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La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

Le « Système » algérien et les « décoloniaux » accusent la France d’être responsable de leurs problèmes. Une attitude œdipienne déjà bien décrite en son temps par Agrippa d’Aubigné quand il écrivait que :

« Le cadavre de France se décompose sous l’œil de deux enfants : le premier est félon et le second parasite. L’un est tourné vers la mort et l’autre vers la dévastation. »

 

Au mois de janvier 2021, un journaliste algérien complaisamment relayé par les médias français, exigea même de la France un dédommagement pour le « pillage » du fer « algérien » qui, selon lui, aurait servi à fabriquer la tour Eiffel !!!

Or, comme l’a montré Paul Sugy, les pièces composant l’emblématique monument furent fondues en Lorraine, dans les aciéries de Pompey, à partir de minerai de fer extrait de la mine de Lurdres, également située en Meurthe-et-Moselle…

La prétention aussi exorbitante que surréaliste de ce stipendié du « Système » algérien n’est pas le coup de folie d’un illuminé. Elle s’inscrit tout au contraire dans une stratégie de surenchère revendicatrice destinée à obtenir des excuses, puis des réparations « sonnantes et trébuchantes » de la part de la France.

Or, il faut bien voir que, jusqu’à l’arrivée de François Hollande au pouvoir, la position algérienne avait été relativement « retenue ». Ni Georges Pompidou, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac et ni Nicolas Sarkozy n’auraient en effet accepté de telles demandes d’excuses. Or, tout a changé avec les déclarations irresponsables de François Hollande suivies de celles d’Emmanuel Macron au sujet de la colonisation. À partir de là, la France s’étant auto-humiliée, l’Algérie s’est donc trouvée en position de force pour exiger toujours plus d’elle. D’autant qu’acculé par la rue, sa survie étant même en jeu, le « Système » algérien n’a plus que deux moyens pour tenter de détourner la marée de la contestation populaire qui menace de l’emporter :

1) S’attaquer au Maroc, comme en 1963 quand la « guerre des Sables » lui a permis de mettre en parenthèses le soulèvement kabyle. Mais, avec le Maroc, qui s’y frotte s’y pique…

2) Rien de tel avec le chapon français dont les actuels dirigeants n’osent pas rappeler à leurs homologues algériens qu’en 1962, la France « mère généreuse », légua à sa « chère Algérie » selon la formule du regretté Daniel Lefeuvre, un héritage composé de 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), de 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres étaient goudronnés, de 4300 km de voies ferrées, de 4 ports équipés aux normes internationales, de 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), de 34 phares maritimes, d’une douzaine d’aérodromes principaux, de centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages, etc.), de milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, de 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, d’une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie, etc., de milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes ( soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), d’un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, de trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, de 14 hôpitaux spécialisés et de 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler du pétrole découvert et mis en exploitation par des ingénieurs français. Ni même d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit même importer du concentré de tomates, des pois chiches et jusqu’à la semoule du couscous…

Tout ce qui existait en Algérie en 1962 avait été payé par les impôts des Français. En 1959, l’Algérie engloutissait ainsi 20 % du budget de l’État français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Éducation nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce ! Et tout ce que la France léguait à l’Algérie avait été construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française. Même son nom lui avait été donné par la France…

L’attitude des « décoloniaux » relève quant à elle d’un complexe œdipo-existentiel doublé d’une dose de schizophrénie.

Selon eux, la France qui les accueille, les nourrit, les habille, les soigne, les loge et les éduque, est une nation « génétiquement esclavagiste, raciste et colonisatrice », dans laquelle les descendants des colonisées sont dans une « situation coloniale », c’est-à-dire de « dominés ». D’où leur prétendue « marginalisation ». À cette affirmation victimaire s’ajoute un sentiment à la fois revanchard et conquérant bien résumé par Houria Bouteldja, une des figures de proue de ce courant :

« Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’Église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité (…). »

Authentiquement francophobes, haïssant la France, les « décoloniaux » rejettent donc tout ce qui se rattache à elle. Hafsa Askar, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF, a ainsi écrit le 15 avril 2019, jour de son incendie :

« Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris, car je m’en fiche de l’histoire de France… Wallah … on s’en balek (traduction : on s’en bat les c…), objectivement, c’est votre délire de petits blancs. »

