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Le 22 juin 1944 : début de l’opération Bagration sur le front de l’Est

Le mois de juin a fait l’objet de grandes commémorations relatives aux 70 ans du débarquement allié en Normandie.

La cérémonie du 6 juin ainsi que la multitude de documentaires télévisés ont été largement prolongés par une lecture politique reprenant les piliers sur lesquels repose la gouvernance actuelle : le souvenir de juin 44 doit nous rappeler, en vrac, la solidarité franco-américaine de toujours, les dangers de « l’extrême droite », ou encore la nécessité de l’édification de l’Union Européenne pour préserver la paix [1].

François Hollande a été tenu de justifier la présence du Président de la Fédération de Russie aux commémorations, une présence jugée inappropriée pour certains, à l’instar de BHL [2]. Le chef de l’État et le ministre de la Défense ont à cet effet rappelé le rôle décisif de l’URSS dans l’issue de la seconde guerre mondiale. A la vue des faits historiques, c’est en effet le moins que l’on puisse dire. Pour illustration, le 22 juin 1944, l’opération Bagration s’enclenchait sur le front de l’Est.

L’opération Bagration est le nom donné à l’offensive soviétique sur les lignes allemandes qui va pulvériser en deux mois les derniers points d’ancrage de la Wehrmacht sur le front de l’Est, avec en particulier la déroute du Groupe d’armée centre (Heeresgruppe Mitte), l’une des composantes fortes des troupes engagées dans l’opération Barbarossa. Sur plusieurs plans, l’opération Bagration apparaît comme étant l’incarnation du tournant de la guerre.

Sur le plan territorial, l’Allemagne est repoussée vers ses positions antérieures à 1941 sur une large partie de l’Europe orientale. Sur le plan stratégique, on voit dans cette offensive le renversement de l’approche militaire des deux camps : les russes ont totalement pris en main l’initiative et ont déjà en tête l’objectif du 1er mai à Berlin ; alors que du coté allemand, on a perdu toute ambition de victoire : depuis la défaite de Koursk (août 1943), prolongement de la symbolique défaite à Stalingrad, les armées s’organisent derrière la ligne Panther-Wotan dans l’optique d’une guerre d’usure. Sur le plan des moyens militaires, la force de frappe soviétique pressentie en 1943 se révèle aux yeux du monde : le nombre d’hommes, mais surtout les moyens matériels et la pertinence stratégique de l’État-major se démarquent totalement des carences de l’Armée rouge de 1941.

La cinglante avancée russe, qui va libérer les territoires de la Russie blanche (Biélorussie), entame la marche irrésistible du « rouleau compresseur » soviétique vers Berlin, caractérisée par les terribles offensives de la Prusse-Orientale et de Poméranie, points d’orgue de l’agonie du Reich et de souffrances pour les populations civiles germaniques.

Les bilans chiffrés de l’opération Bagration témoigne de sa dimension. Les soviétiques engagent plus de 2,3 millions d’hommes, équipés de 6 000 chars et appuyés par près de 5 400 avions.

L’armée rouge comptera en deux mois 500 000 blessés, ainsi que 200 000 morts, soit moins que les allemands (fait rare par rapport à la répartition des pertes sur le front de l’Est, même jusqu’en 1945).Ces pertes feront partie des 10 millions de soldats soviétiques morts pendant le conflit. Il y a aussi, de part et d’autre, plusieurs centaines de milliers de prisonniers.

Ces chiffres sont à comparer avec les 1 million de soldats, toutes nationalités confondues, participant à l’opération Overlord (juin – août 1944). On comptera environ 60 000 tués ou disparus et 150 000 blessés. Pour rappel, les États-Unis ont perdu autour de 300 000 hommes sur l’ensemble des combats de la seconde guerre mondiale [3].

L’opération Bagration est lancée une paire de semaine après le débarquement du 6 juin, mais son ampleur nous amène à penser que c’est bien les russes qui ont eu la main sur le calendrier de la fin de la guerre. On peut affirmer, en outre, que le succès de Bagration et le rapide déferlement soviétique qui l’a suivi ont conféré à Staline un poids majeur, et gênant, lors de la conférence de Yalta (février 1945). La rapidité inattendue de l’avancée russe à l’Est a ainsi pu dynamiser la recrudescence des efforts anglo-saxons sur le front de l’Ouest (déploiements exponentiels d’unités, bombardements…) visant à réduire au mieux la prépondérance soviétique sur l’Europe continentale de l’après guerre.

D’un point de vue strictement français, on ne pourrait donc que tempérer les emphases émotionnelles relatives au débarquement. Non seulement il n’est pas le seul point moteur de l’issu de la second guerre mondiale, mais il a surtout été motivé par le rapport de force géopolitique entre l’URSS et le bloc anglo-saxon. Ceci pourrait expliquer les controverses sur une avancée des anglo-américains se préoccupant trop peu du sort des populations civiles. Il faut aussi rappeler que les Forces Françaises Libres n’ont été informées de l’opération qu’au dernier moment et que les États-Unis avaient d’autres ambitions pour la gouvernance de la France que le gouvernement provisoire de la République, des ambitions illustrées par l’AMGOT et la mise en circulation des « billets drapeau » [4]. De Gaulle avait d’ailleurs boudé les commémorations du débarquement en 1964.  [5]. Des points à méditer…

 

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Centre du Front de l’Est du 22 juin au 29 août 1944 lors de l’Opération Bagration en Ruthénie blanche.

 

Voir aussi, sur E&R :

Sur le rôle des États-Unis dans l’avènement du IIIème Reich, chez Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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49 Commentaires

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  • #866981

    En juin 1944, l’Allemagne se battait sur 4 fronts ; est, ouest, sud (Italie) et le ciel européen (100 000 aviateurs alliés y laissèrent leur vie, ce qui comme chiffre est révélateur de l’acharnement allié).

    Mais l’Allemagne possédait aussi le meilleur armement, et ce dans dans tous les domaines : du fusil d’assaut aux chasseurs à réaction en passant par les chars Tigre et Panthère. De plus, elle pouvait compter sur les meilleures troupes d’élites de tous les temps, la Waffen SS(on voudrait donner ici un exemple mais on reste interdit tant est démesuré l’embarras du choix).

    D’aucun penseront donc que c’est la masse qui fit la différence. Que nenni. C’est la pénurie de carburant qui pénalisa à mort l’armée allemande (offensive des Ardennes, peu d’heures d’entrainement accordées aux pilotes d’avions et de chars... ) ainsi que la trahison de certaines élites -tient, tient cela me rappelle quelque chose...

