Après le témoignage de Nazim, ami de Nordhal Lelandais, Alain Jakubowicz fond en larmes

Publié le : vendredi 7 mai 2021
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Source : marianne.net
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Sommé par ses proches amis de « dire la vérité » sur les circonstances de la mort du caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais, même ébranlé, reste de marbre. Dans cette journée à haute intensité, même son avocat, Alain Jakubowicz a fondu en larmes. Récit d’une audience un peu folle.

 

Un instant, un instant seulement, il a semblé hésiter. Un minuscule instant. Une poignée de secondes pendant lesquelles Nordahl Lelandais a lâché cette phrase : « La vérité, je la donnerai. » Puis dans la seconde suivante, il s’est ravisé, il est revenu sur ses rails, et n’a pas varié d’un pouce de son récit invraisemblable de la mort du caporal Arthur Noyer. Trois de ses proches, dans cette troisième journée d’audience un peu folle, Alexandra une amie, Julien son ancien meilleur ami, et Nazim, son pote en or, tous les trois, dans des registres différents, l’implorent de dire « la vérité ». Mais en vain tant la « carapace » Lelandais semble solidement arrimée.

« Soulage-toi de la vérité. Soulage-toi. Le mal est fait. Vis ce qu’il te reste à vivre plus léger. Il n’y a rien qui puisse être changé de toute façon », lui a lancé Nazim en fin de journée. « Même par respect pour toi-même. Arrête tout ce cinéma et dis ce qu’il y a à dire. »

Sur les bancs de la défense, l’avocat Alain Jakubowicz, écoutant le témoignage de ce garçon qui ne renie en rien son amitié pour Lelandais, semble gagné par l’émotion. Nazim raconte cette journée où il a appris que son « pote Nono » avait avoué le meurtre de la petite Maelys.

« Toute l’après-midi, j’ai pleuré en silence à mon bureau entre deux clients. Le soir, je suis rentré chez moi, ma femme avait notre enfant dans ses bras, les yeux rouges tellement elle avait pleuré. Elle m’a demandé comment on fait pour mettre notre famille à l’abri. Je l’ai prise dans mes bras, j’ai pleuré et je lui ai dit que je ne savais pas… »

Le 11 avril 2017, la nuit de la mort du caporal Noyer, c’est chez Nazim et son épouse que Lelandais est venu dîner. Et le 13 avril, 36 heures à peine après avoir tué le militaire, c’est encore avec Nazim et ses amis que Lelandais est venu faire la fête. « Comme si de rien n’était. Sans aucune trace au visage. Aucune », a admis le témoin. « Je suis sans haine, conclut cet ami d’une voix claire et basse. J’ai juste de la peine… Il s’est bousillé lui-même ».

Alain Jakubowicz renonce à l’interroger : « Je suis heureux de vous avoir vu. Merci c’est tout », lui lance le ténor, bouleversé. C’est maintenant l’avocat qui est en larmes, submergé d’émotion à son tour, lui qui d’ordinaire joue avec celle des autres sans jamais avoir à dévoiler la sienne. Tout à l’heure, ce sont deux autres témoins qui, à la barre, se sont mis à nu.

Du côté des parties civiles, dans cette salle d’audience, les visages des Noyer ne sont que souffrance. En fait, devant la Cour d’assises de la Savoie, un seul semble impassible. Comme étranger à ce qui se joue, indifférent à la douleur des autres et sourd à leurs suppliques. C’est Nordahl Lelandais. Un accusé chaque jour plus seul. Chaque jour davantage contredit par les témoignages et les éléments du dossier. Et pourtant encore cramponné à son récit de la mort du caporal. Un récit qui, même pour ses meilleurs amis, transpire le mensonge.

[...]

La « version » Lelandais prend l’eau

Une de ses amies est appelée à témoigner dans la foulée. Alexandra, 44 ans, une grande brune aux cheveux longs, commence par dresser un portrait flatteur de l’accusé. Elle se souvient de quelqu’un « de très agréable, très prévenant, très à l’écoute ». [...]

Dans son box, l’accusé se tasse. Puis Alexandra fond en sanglots. Elle se tourne alors vers lui, sur sa droite, légèrement en retrait. « Tu leur dois la vérité Nordahl », lance-t-elle, secouée de larmes… Une onde électrique fouette la salle d’audience. Alain Jakubowicz tente une question : « Mais au nom de quoi dites-vous cela Madame ? » interroge-t-il. « C’est la maman qui parle, réplique Alexandra, toute personne se doit de dire la vérité ». L’avocat insiste : « Sur quelle base ? » Il voudrait comprendre sur quoi se fonde la mère de famille pour imaginer que son client ne dise pas la vérité. « C’est un sentiment personnel, réplique-t-elle. Je dis à Nordahl qu’il a été un super mec, qu’il continue à l’être et qu’il assume ». Me Jakubowicz n’insiste pas. Mais dans cette salle, il va lui être de plus en plus difficile de soutenir que le récit de son client puisse être crédible, tant même ses plus proches amis semblent désormais en douter…

