène

Les Espagnols étant comme les autres, ils sont une somme d’individus sensiblement divers. Au-delà de la différence entre Catalans, Basques, Castillans et Andalous, c’est surtout la composition sociale qui diffère d’un individu ou d’une famille à l’autre.

Ainsi, on ne peut pas mettre sur le même plan le lumpenproletariat espagnol, qui constitue la majeure partie des vagues migratoires, et les petits et grands bourgeois de gauche qui ont fui le régime franquiste (la famille Semprun) où qui se sont installés à Paris par amour de la bohême (Dali, Picasso, Arrabal).

D’ailleurs les réfugiés politiques et les immigrés « économiques » ne s’entendaient pas très bien. Cependant au sein même des immigrés «  économiques » on pouvait observer des différences d’éducation et d’instruction notables. Ainsi parmi les immigrés venus dans les années 60 par exemple, alors que certains étaient issus de la petite bourgeoisie déclassée, la plupart venaient des coins les plus misérables d’Andalousie ou de Galice. Ils vivaient dans des bidonvilles, étaient analphabètes et vivaient souvent du vol et de la contrebande. Beaucoup d’entre eux étaient des Gitans ou des paysans indigents.

L’intégration des Espagnols, une intégration réussie ?

Il est vrai que l’on voit beaucoup de noms espagnols qui peuplent tous les corps de métier et de nombreuses personnalités politiques, du show-business, du journalisme, etc., sont issues de cette immigration. Mais peut-on dire pour autant que les immigrés européens sont mieux intégrés que les Africains (Maghrébins et Subsahariens) ?

Pour répondre à cette question il suffit de s’intéresser à l’origine sociale des personnalités en question et à la période d’immigration dont ils sont issus.

En réalité on constate que la plus grande partie sont issus de la première grande vague d’immigration et qu’ils descendent essentiellement des espagnols qui s’étaient installés en Algérie durant cette période (Marcel Cerdan, Nicole Garcia, Emmanuel Robles, Marthe Villalonga). Il faut savoir que les européens qui vivaient en Algérie, tout comme les juifs, avaient obtenu la citoyenneté française. Leurs descendants qui sont venus par bateau en 1962 dans la métropole n’étaient pas dissociés des autres Français d’Algérie, ils étaient des pieds-noirs comme les autres et se sont, par conséquent parfaitement intégrés en métropole.

Ensuite il y a ceux qui sont issus de l’immigration politique (la famille Semprun, Isabelle Alonso, Christine Bravo, Cali, Luis Mariano, Leny Escudero, Isabel Otero, Paco Rabanne). Ceux-ci ont bénéficié de trois facteurs déterminants pour leur intégration : d’abord un niveau minimum d’instruction de leurs parents, ensuite un attachement inconditionnel à l’École républicaine française expliqué par la haine du régime monarchique espagnol, et enfin un contexte favorable économiquement et socialement puisque leurs enfants sont nés et ont grandi sous les Trente Glorieuses, dernière période qui permettait encore l’intégration par l’école et par le monde du travail.

La génération suivante, celle issue de l’immigration arrivée vers la fin des Trente Glorieuses n’a pu bénéficier d’aucun de ces facteurs, c’est même tout le contraire : des parents sans ou avec très peu d’instruction, sans attachement particulier à la France et à la République et dont les enfants ont grandi pendant les années de crise et dans l’idéologie SOS Racisme. Cette génération-là n’a donné essentiellement que des ouvriers, des maçons ou des chômeurs pour les plus jeunes chez les hommes et des femmes de ménages ou des vendeuses de prêt à porter chez les femmes. (Pour ma part, je suis une des rares exceptions car j’ai réussi à devenir professeur… d’espagnol et encore non-titulaire.) Pour le prouver, il suffit de faire la comparaison avec l’immigration portugaise, qui, il faut le rappeler est la plus nombreuse, car le plus gros de cet apport date des années 60. Or, rares sont les personnalités d’origine portugaise à part quelques icônes stéréotypées comme Linda de Souza, Lio ou Luis Rego.

Quelle différence avec les Maghrébins ?

Le gros de l’immigration maghrébine étant venue dans les années 60, il est donc normal qu’ils aient connu le même contexte de crise sociale et de régime d’assimilation aggravé par le travail de la gauche antiraciste, qui leur a fait détester la France et les Français en raison de la colonisation. Cette même idéologie soi-disant antiraciste prétend que l’intégration des Européens se serait mieux passée. C’est faux ! Car on a constaté que les immigrés européens venus à la même période n’avait pas bénéficié du contexte favorable qui a permis l’intégration de leurs prédécesseurs.

Ainsi, on voudrait nous faire croire que les problèmes d’intégration sont consubstantiels aux Maghrébins et Africains parce qu’ils seraient culturellement trop différents, voire considérés comme inférieurs par un État et des employeurs supposément racistes. Et les instituts de statistiques participent à cette vision en publiant des travaux où les immigrés sont classés et regroupés en fonction de leur origine ethnique mais jamais en fonction de la période de flux migratoire à laquelle ils appartiennent ou dont ils sont issus. C’est ainsi qu’on entretient le mensonge de l’intégration des communautés européennes et qu’on oppose les communautés immigrées entre elles. Les Européens n’ont jamais bénéficié de traitement de faveur. D’ailleurs, les ressortissants des ex-colonies étaient même prioritaires sur les Européens pour l’accès aux logements sociaux, ce qui explique pourquoi dans les années 80 les bidonvilles autour de Paris accueillaient encore beaucoup de Portugais.

Voilà qui explique pourquoi d’une part, je n’ai pas grand chose en commun avec une Isabelle Alonso ou un Manuel Valls (fils d’un peintre catalan et d’une femme de la haute bourgeoisie suisse… quand même !) et pourquoi, d’autre part, j’ai eu tant de mal à m’intégrer. Les immigrés espagnols des années 60 ont surtout engendré parmi l’élite quelques joueurs de foot (Luis Fernandez, Mathieu Valbuena) et une Anne Hidalgo qui n’est autre que la Rachida Dati espagnole. En conclusion, je crois que ce travail contribue à démystifier l’escroquerie ethniciste que le système entretient depuis des années à propos de l’immigration et qui ne fait que nous diviser entre jeune Français de même condition.

Salutations fraternelles,

P. B.

Sur l’immigration, chez Kontre Kulture :

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93 Commentaires

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  • #534998
    le 23/09/2013 par olivier
    Courrier des lecteurs

    Personnellement, je suis issu de l’immigration italienne et espagnole du côté de mon père venant en France, de 1890 à 1920 (ma grand mère est née en France en 1922 et a acquis la nationalité sous Vichy (comme quoi cela casse l’image), ils sont venus du milieu rural italien.
    Je pense que le fait que des descendants d’immigrés italiens et espagnols se sont mariés entre eux,ont contribué à se franciser, puisque le français était par défaut la langue commune, et que la troisième génération (mon père) a épousé une française de vieille souche a aussi contribué à l’assimiliation. Dans ma famille paternelle, nous n’avons plus de liens avec l’Espagne et l’Italie, nos souvenirs sont en France.

     

    • #535133
      le 23/09/2013 par Guillaume
      Courrier des lecteurs

      Votre famille est donc la preuve qu’une bonne assimilation est tout à fait envisageable, même aujourd’hui.


  • #535013
    le 23/09/2013 par Manolete
    Courrier des lecteurs

    Bonjour je suis moi même issu de l’immigration Espagnole des années 60 , je ne suis pas du tout d’accord avec cette analyse qui voudrait mettre sur le même plan les immigrés Espagnols et les immigrés d’Afrique du nord , juste un truc , moi ma mère est Espagnole lorsqu’elle est arrivé en France avec sa soeur elle a fait des ménages , on la exploité pour pas un rond mais la différence avec les gens d’Afrique c’est qu’elle a épousé un Français de souche et qu’elle c’est marié à l’église , aujourd’hui mes frères et moi somme des Français de souche à part entière , les immigrés d’Afrique , eux , ils ne se marient pas avec des Français de souche , il n’y a quasi pas de métissage avec les de souche , ils continuent à rester entre eux et donc au fur et à mesure des nouvelles vagues d’immigrés d’Afrique ils restent catalogué dans le même panier celui "d’immigré" , toute la différence elle est là . Alors oui le côté ethnique et religieux rentre en compte dans l’intégration contrairement à ce qui est dit dans cette analyse . Dire que les périodes des flux migratoires aient eu une influence sur l’intégration des immigrés ça je suis d’accord , un maghrébin né en France dans les années 70 avait 100 fois plus de chance de s’intégrer qu’un maghrébin né en France en l’an 2.000 , le service militaire jouant son rôle dans la cohésion nationale . Ceci étant dit je respecte les inniatives comme "fils de France" , je les trouve même plus patriotes que les Français de souches , je leur suggèrerais même de donner à leur enfants un prénom français suivit par exemple d’un second prénom musulman comme ça en société ils utilisent leur prénom français et en famille leur prénom musulman , j’en connais personnellement qui sont dans ce cas et ça contribue à casser la barrière sociale ethnico-religieuse .

     

    • #535247
      le 23/09/2013 par Sophia
      Courrier des lecteurs

      C’est marrant dans les années 60 mes copains étaient presque tous espagnoles j’ai des souvenirs très précis sur la capacité de leurs parents à parler français qui était franchement exécrable memé après 10 ans de séjour en France alors que mon oncle qui avait le même âge kabyle d’Afrique ouvrier à Boulogne s’exprimait dans la langue de Molière avec aisance ,il est vrai que l’église catholique et les habitudes alimentaires sont perçus comme une intégration infaible du moins pour beaucoup de gens..


    • #535344
      le 23/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      Oui, un prénom français ça aide beaucoup.
      C’est le premier acte de l’assimilation.
      Problème : les parents en sont ils conscients ? Car finalement, ayant quitté leur pays natal, n’avaient ils pas déjà un problème d’assimilation chez eux ? Un problème qu’ils reproduisent en France ?


    • #536121
      le 24/09/2013 par Rita
      Courrier des lecteurs

      Je voudrais répondre à Lucien. Je suis d’accord avec vous, un prénom français me parait être une bonne base d’assimilation et nombre d’immigrés italiens ou espagnols francisaient volontiers leurs prénoms. Par exemple un Alberto devenait un Albert pour ses amis.Le problème est que les prénoms français sont ceux de saints chrétiens le plus souvent et qu’un musulman préférera sans doute chercher le prénom de son enfant parmi ceux des saints musulmans. Je pense que Chrétiens et musulmans peuvent vivre ensemble de façon harmonieuse autour de leurs valeurs communes mais je doute que des croyants puissent s’assimiler par le mariage, par exemple ou le choix du prénom.


    • #536341
      le 24/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      Rita,
      Sauf erreur et vite dit : de nombreux prénoms en langue arabe ont une correspondance en langue française. Composer une identité familiale tout en faisant un premier acte fondamental d’assimilation est donc théoriquement possible - à condition que le choix se présente.
      Je veux bien croire qu’il faut un travail d’introspection et de sens abstrait de ses actes pour "baptiser" un fils avec un prénom du pays d’accueil. Ce travail particulier peut être difficile. Mais il est toutefois important et utile qu’un père le fasse pour l’enfant né d’un exil car cela donne de l’ampleur au fait de quitter son propre pays natal et au fait de faire naître son propre fils dans le pays d’accueil. C’est un passage de témoin et un enracinement. C’est évident pour moi mais est ce que ça l’est pour celui ou celle qui doit choisir ?