     

    • DA !
      Le rapport de force était de 1 (côté Allemand) contre 6 (côté "Alliés")...
      Dans le bocage Normand, la résistance Allemande fut spectaculaire !
      Les Yankees envahisseurs ET destructeurs de civilisation n’ont donc aucun mérite...
      Ce sont les Soviétiques et les Allemands qui ont payé le prix fort en termes de victimes civiles et miltaires...
      Dénominateur commun : l’Homme de l’EST ; véritable Patriote !


    • Et aussi certaines erreurs stratégiques majeures : bombardement des villes anglaises, dispersion des armées allemandes pendant Barbarossa (3 fronts au lieu d’un ou deux), campagne d’Afrique du nord ; ainsi que des erreurs plus minimes mais ayant quand même eu une certaine influence quand à l’issue et à la durée de la guerre : volonté de faire du Me262 un bombardier, utilisations finalement inutile des V1 et V2 (qui auraient pu être utilisés sur le champs de bataille),etc...


    • "bombardement des villes anglaises" : pure pleurnicherie anglo-saxone, même l’article de Wikipedia sur le Blitz (de mémoire la version anglaise) dit assez explicitement qu’à aucun moment - ni avant, ni lorsqu’ils auraient pu le faire au début de la guerre - les Allemands n’ont envisagé de prendre des civils pour cible de leurs bombardements, d’où l’absence de bombardier stratégique dans leur arsenal.


    • Que des civils se soient fait bombardés n’est pas la cause de la défaite des allemands, mais bien parce que pendant que ces derniers se focalisaient sur les villes, ils ne bombardaient plus les aérodromes de la RAF (qui était agonisante). Si celle-ci n’avait pas tenu, les allemands auraient pu envahir l’Angleterre. Et ne niez pas le blitz, certes les allemands n’avaient pas les avions adaptés, mais c’est parce qu’ils menaient une blitzkrieg, et des bombardiers légers et rapides étaient plus efficaces. C’est d’ailleurs à cause du blitz que Londres est une ville affreuse : tout a été reconstruit à la hâte, après la guerre. Remettre constamment l’Histoire en question ne sert qu’à s’auto-discréditer. Oui, beaucoup de choses dans la version officielle sont fausses, mais pas tout non plus. Il faut savoir se donner des limites.


    • Petit oubli : Si les allemands ont bombardé Londres, ce n’est pas, effectivement, parce qu’ils l’avaient prévu de longue date, mais c’était en représailles à un raid anglais sur Berlin (lui même dû à une erreur de largage d’un pilote de la Luftwaffe qui bombarda accidentellement les docks londoniens).


    • @béret
      de nombreuses erreurs dans votre commentaire :
      L’union soviétique possédait le meilleur char avec le T-34, équilibre entre la vitesse, le canon de 75mm, le poids et l’épaisseur du blindage ( invention des parois inclinées), mal utilisé en appui de l’infanterie au début de la grand guerre patriotique (les allemands avaient des unités de blindés), mais en unités autonomes, ce char surpassait les chars allemands. Il a fallu que les ingénieurs planchent en 1942, après la défaite devant Moscou, sur le char tigre, équipé d’un canon de 88mm issu d’un canon aérien Flak. Construit en trop peu d’exemplaires, la lenteur de sa fabrication décidera du sort de la bataille de Kourks. (5 juillet 1943).
      Rappelons que les chars allemands étaient équipés d’un système de transmission radio performants ITT Bells...seul le char de tête des blindés russes était équipé de radio.
      Néanmoins la vitesse de pointe du T34 était de 55 km/h (chenilles larges adaptées au climat russe), vitesse du Tigre : 38 km/h.
      Le fusil d’assaut russe :
      le PPsh-41 était une arme supérieure au MP 40 allemand ; les allemands purent s’approvisionner de quantités
      considérables d’armes et de munitions russes récupérées pendant l’avancée éclair de 1941 et équipèrent leurs soldats de ce pistolet mitrailleur.
      Les Mosin/Nagan des snipers Russes étaient réputés pour leur fiabilité, résistance, précision et facilité d’entretien.
      L’aviation soviétique.
      Autant l’aviation soviétique au début de l’invasion allemande était largement surclassée par la Luftwaffe, autant l’armée de l’air russe et ses ingénieurs surent modifier et élaborer des avions surpassant les avions allemands par la mise en fonction d’avions performants comme l’avion d’attaque au sol l’Ilouichine 2 sturmovik.
      La qualité de l’équipement du soldat Russe surpassait celui du soldat allemand, surtout en équipement d’hiver. Quant au courage et à la détermination des soldats de l’armée rouge, ce fut une surprise désagréable pour la werhmacht. ( Brest-litovks, sébastopol, stalingrad, leningrad..)
      La qualité du commandement de l’armée rouge, avec ses généraux sortis du rang(Joukov, Rokosovski, tchouikov, vatoutine, Eremenko, Rotmistrov..) surclassera également les généraux allemands "victorieux" sur des champs de bataille sans gloire : la Pologne, la France...
      Les soviétiques ont inventé la guerre en profondeur opérationnelle, adoptée par tous les états-major depuis cette époque.


    • Christian 4TT4LI

      L’aviation soviétique. Autant l’aviation soviétique au début de l’invasion allemande était largement surclassée par la Luftwaffe, autant l’armée de l’air russe et ses ingénieurs surent modifier et élaborer des avions surpassant les avions allemands par la mise en fonction d’avions performants comme l’avion d’attaque au sol l’Ilouichine 2 sturmovik.

      En ces temps de commémoration, ayons une pensée émue pour ceux l’escadrille normandie-niemen qui ont prouvé que la france, ce n’est pas seulement fabius ou bernard henri levy ; mais aussi des hommes d’honneur qui, sans être de communistes (certains iront se battre en indochine après la guerre), savaient représenter vaillamment la france auprès de la grande russie

      La qualité du commandement de l’armée rouge, avec ses généraux sortis du rang(Joukov, Rokosovski, tchouikov, vatoutine, Eremenko, Rotmistrov..) surclassera également les généraux allemands "victorieux" sur des champs de bataille sans gloire : la Pologne, la France...