Cependant, exprimant leur ressentiment et leur haine de la France dans la langue du « colon » honni, et s’affirmant intellectuellement à travers ses références philosophico-politiques, les « décoloniaux » ont une attitude schizophrénique…

Là n’est cependant pas le moindre paradoxe de ces sycophantes dont la « pensée » a germé sur le terreau philosophique de la révolution de 1789. En s’attaquant frontalement, et d’une manière œdipienne, aux dogmes de leurs géniteurs – « valeurs de la République », « droits de l’homme », « vivre ensemble » et « laïcité » –, les « décoloniaux » ont en effet pulvérisé l’armature doctrinale et morale de cette gauche universaliste qui, depuis des décennies, est le vecteur de la décadence française. Comme elle ne survivra pas à la mort de son idéologie et de ses « valeurs fondatrices », la voilà qui sort donc peu à peu de l’histoire, dégageant ainsi la voie à un changement de paradigme.

Aux porteurs de forces créatrices de saisir cette opportunité historique !

Bernard Lugan

 

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26 Commentaires

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  • #2687393

    Le changement de paradigme il est vite répondu : Génération Identitaire chez Hanouna. Puis en remerciement, dissolution. Vive la France !

    Et que dire de Marine Le Pen qui tend la main à l’Islam ! Souverainiste oui, à condition de continuer l’invasion migrante (puisqu’elle reste dans l’UE).

     

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  • #2687433
    Le 17 mars à 14:35 par Jérômeproudhon
    La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

    Plus profondément, pourquoi ce rejet du créationnisme, dans pratiquement l’entièreté de l’Afrique, la civilisation a uni les tribus guerrières et meurtrières, a tort ou à raison, de ce que l’on peut appeler la civilisation ? Les droits de l’homme dans celui de ne plus tuer son prochain comme un animal, ça éloigne de la nature, c’est sûr, mais a amené une certaine sécurité de vivre, je ne parle pas des virgules de conflits dans le monde, plutôt de l’humanité en général. Et puis au fond, il y a sûrement une très grande frustration sexuelle de ne pas avoir le pouvoir du blanc de domination de tout dans l’imagination ?

     

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  • #2687482

    Propagande anti algérienne primitive.
    Ce qui compte c’est la valeur absolue de ce qu’ont gagné les algériens depuis leur indépendance.

     

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  • #2687493

    Au fond, les Algériens nous en veulent d’avoir bâti leur pays...
    D’une certaine façon je les comprends un peu, il n’y a pas pire que de se sentir redevable, d’avoir une sorte de dette envers un autre peuple encore vivant, car cela vous place de facto en dessous de lui.

     

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  • #2687529

    Ce qui a été construit par l’Etat français en Algérie, la été pour les colons et uniquement pour eux... Aucun algérien ne leur a demandé quoi que ce soit. Tout ce qui a été pris en 1962, l’a été après une Guerre : la France n’a rien donné.
    Et s ’il n’existait rien en Algérie en 1830, alors pourquoi les Européens et les Américains devaient ils payer un tribut pour circuler sur une partie de la Méditerranée... et surtout pourquoi la France a t’elle mis + de 30 années pour coloniser l’ensemble d’un territoire où d’après Bernard Lugan il n’y avait rien, alors que la Weirmarcht à mis 2 petites semaines à occuper la France de 40 Millions d’habitants, et lui faire accepter la capitulation ?

     

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    • #2687736
      Le 17 mars à 21:00 par Un Communard
      La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

      France libérée par les Usa 2 fois...et le rouleau compresseur soviétique qui a permi de fixer la Weirmacht à l’Est.
      La seule fois où la France s’est battue seule, perte de l’Alsace et la Lorraine.
      Seuls les Communards ont demandé à résister, mais Adolphe Thiers les a tués...

