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L’enigme Jeanne d’Arc Partie 10 : Jeanne aux fauves

"Les dossiers de l’Histoire" de Henri Guillemin

Dans ce dixième épisode de L’énigme Jeanne d’Arc, Henri Guillemin rappelle que, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les Anglais mais bien l’Eglise qui jugea et condamna Jeanne à Rouen.

Pour l’historien français, ce procès, loin d’être basé sur des motifs religieux, est en réalité une affaire politique en lien avec le sacre de Charles VII.

Il revient ensuite sur les sources historiques dont nous disposons sur le procès.

Partie 10 : Jeanne aux fauves

Demain, partie 11 : l’épouvante

 
 



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6 Commentaires

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  • #147489

    Guillemin montre l’humanité de Jeanne. Elle n’était pas belle et elle mentait, elle criait et s’est battue. On est loin de l’image bucolique d’une douce enfant gardant ses moutons. Le pire avec l’Eglise c’est cette double trahison, celle à Jeanne puis celle au peuple. Elle a caché son implication dans sa mort et s’est servie de la symbolique christique pour l’appliquer à Jeanne et l’a canonisé. Ecoeurant.
    .
    Je suis content qu’il n’y ait personne dans les églises et aux messes, c’est un geste de salubrité de la part des croyants. Faire croire qu’il y a un désintérêt est faux, puisque l’on voit que ces personnes se sont tournées vers d’autres pratiques religieuses et ne sont pas devenues athées.
    .
    la position officielle des évêques de France sur la campagne électorale 2012. "Comme chrétiens, nous devons être confiants : les crises qui traversent les sociétés humaines peuvent être des occasions de renouveau et des expériences qui réorientent l’avenir."
    Conclusion : les évêques resservent pour la énième fois le "demain ca ira mieux, ayons confiance". en parlant comme chrétiens et non comme représentants des chrétiens. Déni de responsabilité, de réalisme et d’honnêteté.
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  • C’est clair que l’église est du côté des Anglais , dire que jeanne d’Arc est un agent secret mandaté par Charles VII sur les bons conseils de sa belle mère Yollande d’Anjou reviendrait à dire que jeanne n’est pas hérétique et donc elle échapperait au bûcher . L’opération "jeanne d’Arc" fût mise en route loin du palais royal pour pas que ça se sache voilà pourquoi ils ont recruté trés loin à l’autre bout du royaume c’est-à-dire à Domremy . Il falait redonner de l’espoir aux troupes du roi qui rapellons le venaient de subir 2 défaites sanglantes devant les Anglais au début des années 1400 . Sacré Yollanda c’était pas une Espagnole pour rien . La bibliothèque du Vaticant doit avoir de ces documents classés secret-défense ... heu ... pardon , secret-d’église !!! je vous dit pas , parceque eux ils savent tout .

     

    • Une fois encore tu étales ton infinie incompétence dans le domaine, et la pitoyable faiblesse de ta compréhension de l’histoire. Maintenant que tu as lâché l’histoire selon quoi Jeanne était juive et travaillait pour les Juifs, tu te réfugies derrière les mensonges, les élaborations de sinistres romanciers qui font passer Dan Brown pour un érudit et un historien hors pair.

      Jeanne a servi les intérêts du Dauphin, de ses féodaux et de ses alliés, puisqu’ils ont ainsi repris l’avantage militaire, et que s’étant fait sacrer, sa légitimité s’en est trouvée renforcée. Si on suit la généalogie de Yolande d’Aragon, au niveau de ses grand-parents elle est plus "française" qu’ "espagnole". Encore une petite imprécision, hein, comme sur l’histoire des Juifs en France, hein !? Il n’y a pas eu de "recrutement", Jeanne avait sa mission, et elle s’est adressée à des personnes qui avaient intérêt à ce qu’elle l’accomplisse, tout au moins en partie.

      L’Université de Paris était du coté des Anglais. L’archevêque de Chartres, par contre, a bien couronné le Dauphin. C’est donc un enchevêtrement très compliqué des rapports dans le haut clergé, où on ne sait plus très bien où est la légitimité, et où toute la belle ordonnance hiérarchique de l’Eglise catholique moderne n’est même pas encore une ombre de science-fiction. A cette époque, on ne trouve même aucune communication papale publique officielle, c’est pour dire à quel point il est malaisé d’essayer d’esquisser les principes qui régiraient une Église alors déchirée entre deux Papes, et dont le troisième venait d’être déposé à peine quelques années auparavant !

      Et allez, pour finir une petit touche de bon vieux complotisme anticatholique, à la Dan Brown, ton digne maître. Tu va peut-être bientôt pouvoir t’attaquer au trésor caché des Templiers, à l’ordre de la Rose-Croix et à l’Agnus Dei ! Courage Protis, encore un effort, t’es pas encore tout à fait au fond !


  • Si Henri Guillemin est un historien érudit et passionnant, il faut reconnaître qu’il procède parfois à des raccourcis déroutants. Ainsi lorsqu’il fait le parallèle entre la condamnation de Jeanne et celles de John Wyclif, de Jean Huss et de Fénelon, prétendant qu’elles ont toutes des motifs politiques ou sociaux et non religieux. Si la vie de Jean Huss peut rappeler effectivement celle de Jeanne, (l’un comme l’autre se défendent admirablement et mettent en échec leurs accusateurs, l’un et l’autre auront défendu un idéal autant spirituel que national, l’un et l’autre périront sur un bûcher après avoir été condamnés par l’Eglise), il n’en est pas de même pour Wyclif ou Fénelon. Car le premier rejeta l’orthodoxie catholique en faisant le distinguo entre Eglise "visible" et Eglise "invisible" et niant la doctrine de la transsubstantiation (le pain et le vin qui se changent en corps et sang du Christ). Quant au second, il faut admettre que le quiétisme ne fut pas inventé par Bossuet pour détruire son adversaire, mais que cette doctrine constituait une hérésie avec laquelle Fénelon fleurta, sans y adhérer totalement. Ce qui n’enlève rien à la justesse des critiques politiques et sociales que l’archevêque de Cambrai émit à l’encontre du Roi Soleil. Quand Bossuet, lui, se contenta de critiquer, publiquement, la vie immorale du Roi, ce qui était très courageux de sa part, mais se montra totalement indifférent aux questions politiques et sociales.


  • Merci à E&R d’allumer la lumière de la vérité et du savoir dans un monde sombre d’artifice et de divertissement.


  • Henri Guillemin est très bon orateur mais à des positions très (trop ?) affirmées sur certaines de ces positions, en particulier sur l’Eglise catholique.

    En 1430, la moitié nord de la France est sous l’emprise de l’occupant anglais et des collabos bourguignons. Ils contrôlent tout y compris l’Eglise donc l’évêque Cauchon de Beauvais, le célèbre meneur du procès. Ils tiennent sous leur menace tout les juges, notamment le représentant de l’Inquisition. C’est un procès politique, d’une résistante catholique à la double monarchie anglo-française d’Henri VI.

    En quoi sainte Jeanne d’Arc serait-elle dangereuse " socialement " ?

    Pourquoi la comparer aux hérétiques notoires Wyclif ou Hus ? Sur cette épisode je ne trouve pas son analyse pertinente...