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A propos du documentaire ’’Un homme’’

Par Pierre Dortiguier

« Voici l’homme », oui, Ecce homo - si c’est l’expression qu’attend le metteur en scène de ce film, il l’a méritée.

Et en effet, ce qui paraîtra après ce qu’en Allemagne, le philosophe patriote Hegel nommait « la négation de la négation », ce sera le roman de cet homme qui fut plus attaqué que ses propositions ne furent jamais examinées avec soin, car, en notre pays – et l’Europe s’est de ce point de vue francisée,- dès qu’il est question de toucher à un casque à pointe, c’est l’émeute, la rue Gay-Lussac en 1968.

Ne parlez pas de Freudenstadt – qui connaît cette ville où des gens furent en Forêt Noire assassinés d’une balle dans la tête, où les femmes étaient tenues de décliner leur âge et leur étage, selon le témoignage rapporté dans ses Mémoires par Lindbergh, durant sa campagne d’Allemagne !

N’instruisez pas vos élèves, comme ma génération l’a été, sur la Guerre de Trente Ans qui réduisit l’Empire – pas celui dont parle Alain Soral, non l’autre, l’antithèse de la Grèce moderne – au tiers de sa population. Ne dites pas que Leibniz anticipe le français de Voltaire un siècle avant !

Ne dites rien, ayez le même préjugé qu’avait, à la fin de la guerre, le jeune adolescent qui est resté le sportif et le séducteur naturel – ce n’est pas une critique, mais un talent, du genre de ceux que l’Evangile demande de multiplier - qui est, en force de la nature, ou en natif du Verseau, attaché à lier le mouvement des mains et du corps à l’activité intellectuelle !

Qui manie la raquette de tennis et le thème latin ! Là est le secret de sa découverte, j’entends de ce qui l’a rendu célèbre : le discernement du réel et du fictif, il ne dit pas, du vrai et du faux, car il n’est pas assez cartésien, il a du bon sens d’abord, et il ne juge qu’en fin de parcours, pas en exposant des principes sur le marché des discours !

Il est dans son intelligence, et Schopenhauer voit cette faculté liée à la mère, fils d’Ecosse : visitez Edinburgh, respirez-y non pas l’imitation des modes, mais la volonté de paraître tel quel, par l’habit, par la franchise et l’avarice du détail, comme le marchand marque dans les livres de raison la somme des faits et des pièces recueillies.

Voici l’homme qui ne se dissimule pas qu’il est fort en thème, oui, qu’il est d’abord cela, comme ceux de ma génération qui le suivirent, à l’ombre des mêmes maîtres.

J’ai partagé avec lui deux professeurs de philosophie, l’un était médecin, qui trouvait que la psychanalyse était une imposture ; des fois j’entends sa voix, et j’imagine, dans un état qui dépasse nos intuitions de l’espace et du temps, qu’il accueille notre homme, et lui dise son avis sur ses recherches ! Le second était l’interprète de Heidegger, Jean Beaufret, qui lui adressa une lettre de soutien accompagné de mots très aimables sur sa femme.

Maintenant à l’ère hyper-positiviste, que l’on pourrait dire otanienne, celle des BHL de la cité ouverte de la no fly zone infanticide, non pas fermée et protectrice et brillante de beauté, comme la cité platonicienne ou cité de Dieu ; mais dans la cité humaniste qui est faite d’humanoïdes, de robots traders, de DSK ressuscités du Golgotha des Grands Palaces ayant triomphé non de la mort, mais de la femme de chambre, apparaît, devant une masse en furie, toujours le même : c’est l’homme qui fut devant le Pilate de ceux qui content une histoire pieuse afin, non pas de se poser en historiens d’un passé incertain, mais pour avertir du danger qui guette nos neveux !

Car c’est cela un homme, il peut apparaître, on peut le flageller, un pêcheur peut lui porter secours en ignorant sa qualité, puis se morfondre en regrets devant un commissaire de police qui sait ce que vaut cet homme à la mâchoire brisé !