      Pas d’accord, en pologne ; l’armée allemande a failli connaître un stalingrad avant l’heure dans varsovie (à tel point que le haut commandement allemand demanda à utiliser des bombes au phosphore, ce qu’hitler refusa de peur de voir l’image de l’allemagne ternie par un acte lâche qui aurait coûté la vie à beaucoup de civils ; les anglo-américains n’auront pas les mêmes scrupules), en norvège l’armée allemande a subit sa première défaite de la guerre à Narvik et le corps expéditionnaire allemand aurait pu être définitivement battu si les forces anglo-françaises n’avaient été rappelées plus à l’ouest
      Quant à la campagne de france ; plus d’une fois les allemands auraient pu subir une défaite ; la première bataille de chars de l’histoire fut une victoire française
      La france a eu plus de 300 000 tués ; à la fin, on revenait au rythme connus lors des heures, vraiment sombres celles-là, de la grande guerre ; ce qui prouve qu’ils ne se sont pas sauvés ou qu’ils ne se sont pas rendus du premier coup comme ça, qu’ils ont résisté avec assez d’héroïsme pour permettre le miracle de dunkerque


    • @ 4TT4LI : MP40 et PPsh41 ne sont pas des fusils d’assauts mais des pistolet-mitrailleurs. Le premier fusil d’assaut est apparu en 1942 via le FG-42 dont été doté les paras allemands. Mais c’est le SturmGewehr 44 qui fut le premier vrai fusil d’assaut, utilisé en petite quantité vers la fin 43 puis produit en plus grosse série en 44.


    • @Marlon Branleux
      Quand j’évoque des batailles sans gloire, il s’agit des premières conquêtes faites par la Wehrmacht : la Pologne, petit pays pauvre et peu industrialisé en regard de l’industrie allemande, les pays-bas qui n’ont ni la dimension ni la puissance industrielle allemande, la Belgique : n’en parlons pas et la France, livrée volontairement à l’invasion allemande( ref Marc Bloch : l’étrange défaite. A aucun moment il ne s’agit de la valeur et du courage des peuples.


    • @plecto
      Merci de cette précision, mais j’avais évoqué dans le cours de mon argumentaire qu’il s’agissait d’un pistolet mitrailleur. Néanmoins, étant une dame, je reconnais être peu calée en armement.


    • Honte à moi d’avoir oublié de nommer le chef d’état major Alexandre Vassilievski.
      Rappelons que l’armée rouge comprenait de nombreuses femmes engagées et patriotes, y compris dans les unités de tankistes. Leur sort après guerre fut cependant assombri par l’accusation de "légèreté des moeurs" du fait de la promiscuité avec leurs homologues masculins. On peut aimer et soutenir le peuple, sans se faire d’illusions sur ses défauts ou contradictions.


    • @béret
      La waffen SS a laissé des souvenirs innombrables d’une barbarie inouïe en URSS, le pire a était atteint par eux sur le front de l’est, surtout lors du retrait et Anthony Beevor lui même relate l’envie de revanche compréhensible à défaut d’être acceptable, qui fut celui de l’armée rouge lors de son entrée en Allemagne. Envie de revanche proportionnel à l’exode dramatique des populations de Prusse orientale.


    • @Christian 4TT4LI : Certes, certains détachements de la Waffen SS étaient plus particulièrement spécialisés dans les opérations de "nettoyage des partisans" en arrière des lignes, au nom desquelles les atrocités que l’on sait furent commises. Néanmoins, la majorité du corps des Waffen SS était constitués d’unités combattantes non impliquées dans le processus de nettoyage ethnique. Le paradoxe est que ce sont plutôt des régiments de police spéciaux appartenant à la Wehrmacht, agissant au sein de corps ’einsatzgruppen’, qui furent formés depuis le début de l’opération Barbarossa à l’application méthodique de campagnes d’extermination de toutes sortes de catégories de populations civiles, dont les juifs ont certes constitués la cible principale mais non unique.

      @Marlon Branleux : Le chiffre de 300000 victimes de l’armée française pour la compagne de France est sujet à caution. Les dernières estimations parlent de 58829 morts et 123000 bléssés, tout ça entre le 10 mai et le 22 juin 1940 !!! Et dire qu’il y a eu des idiots (pour rester correct) pour prétendre que l’armée française s’était débinée devant le rouleau compresseur de l’armée allemande. La wehrmacht aura eu sur la même période 63682 tués, 111034 blessés, 18384 disparus. Pour rappel, ces pertes françaises concédées sur une période de 5 semaines, sont en moyenne 2 à 3 fois supérieures au taux moyen de pertes constaté durant la première guerre mondiale sur une période équivalente.


  • #866984
    le 22/06/2014 par Béret Vert Marius / Solidarité à Norbert Jacquet
    Le 22 juin 1944 : début de l’opération Bagration sur le front de (...)

    alors que du coté allemand, on a perdu toute ambition de victoire : depuis la défaite de Koursk (août 1943), prolongement de la symbolique défaite à Stalingrad,

    Vous auriez du inclure ce lien aussi à la fin de l’article :

    http://www.egaliteetreconciliation....

    Tout est dans les commentaires de l’article :

    Le vrai tournant de la Guerre Mondiale, c’est le front Russe et les erreurs stratégiques du Reich qui vont retourner à jamais la situation en faveur des Soviétiques ( Bataille de Moscou, la Blitzkrieg ne fonctionne plus ; le fait que Hitler divise l’Opération en trois front : 1- Pour Moscou, 2- Pour Stalingrad, 3- Pour descendre vers le pétrole du Caucase et du Moyen-Orient ; le choix catastrophique d’avoir cru Goering lorsqu’il prétendait pouvoir ravitailler les hommes de Stalingrad par les airs en plein Hiver - le fameux Général Hiver - au lieu de battre en retraite pendant qu’il était encore temps et d’autres encore... )

    Donc, au lieu de nous jouer la sempiternelle propagande Atlantiste, on ferait mieux de s’intéresser à ceux qui ont vraiment versé le Sang, et heureusement que la France a invité Poutine aux commémorations, que pour une fois on s’est passé des judicieux commentaires et analyses de Son Excellence Bernard Henri Lévy.

    Béret Vert Marius,
    Vous Perdez déjà du Temps !
    Solidarité à Norbert Jacquet, ancien Pilote d’Air France massacré pour délit d’Opinion.

     

    • Tout à fait d’accord avec vous, d’autant plus que la guerre en union soviétique est aussi dantesque que passionnante, surtout du coté soviétique qui risque l’effondrement à l’été 41 dans des conditions dramatiques et qui se redresse avec panache dés fin 41 (panache et millions de morts). Le redressement soviétique lors de la 2éme guerre mondiale est digne du plus grand roman de tous les temps. Un tel retournement de situation ne pouvait que déplaire à l’historiographie dominante, qui aime les histoires aussi glauques, individuelles que médiocres et là nous sommes dans l’inouï, le sublime, l’épique. Il n’est que de s’intéresser à la bataille de Stalingrad, en oubliant le film de jean-jacqus Annaud qui est une charge anti-communiste d’arrière garde et une ineptie historique. Seule la fontaine aux enfants, symbole de l’ignominie de la guerre, est réaliste.
      Grâce à Poutine, la Russie est de retour, un des joyaux de l’humanité. Il n’est que de comparer Moscou ou St Peterbourg à New-york ou chicago. Comme l’évoque Alain Soral, nous avons plus à admirer et à apprendre avec la culture russe qu’avec le rodéo, les santiags, les pom-pom girls et le mc do US.