    • #536366
      le 24/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      Sur la religion, je ne saurais quoi dire. Mais je crois que c’est un faux problème. En tout cas dans un cadre républicain et laïque ça ne doit pas l’être puisque la Loi a déjà fait ses preuves depuis deux siècles.
      Le problème c’est le volume. Trop de monde d’un coup et ghettoïsation. Pas le temps pour les premiers venus de développer leurs propres infrastructures spirituelles. Pas le temps pour les nouveaux de se les approprier d’où culpabilité et repli sur soi.
      En plus du déracinement géographique, le déracinement culturel est fatalement une douleur même si le départ est volontaire. La vrai question est plutôt sur la conscience qu’a l’étranger des conséquences qu’auront l’exil, au plan spirituel, au plan familial et au plan matériel. En clair, c’est bien beau de partir pour gagner plus mais serais-je heureux ? Mes enfants seront ils heureux ? Comment faire pour qu’eux aussi ne soient pas un jour comme moi je l’ai été, obligés de s’exiler car ils ne trouvent pas leur places chez eux ?


    • #536369
      le 24/09/2013 par Manolete
      Courrier des lecteurs

      @Rita ; si tu n’y crois pas à cette assimilation par le mariage ou par au minimum la francisation du prénom , ça conduira à terme au replis communautaire , chose tout à fait naturel lorsque sur un territoire donné la population deviens trés nombreuse . La nature ça fait des millénaire qu’elle bosse pour créer des races différentes d’humains c’est pas le commun des bobo mortels qui va inverser ou annuler ce fait parce que là on joue à l’apprentis sorcier et ça se termine au final dans le sang d’une guerre ethnique . La guerre d’Algérie devrait éclairer sur cela , mais non , beaucoup voudraient faire l’autruche et oublier qu’il s’agissait avant tout d’un conflit ethnique pour le territoire .


  • #535024
    le 23/09/2013 par norbert
    Courrier des lecteurs

    Il y a deux grandes différences entre l’immigration hispanique et l’immigration maghrébine : la race et la religion . Espagnols et Français font partie de la grande famille des peuples Indo-européens, qui sont tous apparentés, comme leurs langues le démontrent . Par contre les peuples du Maghreb ne feront jamais partie de la grande famille Indo-européenne . Enfin les Espagnols et les Français ont la meme mentalité chrétienne, alors que pour beaucoup de maghrébins nous ne sommes que des mécréants , ce qui est un obstacle à l’Egalite et à la Réconciliation .

     

    • #535291
      le 23/09/2013 par julio
      Courrier des lecteurs

      "alors que pour beaucoup de maghrébins nous ne sommes que des mécréants"

      Ca c’est surtout de la prophétie auto-realisatrice infondée


    • #535356
      le 23/09/2013 par Charly
      Courrier des lecteurs

      Ce commentaire me donne envie d’écrire un nouveau livre intitulé "misères du savoir"...


    • #536066
      le 24/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      ouais, moi je suis un mécréant en la ripoublik et toi un mécréant en la monarchie... si tu crois en l’Islam et au dernier prophète je te signe un petit papier qui te garantira que t’es pas mécréant, ça t’intéresse Norbert ?
      T’as meme la possibilité de n’être pas mécréant au bouddhisme, à l’hindouisme, au communisme ;quoique là pour le marteau et la faucille il faut payer sa carte d’adhérant, logique non ?


    • #540820
      le 28/09/2013 par Para
      Courrier des lecteurs

      Norbert.....Je suis tout a fait d’accord avec toi.Comparer les Francais,Espagnols et Italiens c’est comme Comparer les maroquains,algerien et Tunisiens....les premiers font partie du groupe indo-Europeen et Catholique et le second au groupe Arabo-Berbers musulmans.....ce sont deux groupes bien different au niveau culturelle et ethnique.


  • #535030
    le 23/09/2013 par bas72
    Courrier des lecteurs

    Une approche intéressante qui a le mérite de montrer qu’en changeant de prisme on change totalement le résultat de l’analyse. C’est instructif et bon pour l’esprit critique.


  • #535043
    le 23/09/2013 par yehuda
    Courrier des lecteurs

    Il y a du vrai.

    Cela dit tout au long des années 60 il y a eu des apports immigrationnels massifs de plusieurs endroits et apres quelques années tous étaient plus français que les français malgré tout - polonais, portuguais, pieds noirs et cie.

    Vous oubliez plusieurs facteurs.

    Le premier et le plus évident, qu’on ne peut nier, est la composante religio-culturelle.

    Le second est l’aspect massif.

     

    • #535353
      le 23/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      C’est clair. L’aspect massif est fondamental.
      On peut voir sa représentation physique dans les cités-banlieues qui devaient être temporaires comme l’avaient annoncés les promoteurs de l’immigration.
      Aujourd’hui que voit on ?


  • #535054
    le 23/09/2013 par pff
    Courrier des lecteurs

    Merci camarade, très intéressante grille de lecture qui, avec logique, remet les choses dans leur contexte et éclaire le débat.


  • #535056
    le 23/09/2013 par julio
    Courrier des lecteurs

    Cette lettre a le mérite de présenter une sociologie sérieuse de l’immigration espagnole.

    Cependant, si l’analyse de classe intra-espagnole est intéressante, il n’est pas démontré du tout en quoi l’immigration espagnole/portugaise a donné les mêmes résultats que l’immigration maghrébine et africaine. Je pense au contraire qu’il y a des différences et qu’il est inutile d’essayer de les cacher par une sorte d’égalitarisme intra-immigré.

    La comparaison communauté portugaise vs communauté algérienne me parait un bon exemple et je dissocierais l’analyse entre intégration économique et culturelle :

    1- les problèmes d’intégration culturelle existent chez les 2 communautés : on voit beaucoup de patriotisme de pacotille dans les 2 cas, drapeaux portugais et algériens chez les jeunes descendants d’immigrés. Ceci dit la culture européenne (catholique, latine) facilite l’intégration, ne serait-ce que parce qu’un francais de souche et un immigré portugais peuvent boire l’apéro ensemble. Et (dans certains cas) un européen latin peut visuellement passer pour un gaulois, c’est un rien mais ca facilite, ne serait-ce que de 1%. Ne me clouez pas au pilori c’est de l’anthropologie.. qui se ressemble s’assemble (j’ajouterais "plus facilement"). Evidemment le caractère et l’attitude comptent aussi mais ne négligeons pas l’inconscient humain.

    2- l’intégration économique et intégration culturelle. De la même manière que les asiatiques ; les espagnols, portugais et italien se sont intégrés économiquement. Combien d’artisan de la construction chez ces communautés ! Et surtout quel entraide communautaire alors que les maghrébins se tirent dans les pattes, et que meme beaucoup d’immigrés algériens ne font pas confiance à leur prochain.

    Après on peut expliquer pourquoi il y a des différences : passé colonial, conditions d’immigrations etc etc. Mais nier les différences me parait contre-productif. D’ailleurs n’est-ce pas Soral qui conseillait les maghrébins à prendre exemple sur les vietnamiens en félicitant leur intégration économique ?

     

    • #535281
      le 23/09/2013 par francky
      Courrier des lecteurs

      Excellente analyse que je partage en tous points...


    • #537159
      le 25/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      Enfant j’ai grandi pendant quelques années avec les deux communautés...
      Les maghrébins beaucoup de rêves quelques réussites (certaines exceptionnelles...) mais beaucoup de défaites.
      Les portugais aucuns rêves, rien d’exceptionnel mais pour la plupart une famille, un pavillon, une belle voiture, les belles vacances et postèche-bacalaou tout les week-ends.
      Contrairement aux maghrébins beaucoup des portugais n’ont pas tentés leurs chances dans les études même si ils en avaient les moyens... Certains ont même arrêtés dès le milieu du collège pour faire des CAP. À l’époque pour nous les jeunes c’étaient un peu des loosers, pourtant ils ont dans leurs grandes majorité réussit leur vie professionnelle car à la grande surprise générale les métiers manuels prirent de la valeurs.


    • #537176
      le 25/09/2013 par ginue
      Courrier des lecteurs

      Les artisans algériens y en a pas ? taxis hôteliers buralistes restaurateurs etc algériens je n’en compte plus....

      Les algériens en France s’en sortent au moins aussi bien que les portugais crois moi...La seule différence c’est que les algériens ne sont pas faux culs et qu’ils sont bruyants et délinquants.

      Mais la délinquance n’est pas synonyme de difficulté d’intégration je dirai même le contraire.

      De plus, physiquement, les portugais ne ressemblent pas aux français de souche et ils sont tous fiers de se distinguer des français de souche.


    • #537407
      le 25/09/2013 par auteur
      Courrier des lecteurs

      Ok sur les problèmes d’intégration culturelle par contre les espagnols ne sont pas intégrés aussi bien économiquement que les portugais. C’est d’ailleurs ce qui les différencie nettement ! Et ils sont encore plus loin des asiatiques et des turcs qui sont les champions de l’intégration par le commerce et l’artisanat (parfois de manière douteuse d’ailleurs) mais je ne m’avancerais pas plus sur cette question. Simplement il faut tenir compte de l’hétérogéneité au sein d’une même population immigrée et cela empêche les lecutures simplistes voire caricaturales. Maintenant les faits montrent qu’on a plus de chance de voir des français d’origine espagnole(de l’immigration d’après guerre) occuper les mêmes CSP qu’un français d’origine algérienne de la même génération. Et cela est vrai aussi pour le français "de souche" qui a grandi avec eux dans la cité.


  • #535059
    le 23/09/2013 par St Patrick
    Courrier des lecteurs

    "Ainsi, on voudrait nous faire croire que les problèmes d’intégration sont consubstantiels aux Maghrébins et Africains parce qu’ils seraient culturellement trop différents"

    NON ! C’est le contraire ! Arrêtez avec cette passion de l’inversement des faits !

    "On" (c’est à dire le système oligarchique) veut précisément nier les problèmes d’intégrations propres à certains immigrés maghrébins et africains (dus à leur comportement) pour que le remplacement de population se déroule sans accroc.

     

    • #535296
      le 23/09/2013 par julio
      Courrier des lecteurs

      exact st patrick, c’est toute l’histoire de la promotion de la diversité et du racisme de gauche des mjc qui a tout fait pour que les fils d’immigrés ne s’intègrent pas


    • #535366
      le 23/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      Il y a clairement un déni dont populations étrangères et françaises sont ensemble victimes.
      Le déni commence d’abord à l’école.


  • #535070
    le 23/09/2013 par Dio
    Courrier des lecteurs

    Il y a des incohérences :
    - Je suis un jeune professeur d’espagnol (...)
    - j’ai personnellement dû me battre plus que les autres, en tout cas autant qu’un Maghrébin, pour faire autre chose que du travail à l’usine, de la maçonnerie ou devenir voleur ou dealer.

    Donc si je comprend bien, le système scolaire états-uniens en France de par sa structure vous empêche de faire les études de votre choix ?
    Il n’y a pas ou peu de bibliothèques ou autres pour vous permettre d’étudier convenablement ?
    Que le marché de l’emploi soit saturé et que vous ne trouviez pas d’emplois est une chose,et ne pas pouvoir être diplômé une autre.

    Je suis d’accord sur le parallèle immigration/prospérité économique,mais quand on parle d’immigration européenne (en France) on parle d’assimilation (même continent,histoire,religion,culture,substrat,etc..) malgré certaines spécificités , et d’intégration pour l’immigration extra-européenne (différence géographique,ethnique,culturelle,religieuse,historique,de substrat,etc..) car un asiatique , indien, africain détonnerons toujours.
    En dehors du patronyme , il est presque impossible à vue d’œil (avec des habits neutres) de dire que tel français est d’origine espagnol,polonaise,allemande,etc..

