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Affaires Balenciaga et Saint Laurent : le féminisme face à ses contradictions

Parfois – souvent même en ces périodes de chaos idéologique – les informations se télescopent et prennent un malin plaisir à désavouer leurs commentateurs. Une pensée solide supporte l’épreuve des faits et du temps, c’est à cela qu’on la reconnait d’ailleurs. Le féminisme, lui, n’en finit pas de se contredire et de se prendre les pieds dans le tapis du réel.

 

Tout commence avec une histoire d’affiches de la maison Saint Laurent accusées de véhiculer des « images dégradantes » de la femme. Ce qui n’est pas totalement faux, au demeurant. Mais la photo choisie comme exemple et symbole de l’élégance féminine et de l’émancipation des femmes ne laisse pas d’interroger : cigarette à la main (dépendance au tabac et son industrie), taille androgyne (féminité disparue), tenue vestimentaire masculine (comme pour singer l’homme, sans y arriver).

 

 

Ici toute l’escroquerie du féminisme se dévoile : on échange une domination pour une autre, un avilissement pour un autre.

La féministe pense s’émanciper en arborant une cigarette aux volutes généreuses là où elle s’enchaîne à une nouvelle sujétion et se fait l’esclave d’un commerce morbide (rares sont les bons vivants sachant se limiter aux joies raisonnables du tabac et ses effluves) – relire Edward Bernays.

La féministe pense que sa féminité et tout ce qui l’évoque est un esclavage, et qu’en casser les codes par des habits traditionnels d’hommes (pantalon, cravate) est une libération, alors que c’est en vérité se réduire à pasticher l’homme et souffrir ne jamais pouvoir en être qu’une pâle copie.

La féministe, enfin, voit dans une posture qui relève plus du ridicule et du mauvais goût (bêtement avachie sur un tabouret, les jambes longues et anorexiques probablement photoshopées chaussées de patins à roulettes des années 80’, pour donner un style), voit donc dans cette posture une « publicité qui coche toutes les cases d’une pub sexiste : hyper-sexualisation, femme réduite à un objet, position de soumission... C’est symboliquement très violent » – Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme.

Alors là, permettez, mais que n’a-t-on vu ou entendu ces féministes se lever contre la prostitution de réseaux, contre la pornographie et les injonctions de la mode qui y sont subrepticement liées ? Car quel progressisme y a-t-il à accepter qu’une femme, même bien payée, s’avilisse à consentir toutes sortes de pratiques enchaînant dans une même scène parfois plusieurs dizaines d’hommes ? À devoir probablement se raccrocher à de biens curieuses substances pour supporter les avilissements répétés de pratiques déviantes qu’on a parfois même du mal à imaginer ? Aujourd’hui, où – pire – ces œuvres rhyparographiques sont accessibles d’un clic à des enfants dont l’âge ne cesse de baisser (9 ans aujourd’hui), est-il moderne et féministe d’en accepter la diffusion et de succomber à ses modes ?

Statistiques âge d'accès à la pornographie
Premier accès à la pornographie par âge (source : Statista)
71% des enfants ont accédé à la pornographie avant l’âge de 16 ans

 

Ainsi, très tôt, en raison du visionnage précoce et répété du porno par les jeunes garçons, ce sont les jeunes filles qui se trouvent confrontées à des pratiques (positions sexuelles, épilation pubienne, etc.) jadis inhabituelles pour leur âge et que leur petit copain exige. Et, bien généralement, elles les acceptent pour ne pas paraître ringardes ou, amoureuses, pour ne pas perdre l’élu de leur cœur.

C’est ici qu’on aurait aimé voir s’exprimer nos féministes, sur la résistance aux injonctions du porno et à la presse féminine complice, plutôt que sur une photographie dont elles accusent la position loufoque du mannequin sans vraiment dénoncer l’exploitation commerciale de la mode. Un peu l’histoire du sage qui montre la lune...

 

Collision

Et c’est précisément à cet instant de notre raisonnement que cette indignation sélective a télescopé un faits-divers bousculant le landerneau bien huilé du monde de la mode : Maida Boina et Rami Fernandes, deux directeurs de casting pour Balenciaga, seraient des exploiteurs et des sadiques. La belle affaire !