       
    • #2687832

      Parsée,

      Vous ne comprenez toujours pas que lorsque l’on parle d’Algérie, cela date de 1830, l’année où par un décret, les français ont nommé ce territoire que l’on appelait alors la Barbarie. Nom qui ne fait pas référence aux barbares mais aux berbères.
      L’Algérie n’existait pas en tant que Nation mais restait encore au stade des tribus. On peut très bien comparer cette vieille Algérie à l’antique Gaule pré romaine : un territoire bien définit composé de tribus relativement homogène, avec malgré tout des différences ethniques voir même raciale bien défini (arabes et berbères), un peu comme les Aquitains, que César décrit complètement différent (physiquement) des Gaulois.
      Les politiques algériens continuent leur hypocrisie en refusant de regarder l’histoire d’un oeil neutre.
      Remettons les choses à leur place, l’époque, la course à la colonisation lancée par l’Angleterre qui fondra le plus grand empire que le monde est connu (sauf empire mongol peut être ), et que cette France là, de cette époque, meurtrie et rangée aux ban des nations depuis Waterloo, cherche à montrer au monde qu’elle est encore puissante.
      Rassurez vous, si ce n’était pas nous, c’est l’Union Jack et les tuniques rouges que vous auriez vu sur les plages de Sidi Ferruch en 1830...
      Nous, français, sommes nous même un peuple qui fut colonisé. Par les Romains. Nous avons sus tirer le meilleur de nos anciens maîtres et ne les avons pas rejetés en Italie pour fondé notre grande nation. Nous en avons même accepter d’autres, puisque c’est même une grande tribu germanique qui donnera notre nom et nos Rois.
      Il faut relire par exemple les discours de Napoléon III aux "indigènes d’Algérie".
      La France a eu une réelle ambition civilisatrice en Algérie. Sinon, vous auriez très bien pu être les nouveaux indiens d’Amérique...mais ça, c’est plus anglo saxon comme traitement.
      Et c’est malhonnête de comparer géographiquement le nord de la France à l’ensemble montagneux algérien.
      L’armée Otanesque s’est enlisée dans les montagnes afghanes, pourquoi la werhmarcht n’aurait elle pas pu l’être dans l’Atlas ?
      Moi je veux bien refaire l’histoire, débattre, avoué les erreurs, mais faut respecter le camp d’en face !

       
    • #2688023
      Le 18 mars à 08:36 par Relation Bilatérale
      La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

      Abcd : Algérie est un terme français, de langue française normal que ce terme soit inventé par les Français.
      Mais « Algerine »est un terme utilisée dès le 18e siècle (soit avant 1830) par les Etats Unis pour parler du territoire situé dans ce que toi tu appelles barbarie.
      Mais ni Algerine et ni Algérie ne sont les termes officiels.
      Le terme officiel est El Djazair, et ce terme date depuis bien plus longtemps, et il n’a pas été inventé par la France. Algérie est la traduction de El Djazair. Et d’ailleurs Algérie est probablement utilisé par la France depuis avant ce décret (qui n’est qu’une transcription juridique).
      Et c’est ce terme El Djazair qui désigne officiellement ce qu’en français on appelle Algérie. El Djazair est un terme arabe, or c’est l’arabe qui est utilisé là-bas, surtout avant 1830.
      C’est comme si je disais Frankreich est une invention allemande... car frankreich est un mot inventé par les allemands pour parler de la France. Ça n’a aucun sens.
      Algérie est une appellation francaise. Les autorités d’Alger (El Djazair) n’ont pas appelé le territoire l’Algérie mais El Djumahaira El Djazairia. C’est ça le terme officiel diplomatique.
      Et il y avait forcément une organisation politique puisque les USA payait un tribut à « Algerine »(mot anglais) bien avant 1830.
      Je laisse de côté le débat sur l’autonomisation par rapport à Istanbul qui d’ailleurs avait été appelé comme force protectrice par les habitants d’El Djazair, au 16e siècle pour lutter contre les Espagnols (défaits à Mazagarande).
      Le mot algérie n’est donc que la traduction par la France de El Djazair.
      Bien à vous.

       
    • #2688096
      Le 18 mars à 09:53 par Franco-algérien
      La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

      @abcd : non il n’y avait pas que des tribus, sinon les américains n’auraient jamais eu à payer de tribut. Et la marine algéroise aurait rapidement été détruite, ce qui n’a pas été le cas. Il aura fallu de nombreuses guerres.
      Le concept de Barbarie est un concept de géographie pure, pas géopolitique. Et il ne désignait pas que l’Algérie, mais l’Ifriqya.
      Il y avait des villes comme El Jazair (Alger ou Algiers en anglais), Tlemcen (qui a + de 1000 d’histoires) etc etc... On ne va pas toutes les citer.
      De +, il y avait bien une organisation politique, puisque la France avait une représentation officielle à Alger : cf. l’affaire de l’éventail, et il y avait des créances même entre les 2 entités.