    L’hérésie de l’UE (et du mondialisme) est un projet de près d’un siècle (voir les travaux de Pierre Hillard) , alors à votre avis à quoi sert cette immigration extra-européenne ?
    - dumping social ?
    - choc des civilisation ?
    - remplacement de population ?
    - nouveaux consommateurs nouveaux marchés ?
    - destruction identitaire ?

    Surtout depuis mai 68 (triomphe du libéral-libertaire et les traitres aux commandes de la France) on a eu :
    - 1973 loi Pompidou-Rothschild
    - 1973 choc pétrolier (voir les conséquences économiques)
    - 1976 loi du regroupement familial etc...

    Literacy (15 ans et plus qui savent lire et écrire) :
    Algérie
    hommes 81.3% femmes 63.9% (2006)
    Maroc
    hommes 76.1% femmes 57.6% (2011)
    Tunisie
    hommes 87.4% femmes 71.1% (2011)

    Je vous laisse imaginer le niveau de ces peuplades il y a 40 ans , et la baisse à tous les niveaux pour la France , car on ne progresse qu’en étant confronté aux meilleurs.Et je ne parle même pas du reste de l’Afrique de l’Asie ou autres.

    Source :
    https://www.cia.gov/library/publica...

    Marre de la pleurniche et des excuses féminisantes , va faire un tour à "Château d’eau" (Paris 10e) et autres et dis-moi si c’est la France.
    La France n’oblige personne à immigrer.

     

    • #537392
      le 25/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      @dio,
      Je ne vois vraiment pas en quoi vous répondez aux constatations du professeur ?
      Il définit l’intégration facile des premières vagues d’immigrants espagnoles et les difficultés des dernières. Votre réponse est qu’il y a des bibliothèques pour TOUS ??!!?

      Quand à vos certitudes que la RACE et le catholicisme des ibériques faciliteraient l’intégration en ripoublik amérikaine on se demande la valeur empirique de vos certitudes ?
      Le chinois n’est pas exactement blanc, son individualisme forcené, son manque d’appartenance au groupe (autre que le sien), de sens d’appartenance à son lieu de résidence (enracinement), son profil bas à la servitude d’apparence (uniquement) fait même de lui une personne mieux intégré "professionnellement-socialement" (puisque tout le monde confonds les deux je vais faire de la novolangue) que le français de souche puisque la BMW qu’il conduit vous le fait croire.
      Ses conclusions sont pourtant simple : la France n’intègre plus les masses chômeuses INDISTINCTEMENT. L’éthnicité comme la religion ne sont les déterminants que vous souhaiteriez ? Pour ma part je pense que la non consommation d’alcool dans un milieu populaire serais même un facteur d’une meilleur intégration... vu la désintégration que ça cause dans les familles (c’est empirique ça).
      Comprenez vous le sens du mot peuplade ? La dernière fois c’était les "mahométants"...
      Peuplade : Petit groupe d’hommes formant une communauté archaïque, non structurée. Synonyme : horde.  ; je détecte encore du mépris ? Malgré la mission civilisatrice de "nos" leaders maçonnique, au maghreb au lendemain de l’indépendance qui savait lire et écrire je vous laisse imaginer le bon boulot. http://www.youtube.com/watch?v=NcJo... C’est surement cela que vous appelez la pleurniche ? On est jamais aussi bon que ceux qui nous fréquente vous disiez ?
      Chateau d’eau ? C’est effectivement un bordel monstre... Mais Château d’eau c’est pas non plus le 10e et encore moins Paris, mais alors rien à voir avec la France... combien même vous le désiriez ardemment ? J’ai l’impression que vous caricaturait le travail exceptionnel de Pierre Hilard ?


    • #537430
      le 25/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      La France n’oblige personne à immigrer.



      Il faut pourtant se poser la question car les volumes de migrants indiquent une décision planifiée (en tout cas des trente glorieuses jusqu’à Maastricht).
      "La France" en tant que Nation n’a bien sûr pas "obligé". Mais l’Etat Français, lui, a certainement "incité".
      La grande question est de savoir comment cette politique fut articulée sachant que l’impact du flux migratoire est à lire dans les deux sens : pays d’arrivée mais aussi pays de départ.
      Notons aussi que l’information circulante sur cette question pourtant essentielle - peut être la plus essentielle aujourd’hui en France - est proche du néant...
      Si quelqu’un a des sources serieuses, je suis preneur. D’avance Merci.


  • #535078
    le 23/09/2013 par Patrick V
    Courrier des lecteurs

    Il est évident que la situation sociale joue un rôle essentiel. Cependant, l’auteur esquisse d’un revers de main les différences culturelles qui existent entre un européen et un africain, en l’assimilant à l’idéologie antiraciste. Ces différences existent, et une différence de culture trop importante crée inévitablement du communautarisme et de la violence inter-communautaire. Quid des prisons françaises et des bandes ethniques ? Alors je sais que la période d’arrivée joue, mais il y a les mentalités qui forgent le destin et les conditions d’intégration, surtout dans un pays comme la France, assimilationniste au départ et ethniquement cohérent. En terme de chiffres, à combien peut on estimer le nombre d’espagnols d’origine en France ?

     

    • #537419
      le 25/09/2013 par auteur
      Courrier des lecteurs

      Les statistiques ethniques sont interdites en France. C’est pourquoi je ne suis pas en mesure d’estimer la population d’origine espagnole à moins de me lancer dans un travail fastidieux et même pharaonique en épluchant tous les annuaires téléphoniques de France et encore qui donnerait une vague idée. Cela dit, rien qu’en recensant les différentes personalités on obtient une photographie intéressante pour le reste je me suis basé sur des témoignages.


  • #535118
    le 23/09/2013 par guy
    Courrier des lecteurs

    Cette génération-là n’a donné essentiellement que des ouvriers, des maçons ou des chômeurs pour les plus jeunes chez les hommes et des femmes de ménages ou des vendeuses de prêt à porter chez les femmes.



    L’auteur nous donnerait-il/elle les sources pour appuyer ce « constat », je ne serais toujours pas convaincu que ces Espagnols sont aussi mal assimilés que les Africains immigrés dans les mêmes années. Etre prolétaire ne me semble pas un échec au vu de l’intégration dans un pays. L’assimilation se mesure par des critères culturels, identitaires et de bonne conduite sociale. Pour ce qui est de la réussite socio-économique, attendons de voir les générations suivantes. Aux USA, pays d’immigration par définition, les derniers arrivants ne sont jamais mieux lotis.

     

    • #537427
      le 25/09/2013 par auteur
      Courrier des lecteurs

      Primo : A propos des "derniers arrivants" il s’agit quand même de personnes qui sont venus il y a plus de quarante ans. Secondo : La comparaison avec les USA n’a pas de sens car ce n’est pas vraiment le même système.


  • #535121
    le 23/09/2013 par stéphane perez
    Courrier des lecteurs

    mon nom est perez ma famille (du coté de mon père ) était en algérie depuis charles quint ! on leurs a pas demandé leurs avis pour être français pas plus qu’on leurs a demandé leurs avis pour venir sur le continent. les dockers de gauche (cgt ect) et les communistes trempaient les baguages chargés dans des filets dans le port avant de les décharger sur le quai. ma famille s’est battu partant de zero sans argent et sans toit pour refaire leurs vies sous les regards haineux de la population lobotomisé qui les traitaient 1 de colons 2 de tortionnaires 3 de racistes 4 de collabos 5 de descendants de bagnards de clodos et de forcats..... pas mal hein ? ah oui et 6 D ARABES faut pas l’oublier . alors les états d’âmes des uns et des autres excusez moi mais vous me faites rire. comme on dit chez moi sort toi les doigts du cul et davaï !!! (en avant) . le tout est de savoir qui on est et d’ou on vient et surtout qu’est ce qu’on veut faire de sa vie....la chouina ca jamais été mon trip. je suis français ni plus ni moins que mon voisin de palier et tout autant dans la merde que lui. le nom de famille n’y change rien....et deu coté de ma mère c’est des souchiens pur porc lol et sa m’apporte rien juste un peut plus de patriotisme en mémoire du passé glorieux de mes ailleux . bonne journée

     

    • #536240
      le 24/09/2013 par Anonyme Premier
      Courrier des lecteurs

      - Il est certain que n’importe quel immigré aujourd’hui y compris africain est beaucoup mieux accueilli en France que les "pieds-noirs" en 62 qui pourtant étaient français...et comme vous dites ils n’ont pas pleurniché mais remonté leurs manches en repartant pour la majorité de zéro !


    • #537432
      le 25/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      Ils seraient arrivés vers la fin des années 70 ça serait une toute autre histoire... c’est bien cela dont parle ce prof. Enfin, bref...


  • #535146
    le 23/09/2013 par De bon aloi
    Courrier des lecteurs

    Le fait que les Espagnols, Italiens ou Portugais ont été mieux assimilés que les Maghrébins peut aussi s’expliquer par la sphère religieuse.
    Les premiers cités avaient le même culte que les Français de souche et pouvaient ainsi se retrouver autour d’une même religion.
    Le culte musulman a beaucoup fait peur et les médias cultivent l’amalgame entre religion et fanatisme, ce qui n’aide pas l’intégration des musulmans.


  • #535200
    le 23/09/2013 par damien
    Courrier des lecteurs

    Tout à fait il y a une dimension historique et économique à l’immigration, mais elle ne serait occulter l’identitaire réel ou fantasmé chez les gens sérieux.

    Ça a pas mal circulé de tout temps en Europe et les langues sont la pour le montrer au premier moyen-age :
    http://upload.wikimedia.org/wikiped...

    Ainsi y a pas mal de médiations entre un Catalan et Occitan par exemple (même après les hussards de la République).
    Aussi, il y a eu pas mal d’immigration Auvergnate en Espagne, du XV au XVIIIeme, quand cette dernière était bien peuplée (pleine comme un œuf dit-on).
    Que sont les Vidals et variantes qu’on retrouve jusqu’à Cuba ?
    Et même Rigolons un peu : Franco, ça sent pas le un peu plus au nord ?
    (J’aime bien quand une vérité bouscule, :-D)
    http://www.souquieres.org/histoire/...

    Avec ces Européens du sud on a affaire à des populations avec lesquels nous avons ont toujours eu beaucoup de médiations, voir même du sang en commun !

    Pour revenir sur l’aspect historique de l’immigration, cela peut tout à fait être manipulé, comment expliquer que :
    * moi issu de paysans France profonde, je puisse me faire plus volontiers traité de colons
    * alors qu’un pied nord (ex colon Algérien, principalement européen du sud ... eh oui ... eh oui aussi en parti pour des raisons sociales), lui c’est un Shab (amis)
    Ok on a tous compris ici, que derrière ça il la propagande "SOS déracinés" contre les enracinés.