    • les seules fois où la Russie a à peu près bien fonctionné c’est quand elle était dirigée par des Allemands : Catherine II par exemple. Petersburg par ailleurs avait été sublimée en effet, mais par des architectes allemands...700 ans de travail et de culture germaniques, présentes depuis le 13e siècle de Memel à Königsberg, mais aussi à Breslau, Stettin, Danzig ont été balayés ignoblement en quelques mois par les hordes bolcheviques en sur-nombre, malgré l’héroïsme de ses défenseurs, parmi lesquels des Français et des Wallons ! Les commentaires zélés pro-staliniens et pro-russes de cette page sont d’un niveau tel que je croyais d’abord à une blague... Ressaisissez-vous jeunes gens, les Russes...ne sont que des Russes, rien d’autres ! Demandez un peu l’avis des Tchèques, des Polonais, des Finlandais...Bravo par contre pour les autres, je les salue amicalement : Danke, es lebe Frankreich, es lebe Deutschland !


    • @walter memel
      Les architectes de saint Petersbourg étaient le plus souvent d’origine Italienne. D’autre part Pierre Hillard a très bien décrit et décrié le phénomène des colonies de peuplement allemandes à l’Est et le suprématisme belliqueux et délétère de ces populations exogènes, dont la dernière tentative a échoué avec l’opération Barbarossa. Pierre Hillard retrouve ces même relents dans la construction européenne sous gouvernance de l’Allemagne, qu’il nomme clairement comme le gauleiter de l’U.E.
      Pour autant, le peuple Allemand est comme tous les peuples, il subit ses "élites".


    • @ Wallter Memel : C’est l’hôpital qui se moque de la charité. "Les commentaires zélés pro-staliniens et pro-russes de cette page sont d’un niveau tel que je croyais d’abord à une blague". Primo, je n’ai rien vu de tel à la lecture des commentaires plutôt raisonnablement équilibrés et argumentés (à part le votre). Deuxio. Ne réalisez vous pas que votre propre commentaire est l’illustration parfaite de ce que croyez déceler chez les autres ? Dans le genre, nostalgique idolâtre de l’empire germanique et du 3ème reich, vous semblez vous poser en prototype.


  • Bravo pour cet article qui rappelle l’occultation d’une réalité des faits par la propagande américaine de l’après guerre. On peut dire que l’union soviétique a libéré l’Europe occidentale en écrasant la Werhmacht et que le débarquement américain fut relativement anecdotique du point de vue de l’impact militaire, quant à la chute du 3ème reich. Il était plutôt essentiellement motivé par les intérêts géo-stratégiques à venir et la préparation de la guerre froide contre le bloc communiste.

    Rappel de quelques chiffres :

    - Les pertes militaires de l’union soviétique représentent 88% du total des pertes alliées en Europe. (UK 3%, France 2,3%, USA 2,2%)
    - de juin 41 à fin mars 45, les pertes de la Wehrmacht sur le front russe représentent 80% (6.172.373millions) de l’ensemble de ses pertes tous théâtres d’opération confondus.

    C’est en russie que la Wehrmacht a eu les reins brisés, bien avant le débarquement américain. Du 1° juillet au 31 décembre 1944, durant cinq mois, les allemands perdent 200.000 hommes par mois, alors que durant la même période sur le front Ouest, ils perdent en moyenne 8000 hommes par mois.

    Quand les alliés débarquent en normandie le 6 juin 44, l’essentiel de la capacité militaire allemande est déjà anéantie par l’union soviétique. L’armée allemande ne peut mobiliser que 30 divisions manquant de moyens opérationnels, estimés à 25% de leur effectif nominal de combat, réparties sur 250km autour de la zone de débarquement. On est loin des 200 divisions pleinement opérationnelles ayant attaqué la Russie en juin 41. Ces 30 divisions faméliques vont s’opposer en juillet 1944 à 60 divisions américaines, 18 division anglaises, 10 divisions françaises, elles totalement opérationnelles.

    Au plus fort de leur engagement les USA auront 90 divisions en ligne qui progressent avec facilité jusqu’en Allemagne, avec relativement peu de pertes (230.000), à l’exception de l’épisode des Ardennes. L’union soviétique elle, aura mis 360 divisions avec les pertes colossales que l’on sait (9.450.000 soldats, 17.150.000 civils).

    A partir de 1945, l’armée allemande joue la carte de l’avancée des forces alliées contre l’armée russe. Les forces britanniques de Montgomery traversent le Rhin en Hollande sans rencontrer de résistance sérieuse. Durant ce temps, l’armée russe perd 600.000 hommes pour libérer la Pologne et 700.000 hommes pour libérer les pays baltes. L’armée russe liquide 60 divisions allemandes en février 45 en prusse orientale.


  • Quant à la contribution américaine à l’effort de guerre, souvent présenté comme décisive et sans laquelle l’armée russe n’aurait pas pu vaincre la Wehrmacht à l’est :

    De 1941 à 1945, les aides américaines se sont élevées à 50,1 milliards de dollars américain. Les principaux bénéficiaires du prêt-bail étaient le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l’Union soviétique (11,3 milliards de dollars). La France libre du général de Gaulle basée à Londres et surtout l’armée d’Afrique du général Henri Giraud basé à Alger (Algérie française) ont également profité de ce programme d’assistance logistique (3,2 milliards de dollars).

    Qu’en est-il de la production militaro-industrielle soviétique versus le matériel américain fourni ?

    Avions (USA : 14.795, URSS : 112.100)
    Chars (USA : 7.056, URSS : 102.800) -
    Pièces d’artillerie (USA : 8.218, URSS : 360.000)
    Mitrailleuses (USA : 131.633, URSS 1.516.000)

    L’apport américain n’est certes pas négligeable, mais de là à dire qu’il fût décisif. Vraiment ?