      Penser qu’il n’y avait que des tribus, est une conception orientaliste de l’orient... c’est comme les idées sur les harems etc.. ;
      Oui certains vivaient en tribu, mais d’autres vivaient dans des cités. Les frontières au nord étaient globalement délimités (il y avait plusieurs Belyk en Algérie : le Titeris, le Ponnant, Dar El Sultan...).
      Une organisation politique, la levée de l’impôt, et la capacité de se battre militairement (la France a mis plusieurs décénnies à défaire les algériens, et la course maritime était maitrisée).
      Et même des relations internationales avec la France, les Etats Unis etc...

      Enfin, le mot algérie vient du mot Alger qui est lui même est une retranscription phonétique francisée du mot aljazair (on voit la similitude).
      D’ailleurs les anglais ont fait la même chose avec les terme algiers et algerine qui dérivent de aljazair.
      Algérie n’est que la traduction et la retranscription française. Les egyptiens disent quand à eux alguazair.
      Ce mot désignait l’Etat d’Alger ou Régence d’Alger (après on peut débattre de l’autonomisation de Alger par rapport à Istanbul qui règne sur une bonne partie du monde arabe d’ailleurs).
      Mais le fait est que la France a son représentant à Alger avant 1830, et que les US payent un tribut directement à Alger.
      Ce qui constitue des actes juridiques internationaux, induisant une reconnaissance de l’extérieure.
      On ne paie pas de tribut maritime à des tribaux qui vivent sur des terres... cela va de soi. Il y avait bien une organisation politique bien avant la colonisation.
      Enfin le concept d’état nation, n’est pas un concept islamique, donc il importe peu. On a le concept d’Umma, et c’est à ce titre que les habitants d’El Jazair font appel aux frères Arudj et KeiriDine Barbarous et à la force Turque au 16e siècle.

       
    • #2688259

      abcd : Plus d’informations mensongères dans votre commentaire que dans l’intégralité d’un torchon mondialiste comme Le Monde. “Algérie” est calqué phonétiquement sur “Al Djazaïr”, pauvre ignare.

       
    • #2688320
      Le 18 mars à 14:40 par Relation Bilatérale
      La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

      @abcd : sur le terme Algerine ce qu’il faut retenir c’est qu’il était utilisé dans la littérature us. Cf. L’écrit « The Algerine Spy in Pennsylvania or Letters written by a native of Algiers on the affairs of The United States in America ».
      On a bien le terme algerine et algiers dès 1787...Après comment les officiels Us désignait Al Jazair est a voir : peut être Algerine, algeria ou autre...
      Pour l’origine du mot Algérie, alger voir ce qu’à écrit franco-algérien.
      Cordialement

       
    • #2688496

      Merci pour toutes vos réponses très bien décrites et documentés, très intéressantes hormis celle d’un abruti véroleux.
      D’accord pour l’appellation que les français ont choisi pour l’Algérie. Ce basant sur une existence en langue arabe, ils n’ont fait que francisé la chose. Compris.
      Néanmoins se pose alors la question de pourquoi la colonisation ?
      Si El Djasaïr était si bien organisée, avec un pouvoir politique fort, un état reconnu, pourquoi la France est allée colonisé un état souverain ?
      Posons nous cette question puisque si tel était le cas, ce serait une première dans l’histoire du monde.
      De toutes les conquêtes ayant dérivés vers une colonisation, il y a certes, un peuple, mais pas un état.
      Par exemple, indiens d’Amérique : divers peuples Unis racialement, culturellement, mais pas politiquement.
      De même pour les territoires baltes, qui bien qu’ethniquement homogènes, n’empecheront pas la conquêtes et colonisation allemande (ordre Teutonique futur Prusse).
      De même pour l’extension russe en Asie, les tribus mongols ne formant plus un état uni depuis Gengis Khan.
      Voilà pour les exemples.
      Mon but ici comme la majorité d’entre vous l’ont compris, est d’essayer modestement d’avancer dans la voie de la réconciliation entre nos deux pays. Si il existe chez certains malheureusement de la haine entre chaque côtés de la Méditerranée, c’est qu’à un moment il y a eu de l’amour. Car des français l’ont aimé votre terre.
      Et c’est par esprit de réconciliation que j’ai volontairement admis que nous mêmes, français, sommes issus de la colonisation. Avec toutes les douleurs et sacrifices, combats perdus, espoirs et désespoirs, délivrances que cela engendre.
      Nous aussi nous avons eu notre émir Abdel Kader en réunissant les tribus et levant une grande armée face à l’envahisseur. Il s’est appelé Vercingétorix.
      Le commentaire de @Franco Algérien est le plus intéressant puisqu’il parle du principe de l’Umma, plus vaste que celui de Nation dans l’islam. C’est vrai, sur le principe. Mais il ne faut pas renier les différences politiques au sein même de l’Umma puisque au moment même où l’islam devient un des plus grands empire que le monde est connu depuis Rome, celui ci se divise en plusieurs Califats.
      Et ceux ci ont développé leurs propres coutumes et même cultures. Pour preuve, hormis la religion musulmane, je ne vois pas beaucoup de similitudes entre le califat de Cordoue (dont est issu El Djasaïr) et le sultanat seldjoukides, futur empire ottoman.
      (Suite).