  • #535206
    le 23/09/2013 par le bleuet
    Courrier des lecteurs

    j’aimerais rajouter ma petite pierre a l’édifice :

    si on met de coté le couplet antiraciste a peine voilé, le point de départ de son analyse est très intéressant et j’aimerais y apporter le point de vue de ma famille (l’intégralité de mes origines paternelles est espagnole).

    la première vague a eu lieu juste après la première guerre mondiale, a l’époque l’Espagne est toujours sous le choc de sa défaite de 1901 contre les USA, la grippe espagnole a fait d’énormes ravages et surtout la bataille politique fait rage entre monarchistes et républicains. la France, elle, vient de perdre bon nombre de ses hommes dans la force de l’age et a besoin de bras pour faire tourner le pays, seulement au début des années 20 celui qui venait en France n’avait pas d’autre choix que de s’assimiler car ni l’état ni le peuple ne faisait de concessions. aussi les espagnols arrivés a cette période se sont très vite intégrés et leurs enfants se sont assimilés encore plus vite, aujourd’hui seul le nom de famille rappelle a certains leurs origines.

    la seconde vague a eu lieu a la fin de la guerre civile espagnole en 1939 (manuel gaz est issu de cette vague), ce sont principalement des pro-républicains qui ont fui la victoire franquiste, la plupart des espagnols arrivés a cette période ainsi que leur descendance sont devenus un réservoir de voix pour la gauche et c’est encore le cas en 2013.

    la troisième et dernière vague a eu lieu dans les années 60, ce coup ci deux raisons ont poussé les espagnols a franchir les Pyrénées : d’abord la misère, l’isolement politique et économique de l’Espagne a cette période a rendu le quotidien du peuple très dur !
    la seconde raison est d’ordre culturel : le régime franquiste persécutait les minorités linguistiques et nombre de catalans, de basques et de galiciens ont fui pour cette raison.
    la plupart des immigrants de cette période sont retournés chez eux après la chute du régime franquiste.

    la suite dans le prochain post....


  • #535230
    le 23/09/2013 par le bleuet
    Courrier des lecteurs

    je voudrait aussi évoquer la sociologie de la "communauté espagnole" en France

    déjà le fait de parler de communauté espagnole est passablement ridicule, une communauté se distingue par une pratique commune de sa religion (catholicisme dans le cas présent) et de sa langue (l’espagnol). or les français d’origine espagnole sont parfaitement fondus dans la population gauloise, d’ailleurs eux-mêmes se considèrent gaulois, les 15-30 ans ne parlent pas un mot d’espagnol donc a part manger des tapas, prendre des cours de flamenco pour les femmes et etre supporter du barca ou du real pour les hommes... il n’y a pas vraiment de communauté espagnole en France SAUF !

    dans certains endroits localisés comme la région toulousaine, a Perpignan, a Bayonne et Bordeaux, dans ces endroits effectivement il y a un réflexe communautaire mais ce sont des exceptions.

    par comparaison, les turcs, les marocains, les vietnamiens et les chinois sont beaucoup plus soudés et communautaires, avec des quartiers a eux ou quand on y met les pieds on ne se sent plus en France et là ce ne sont pas quelques endroits par ci par là, c’est une constante.

    voilà c’est tout ce que j’avais a dire.

    amistad valencianas y andaluzas a todos !

     

    • #537457
      le 25/09/2013 par auteur
      Courrier des lecteurs

      Le bleuet, La deuxième partie de votre analyse est fausse ! Contrairement à ce que vous dites il y a bien une communauté espagnole en France même si elle n’est pas comparable à d’autres et qui se structure à travers les différents centres espagnols qui n’existent pas seulement dans le sud de la France mais un peu partout. Pour ma part, je peux en citer trois dans un rayon de 15 kilomètres autour de chez moi en Lorraine. Il est vrai que les espagnols sont moins communautaristes que certains mais il restent, y compris pour les plus jeunes assez attachés à leur culture d’origine et rien que le fait de supporter le Real ou le Barça est déjà un signe d’identification.


    • #537659
      le 25/09/2013 par le bleuet
      Courrier des lecteurs

      @ auteur

      ça dépend de ce que vous appelez "communauté", pour moi une réelle communauté c’est un groupe de gens qui maintiennent leurs traditions d’origine et leur langue malgré le temps et les générations d’implantation dans le nouveau pays !

      par exemple a Marseille, les arméniens (qui sont arrivés a la fin de la 1ere GM) sont une réelle communauté, ils ont leurs cercles, leurs réseaux et des liens avec leur pays d’origine alors ça fait quatre générations qu’ils sont implantés dans la cité phocéenne les espagnols qui sont arrivés en plus grand nombre a Marseille se sont totalement assimilés, aujourd’hui il n’y en a pratiquement plus un seul qui parle espagnol.

      Je reconnais que je connais très mal la partie nord de la France et donc j’ignore la configuration locale en Lorraine, mais j’ai parcouru tout le sud de la France et je le redis, il n’y a qu’a Toulouse, Bordeaux, Bayonne et Perpignan que les espagnols se sont constitués en communauté ethnique, partout ailleurs ils se sont assimilés.


  • #535249
    le 23/09/2013 par eg
    Courrier des lecteurs

    Il y a quand même des choses que cette lettre ne dit pas et qui pourtant existent.

    Par exemple le fait que beaucoup de personnes issues de l’immigration récente pratiquent massivement le regroupement familial, qui n’était pas autorisé il y a encore 40 ans, ce qui empêche un certain nombre de jeunes issus de l’immigration de s’intégrer par le mariage avec des françaises ou des français « de souche » ; les familles qui poussent les jeunes à épouser quelqu’un du bled et à le faire venir c’est quelque chose qu’on voit souvent.

    Il y a aussi la conjonction entre le fait que l’immigration maghrébine se poursuit, et la politique du logement social qui fait qu’un quartier peuplé d’immigrés, va sans arrêt être alimenté en nouveaux immigrés ce qui empêche l’intégration.

    Et la différence de religion quoiqu’on en dise qui fait qu’une union « mixte » peut toujours paraître plus compliquées.

    Le mariage, les alliances charnelles et les enfants qui en sont le fruit, sont la fusion qui a intégré les immigrés j’en suis persuadé. C’est ça qui manque et c’est impossible à rétablir par une politique vu que ça concerne la vie privée...

     

    • #535368
      le 23/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      Le regroupement familial a clairement eu des effet pervers sur l’assimilation des étrangers nés en France.
      Trop de monde de monde trop vite.


    • #535654
      le 23/09/2013 par damien
      Courrier des lecteurs

      Cela est vrai, en campagne bon nombre de français on pris pour épouse une pauvresse d’origine italienne ou espagnole, en bon catholique ...

      Chose qui ne se fait plus guerre du moins comme cela, par chute du sentiment religieux ou "d’incompatibilité religieuse".

      Quand à ta réflexion sur pas possible de toucher à la vie privée, j’en suis bien moins convaincu à la vue des dernier évènement :
      * mariage pour tous, interdiction de la fessée, propagande féminisante et j’en passe, puis en théorie pour rappel les enfants sont propriété de l’Etat on les confie aux parents pour un seul présupossé bon développement


  • #535255
    le 23/09/2013 par Vive l’Espagne
    Courrier des lecteurs

    Bonjour.Je ne pense pas que la Galice était misérable,c’est très fertile,et les galiciens sont des travailleurs courageux,et il y a la pêche en mer aussi.Ma mère était espagnole de Galice,elle est venue en France dans les années 1950 parce qu’elle était enceinte et célibataire,ça dans l’Espagne catholique de Franco Bahamonde,ça ne se faisait pas,elle est donc venue à Paris pour être libre,elle y a rencontré un parisien,français de souche ancienne,mon père,qu’elle a épousée en 1960.Je suis française.Ma soeur est retournée vivre en Espagne,elle a épousé un espagnol.J’aime la France et l’Espagne,j’aime spécialement les magnifiques côtes de Galice. Salut cordial.Béatrice

     

    • #535664
      le 23/09/2013 par damien
      Courrier des lecteurs

      « Je ne pense pas que la Galice était misérable,c’est très fertile »

      La Galice est un isolat celtique, refroidi par un courant d’air frais atlantique, relief découpé et accidenté ...
      C’est fertile mais accidenté : alors élevage extensif, exploit forestière.
      Le coté côte amène à la pèche.

      Pour gagner sa croute en tant qu’éleveur faut un sacré paquet de terrain, puis j’ai bien le sentiment que la guerre d’Espagne des années 30 est arrivé suite à une réforme agraire qui ne s’est pas faite.

      Alors il devait y avoir des super riche genre latifundiaire hidalgo et les autres vivotait.

      D’ailleurs c’est assez troublant que dans le monde hispanophone au sens large, beaucoup de problèmes viennent du mauvais partage de la terre ... Mais héritage de l’age d’or Espagnol qui pourri ...


    • #535752
      le 23/09/2013 par sid
      Courrier des lecteurs

      Apparemment, au temps de Franco, ils brulaient les embarcations des pêcheurs, pour mettre à mal l’économie locale, et cela à marché...


    • #536397
      le 24/09/2013 par Bobo
      Courrier des lecteurs

      J’ai été en Galice il y a 25 ans, avec un pote qui venait du coin. Excellent souvenir. C’est très vert, et pluvieux, comme en Bretagne. Accueil délirant, il n’y avait pas de touristes là-bas, on était invités partout, et des bringues invraissemblables...par contre, avec les nanas locales, rien à faire.
      Le vieux port de Vigo existe-t-il toujours ? J’ai entendu qu’il avait été rasé et complètement modernisé ?


  • #535284
    le 23/09/2013 par cirta
    Courrier des lecteurs

    Article interessant.
    L’auteur oublie de dire que l’integration a remplacé l’assimilation.,une des consequences du liberalisme et de l’individualisme à tout crin...En tant que pied noir,j’ai des ancêtres espagnols....Ils ont été assimilés Français...
    Derniere chose:j’ai eu un ancetre esclave dans les prisons d’Alger au XVIIIème siecle....Moi aussi je pourrai passer pour une victime...
    PS:Lopez et Larios comme Cerdan sont des sportifs pieds noirs celèbres d’origine espagnole
    issus des DOM d’Algerie.

     

    • #536001
      le 24/09/2013 par julio
      Courrier des lecteurs

      Le mythe de l’assimiliation de Zemmour c’est de la pensée réactionnaire.. on ne reviendra pas en arrière, avec le low-cost et skype l’assimiliation c’est fini.. impossible de se déconnecter du pays d’origine !


  • #535300
    le 23/09/2013 par Lucien
    Courrier des lecteurs

    Intégration/assimilation : sujets ô combien passionnants et difficiles à analyser voire impossible à cerner.
    On trouve des lignes de forces selon les périodes et la geopgraphie, selon les points forts et les contraintes que l’on attribue à telle ou telle population.

    Une certitude : ceux qui ont favorisé la Loi du regroupement familial durant les trente glorieuses en ont sous-estimé les conséquences pour les étrangers et pour les français.

    Aussi, je comprends le questionnement existentiel de l’auteur tout comme l’étonnement sceptique de certaines réponses.


  • #535384
    le 23/09/2013 par Para
    Courrier des lecteurs

    Moi meme etant Franco-Espagnol Je me sens plus Francais qu’autre chose.Je suis patriote,j’ai fait carriere dans un regiment d’Elite des paras et Je vote Front National.Biensur j’ai comme meme une place dans mon coeur pour l’Espagne et bien que mes grand parents aient fui le Franquisme moi Je suis plutot un pro Franquiste voir meme Falangiste et Catho integriste.Mais ma seule patrie c’est la France,ma culture est Francaise et J’aime la France plus que tout et Je souffre de voir ce que la France est en train de devenir.J’ai la nostalgie des filmes de Jean Gabin,bourvil et Louis de Funes (tien un autre Franco Espagnol bien integrer).

    Et surtout ne me confonder pas avec l’autre Catalan sioniste car Je suis anti sioniste et eternellement attacher a la France....quand meme !!