  • On ne dira jamais avec quel courage se sont battus ces soldats...
    Mais l’union soviétique aurait elle pu vaincre sans le lend-lease Act (en contradiction avec le Neutrality Act, qui de fait Roosevelt avait déjà déclaré la guerre à l’Allemagne et au Japon ) ? Qui a fourni je le rappelle :
    -14.5 millions de paires de chaussures
    - 2000 locomotives, 15 000 avions, 7000 chars
    - 1 .1 millions de wagons, 51000 jeeps, 375 000 camions (Ford et autres Dodges qui ont servi au transport des soldats à Stalingrad)
    - 38000 récepteurs-émetteurs
    - des millions de km de fils et de câbles de liaison
    - 5 millions de tonnes de nourriture
    etc, etc
    Soit pour plus de 11 milliards de dollars pour la période de 22.6.41 au 20.09.45
    On ne gagne pas une guerre sans argent et matériel malgré toute la bonne volonté du monde !

     

    • Je vous ferais la même réponse que je ferais à tous ceux qui disent que la russie n’aurait pas pu gagner la guerre sans le matériel de guerre américain ; construire, acheminer et vendre des chars, c’est bien ; mais apprendre à s’en servir, l’utiliser au mieux de ses capacités, rouler avec, tirer avec ; n’est-ce pas ce qui compte le plus ?
      Sans des pilotes russes courageux et combattifs pour piloter ces chars ; les américains n’auraient fait qu’assembler de gros de tas de métal assez inutiles, juste bon à rouiller dans un hangar
      Ce ne sont pas les américains qui ont gagné à stalingrad ou à koursk, mais les russes ; un point, c’est tout ! les ouvriers et ingénieurs américains se sont contentés de travailler sur des chaînes de montage ; ce devait être un travail dur, mais c’était quand même moins risqué que de se prendre une volée de plomb en faisant face à la wermarcht


    • Certes on ne gagne pas aussi une guerre avec seulement du matériel, mais il faut aussi se méfier de la propagande communiste sur la grande guerre patriotique (et en ce qui concerne les chiffres).
      N’oublions pas aussi le débarquement en Sicile en juillet 43 qui a obligé l’Allemagne à se reconcentrer sur son flanc sud, ainsi que la début des bombardements massifs sur les villes allemandes et les voies ferroviaires rendant de plus en plus difficile la logistique point essentiel de tout conflit (5 à 7 personnes pour un soldat combattant).
      De plus la plupart des historiens considèrent que si la Russie soviétique a réussi à se libérer à peu prés seule sa conquête à l’ouest a été possible que grâce aux alliés.


    • L’union soviétique, à terme, était destinée à gagner la guerre contre l’Allemagne nazie, avec ou sans l’aide US. L’histoire depuis nous a appris que l’aide US n’est jamais sans fortes arrières pensées délétères se répercutant sur la qualité et la fiabilité de "l’aide" apportée
      Sans être spécialiste et pour reprendre Jean Lopez, il semble que les fournitures dans leur grande majorité ne correspondaient pas à la demande soviétique, notamment en camions de transports. Les transports en situation opérationnelle furent un des point faibles de l’armée rouge. Par ailleurs, la capacité manufacturière soviétique à partir de la délocalisation des usines au delà de l’oural, était d’une ampleur qui étonna le monde entier et particulièrement les plus concernés : les allemands qui sous-estimèrent jusqu’à tard les exploits des travailleurs soviétiques : rappelons que le peuple participa dans des proportions inédites à l’effort de guerre soviétique, y compris les enfants, même jeunes.
      On peut raisonnablement préjuger que si les USA apportèrent une aide tardive et souvent inappropriée à l’union soviétique, c’est que le destin de la guerre, dés Moscou était inéluctablement en faveur des soviétiques. Quant à l’ouverture du front en Afrique du nord, il ne correspond qu’à la nécessité vitale pour les britanniques de conserver le canal de Suez et les approvisionnements en pétrole du moyen-orient, chasse gardée convoitée par les USA.
      Pour finir, le débarquement de juin 1944 s’effectue lors de l’opération Bagration qui voit le rouleau compresseur soviétique laminer l’armée allemande. Des spécialistes me reprendront sur le rapport de force mais grosso-modo, il s’agirait de 30 divisions de qualités inégales sur le front de l’ouest, et de 300 sur le front de l’est, les mieux armées, équipées et entraînées.


    • @Christian 4TT4LI
      Je vous que vous avez la foi des converti "vous savez que...".
      En fait je ne crois (moi aussi :]) pas que l’union soviétique aurait pu battre le III Reich seule (je dis bien battre et non seulement repoussé).
      Ce qui me fait dire cela, c’ est l’aviation, arme désormais décisive pour toute victoire (point culminant opération PointBlack) apparue lors de la seconde guerre mondiale.
      Je rappelle que l’essentiel des cibles industrielles ont été anéanties à l’automne 44, suivi des nœuds ferroviaires et du matraques incessant des villes.
      - De plus fin juillet 44, 98 % de la production pétrolière allemande est hors service.
      - Recomposition des 27 grandes usines de fabrication d’aéronefs en 729 petites usines (d’où le problème logistique inhérent)
      - Dès 43 la moitié de la flotte de Luftwaffe est concentrée à l’ouest à se défendre contre les raids des bombardiers.
      - Cela a entraîné une perte du nombre de pilotes qu’on ne pouvaient plus remplacé (18% en février, 22 % en mars)
      L’aviation a été une des clés majeures de la victoire alliée et par conséquent soviétique.
      Je rappelle enfin que le camarade :) Staline n’a cessé de réclamer un second front !
      Je pense que certains par antiaméricanisme primaire ont gobé la propagande soviétique sur ce sujet comme sur tant d’autres.
      On peut voir aussi dans les guerres polono-russe et finno-russe l’efficacité de la Grande Armée...


    • @Batou : Bataille des chiffres et de pourcentages. Mais quel était au juste le postulat de votre commentaire initial ? Que sans l’aide matérielle américaine, l’union soviétique n’aurait pas pu vaincre les allemands à l’Est ? Mais ni vous ni moi n’en savons rien. Peut être que la guerre aurait juste duré un peu plus longtemps et fait encore plus de victimes. S’il est assez indiscutable que les bombardements alliés sur l’Allemagne auront gêné significativement la production militaire allemande (bien que la lecture des mémoires d’Albert Speer puisse en faire douter), l’apport de matériel américain aux russes aura représenté une proportion somme toute relativement faible comparée à ce que le complexe militaro-industriel soviétique aura fourni à l’armée rouge. Les chiffres notamment relatifs à l’artillerie sont assez éloquents. Et il me semble que cette composante a été majeure quant à la contribution à l’écrasement de l’armée allemande. Puisqu’il faut malgré citer des chiffres :

      Avions (USA : 14.795, URSS : 112.100)
      Chars (USA : 7.056, URSS : 102.800) -
      Pièces d’artillerie (USA : 8.218, URSS : 360.000)
      Mitrailleuses (USA : 131.633, URSS 1.516.000)

      Bref, j’admet que c’est un sujet de discussion sans fin. Cependant, ne faut-il pas revenir au point qui est à l’origine de l’article tout entier, et que je résumerai ainsi : Quelle que soit la contribution des états-unis à la destruction de la machine de guerre du 3ème reich, il est indiscutable que l’union soviétique y aura contribué de façon très largement majoritaire, d’un point militaire et du point de vue du sang versé, pour au final voir ce rôle essentiel évoqué de manière inversement proportionnelle dans tout le story stelling hollywoodien et la propagande atlantiste déversée sur l’Europe depuis la fin de ce conflit.