Mais l’Evangile se répète, non pas comme une bonne nouvelle, mais la loi éternelle de tout ce qui apparaît, et cet homme ne sera cru et reconnu pleinement que lorsque le Destin l’aura ressuscité ; mais entre les deux, il y a une épreuve, celle de la descente aux Enfers ; nous y allons ; cet homme a vaincu la mort, il est – je ne dirais pas comme Wagner le disait de lui-même : le plus grand homme après le Christ, non la place est prise, mais il est ainsi, - il nous apparaît en disant : c’est simple d’être, il suffit de persévérer ; mot difficile, direz-vous, encore une idée de casque à pointe ? Non, regardez le modèle, et comme lui faites du thème, aiguisez votre attention.

A cet égard l’homme que représente le film a certainement plus prié « dans la profondeur de l’âme humaine » (Kant) que tous ceux qui peignent en rouge leur ardeur, mais saignent rarement !

 
 



Article ancien.
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12 Commentaires

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  • #51961

    je n’ai strictement rien compris à cet alignement de phrases charabiesques.

     

    • #51974

      Très vrai. C’est le style "trotskyste". Pas rasé, pas de diction, pas de construction de texte... Un effort,que diable. Si le fond est déjà bon, soignez la forme, c’est ce que vous vous devez...
      Lisez Voltaire ; sur 10 000 pages, il n’y a pas 2 lignes obscures. Et l’homme, toujours soigné...


    • #51987

      Dans ce cas, tu relis, tu relis, tu relis...

      son site : http://www.dortiguier.fr/


    • #52159

      Non, non, non, ce n’est pas du charabia, arrêtez...c’est vrai que c’est codé voire alambiqué mais ça na pas ni queue ni tête il ne faut pas exagérer... L’homme a un point de vue en ligne de mire (la défense de l’accusé en question) et développe les ressorts et contrepoints de cette accusation. C’est un positionnement idéologique sur le fond et une sorte "d’envolée littéraire" sur la forme. Rien ne vous empêche d’approfondir les références avec quelques recherches...Dortiquier mérite plus de respect.


    • #52205

      Ecoute si t’es pas foutu d’avoir un QI de 245 comme tout le monde, quelques doctorats, une ou deux agrégation, et des MBA de Harvard, c’est pas notre problème !

      (mode Humour, bien sûr)


  • #52070

    "...tu relis, tu relis, tu relis..."

    C’est une blague ?

    Jojo et Bobo (et ça, c’est une blague de Toto ?-)) ont parfaitement raison : Dortiguier est un épouvantable ratiocineur. Si encore il se proclamait "dada", sa prose imbitable pourrait être franchement hilarante par moments mais je crois malheureusement que l’homme, qui n’est pas celui qui fut devant le Pilate de ceux qui content une histoire pieuse afin non pas de se poser en historiens d’un passé incertain, mais pour avertir du danger qui guette nos neveux ! (à vos copies ! Vous avez 2h. Les logiciels de traduction automatique et les portables sont interdits !), se prend très au sérieux...
    Gonflant et à dégonfler ! Chiant et à .... !

     

    • #52188

      Affaire de goût surement, bien qu’effectivement je ne lirai pas des kilomètres de textes de cette densité.
      J’ai trouvé cet hommage très beau et s’il est vrai que deux trois notions m’ont échappé, ou plutôt dépassé, j’aime mieux lire ça que le sempiternel style journalistique moisi. Là en quelques lignes on a pas mal d’informations sur Faurisson, ses talents, ses mésaventures, son passé, ses détracteurs, mais aussi quelques références permettant de cerner l’auteur lui même, de savoir d’où il parle et ce qu’il aime, et tout ça avec une touche de poésie et d’humour. Que demander de plus ?

      Suite à cette lecture j’ai passé deux trois heures à réviser la guerre de trente ans... c’est toujours ça de pris.