     

    • #536074
      le 24/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      Salut l’ami,
      l’auteur mets surtout en évidence que l’on s’intègre surtout par le travail et le statut social, choses plus difficile pour les dernières vagues d’immigration. Il y a un ancienne immigration kabyle sur Paris qui à su acheter des biens immobiliers au bon moment, des gens tout à fait intégrer d’ailleurs leur banquiers les saluent même par leur nom dans la rue. La camaraderie permettaient l’intégration aujourd’hui les tensions font croire autre chose. Un mariage kabyle traditionnel (j’ai eu la chance d’en voir plusieurs) n’a jamais été un signe de mauvaise intégration... aujourd’hui ça serais presque une accusation de "mauvaises moeurs".


    • #538872
      le 26/09/2013 par Cédric K
      Courrier des lecteurs

      Le franquisme c’est la droite des valeurs mais aussi la droite du travail....
      Les grands propriétaires et la finance étaient très favorisés par le régime,expliquant en partie la grande pauvreté d’une large portion de la population,des inegalites extrêmes.Le franquisme fut soutenu,financé et favorisé par le même type d’individu qui tiennent le haut du pavé aujourd’hui.
      Le franquisme c’est le népotisme et la corruption des élites, hypocrites en ce qui concerne les valeurs catholiques.

      Mais je ne serais pas binaire,en face les élites aussi étaient pourrie.Grace à Dieu j’ai eu une éducation très particulières.
      Mon grand père maternelle était un syndiqué socialiste, athé, qui s’est rapproché du CNT AIT au début de la guerre (à l’auteur : pas un bobo,je vous trouve réducteur sur les réfugiés politique espagnol).Un apprenti boulanger fils de paysan pauvre qui appris le métier d’assistant comptable grâce à des cours donnés par les syndicat puis, à son arrivée en France en 1939, garcon boucher et enfin jardinier.Il m’a apporté une vision du monde très anti capitaliste et un gout prononcé pour la lecture.
      Sa femme,une fervente catholique que je n’ai malheureusement pas connu,était employée de maison chez un haut fonctionnaire français au Maroc dans la zone sous protectorat français.Elle parlait espagnol,français,chleuh et un peu l’arabe du quotidien.Elle suit la famille qui l’emploi en France à la fin de la seconde guerre mondiale et rencontre mon grand pere. A la fin des années cinquante sa ferveur religieuse la pousse,dans le HLM où elle est gardienne avec son mari,à aider régulièrement les familles marocaines dans leurs démarches administratives grâce à sa maîtrise du berbère. Inscrit très tôt au catéchisme sans aucune opposition de mon grand pere,j’ai été élevé dans son souvenir par ma mere et les familles musulmanes qui l’avait connue et que j’ai beaucoup frequentées : celui d’une femme pieuse,sévère et très généreuse.

      C’est ma branche espagnole, si je puis dire,qui m’a fait concilier valeurs chrétiennes et valeurs "socialistes" (le mot est si galvaudé que je ne sait plus comment l’utiliser).Et aujourd’hui avec le recul de l’histoire je crois que l’on peut dire que franquiste comme "republicains" étaient sanguinaires et profondément anti populaire.

      Moi je suis né français et suis très attaché à mon pays,assumant toute son histoire.Le franquisme fut soumis à deux de ses pires ennemis : l’axe à son apogée puis l’otan (en passant par les alliés).


  • #535439
    le 23/09/2013 par SuperTOSS
    Courrier des lecteurs

    Etant moi-même issu de l’immigration non pas espagnole mais portugaise, lorsque mes grands-parents sont arrivés en France fin des années 60, puis suivis par leur famille quelques années plus tard, mes deux grands-mères travaillaient aussi. Dans le cas de l’immigration maghrebine, l’homme travaillait mais pas la femme, qui restait a la maison pour s’occuper des enfants.
    Ca fait un salaire de moins dans la famille et ça a sûrement joué un rôle dans mauvaise intégration des maghrebins aussi.

     

    • #536852
      le 24/09/2013 par anonyme
      Courrier des lecteurs

      le patronat a encouragé le travail des femmes, ça permet de baisser le pouvoir d’achat des salaires ! à partir du moment où un ménage compte sur deux salaires pour survivre ! Avant quand il fallait que l’homme travaille seul pour nourrir sa famille, les salaires avaient interêts à être plus élevés, et si la chose avait duré, auraient du vachement augmenter. Mais avec la concurrence des femmes, les gens acceptent plus facilement des bas salaires. Tout benef pour le patronat.
      (sans compter que les femmes au foyer faisaient elles-mêmes leurs confitures, et un marché de plus ! leurs robes, deux marchés ! etc)


  • #535494
    le 23/09/2013 par Paul82
    Courrier des lecteurs

    Intéressant. Ce serait bien d’avoir des enquêtes de ce type pour d’autres immigrés : Portugais, Italiens, Belges... Maghrébins, etc. Ca nous changerait de certains discours stéréotypés, quand ce n’est pas le mensonge....


  • #535683
    le 23/09/2013 par La lumière
    Courrier des lecteurs

    Autre points a noter et pas des moindre.... Je suis issu de l’immigration portugaise et en faisant des recherches sur mes origines, j’ai découvert que mon nom de famille était d’origines juives. Je m’explique, après l’inquisition au Portugal, la communauté juive a du se convertir de gre ou de force à la chrétienté et on du prendre des noms plus portugais "assimilation" (tiens donc). Et ils ont donc soit pris un nom repris de leur parrain chrétien ... Soit ils ont pris des noms d’animaux ou d’arbres.
    J’en suis encore sur le cu, même mes parents et grand parents ne le savait pas.
    A méditer

     

    • #535999
      le 24/09/2013 par julio
      Courrier des lecteurs

      Cette théorie est invalidée par l’étude démographique, il y a beaucoup plus de portugais aux noms d’arbres et d’animaux qu’il n’y a jamais eu de juifs au Portugal.. en effet ces derniers ont toujours été une communauté minoritaire. Ca n’est pas parce que certains juifs ont pris des noms d’arbre que toutes les personnes aux noms d’arbres sont d’origine juive.

      Tree names are very common locative surnames - Oliveira (olive tree), Carvalho (oak tree), Salgueiro (willow), Pinheiro (pine tree), Pereira (pear tree), Moreira (from amoreira, i.e. mullberry tree), Macieira (apple tree), Figueira (fig tree). These are not old Jewish-Portuguese surnames, as explained below, although this myth is often repeated.
      Source http://en.wikipedia.org/wiki/Portug...


    • #536060
      le 24/09/2013 par yacsam
      Courrier des lecteurs

      Il n y a rien d’étonnant à cela, la Chrétienté et la descendante historique du Judaïsme, la plus par des patronyme de "ceux qui ont suivis Jésus" (Paix et bénédiction de Dieu sur lui) trouvent leurs origines chez les enfants d’Israël sans qu’il n y ait forcément un liens de sang avec un certain peuple élue... c’est d’ailleurs la même chose chez les Musulmans


    • #536080
      le 24/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      La probabilité d’avoir une ascendance (voir un descendance...) sont tout simplement énorme. On s’en fout, la shoahnanas la colline de fumier de Sion, la roublardise c’est pas ethnique, pas raciale... c’est ce qu’essayaient de faire croire les sionnards pour s’assurer des bataillons d’esclaves soumis à l’argent, aux puissants de ce monde, boire à la pissotière des aranaqueurs.


    • #537085
      le 25/09/2013 par kèssequecèkecetruc
      Courrier des lecteurs

      @julio
      Les juifs talmudiques étaient minoritaires. Sinon les premières vagues d’immigration, cinq siècles avant JC sont essentiellement sémites (phéniciens, galiléens), etc. Plus tard, se sont des migrants de l’atlas, les maures, pour bcp des juifs et chrétiens arianistes (et non pas musulmans. ils se sont islamisé et arabisé plus tard). Avant il y avait les celtes, et puis sont venus les vagues migratoires du nord de l’europe.
      Il faut bien voir que sans les juifs et musulmans, le Portugal n’aurait ni l’argent, ni les connaissances pour réaliser le projet maritime qui fait la grandeur de l’histoire de ce (mon) pays.

      Au XVI siècle, on cherchait la tribu de Ruben au Portugal. (voir les dix tribus perdues d’Israel)

      @ la lumière
      t’inquiète pas pour le sang qui coule dans tes veines. La majorité des juifs du Portugal ont reconnu le Christ comme messie, avaient des terres et les travaillaient de leur mains, arrosées à la sueur de leur front. Ils se sont mélangés et donc assimillés. Les plus fondamentalistes (et aussi les plus riches ) sont partis en Hollande, la suite tu connait si tu écoute David Ducke.

      Mais ce n’est pas le sang juif qui empêche d’aimer son prochain...

      merci au professeur franco-espagnol pour cet article


    • #537611
      le 25/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      Les jeunes portugais doivent s’interroger sur les circonstances de la Révolution des œillets - un coup d’Etat mondialiste en réalité. Ils y trouveraient de nombreuses correspondances avec l’histoire contemporaine de France, notamment en matière de politique économique, de souveraineté et de développement. Ils y découvriraient à quel point la vitalité portugaise a été castrée puis soumise aux ploutocrates libéraux et aux banquiers socialistes. Le résultat est à la vue de tous.
      C’est bien plus motivant que l’étude de l’étymologie patronymique ou l’épopée maritime. En se ré-informant ils peuvent ainsi acquérir la substance pour établir leur propre critique des projets mondialistes et maçonniques qui dirigent le Portugal vers une dilution au sein d’une entité ibérique, à leur insu.


  • #535731
    le 23/09/2013 par Lemaitredeguerre
    Courrier des lecteurs

    Sujet et témoignage très intéressants, qui concerne finalement énormément de monde en France. Je suis moi-même d’origine italienne du côté de mon père, tout comme la grande majorité de mes amis d’enfance, qui ont un ou plusieurs grand-parent d’origine italienne, venus dans le sud-ouest dans les années 1930. Et je me suis toujours senti 100% français, tout comme mon père, 6ème de 8 enfants et premier à être né en France. Je ne l’ai jamais entendu prononcer un mot d’italien (qu’il doit pourtant baragouiner) et je peux dire la même chose de ses frères et sœurs aînés. Ce qui ne les empêche pas d’être fiers de leurs origines, mais sans pour autant chercher à se revendiquer d’une nation ou d’un peuple avec lequel ils n’avaient finalement plus aucune attache.
    La moindre facilité de voyager à l’époque devait aussi y être pour quelque chose. Le déracinement était définitif. Les immigrés des années 1960 à nos jours ont quant à eux toujours maintenu le lien avec le pays d’origine, grâce au téléphone, puis aux vacances annuelles au bled/pueblo. Cela donne souvent des individus doublement déracinés, considérés comme des étrangers à la fois en France et dans leur pays d’origine.
    Malgré tout, je n’arrive toujours pas à comprendre comment après 3 et parfois 4 générations, des descendants d’immigrés puissent se considérer encore comme portugais, algériens, etc. avant d’être français. Au bout d’un moment il faut choisir, ou partir.

     

    • #537421
      le 25/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      c’est un peu comme un parisien à marseilles...


    • #537487
      le 25/09/2013 par Andromaque
      Courrier des lecteurs

      Même schéma que vous : mes deux grand-parents maternels étaient des immigrés italiens des années 30, je ne les ai jamais entendu parler italien ni même évoquer leur pays d’origine, leurs prénoms francisés immédiatement, etc, 3ème cycle universitaire pour leurs quatre enfants sans aides sociales, ni aides à l’insertion ou autres trucs en bois....Mon grand-père est mort en laissant un patrimoine immobilier conséquent (premier job : ouvrier agricole à 14 ans).