       
    • #2688527

      (Suite si possible, merci).

      Ne pensez vous pas que les peuples d’El Djasaïr n’ont pas eux mêmes souffert de la présence militaire turque ?
      De ma connaissance, hormis sur les côtes et surtout Alger, les janissaires ou bachibozouks n’étaient pas les bien venus dans les montagnes. Déjà là, la résistance au caractère bien trempé des montagnards kabyles, de race berbère, l’autochtone algérien.
      Car les français au moment de leur arrivée décrivent bien deux peuples présent : l’arabe sur les côtes et dans les plaines, et les tribus berbères dans les montagnes.
      Si El Djasaïr affirmait son pouvoir notamment dans la vieille ville d’Alger (d’où l’affaire du foulard par exemple ), les montagnes restent indomptables, c’est le pays des tribus berbères.
      C’est la conquêtes de la Kabylie qui donnera du fils à retordre au français, pour preuve, admiratifs de la valeur guerrière de ces tribus, la France créera le corps des zouaves, composé au départ avant que celui si ne devienne un corps uniquement européen, de guerriers berbères avec leurs tenues traditionnelle.
      Des français, mêmes pour beaucoup métropolitains, combattront dans cette tenue.
      Ils se couvriront de gloire.
      Si il n’y avait pas eu cette différence raciale à El Djasaïr, jamais la France n’y aurait pu s’y introduire. Le guerrier en Algérie, c’est le berbère. L’arabe à d’emblé accepter l’envahisseur sous une condition : le traitement d’égal à égal.
      Chose que Napoléon III souhaitait puisqu’il avait promis la création du "Grand Royaume Arabe". Promesse qu’il n’a pas tenu, Sedan étant passé par là...
      Donc dès le départ, et jusqu’à Napoléon III, la France n’ambitionne pas de coloniser rapidement l’Algérie.
      D’ailleurs, les colons français arrivent au compte goutte !
      Il faudra attendre la République de Ferry pour que là en effet, il y a projet d’implantation durable avec l’arrivée massive d’européens naturalisés français. Notons que Crémieux c’est sous la République aussi hein...
      De Gaulle avouera lui même : "en vérité, c’est Napoléon III qui avait raison, avec son grand royaume arabe. Jamais l’Algérie ne sera française".
      Donc cher camarades algérien, n’accusez pas la France, mais bien la République pour ces mensonges égalitaires qu’elle n’applique même pas à son propre peuple qu’elle déteste. En vérité mes amis, nous avons le même ennemi. Sachez le.
      Et je tiendrais à salué la loyauté du peuple algérien qui n’a jamais abandonné la France, même dans ses heures les plus douloureuses.

       
    • #2688529

      Suite et fin, je terminerais par une phrase du nationaliste algérien Ferhat Abbas en parlant de la France défaite en 40 : " la France malheureuse n’a jamais été aussi chère à nos coeurs". Ça c’est beau, ça c’est un peuple frère.
      L’histoire en a décidé autrement...

      Merci à la modération d’E&R de valider ces trois messages, bien à vous !

