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Venezuela : Sergueï Lavrov condamne l’ingérence américaine au prétexte d’aide humanitaire

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a condamné, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue américain Mike Pompeo, l’« ingérence flagrante » et l’« influence destructrice » des États-Unis au Venezuela.

 

Ce 2 mars, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Les deux hommes, selon un communiqué de la diplomatie russe, ont abordé la question du Venezuela et du trouble politique qui y règne depuis plusieurs semaines.

« La provocation et l’influence extérieure destructrice, même sous le prétexte hypocrite de l’aide humanitaire, n’ont rien à voir avec le processus démocratique », a déclaré Sergueï Lavrov à son homologue américain.

Sergueï Lavrov a en outre condamné « les menaces américaines contre le gouvernement légitime, une ingérence flagrante dans les affaires intérieures d’un État souverain et une violation éhontée du droit international ». Il a également dit que Moscou était « prêt » à tenir des consultations bilatérales avec Washington à propos du Venezuela, à conditions qu’elles « suivent strictement les principes de la Charte des Nations unies ». « Seuls les Vénézuéliens ont le droit de décider de leur avenir », a-t-il ajouté.

Le ministre russe des Affaires étrangères a reçu la veille à Moscou la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez, promettant que Moscou allait poursuivre son aide humanitaire « légitime » au pays, confronté à la pire crise politique et économique de son histoire avec hyperinflation et pénuries de produits de première nécessité, le tout alors que Caracas est soumis à de très lourdes sanctions économiques américaines et à un pesant embargo de Washington.

 

Soupçons autour de l’aide humanitaire américaine

La Russie, par la voix de la porte-parole de son ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova, avait déjà accusé les États-Unis de se servir de l’aide humanitaire à destination du Venezuela comme d’un « prétexte pour une action militaire ». D’une manière plus générale, Moscou déplore le soutien apporté par nombre de chancelleries occidentales à Juan Guadio, président auto-proclamé du Venezuela.

Le 8 février, l’opposant à Nicolas Maduro avait annoncé qu’une intervention militaire des États-Unis dans son pays, avec pour objectif de contraindre Nicolas Maduro au départ, n’était pas à exclure. « Nous ferons tout ce qui est nécessaire. C’est une question évidemment très polémique, mais en faisant usage de notre souveraineté, de l’exercice de nos prérogatives, nous ferons le nécessaire », avait-il répondu à la question de l’utilisation des compétences légales qui sont les siennes en tant que président du Parlement et président par intérim pour autoriser une éventuelle intervention militaire.

Le 23 janvier, Donald Trump avait apporté son soutien au président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition vénézuélienne après que ce dernier s’était autoproclamé « président par intérim » du pays, quelque jours après l’investiture du président du Venezuela Nicolas Maduro, réélu pour un second mandat. Les alliés de Washington dans la région lui avaient alors emboîté le pas à l’instar de l’Argentine, du Canada, du Chili, de la Colombie ou encore du Pérou.

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