    • #537774
      le 25/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      "Malgré tout, je n’arrive toujours pas à comprendre comment après 3 et parfois 4 générations, des descendants d’immigrés puissent se considérer encore comme portugais, algériens, etc. avant d’être français. Au bout d’un moment il faut choisir, ou partir." par Lemaitredeguerre ----

      C’est pour cette raison qu’on ne peut pas nier les différences entre migrants selon le pays d’origine et le moment de migration.
      Sauf erreur, les migrants italiens en France furent nombreux à s’installer pour combler des besoins du secteur agricole immédiatement après guerre. Ils vivaient donc en campagne (pas aglutinés en cités-ghettos-urbaines), leurs enfants ont suivi une scolarité initiale à l’époque où être maître d’école voulait dire Respect, le pays était ordonné et en croissance, l’ascenseur social fonctionnait a plein régime grâce au plein emploi. D’autres part leur pays d’origine n’était pas dans une logique de maintien du lien comme c’est notamment le cas aujourd’hui avec les portugais pour qui un jargon a même été inventé (lusodescendant). Bref, c’était une autre époque pour les italiens.
      Sans remettre en cause l’attachement prioritaire au pays d’accueil, remarque toutefois que l’attachement des générations postérieures aux origines familiales est très marqué chez les italiens ayant migré dans plusieurs pays d’Amerique du Nord et du Sud. On retrouve la même chose avec les Grecs en Australie et aux États-Unis. Pareil pour les Polonais. Cet état d’esprit est très similaire à celui que tu observais chez les portugais, algériens, etc. Pourtant, dans ces "nouvaux" pays ça ne choque personne (enfin disons que tout le monde comprend un attachement postérieur au pays du grand père) alors qu’en France, on peut dire que ça surprend et bien souvent c’est tabou chez les autochtones ou les déjà assimilés - ce qui n’aide pas l’assimilation des nouveaux venus. Ce sentiment de surprise est important à cerner et à comprendre pour aider à résoudre les malentendus. C’est peut être lié aux Lois de naturalisation de masse qui a fait abstraction du sentiment d’appartenance communautaire des populations concernées. Il manque des travaux et une véritable connaissance nationale de la question. En tout cas E&R est dans le vrai là dessus.


  • #535886
    le 24/09/2013 par Pierre Lagaillarde et son orchestre
    Courrier des lecteurs

    et Garcimore ? :|


  • #536043
    le 24/09/2013 par quennellyonnais
    Courrier des lecteurs

    Bonjour et merci pour le travail que vous accomplissez,tous autant que vous êtes.Je suis également d’origine espagnol (père andalou) et italienne et francaise (grand mère de venise et grand père du poitou combattant le nazisme pendant la guerre) Par conséquent je me sens donc Francais ,je suis née ici dans les années 80 ,et en tant qu’être humain interresser a l’histoire de l’humanité dont je fais parti,et pas pour rien pour sur,je ne renierais jamais mes origines qui malheureusement ne remonte pas plus loin que quelque générations,j’aurais évidemment apprécier en savoir d’avantages,hélas avec les guerres ont laisse tous sur place et même son passé,on oubli ses ancêtres et on grandi dans l’ignorance,avec le vice la bêtise le mal comme nouveau repère.Craignez dieu pas le diable.Merci a vous encore,bon courage mes frères et soeurs ,respectueuses salutations.VIVE la FRANCE . LYON quennelliers


  • #536101
    le 24/09/2013 par Grindsel Tirédunevi
    Courrier des lecteurs

    Moi même franco-grolandais, j’ai dû faire beaucoup d’efforts pour réussir dans la vie et devenir maçon, et ne pas finir prof comme les autres, ou avocat...

     

    • #537321
      le 25/09/2013 par DY
      Courrier des lecteurs

      Comment ?
      en tant que franco-grolandais, vous n’êtes même pas passer à la postérité ! on ne vous connait pas dans les émissions de télé et autre milieux intélectuellement élitiste ? mais pourtant, la frangrolande est un pays où le citoyen est quelqu’un d’unique et d’indispensable pour son milieu d’élite sinon il n’est rien ;)


  • #536236
    le 24/09/2013 par michel
    Courrier des lecteurs

    Y a quand même des choses bizarres dans ce témoignage,
    une personne d’origine espagnole galère à devenir prof d’Espagnol ?
    Peut-il émaner d’un tel galérien un puissant logos ?

    « Je suis un jeune professeur d’espagnol contractuel dans l’Éducation nationale et je me suis intéressé à l’histoire de l’immigration espagnole en France. Issu moi-même de cette immigration, j’avais un double intérêt à faire des recherches sur ce sujet. »

    « Pourtant j’ai personnellement dû me battre plus que les autres, en tout cas autant qu’un Maghrébin, pour faire autre chose que du travail à l’usine, de la maçonnerie ou devenir voleur ou dealer. »

    Puis les clichés qui mélange des torchons et des serviettes : voleur ou l’usine.
    Pleurniche dans le "autant" ? A priori la pleurniche est légitime dans le Cantal ...

    Objectivement, tu gagneras plus de roros à travailler dans certaines usines ou dans le bâtiment qu’en jeune prof surtout si contractuel. Le seul hic, c’est qu’il faut bosser et du résultat, sinon la sanction est rapide.

    J’ai vu un "voisin", un jeune débarqué d’Algérie sans papiers dans les années 2000, qui avait des difficultés avec le français, à qui j’ai expliqué des trucs sur sa fiche de paie. Il tapait à 2200-2400 euros dans la peinture, avec heures supps, peut-être des déplacements (pb de mémoire de ma part) !
    Un prof pas contractuel commence à 1700 1800 ... bon comme dit Dieudo "nous aussi on veux les 35 heures".

    Bon ok sa jeunesse et ses pensées Républicaines transpirent, je pardonne :
    * croyance en la méritocratie qui n’a plus lieu ou au mieux qui chancelle
    * travail intellectuel plus que manuel
    * porpagande Républicaine
    ...

     

    • #537416
      le 25/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      Sens de l’appartenance à une communauté ? Sens du partage ? Sens de la méritocratie ? Sens du partage du savoir ? L’espoir dans les générations futures ? Il explique simplement que passer son CAPES et obtenir SA place demande beaucoup de sueur (stress sociale)... mais pas la même sueur que celle d’un marathon, ou de porter des sacs de ciment sur un chantier. À croire que si le mec ne se sent pas être sur terre pour repeindre les villas des nantis il a forcement tout faux ? j’aimerais tant que les gens pleurent plus sur le sort et la place que la société marchande leur réserve. Dès qu’on se plaint c’est forcément une histoire de pognon ? Le mec veut juste ENSEIGNER sans le caractère imminament précaire de l’exercice...


    • #539422
      le 26/09/2013 par michel
      Courrier des lecteurs

      Tu as raison, je me suis aussi un peu emporté :

      Ta remarque me fait penser à ce poignant témoignage d’un ancien jeune ajusteur chez Peugeot AVOIR :
      http://www.dailymotion.com/video/xh...

      On est tous un peu des rats de laboratoire de cette matrice et on gueulent sur ses coups de pics.

      Y a de ceux qui s’énervent à cause de la "chaîne" et sont dans le vrai.
      Et ceux qui se plaignent mais qui défendent les idées pavés de bonne intentions de cette matrice Ripublicaine.

      ps : Peugeot un grand défenseur de l’immigration à son époque, pas par humanisme mais pour grossir ses usines.


    • #541020
      le 28/09/2013 par TPM
      Courrier des lecteurs

      Je suis moi même d’origine espagnole, et pourtant, je n’ai qu’un niveau scolaire en dans cette langue. Je vous invite même à observer les jeunes que notre chère gôôôche (anti)raciste appelle "immigrés de troisième génération" ; l’écrasante majorité ne parle pas un mot de la langue de leurs ancêtres. Il n’y a aucun lien entre l’origine linguistique et la langue maîtrisée par les individus.
      De plus, contrairement aux apparences, les concours de l’enseignement des CAPES-langue ne demandent pas une maîtrise parfaite de la langue en question, mais une maîtrise de la didactique de celle-ci. En d’autres termes, on ne cherche pas un bilingue mais quelqu’un qui maîtrise l’orthographe, la grammaire, et la syntaxe, et qui sait la (ou les) transmettre de façon juste et précise. Ce que peu de Français, moi le premier, savent faire avec leur propre langue.
      Cela explique d’ailleurs le fait que très peu d’entre-nous ont eu la chance d’avoir un enseignant Espagnol en cours de langue espagnole.
      Pour finir, sans trop entrer dans les détails, le "système" d’accès au statut "d’enseignant", et donc de fonctionnaire, a radicalement changé. Il a toujours existé des enseignants de remplacement, il en existe toujours d’ailleurs, mais ceux-ci étaient tous des fonctionnaires. Les contractuels n’en sont pas, ils n’ont "qu’une" (avec de gros guillemets !) licence ou maîtrise universitaire de la matière qu’ils enseignent. Ils sont donc moins payés, moins reconnus, avec des conditions de travail extrêmement difficile par ailleurs, étant constamment en train de changer de lieu de travail, de classe et donc de niveau. Allez préparer un cours quand on vous apprends le dimanche ou vous devez enseigner le lundi.
      En conclusion, oui, quelque soit le niveau intellectuel ou social, l’origine linguistique de la personne concernée, il est de plus en plus difficile de nos jours de devenir enseignant titulaire, qui plus est dans des matières telles que l’Histoire-Géographie, les Langues, les Arts, qui sont en passe de devenir des options, ou qui le sont déjà pour certaines dépassé un certain niveau (l’Histoire-Géographie en Terminale générale par exemple.)


    • #541429
      le 28/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      Je ne sais pas pourquoi le documentaire sur l’ouvrier à l’usine à débuté en plein milieu, c’était passionnant dès les premières minutes... j’ai regardé 10 minutes puis je n’en pouvais plus. Merci pour le lien je ne me doutais pas, pas autant, je crois ; enfin de compte, je ne sais plus totalement ce que je croyais.
      J’ai pas le moral pour voir ça ce soir, j’espère que je n’oublierais pas d’y revenir ; peut être que j’ai peur que les images me hante ?


  • #536577
    le 24/09/2013 par maryam
    Courrier des lecteurs

    Bonjour Monsieur le Professeur,

    Moi, je vous aime bien ;j’ai pas fais mes études sur l’immigration des européens du sud ; mais, de toute façon, aujourd’hui, on est pareil ; tout le monde est dans le même sac ; la crise touche tous les secteurs et toutes les csp ; c’est en tous cas mon point de vue ; les ouvriers, les bourgeois, ça a existé à une époque, mais ça n’existe plus ; là encore, c’est mon point de vue ;

    je t’embrasse très fort,

    maryam


  • #536837
    le 24/09/2013 par anonyme
    Courrier des lecteurs

    "prétendre que la France avait intégré les Polonais, les Italiens, les Espagnols et qu’elle avait un problème avec les autres. " effectivement elle a eu un problème d’abord avec les belges, dont un journal de Roubaix à la fin du XIXème siècle disait qu’ils étaient des "barbares inassimilables", d’ailleurs on les a mis à plusieurs reprises dans des trains charters (il n’y avait pas d’avion à l’époque) pour les renvoyer chez eux. Et il parait que tout ce qu’il y avait de délinquance dans le quartier de Wazemmes à Lille était du aux flamands.
    Elle a eu aussi des problèmes avec les bas-bretons, qui envahissaient la ville de Nantes, même que les nantais étaient pas contents du tout, qu’il paraît que les paysans bretons qui venaient chercher du travail à Nantes étaient sales incultes violents, et prenaient le travail des nantais.
    Il paraît qu’elle a eu un problème avec les polonais aussi, elle les a d’ailleurs chassés vers à un moment dans les années 30 (vous savez Antoine de Saint-Exupéry s’est même retrouvé une fois dans un tain face à une de ces familles expulsées de france, c’est là qu’il a écrit "c’est Mozart qu’on assassine".
    Bon, comme disait Emile Bréhier "l’histoire est une rande libératrice" on ne l’étudie pas assez.