    • @Plectos
      Pour en finir c’est que l’antiaméricanisme a pu aveugler certaines personnes pour croire que l’union soviétique pouvait à elle seule faire capituler le III Reich. Or il suffit comme je le disais de faire preuve de prudence et de ne pas faire de l’uchronie.
      On parle souvent de la propagande américaine et à juste titre comme la plus formidable mais il ne faut pas oublier la propagande soviétique.
      Jugeons par exemple les cas où les soviétiques n’ont pas eu l’appui américain comme dans la guerre finno-soviétique.
      Pour ma part je maintiens que c’est l’aviation qui anglo-américaine qui a été la plus décisive(et la logistique), parce que du courage il n’en manqué dans aucun camps ! (même chez les américains qui il faut l’admettre ont tjs préférer se battre de loin ou de haut :))
      Les soviétiques ont certes payé un lourd tribut (surtout les civils) du fait de leur tactique (en général) de force brute (sans se trop se soucier des pertes humaines)...


    • @batou
      En 44, le sort de la guerre est déjà joué. Par l’opération citadelle et la défaite de Kourks en juillet 43, l’armée allemande perd définitivement sa capacité offensive et entamera sa retraite jusqu’à Berlin. L’opération citadelle bénéficiait pourtant de tout le potentiel opérationnel et industriel allemand. Von manstein lui-même était inquiet sur les chances de succès de cette opération, qui en cas de ratage, renversait définitivement le cours de la guerre en faveur des soviétiques.
      Si votre propos était de prouver que l’URSS n’a pu gagner la guerre que grâce aux anglo-US, il suffit d’inverser l’équation et de considérer le débarquement alliés de juin 44 sans les 4/5 éme du potentiel militaire allemand occupé sur le front de l’est....
      L’historienne Annie Lacroix-Riz a récolté les données concernant les dommages industriels causés à l’Allemagne nazie : 20% seulement fut détruit par les bombardements, ce qui ’s’explique également par les intérêts industriels croisés entre l’Allemagne et les USA. L’exemple connu des usines Ford en Allemagne illustre parfaitement le contexte. Quant à l’anti-américanisme "primaire" dont vous me taxez, je vous laisse à la consultation de l’histoire depuis la fin de la 2éme guerre mondiale, de l’hégémonie US et de ses derniers rebondissements en Irak, Ukraine, Syrie, Lybie...


    • @batou
      La guerre finno-soviétique (30 novembre 1939) est un contre exemple qui invalide votre argumentaire toujours restrictif en compétence et connaissances historiques.
      Cette guerre fait suite au grandes purges dans l’armée rouge, affaire Toukatchevski,1937 dont il est aujourd’hui reconnu qu’il s’apprêtait à trahir l’union soviétique dans un moment tendu. De cette purge sont d’ailleurs sortis du rang les grands chefs militaires qui affronteront victorieusement les nazis, tordant le coup à la réputation d’excellence prussienne .
      La guerre finno-soviétique pâtira de l’impréparation et du manque de compétence de l’encadrement militaire fraîchement promu et influera sur la décision désastreuse des autorités nazies d’envahir l’union soviétique.
      Cette guerre aura l’avantage de laisser accroire aux nazis que l’URSS serait vaincue en 6 semaines.


    • @Christian 4TT4LI
      Vous reconnaissez donc les désastres en matière de commandement et de pertes humaines dans les guerres polono-soviétiques et finno-soviétiques (sans parler de l’Afghanistan) donc face à de petites nations...
      De plus lorsqu’on on cite Annie Lacroix-Riz idéologue communiste totalement antinationale (voyez ses théories sur Wikipédia !) aveuglé par son amour pour Staline, je méfie un peu.
      Je pense que vous auriez dû vivre pendant l’époque soviétique dans les pays de l’est vous en auriez mangé alors de la propagande sur la grande guerre patriotique (les Soviets ont libéré à eux seuls le monde !), dommage pour ceux qui se trouvaient sous les chenilles des chars...
      Je vous laisse donc avec vos certitudes...


    • @batou
      Vous avez visiblement perdu le fil du propos. Personne ne nie que le commandement soviétique lors de la guerre avec la Finlande et lors des premiers mois de l’invasion nazi fut catastrophique. Je vous en expliquai une des raisons (loin d’être la seule), mais dés décembre 1941, les soviétiques avaient stoppé et fait reculer la werhmacht devant Moscou et l’avaient bloquée à Leningrad. 1942 a été celui de la défaite de Stalingrad et du retrait du caucase. Les objectifs de l’Allemagne nazie en URSS étaient inatteignables et ont déclenché la militarisation d’un peuple immense et une industrialisation de guerre sans précédent.Le lend-lease doit tout au monde des affaires militaro-fiancier US et rien à la morale dans la lutte contre le nazisme, auparavant financé par les mêmes.
      Annie Lacroix-Riz, que vous le vouliez ou non, est une historienne ayant travaillé sur les sources, son communisme revendiqué n’a donc aucune influence sur les faits notifiés dans les archives, les notes de police, les courriers d’ambassades, les articles de journaux d’époque (liste non-exhaustive).