  • #52174
    le 09/10/2011 par duc de Guise
    A propos du documentaire ’’Un homme’’

    je ne suis pas tout seul à n’avoir rien compris


  • #52214

    Chers frères de commentaires, soyez indulgents avec Monsieur Dortiguier. J’ai eu l’occasion de faire la connaissance de cet homme d’une culture comme malheureusement on n’en fera plus (et si vous êtes ici,c’est que vous en connaissez la raison...). C’est quelqu’un qui vient d’un monde d’avant la lobotomisation générale, d’une gentillesse, d’une érudition et d’une disponibilité exceptionnelles et qui a un style et un savoir que notre ignorance crasse a du mal à voir surgir du brouillard qui nous reste de notre traversée de l’éducation nationale.
    Ne lui en voulons pas à lui si nous ne saisissons pas tout son propos, mais plutôt à ceux qui ont eu la charge de nous éduquer et "élever"...

     

    • #52280

      Qu’est-ce à dire ? Que prétendre que Dortiguier est incompréhensible ne peut pas résulter d’une simple constatation critique mais induit que l’on est forcément un de ces sous-produits postmodernes d’une Éducation Nationale zombie, un inculte déraciné, stérile, sans ascendance, sans références et imperméable au sens ? C’est pas un peu schématique comme postulat, non ?
      Je ne doute pas que M. Dortiguier soit un homme délicieux, affable, plein d’une très belle culture. Une incarnation quoiqu’il en soit précieuse, parce que presqu’entièrement disparue, d’une certaine France qui laisse chaque jour un autre bout de sa peau de chagrin sous les coups de bec du vautour attalien. Tout ce que tu veux. Mais ce n’est malheureusement pas parce qu’un homme a de l’age et du bagage que c’est forcément un sage apte à délivrer un message... (Poil au ramage et au plumage !)
      Pour ma part, j’ai bien sûr été un peu violent dans ma "critique" (et je lui demande de m’en excuser si jamais il nous lit...) mais il me semble totalement vain, et même contre-productif, de se faire l’écho de ce genre de psalmodies au minimum "fumeuses" (je reprends le terme de "ratiocinage", désolé) qui ne peuvent que décourager et rebuter des esprits qui cherchent aujourd’hui des pistes qui mènent quelque part et ont besoin d’une structuration du kaos en logos aussi percutante que celle que propose Soral (entre autres bien sûr mais peut-être plus évidemment que les autres pour ce qui est de la clarté et de l’efficacité).


  • #52912

    Heureusement que Dortiguier n’écrit pas de livres de laçage de cravate en 10 leçons...


  • #63888

    Les gens qui persécutent les "révisionistes" sont des fascistes il serait temps de le dire haut et fort . Voter des Lois pour faire condamner une personne parcequ’elle ne croit pas à la vertion "officielle" c’est faire du fascisme Musolinien . Les "révisionistes" n’ont tué personne ils ont seulement des points de vue différents de certaines autres personnes . La définition du fascisme c’est gouverner par la terreur et la persécution des opposants politique , je rappelle aux fascistes qui liraient mes lignes que la constitution des droits de l’homme stipule que nul ne peut être persécuté par rapport à ses opinions de quelque nature que ce soit , politique religieuse sexuelle etc... Même si on se trompe on a le droit d’avoir des points de vue différents sur n’importe quel sujet et on a le droit d’en débattre démocratiquement .
    .
    On peut remarquer que les fascistes qui agissent courament contre les révisionistes ont de nouveau refait surface pour persécuter les gens qui contestaient les attentats du 11 septembre 2001 , même le CSA a fait preuve d’un comportement fasciste en demandant aux animateurs TV de ne plus inviter des gens qui contestent la vertion officielle ni même de faire des débats sur le sujet dans des émissions de TV . ............................ posez vous la question , demain ces même fascistes nous persécuteront pour quel nouveau motif de pensée ou d’opinion ???