  • #537127
    le 25/09/2013 par navarro
    Courrier des lecteurs

    Article interresant etant moi même petit fils et arriere petit fils d’immigrés espagnoles, dans ma famille l’attachement a l’Espagne ou la france fut surtout un cheminement personnel mon arriéré grand père a toujours regretté d’avoir quitté l’Espagne et y serais revenus si Franco avais perdu la guerre tandis que mon grand pere, qui a pourtant epousé une espagnole se sentait français et en etait trés fiers ! Mon pere quand a lui a eu le syndrome du fils d’immigrés née dans le pays d’arrivée et a toujours été bien plus fasciné par l’Espagne que par la France alors qu’il n’y a jamais vécu...


  • #537310
    le 25/09/2013 par Christian Benzouzan
    Courrier des lecteurs

    Ce qui est à retenir, c’est la France et son peuple comme terre d’accueil de millions de miséreux depuis 150 ans et le discours raciste des associations anit-racistes envers les Français.
    Les vagues de Roms actuelles sont la quintessence de l’immigration qui s’est toujours faite sur le dos des autochtones et pour ceux qui ont réussi intellectuellement à s’intégrer et aimer un pays choisi par défaut, une réussite méritée.


  • #537320
    le 25/09/2013 par FRG
    Courrier des lecteurs

    Monsieur le professeur,

    Tout d’abord, saluer votre article qui me paraît être une interessante étude sociologique. Du moins nous sommes d’accord sur le fait qu’effectivement, au sein de l’immigration espagnole, il n’y avait pas une grande harmonie. Ce qui comme vous le remarquez, relève du fossé riches/pauvres, instruits/non instruits, émigrés politiques /économiques...Et bien, il est clair que l’on ne conçoit pas de la même façon la participation à la vie de la cité si l’on est issus de milieux différents.
    Issu, comme vous (je crois), de l’immigration économique des années 60/70 et ayant plusieurs membres de ma famille qui ont aussi vécu cette aventure douloureuse de l’immigration (ceux-là retournés au pays au bout de quelques années), je comprends bien votre point de vue.
    Même si, quand vous dites "Ils vivaient dans des bidonvilles, étaient analphabètes et vivaient souvent du vol et de la contrebande. Beaucoup d’entre eux étaient des Gitans ou des paysans indigents."...Je vous trouve caricatural. Je ne nie pas, car l’immigration c’est aussi souvent la survie, mais cette phrase doit être nuancée. Effectivement, dans l’immigration économique, la plupart étaient analphabètes, ou des paysans indigents, mais dire qu’ils vivaient du vol ou de la contrebande...Vous y allez ! Sur les gitans...Je ne suis pas non plus convaincu..
    Enfin, le fait es que je connais le milieu de l’immigration économique espagnole, et issu de celui-ci j’aimerais vous faire remarquer que nous ne sommes pas tous devenus maçons ou vendeuses de vêtements.
    Mon sentiment est plutôt que nos parents, s’acharnant au travail pour se hisser vers le haut et donner à leurs enfants la possibilité d’études supérieures, ont aussi contribué au développement de la France.
    Je passe sur les "assimilation", "intégration", ça m’enmerde (pardon) et nous en avons tous bouffé à cause de SOS racisme.
    Quand vous dites que "nous" aussi nous avons eu des difficultés à participer et à progresser socialement dans la vie française, je suis d’accord avec vous. Moi même je vous écrit depuis l’Espagne où je vis depuis 12 ans.
    Ce qui d’ailleurs confirme votre théorie, si j’ai bien compris : "intégration" n’est pas en rapport avec l’origine ethnique de chacun, mais bien le résultat de la confrontation des strates sociales. Mon père, arrivé à 17 ans à Hendaye pour le contrôle médical d’entrée sur le territoire, avec à peine des bribes d’éducation...N’a rien à voir avec Arrabal, ou Semprun...

     

    • #537480
      le 25/09/2013 par auteur
      Courrier des lecteurs

      Je vous remercie pour votre témoignage et en effet vous avez bien compris mon propos. En ce qui concerne le type de population (et ceci est vrai pour les portugais et les maghrébins aussi) je ne généralise pas évidemment c’est pour cela que je dis que" beaucoup d’entre eux" ou "la plupart" mais pas tous vivaient du vol ou de la contreabande. Il est vrai que certains arrivaient à s’en sortir sans passer par là mais il faut imaginer le niveau de misère sociale et même de famine de ces années là dans certaines régions de l’Espagne, propice au pillage et au bandolerismo. On pouvait trouver la même situation dans le sud de l’Italie et cela permettait à la maffia de recruter chez les plus pauvres des gens prêt à tout pour survivre. C’est pour vous dire que dèjà dans leur propre pays d’origine les immigrés étaient souvent considérés comme de la racaille. Quant aux gitans, il y a bien eu parmi les immigrés des gitans espagnols dont beaucoup se sont installés à Marseille. Le chanteur Sébastien El Chato, père de la musique « gipsy » en France, en est d’ailleurs issu.


    • #537481
      le 25/09/2013 par FRG
      Courrier des lecteurs

      P.S. : En complément, j’aimerais ajouter que la situation me semble la même pour l’émigration qui n’est pas espagnole.
      Le combat est bien ceux d’en bas contre ceux d’en haut.
      Restons donc éveillés : y mélanger l’ethnie, la religion, les habitudes etc...Ce n’est que creuser notre propre fossé.
      Effectivement, la composante religieuse peut créer des différences, des points de conflit...Mais ce sont des choses qui trouvent solution entre gens de bonne volonté, de part et d’autre. Le problème restant de ne pas se faire instrumentaliser, d’user ou d’abuser d’une circonstance religieuse à son profit, victimiser etc...

      Tout le monde a en tête qu’entre un ouvrier français "de souche", un ouvrier espagnol et un ouvrier marocain...Il y a bien plus de points communs entre eux qu’avec un émir du Qatar, un bobo-gaucho-traître espagnol et Mr. Peugeot (par exemple, qui les emploie tous d’ailleurs...les ouveriers ! lol)

      Et oui, on peut avoir des dissenssions entre ces ouvriers parce que Jean Claude n’aime pas voir Pedro gueuler trop fort quand il gagne la coupe du monde ; ou Pedro à qui ça choque de voir Mme Fatima avec un voile ; ou Mohamed qui trouve que Jean Claude va trop au bistrot...
      Et alors ? Et bien oui, la vie en communauté...On se tire dans les pattes avec le voisin parce que c’est plus facile. Le problème essentiel étant que Jean Claude, Mme Fatima et Pedro sont tous d’accord sur le fait qu’une bande d’enculés les font bosser comme des chiens, pour un salaire de merde, qu’il n’y a que de la poubelle à la télé et que le type de la météo se trompe tout le temps.

      Alors bon, restons groupir ! Comme dirait Dieudonné. On verra après pour les soit disant "nuisances"...Salut à tous et mercia à égalité et réconciliation pour faire le boulot. Clin d’oeuil à Dieudonné et tous les autres dissidents. Et merci au prof. d’espagnol pour cet article.

      Adiós, amigos,
      F.


  • #537528
    le 25/09/2013 par auteur
    Courrier des lecteurs

    En tant qu’auteur de ce courrier, je tiens à réagir à certaines commentaires et apporter des précisions :

    Beaucoup de commentaires évoquent l’aspect religieux et le fait que les espagnols appartiennent à la grande famille Indo-Européenne. C’est vrai en partie mais ça n’a aucune incidence sur leur intégration.

    Tout d’abord, l’argument de la religion est un faux argument. Dejà dans les années 60, on se souciait peu de qui était catholique ou musulman. Ce qui intéresssait le patronat en France c’était d’abord la main d’oeuvre bon marché ! Ensuite les musulmans ne sont pas venus avec des corans, des mosquées ou des imams dans leurs bagages.Tout cela est en réalité très récent est dû au repli communautaire et à l’islamisation dans les années 90 et 2000. Sur cette question j’invite à lire Petit frère d’Eric Zemmour qui montre très bien ce processus.La religion chrétienne étant en crise en France depuis les années 60, elle n’a pas permis aux immigrés d’Europe du Sud de s’identifier par ce biais.

    Quant à l’appartenance de l’Espagne à l’Europe, je suis radicalement opposé à cette conception d’identité unique européenne qui, à mon avis, va dans le sens du système mondialiste et encourage le conflit de civilisation. Il va sans dire qu’un Andalou n’a rien en commun et sur aucun plan avec un Lapon. Cependant, même entre la France et l’Espagne, il y a un fossé culturel non négligeable et peu d’interactions historiques contrairement à ce qui a été dit dans certains commentaires. La France et l’Espagne ont surtout passé leur temps à se quereller et le peuple espagnol au XIXeme siècle s’était mis à détester la France suite à l’invasion des troupes de Napoléon. Au contraire, la francophilie se manifestait au sein de la bourgeoisie espagnole où il était bien vu de savoir parler français. Par contre, certaines expressions populaires montrent le mépris populaire de la France : despedirse a la francesa qui serait l’équivalent idiomatique de filer à l’anglaise ! Aujourd’hui ces anciennes rancoeurs se manifestent encore dans la rivalité sportive entre les deux pays.

    Si je fais ce travail ce n’est pas pour faire de la « pleurniche » antiraciste mais l’enjeu est justement de pouvoir dépasser les différences entre communautés et sortir de la concurrence victimaire.


  • #537554
    le 25/09/2013 par auteur
    Courrier des lecteurs

    Pour conclure sur le but de ce travail, il est de contrer l’ethnicisation systématique du rapport à l’immigration et de considérer aussi et surtout l’aspect générationnel.

    Je remercie les commentaires en forme de témoignages de personnes qui contribuent à prouver que j’ai raison (y compris les détracteurs) car ils tendent à prouver en général que l’attachement à la France n’est pas le même selon qu’on est d’immigration récente ou plus ancienne.

    J’ai lu la proposition de quelqu’un de faire le même travail sur les autres communautés. Pourquoi pas si ça peut apporter quelquechose. Pour ma part je ne le ferais pas. Je préfère laisser cela à ceux qui seraient plus légitimes pour le faire.

    J’embrasse maryam pour son message bien sympathique ! (J’ai presque l’impression de la connaître).

    Salutations,

    P.B.