  • Les soviétiques n’ont pas très bien mené les opérations sur le front est. Il est certes facile de critiquer 70 ans après,mais il semblerait que l’état major soviétique ne se préoccupait pas trop des pertes militaires,mais uniquement des avancées militaires. Il était par exemple interdit de battre en retraite. Je me base sur les récits de guerre de Soljenitsyne.
    Cependant il faut reconnaître que les anglo-américains ont tout fait pour que l’URSS supporte l’essentiel de l’effort de guerre, malgré une petite aide. On est toujours dans la mentalité anglo-saxonne qui consiste à faire s’entretuer ceux qu’ils estiment être des ennemis (national-socialisme et communisme). Maintenant j’avoue que tout n’est pas clair dans la séquence 39-45 : quelles étaient les réelles motivations de l’Angleterre en déclarant la guerre à l’Allemagne et en refusant toute offre de paix ? Hitler a-t-il décidé d’attaquer l’URSS car cette dernière projetait d’envahir l’Europe ? Si c’est vrai,alors comment expliquer la déroute (si ce n’est la démission) de l’armée rouge en 1941 ? D’un autre côté l’armée rouge a attendu 4 décennies avant d’évacuer l’Europe de l’est. Mais peut être que les soviétiques cherchaient à se constituer un glacis territorial afin de prévenir une offensive occidentale.
    Il y a plein d’autres questions à se poser. La 2ème guerre mondiale est une des séquences les plus intéressantes et les plus cruciales à étudier quand on cherche à comprendre le fonctionnement du monde d’aujourd’hui. Peut être est-ce une des raisons pour laquelle on nous emmerde avec la "mémoire", les "méchants nazis et leurs crimes" ...

     


    • Les soviétiques n’ont pas très bien mené les opérations sur le front est.




      Et vous êtes qui, pour balancer ce genre d’affirmations péremptoires ? Un diplômé récent de West Point ?



      mais il semblerait que l’état major soviétique ne se préoccupait pas trop des pertes militaires,mais uniquement des avancées militaires.




      Ah ouais, c’est sûr que le Reich, lui, c’était clairement son premier souci : minimiser les pertes. Surtout après 1944, c’est trop visible quoi. Des gamins boudinés dans des uniformes trop grands pour eux, ou même sans uniforme du tout, expédiés sans aucune formation sur le front, dans l’espoir insensé de retarder la Chute, qu’on savait pourtant inéluctable, juste de quelques heures de plus. C’est clair, c’est jamais arrivé, c’est de la propagande sov, n’est-ce pas...
      Il n’y a qu’une chose de plus importante que "les pertes militaires", c’est la perte du pays tout entier. Ça s’applique en tous lieux et de tout temps depuis toujours.



      Il était par exemple interdit de battre en retraite.




      Faux. Les premiers à avoir utilisé cette stratégie sont les Allemands, suite à la contre-offensive soviétique devant Moscou qui a bien failli casser la machine de guerre du Reich dès 1941 pour de bon. Ce n’est qu’à partir de la fin 1942 que Staline, vu le nombre préoccupant de soldats disposés à se rendre ou à battre en retraite et abandonner des positions d’importance vitale émet la doctrine du "pas un pas un arrière", dont la bataille de Stalingrad donnera l’illustration la plus connue.



      alors comment expliquer la déroute (si ce n’est la démission) de l’armée rouge en 1941 ?




      Quand on a contre soi l’Europe entière (juste deux "détails" : l’essentiel du potentiel industriel "allemand" était en fait Tchèque - depuis son "annexion"-cadeau de 1938 ; on évalue, en Russie, la contribution française - confiscations, butin de guerre, STO, réquisitions, etc. - à environ 40% du total "allemand"...), menée par les meilleurs généraux du monde (von Manstein, ça vous parle ?) commandant d’excellents soldats, c’est franchement un miracle que l’Armée Rouge ait tenu en dépit de tout cela et soit parvenue à renverser la situation au final.



      Hitler a-t-il décidé d’attaquer l’URSS car cette dernière projetait d’envahir l’Europe ?




      Les intentions de Hitler étaient claires dès le début (voir Mein Kampf) : se tailler un empire colonial à l’Est, rien de plus, rien de moins.


  • Un ami belge de Jean-Marie Le Pen, Léon Degrelle, faisait partie du haut commandement allemand sur le front de l’Est. Il a fait de nombreuses vidéos sur la dureté des combats sur le front de l’est. Vidéos qu’on peut retrouver sur youtube.
    Jean-Marie Le Pen et Léon Degrelle :
    http://www.youtube.com/watch?v=8bJm...

     

    • Une prophétie politique de Léon Degrelle :

      " Où se trouve la solution ? Eh bien, je vais vous surprendre, au risque de déchaîner contre moi la colère de nouveaux ennemis : j’attends beaucoup du peuple russe. Il représente une force encore saine et il ne supportera pas éternellement son régime de bureaucrates gâteux dont l’échec est total dans tous les domaines.

      J’espère qu’un jour un jeune Bonaparte sortira de l’Armée rouge comme aurait pu le faire Toukhatchevski en 1938, et qu’il rompra avec le fatras idéologique débile qui étouffe la plus grande nation blanche qui soit encore décidée à agir sur l’histoire.

      Là où Napoléon et Hitler ont échoué, c’est peut-être le fils de l’un de nos adversaires du Caucase et de Tcherkassy qui réussira en rassemblant autour de la Russie, guérie du virus communiste, tous les peuples européens pour entraîner le monde dans une nouvelle marche en avant."

      Source en Lien : http://bibliothequedecombat.wordpre...


  • "La chute de Stalingrad c’est la fin de l’Europe. Il y a eu un cataclysme. L’épicentre c’était Stalingrad. Là on peut dire que c’était fini et bien fini, la civilisation des Blancs."

    Louis-Ferdinand Céline, interview Le Monde, juin 1960

     

  • Pour se faire une idée des conditions de combat sur l’Östfront, le meilleur livre, en tant que témoignage j’entend, que j’ai lu est Le Soldat Oublié de Guy Sajer.

    À lire absolument pour tous ceux qui ne connaissent pas encore.


  • Jean Lopez est fiable sur certains points et beaucoup moins sur d’autres. Notamment sur le comportement de Staline, au point qu’il semble improbable qu’il ait eu accès à des sources éminentes et alors qu’il récupère les poncifs habituels sur Staline.
    Par ailleurs, il n’a aucune analyse politique. Il relate la chronologie historique des faits militaires, sans prendre en compte le contexte géo-politique international déterminant. Le militaire est soumis au politique.


  • A Lire : Léon Degrelle, "La Campagne de Russie".

    https://archive.org/details/LaCampa...

    Un passage m’avait marqué : il décrit l’Ukraine et l’est de la Russie tres pauvre et sous-développée lors de l’offensive de 1941-42.
    Puis il s’étonne lors de la retraite forcée en 1943/44 de tout ce que les allemands ont eu le temps de construire en pleine guerre : des gares, des voies, des immeubles etc... la ou il n’y avait rien 2 ans plus tot. il s’étonne qu’autant de ressources aient été dépensée a cette fin alors qu’au front c’était l’agonie.