Alors, dans ce monde merveilleux de la mode et de la beauté, il y aurait des salops et des profiteurs ? Ceux-là même qui font défiler parfois, affrontant courageusement tous les racismes, des rondes, des femmes de couleurs, des jeunes trisomiques, des handicapées, des transsexuels ? Ceux-là même qui sont au service de la femme, sa beauté, son élégance et autres paillettes, seraient parfois des tortionnaires qui « font attendre 150 filles dans les escaliers en leur disant qu’il fallait qu’elles y restent trois heures et qu’elles ne pouvaient pas partir » ?

 

Maida Gregori Boina

 

Pourtant c’est la même très progressiste Maida Gregori Boina (voir la photo éloquente ci-dessus), la grande découvreuse de talent, qui participe de la grande mythologie de la mode à laquelle succombe tant d’adolescentes – les chanceuses étant en vérité celles qui auront été recalées.

Derrière cette légende dorée, ne se cacherait-il pas la réalité d’un monde du travail encore plus dégueulasse que celui du travail posté d’une usine de banlieue ? Plus violent dans l’exploitation humaine, plus discriminant dans les critères d’embauche, plus infect dans les écarts de salaires entre exploitées et exploiteurs, plus répugnant dans les conditions sociales du travail ?

Et lorsqu’on voit cette esclavagiste moderne – mais so hype – nous présenter la « Brigitte Bardot 2.0 », on comprend par sa ceinture évoquant quelques inclinations sado-masochistes et par la lisseur de son corps glabre (nous avons flouté, mais croyez-nous sur parole), que les codes de la pornographie sont bien ancrés dans l’iconographie et les cerveaux de notre époque.

Et ainsi, d’une actualité à l’autre, la boucle est aussi sordidement qu’implacablement bouclée.

 

Lara Stone

 

Loin du spectacle sordide de la mode et du féminisme,
l’art du vêtement expliqué par Alain Soral, chez Kontre Kulture :

Sur le féminisme, chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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20 Commentaires

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  • La demoiselle de la dernière photo est néanmoins fort avenante... :-)


  • Maida Gregori Boina : toute la laideur de ce monde moderne incarnée en une seule et unique personne ! Cette dame est une synthèse !

     

  • Rien d’anormal là dedans. Les homopédophiles voient la femme comme une esclave, un être inférieur, une anomalie qu’il faut rectifier, améliorer, soumettre, “supprimer“. St-Laurent, Berger, Cohnbendit, Lang, Mitterand, etc... tous ces gens ont la même idéologie, la ^meme vision de la femme. Ceux qui aiment les femmes se les représentent bien en chair, là j’ai l’impression d’être à Auchwitz.

     

  • "C’est ici qu’on aurait aimé voir s’exprimer nos féministes, sur la résistance aux injonctions du porno et à la presse féminine complice"
    désolé mais des féministes qui dénoncent la violence de la pornographie, de la prostitution il y en a .De mon coté j’ai découvert des sites comme ressources prostitution ou les écrits d’Andrea Dworkin sur les méfaits de l’industrie du sexe et j’ai appris beaucoup de chose sur cette industrie mortifère et ses effets sur les rapport homme-femme et sur les jeunes . Bien sur les écrits sont parfois misandre mais sur le fond cela rejoint les analyses d’égalité et réconciliation

     

    • "les écrits d’Andrea Dworkin sur les méfaits de l’industrie du sexe"

      A- t’elle a aussi écrit des articles sur les injustices dont font l’objet les hommes aux mains des femmes ? A-t’elle dénoncé aussi le fait que c’est tjs les hommes qui doivent casquer lors d’un divorce et que dans la plupart des cas c’est tjs l’homme qui perd la garde des enfants ? A-t’elle aussi dénoncé la manière dont les femmes se font tjs passer pour des pauvres petites victimes quand ça les arrange ? Des fausses accusations qui ont ruiné la vie de bcp d’hommes ?