     

    • #537854
      le 25/09/2013 par PV
      Courrier des lecteurs

      PB, désolé mais vous vous trompez sur les revendications religieuses. Vous avez raison de rappeler que, depuis les années 1960, la France se foutait de la religion. Or, c’est justement parce-que les magrébins constituaient une immigration à forte imprégnation religieuse que les difficultés d’intégration se voient. Qui plus est, une religion contre laquelle la chrétienté s’est battue pendant des siècles.
      Or, dès les années 70/80 et contrairement à ce que vous affirmez, ces immigrés (certains de ces immigrés, ok), exigeaient qu’il n’y ait pas porc à la cantine. Que l’on ne fête plus Noël. Que Notre-Dame de Garde à Marseille devienne une mosquée (même Deferre, le maire de l’époque, s’en plaignait). Il y a donc une dimension « conquérante » qu’il est peu honnête d’occulter et qui n’existait pas chez les autres immigrants, notamment d’Europe.
      Autre chose (et c’est lié) : les immigrants espagnols, polonais, portugais, italiens, etc., donnaient des prénoms français à leurs enfants. Les immigrants asiatiques actuels font également ainsi, dans leur majorité. Les immigrants magrébins, y compris de 4e génération, continuent à donner des prénoms arabes à leurs enfants, alors qu’ils savent eux-mêmes, pour en souffrir, à quel point c’est un handicap ! Ce sont bien eux qui s’excluent.
      Votre théorie est donc intéressante, mais elle repose sur des éléments que les faits contredisent…


  • #538281
    le 26/09/2013 par bobforrester
    Courrier des lecteurs

    bonjour

    Un peu court ! je connais parfaitement une part importante de l’immigration du Sud issue d’un pays que je nommerai pas et où je vis en partie depuis 11 ans . 75% de la population illettrée. Pays musulman où on appelle à tuer les homosexuels du haut de la mosquée principale. Pays où le racisme anti blanc anti français est institutionnalisé et inculqué aux élèves dès le collège et qui est matérialisé dans au moins à ma connaissance un livre largement lu à ce niveau.
    La population est sous l influence des religieux et de croyances extravagantes qu elle importe chez nous dans les valises de l immigration. Population complètement déstructurée en Europe mais qui fonctionne correctement dans le pays d origine où la famille élargie joue un rôle de contrôle capital sur l éducation de la jeunesse. Population habituée à l absence de discipline sociale qui ignore nos codes de vie en commun ( interprétés comme racistes à son égard !!!) , habituée à la corruption au marchandage et au non respect de la loi . Où "l homme blanc" est toujours en tort dans les conflits. La police donnant instruction à l automobiliste européen de se réfugier vite fait au commissariat de police en cas d accident qq soit sa responsabilité sous peine d être découpé en tranches !Mais je peux même élargir ce cas précis à un pays asiatique qui n est pas le Vietnam, où on conseille aux étrangers de ne jamais s occuper d une victime d’un accident sous peine de porter la responsabilité de sa mort le cas échéant, avec les conséquences qu on devine ! Je continue ? Non j en remplirais des pages qui ne feraient que renforcer cette idée qu on ne peut pas en France absorber des masses de ces populations complètement étrangères à notre civilisation. Il dit en avoir bavé ce type ? mais croit il que c était facile pour un provincial de s intégrer à la vie parisienne , bien français cependant dans les années 50 ? La structure familiale a joué à ce moment là un rôle bien plus important que l adaptation linguistique, foi de déraciné issu de pauvres parmi les pauvres ... français !


  • #538301
    le 26/09/2013 par El torero
    Courrier des lecteurs

    Issu moi aussi de la dernière vague d’immigration d’espagnols je ne te rejoins pas tout à fait sur le faible taux de réussite sociale des enfants nés en France de parents étant arrivés à cette époque. Nous sommes quatre à être issus de parents aillant un niveau d’instruction rudimentaire et pourtant sommes tous intégrés, avec de bons niveaux d’études (de bac , à bac +8). Aucune délinquance dans ma famille et aucun problème d’addiction. Tu as peut être raison et je fais peut-être aussi partie des exceptions dans cette génération mais bon, j’aimerais connaitre les sources qui te permettent de dire que cette génération à engendré une écrasante majorité de femmes de ménage et de maçons...ça ne correspond pas à la réalité que je connais...
    Pour moi, le soucis qui se pose avec l’intégration des Français d’origine maghrébine est un problème d’urbanisme tout bête et de répartition dans la population. Je compte plusieurs amis parmi cette minorité et tous sont remarquablement intégrés et fidèles à la France (plusieurs militaires, mais aussi boulangers, cadres, employés, personnels éducatifs etc...), le point commun entre eux : avoir grandi dans des zones pavillonnaires de banlieue à dominante de population Française caucasienne "autochtone", où alors carrément dans des petites bourgades de province, là aussi loin de tout ghetto ethnique...Cela dit, merci pour ton article qui donne un bon aperçu de la diversité des vagues migratoires en provenance d’Espagne et qui à le mérite de bien montrer que les fils de nantis s’intègrent mieux que les fils de parias et que toutes les époques ne se valent pas en terme de capacité d’intégration. J’ajouterai que j’étais , comme la plupart de ceux de ma génération , totalement intoxiqué par l’idéologie sos-racisme ( sauver le racisme) /gauchisme bobo/ revolté du dimanche et que c’est la lecture de Soral, le site ER et des gens comme Dieudonné, Collon, où Meyssan, qui m’ont permis d’ouvrir les yeux ; Ils m’ont permis d’enfin comprendre ce que je suis : un patriote Français et un patriote Espagnol, un homme indéfectiblement attaché à la défense de ces deux nations et amoureux de ces deux cultures que menace l’une et l’autre la "glorieuse civilisation néolibérale mondialiste". Bien à toi et aux gens d’ER.

     

    • #538617
      le 26/09/2013 par Lucien
      Courrier des lecteurs

      D’accord sur tout. L’urbanisme est le facteur déterminant (mais non suffisant) pour favoriser une assimilation positive et respectueuse des deux cotés.
      Toutefois j’ai des doutes sur la double "allégeance" patriotique. On ne peut pas aimer deux femmes en même temps. L’une des deux doit avoir l’exclusivité : ça peut être l’ancienne ou la nouvelle - l’essentiel étant d’être clair là dessus en soi et autant que possible avec les autres. Chacun fait son cheminement mais il est vraiment fondamental de décider, disons, une "allégeance" pour la préférée et une "sensiblité" pour la seconde - ce qui n’est pas la même chose.
      Pourquoi ? Et bien d’abord se situer au sein de la communauté accueillante et pour rompre avec la situation d’incertitude qui a pu donner lieu à l’exil de ton ancêtre.
      Les Lois de naturalisation massives n’ont pas incité les gens à travailler ces questions.


    • #541444
      le 28/09/2013 par Moi, Peter Sellers
      Courrier des lecteurs

      L’amour peut être le lieu de beau paradoxe... comme un enfant orphelin élevé par une mère nourricière et redécouvrant un jour sa mère biologique... Peut être pas si fréquent que ça, et peut être pas si souvent que ça d’un amour égale ? J’ai moi-même grandi dans plusieurs pays, j’ai une certaines fidélité et loyauté envers mes amours mais je peux (plus ou moins) les hiérarchiser.


    • #542263
      le 30/09/2013 par El torero
      Courrier des lecteurs

      @ Lucien
      Si je dois verser mon sang , je le ferais aussi bien dans la défense des gens qui m’entourent , des amis, du sol Français , que pour la défense de la nation Espagnole où résident aussi nombre de mes amis et surtout mes racines vivantes , c’est à dire quasi toute ma famille. Les liens que j’ai avec eux et avec la culture Ibèrique sont distincts et aussi semblables à ceux qui m’unissent à la France, ils ne s’excluent pas , mais se superposent. C’est ainsi que je le vois et je ne peux raisonnablement le voir autrement. Comprendre comment les nationalismes peuvent s’articuler dans une même personne , c’est sortir de l’impasse dans laquelle nous conduit la mondialisation ; Car celle ci prétend , au nom de la paix des nations , les effacer...J’ajouterai qu’il se produit bien une sorte de hiérarchisation de ces deux sentiments , mais pas dans leur intensité (puisqu’ils sont tous deux intégraux ,me considérant en effet comme un nationaliste intégral mystique et non-suprématiste, une sorte d’éco-nationalisme universel si l’on veut...) mais bien plutôt dans leur temporalité d’action. Je réside en France et me considère Français, ici je meurs pour l’arbre qui me donne son ombre et pour l’ami avec qui je ris, c’est effectivement ce qui est premier , car le lieu et l’instant sont toujours premiers. Mais je suis capable de la même chose pour les amis et les proches du pays de mes ancêtres qui explique et constitue mon être tout autant que la culture dans laquelle je vis. L’un n’exclut pas l’autre et ce n’est pas parce que l’un est devant l’autre temporellement et spatialement qu’il faudrait rejeter ce qui est sous-jacent. Une culture est comme une flamme que l’on peut (et doit) entretenir et utiliser , même loin de son foyer originel, elle explique et nourrit l’individu et est essentielle à sa propre compréhension. Les cultures sont les feux différents qui animent les hommes. La culture est aussi comme l’eau d’un fleuve de l’amont à l’aval , ses propriétés différent, mais que le fleuve serpente entre deux nations, il abreuvera la terre également ; Derrière chaque nationalisme il y a la même force vitale naturelle, la même incarnation dans l’homme des éléments présents là où il est , au moment où il vit, on ne peut oublier cela...Interroge toi : un enfant né en Tazmanie de parents Français, parlant le Français et la langue locale, aillant toute sa famille en France, quand cet enfant grandit, il est Tazmanien...Quels devraient être ses sentiments pour la France ?


  • #562666
    le 20/10/2013 par Gare au gorille
    Courrier des lecteurs

    Bravo.

    Il est, en effet, stupide de faire des liens trop simplistes entre immigration et capacité d’intégration uniquement à partir des origines ethniques. Comme il est tout aussi absurde de faire de l’angélisme vis à vis des immigrés.

    Ce que vous décrivez est parfaitement juste. J’ai 55 ans, je suis français originaire d’une classe moyenne d’Afrique du Nord arrivé en France en 1960 pour des raisons politiques. Je confirme que l’époque à laquelle on migre (début des Trente Glorieuses), le milieu socio-économique d’où vient la famille (père assimilé fonctionnaire, parlant couramment arabe, français et se débrouillant en italien) et, surtout, les raisons du départ (père plutôt républicain et partisan d’une indépendance-association entre la France et les anciennes colonies et/ou protectorat) sont les facteurs essentiels qui vont permettre ou, au contraire, rendre problématique l’intégration.
    Résultat : je suis parfaitement assimilé (probablement mieux que "Manuel", quand même !) en ayant su marier couscous et Brassens. Je me sens très à l’aise dans ce pays que je respecte et qui me l’a bien rendu. J’ai eu une carrière professionnelle très correcte. Mes enfants semblent exactement sur le même chemin. Je subis un contrôle d’identité tous les 10 ans et aucun Agent de police ne m’a jamais tutoyé.

    J’ai plus connu le racisme dans les années 80 sous l’ère Mitterrand et de SOS Racisme (même par des gens de gauche). La France d’aujourd’hui est beaucoup moins xénophobe (on ne jette plus d’algérien à la Seine). Le peuple français, dans sa majorité est ouvert aux autres, aux cultures et aux différences, mais il est retord et a horreur qu’on lui force la main (mariage gay, immigration massive, cultures hégémoniques etc.) et/ou qu’on le prenne pour une bille (élections truquées, médias aux ordres, finances publiques détournées, justice à deux vitesses, etc.).

    Petit message à tous nos camarades ou concitoyens d’origine juive : Restez, je vous en prie, sourds aux sirènes de la tentation communautaire. Rien ne vous force à chérir une terre promise illusoire alors que vos ancêtres sont enterrés ailleurs (je pense notamment aux juifs d’Afrique du Nord) à écouter un BHL de salon (alors que vous nous avez donné Freud, Einstein, Levinas et autres intellectuels exempts de botulisme), ou à cautionner tout et n’importe quoi (Etes-vous qu’ISRAEL est une démocratie ?) Les sirènes de la perdition ruineront ceux et celles qui les écoutes.

    Fraternellement.


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