  • Chers amis du blogue,

    La promotion du livre d’A. Sutton intitulé "Wall Sreet et l’ascension d’Hitler" est effectuée sur cette page... N’oubliez pas que le même auteur a écrit "Wall Street et la révolution bolchévique", livre dans lequel il démontre que sans l’aide financière, économique, technologique de Wall street, l’URSS se serait écroulée en quelques années après la révolution bolchévique, c’est-à-dire bien avant le début de la Deuxième Guerre Mondiale... A méditer !

     

    • @ieter
      Tout à fait, mais vous auriez du écouter plus attentivement la dernière vidéo du président de ce site, Alain Soral et le bon sens : l’histoire n’a aucun sens sans chronologie, or l’URSS des années 1917 n’est pas celle des années 1930, 1940, 1945..


    • DA !
      Exactement comme la Russie d’aujourd’hui qui n’a ABSOLUMENT rien de commun avec l’U.R.S.S. d’hier...


    • @christian 4TT4LI

      Je crois que je me suis mal fait comprendre du fait de la brièveté de mon message. Sutton démontre que Wall Street n’ a pas uniquement aidé les bolchéviques à faire la révolution de 17, mais que l’aide massive s’est poursuivie dans les années 20, les années 30, ainsi que pendant la deuxième guerre mondiale. Par ailleurs soyez rassuré j’écoute toujours attentivement Mr Soral quand il livre un entretien. Bien à vous. Dieter.


    • @Dieter
      Il s’agit moins d’aide que de bizness. La haute banque prête à qui peut payer les emprunts. Rappelez-vous de cette anecdote éclairante au sujet du bond de la fortune des Rothschild, bailleurs auprès des Britanniques et des Français lors des guerres napoléoniennes, y compris la fortune pharaonique de la banque de john pierpont morgan , qui finançait les empires centraux et les pays de la triple entente, ce qui a prolongé la boucherie de 14/18 jusqu’à épuisement des protagonistes au bénéfice de cette banque...Pratiques toujours en cours et florissantes.
      L’une des causes avancées par Soljetnysine dans 2 siècles ensemble, sur la chute de la monarchie tsariste a été le refus de la haute banque forcément juive, Rothschild en tête, d’ emprunts internationaux demandés par le gouvernement tsariste, pas assez efficient, selon ces mêmes institutions bancaires, à combattre les pogroms en Ukraine.
      Les banques font et défont les gouvernements, pour autant l’union soviétique dans sa lutte pour sa survie et son indépendance, a gagné sur l’Allemagne Nazie financée par la haute banque internationale.


    • @christian 4TT4LI

      Je vous rejoins d’ une certaine façon. C’est vrai que Sutton et Pierre de Villemarest ont révélé que les affaires avaient continué entre l’URSS et Wall street de 1920 à disons 1950... Il semble utile de rappeler qu’avant de se lancer dans les affaires avec l’URSS, les sbires de Wall Street avaient pris soin de piller de fond en comble la Russie de toutes ses richesses mobilières (or, bijoux, arts, etc...)... Selon Soljenitsyne ("Deux siècles ensemble"), si ma mémoire est exacte, l’ampleur des pogroms a été beaucoup exagérée par la presse dominante de l’époque... Quant au Tsar, le fait de ne pas accepter la mise en place d’une banque centrale en Russie calquée sur le fonctionnement de la Réserve fédérale des États-Unis ne l’a pas vraiment aidé à garder son empire, comme vous pouvez l’imaginer ! Par ailleurs, quand le "führer" s’est mis en tête à la fin des années 30 de commencer à battre monnaie lui-même et d’échapper à la mainmise du cartel bancaire, cela lui à créé soudainement beaucoup d’ennemis à Wall Street et à la City... (cf "la symphonie rouge" in "Le complot mondial : mythe ou réalité" Editions Delacroix...) Bien à vous.


  • "Je n’ai pas à prendre partie pour les juifs ou pour les nazis. Je suis neutre dans cette affaire. Je ne sais pas, je n’étais pas né. Qui a commencé ? Qui a provoqué qui ? Qui a volé qui ? Bon j’ai ma ptite idée..."

    Dieudonné dans "Le mur"


  • Bonjour

    je tempérerais quand même

    car si les russes on connue énormément de perte c’est surtout de la faute au commandement russe digne du n’autre en 14 ... et au matériel russe complètement obselet pour contré barbarosa

    même si pour moi les pire salop et meurtrier de la second guerre mondiale (bien devant les japonais et les allemand) reste les anglosaxon/USA pour des destruction de civile type Dreze, nagazaki, hirochima, et des camps de concentrations ou il on fait crevé des millions d’allemand et de japonais
    Il ne faut pas négliger les bombardement USA/GK sur les usines d’armement allemande ceci à était décisif ( je parle bien des usine d’armement et pas des position militaire, ou les allier visé à coté pour maximisé les dommage collatéraux en France)

    (ne pas oublier aussi la trahison de Churchill en retirant précipitamment ces troupes en France et par la suite en nous on coulant une flotte de navire à quais au Maghreb)
    pour moi bien qu’affreuse a était l’occupation nazi, les ailiers (anglosaxon)nous on fait bien pire
    et nous on trahie plus d’une fois !

    l’autre point aussi à etait les livraison d’arme, peut être elle vous paraisse faible mai à l’Époque la russise n’avais presque rien et ceci à jouer un rôle capitale qui lui a permis de tenir Stalingrad et de lancer sa contre offensive
    Je prend pour exemple les millier de curtis p40 qui on décimé les position et les panzer allemand faut à une aviations (chasse)sur le front anglais

    Adolf à perdu la guerre au moment ou il à attaquer la Russie, et en dispersant son armé sur deux front
    chose stupide car en plus avec le pacte de non agression, et la bonne entente Russie/Allemagne d’avant barbarosa, je suis sur que Staline lui aurais filer une bonne partie du pétrole de la Caspienne (tres peut exploiter par les russe faut de moyen technique) (qu’avais les allemand) (je développe tes champs pétrolifère et on fait 50/50 ???)
    Pour aider à son effort de guerre contre quelques petit territoire dans l’est (après tout mise à part la propagande post barbarosa, le Nazisme et le Communiste était des idéologie proche et qui se respecter suffisamment.)
    c’est la qu’on voit qu’Adolf était un très bon tacticien mai un stratège débile
    (autre idée idiote d’Adolphe, ne pas développer la bombe atomique alors que les chercheur allemand avais 5 ans d’avance sur les usa
    imaginer un V2 sur Londres avec une bombe atomique dedans ...


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