       
    • #2688608
      Le 18 mars à 20:45 par Relation Bilatérale
      La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

      @abcd : beaucoup d’approximations malgré une certaine volonté.
      On peut tout à fait vouloir coloniser ou occuper ou annexer (ces 3 configurations sont possibles) un état souverain : si on gagne l’opposition militaire on y arrive.
      Le mot colonisation renvoie simplement à un type d’occupation.
      Ceuta et Melila, Gibraltar sont le contre exemple de ce que tu cites.
      C’est la littérature orientaliste qui singularise la colonisation.
      Les preuves ont été apportées : la France avait une représentation officielle à Alger cf. l’épisode de l’éventail...
      Sur la résistance berbère ou arabe là encore tu n’y étais pas.
      Il y a eu autant de résistance arabe que berbère et autant de non résistance. L’Emir Abd El Kader El Jazairi qui dirigeait la Résistance était arabe, pas berbère... ces troupes étaient de l’ouarsenis surtout, donc des arabes...
      Il y a eu des maquis partout en Algérie, jusque les monts de Sebdou, où vivent des arabes.
      Enfin ce sont les arabes qui ont apporté l’Islam dans une grande partie du monde.
      Je signale d’ailleurs que les 1eres civilisations sont nées au Moyen Orient...
      Le FLN était composé d’arabes et de berbères.
      Pour finir les arabes n’ont jamais voulu avoir le statut d’égalité, là encore c’est la littérature orientaliste.
      On a proposé la naturalisation aux indigènes par dossier(hors décret crémieux) et très peu d’algériens l’ont demandé... les français eux mêmes ont reconnu que c’était un échec ,leur attachement à l’Islam et à leur culture les en empêchait.
      Si tu veux en savoir plus intéresse toi à la literrature et au journalisme de cette région dans les années 20-30.
      Bien à toi abcd

       
  • #2687657

    Merci monsieur Lugan.
    Il est certain que face à la volonté libertaire gauchiste de faire n’importe quoi et n’importe comment, nous avons l’espace d’une belle liberté créatrice !

     

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  • #2687912
    Le 18 mars à 01:12 par Larmes de crocodiles
    La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

    Dans quelques années on demandera à la France de rembourser toutes ces générations (1er, 2e, 3e, etc ....) spolier à leur nation. Lol.
    Rappel je me souviens que les Algériens avaient des privilèges aux aides familiales par rapport aux Marocains et Tunisiens (différences entre protectorat et colonie).

     

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  • #2688008

    Bravo, Respect.
    Article d’anthologie.
    Merci Monsieur Bernard Lugan

     

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  • #2688061

    Organiser le procès mondial des « valeurs de la République », des « droits de l’homme », du « vivre ensemble », de la « laïcité », de l’épistémologie postmoderniste, du Gauchisme, du Féminisme, de l’Homosexualisme, de la Franc-maçonnerie, du Talmud, du Mondialisme, de l’Usure, de la Monnaie fiduciaire ou scripturale ou numérique, des Médias majeurs, des Associations subventionnés, des Réseaux républicains laïcs, de l’Institution judiciaire républicaine et laïque, du Concile Vatican d’eux, de l’Egalitarisme, de l’esclavage fiscal, du Salariat, de l’Exode rurale, de la Chimiothérapie, des Logements artificiels, de l’Agriculture chimique, de l’Alimentation artificielle, des Médicaments artificiels, du Vaccinisme, du Passeport sanitaire, de lIimmigrationisme, du Sionisme, est devenu une question de survie spirituelle sinon physique : l’urgence de notre temps.

     

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  • #2688103
    Le 18 mars à 10:02 par crachetonvenin2
    La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux

    La guerre d’Algérie a déjà arrangé bien du monde en France ..., les mêmes que maintenant !
    L’Elysée "si français" qui a toujours besoin "d’une guerre" dans le fond ... tout comme les USA également depuis "leur" Maison Blanche qui doit toujours et encore se ménager une possibilité de conflit ailleurs ... !
    Donc encore et toujours un ventre mou en France qui permet ensuite de tester l’opinion publique nationale. Et ensuite ?
    Des espèces de grumeaux hyper faciles à contrôler médiatiquement et qui génèrent une confusion perpétuelle en France. Avec Macron Emmanuel qui peut ainsi continuer à régner de manière moche et abusive car un peuple complétement agressé mais ... par d’autres.

     

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