    • Affaires Balenciaga et Saint Laurent : le féminisme face à ses (...)

      "les écrits d’Andrea Dworkin sur les méfaits de l’industrie du sexe"

      A- t’elle a aussi écrit des articles sur les injustices dont font l’objet les hommes aux mains des femmes ? A-t’elle dénoncé aussi le fait que c’est tjs les hommes qui doivent casquer lors d’un divorce et que dans la plupart des cas c’est tjs l’homme qui perd la garde des enfants ? A-t’elle aussi dénoncé la manière dont les femmes se font tjs passer pour des pauvres petites victimes quand ça les arrange ? Des fausses accusations qui ont ruiné la vie de bcp d’hommes ?

      La réponse à vos questions est non . Elle ne s’intéressé qu’aux femmes et aux violences sexuelles qui les touchées ainsi que leur représentations dans le porno ou la prostitution et sur ce sujet je trouve qu’elle apporte des opinions et des analyses intéressante


    • Vous admettrez qu elles sont bien rares, et quasi inaudibles... La plupart des feministes trouvant tres progressiste la pornographie et ses codes (epilation, etc.) au nom de la liberté de la femme a disposer d elle-même....


    • Dénoncer d’un côté ne dois pas nous faire perdre de vue la dangerosité de cette chos... femme.
      Car la misandrie n’est que l’envers de la médaille de la misogynie


  • Quelle dégradation... Pourtant Coco Chanel avait prévenu : il ne faut pas que des homosexuels habillent les femmes..........

    C’est presque toujours des stylistes gays qui font la mode féminine ! (mais que font les féministes bordel ;-) De plus ils s’habillent souvent en noir (oui mais le noir varie en fonction du textile, tu comprends....) (véridique, j’ai travaillé dans une boîte concurrente à YSL)

    Je me dit que si des stylistes lesbiennes s’occupaient de la mode féminine, elles sublimeraient davantage les femmes !


  • J’aimerais évoquer le travail administratif sur lequel j’ai eu "la chance" de travailler :
    le travail consiste à voir le nombre d’hommes et de femmes qu’il y a et dans quelle partie de l’administration, il s’agit de voir que :
    - plus de 70% des hommes travaillent dans les métiers extérieurs et dans les charges manuels
    - plus de 70% des femmes travaillent dans les bureaux en tapotant sur leur petit clavier bien au chaud,
    donc avant de faire des "journées de la femme" de foutaises, faudrait savoir si l’homme n’est pas devenu lui même "la femme" ou alors ce serait la femme qui...oui mais non alors je suis traité de macho par les femmes qui défendent les femmes qui ne défendent plus les hommes enfin sauf s’ils font le jardin, sortent les poubelles et récurrent les bouches d’égouts...
    en fait j’aimerais conclure ceci en toute franchise :
    va en paix, femme, tu te trompe de combat, fais des enfants et penses à l’avenir de ta famille et de tes gosses !

     

  • A regarder l’extreme laideur de cette personne, Maida, et de son comportement sadique à l’égard des mannequins, on a encore un exemple de la domination du laid sur le beau.


  • Satan est sur terre et son arme est la tentation. Le féminisme, qui n’est qu’une destruction des protections de la femme et la famille, n’a pas de limite.


  • féminisme = wahhabisme = veganisme aussi et j’en passe et des meilleurs


  • La photo d’illustration de l’article fait peur.
    Elle a dû devenir anorexique juste après avoir noué sa serviette autour du cou !


  • La monstrueuse maida grégori boina doit savourer les humiliations infligées à des jeunes filles physiquement favorisées, quand la laideur extérieure est le reflet de l’âme...


  • La vraie provocation aujourd’hui, c’est la classe et l’élégance !


  • Comme quoi la stupidité aveugle se nourrit des extrêmes : "Toutes à la maison !" ou "Toutes au boulot !".
    La vérité individuelle de la noble personne que peut être la femme (j’en ai autant pour l’homme) passe par une expérience personnelle acquise et une conscience grandissante de ce qu’elle porte d’être. Le respect de soi-même, donc des autres, en est une valeur incontournable.


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