Le président invite l’accusé à se lever et à « réagir » à l’invective d’Alexandra. Nordahl Lelandais se tait de longues secondes. « T’as une bonne mémoire », lâche-t-il en direction de la barre. « C’est pas moi qu’il faut que tu regardes », lui lance-t-elle, désignant le banc de la famille Noyer. L’accusé pivote légèrement sa tête en direction des parties civiles, sans parvenir à garder le cap plus d’une poignée de secondes. Nordahl Lelandais, pour la première fois depuis le début de ce procès, semble déstabilisé. « La vérité je la donnerai », souffle-t-il. Il se reprend, semble chercher ses mots, ramasser ses idées. Veut-il gagner du temps pour garder le contrôle ? Est-il ébranlé ? « Je ne sais pas quoi dire », dit-il… « Dis ce qui s’est passé », suggère son ancienne amie. Un dialogue inédit s’installe. « Tu sais ce que tu as fait, toi, dis-le », poursuit-elle. Il garde toujours le silence. Comme bloqué. « Tu ne peux pas dire que c’est un accident, c’est pas possible Nordahl », continue-t-elle dans un murmure. « Tu sais au fond de toi que ce n’est pas un accident. » Il secoue la tête. « C’est pas facile ». Lelandais se tortille sur lui-même. Il évoque sa « carapace », certaines de ses phrases sont inaudibles. Elle insiste. Ne le lâche pas. « Je t’ai vu quelques heures après, Nordahl, ce n’est plus une carapace et tu le sais », poursuit-elle. Il hoche la tête, repousse son micro comme pour faire mine d’arrêter de parler. Se ravise.

[...]

Au micro, Alexandra se tourne à présent en direction de la cour, et quitte son ancien ami du regard. Elle hoche la tête négativement. « Mon cerveau n’arrive pas à le voir comme il est… Je n’arrive pas à le voir comme un monstre. Pour moi, cela reste Nordahl », dit-elle avec gentillesse et tristesse à la fois. « Et s’il n’était pas ce monstre ? » la reprend Jakubowicz.

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Comme prévu, sur E&R :

Alègre, Fourniret, Dutroux, Lelandais, pédocriminels, franc-maçons : Karl Zéro balance !

Karl zéro a connu son heure de gloire à la fin des années 90 et au début des années 2000 avec son hebdomadaire Le Vrai Journal. Il était alors animateur et producteur de cette émission de divertissement et d’information : divertissement à la Canal, avec des sketches, information avec les équipes de Capa (l’agence de presse), dont une partie se planquera sur le toit quand les frères Kouachi ont mitraillé (...)
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Le 7 mai 2021 à 18:29 par Tarek
#2720395

S’il hésite à ce point de "se soulager de la vérité " , lui dont la culpabilité a été avéré , ce qu’il cache encore des vérités lourdes de conséquences pour lui et pour les siens.

cqfd

Le 8 mai 2021 à 11:14 par OC
#2720806

Surtout, il sait que si il parle, il est mort. Je suis convaincu que jaku est là simplement pour lui rappeler.

Le 7 mai 2021 à 19:08 par dodo la saumure
#2720422

Le réseau c’est possible. Mais Jaku il peut être dans le coup simplement par envie de gloire et de publicité. C’est quand même l’histoire de meurtre la plus médiatisée de ces dernières années.

En tout cas le nono est clairement un individu à ne jamais réinsérer dans la société ! Je ne vois même pas comment cela peut être débattu.

Le 7 mai 2021 à 21:32 par Enki
#2720524

Toujours la pleurniche, et encore la pleurniche ... Quand le bourreau se fait passer pour la victime, s’identifie à elle. Pile je gagne. Face, je regagne. Dr Jekyll & Mr Hyde.

Le 7 mai 2021 à 22:56 par Henri
#2720576

Ah ben rien d’étonnant...Jaku c’est un champion de la pleurniche (tarifée) sur commande !

Avec double salto arrière et réception sur la caisse enregistreuse, il va de soi... ;-)

Le 7 mai 2021 à 23:10 par philippe
#2720584

Ça c’est la conséquence du post-traumatisme de la déportation des fils et petits-fils des victimes. On peut comprendre sa souffrance, d’autant plus qu’elle dure depuis 3000 ans.

3000 ans ça fait 5x5=200 auxquels j’ajoute 2=1000 au carré de 16 divisés par 8 ça fait 3000, on est bons. Ça fait réfléchir, quand même ™.

Le 8 mai 2021 à 11:07 par Plb
#2720800

Larmes de crocodile.

Le 8 mai 2021 à 12:24 par Alain Bispol
#2720846

En fait, ces grands pontes sionistes sont des êtres d’une délicieuse finesse, pétris d’humanité et d’une sensibilité à fleur de peau. Trop souvent bien mal compris

Le 9 mai 2021 à 00:34 par Dulcamara
#2721162

Il me semble que Lelandais a été placé en hôpital psychiatrique sur la demande de son avocat, alors qu’il aurait dû être emprisonné, sous prétexte qu’il était suicidaire. Pour un suicidaire, il semble avoir un bonne maîtrise de soi et peu d’émotivité. Ce régime de faveur était peut-être destiné à effacer certains faits de sa mémoire, ce qui expliquerait aussi qu’il ne puisse dire la vérité. "La vérité, je la donnerai", dit-il. Mais quelle vérité ? Celle que va lui susurrer Me Jaku. bo wicz ou celle dont il peut encore se souvenir ? N’oublions pas qu’à chaque fois, il avoue quand on lui présente des preuves indubitables... On n’est pas près de résoudre tous les cas de disparition de la région.

Le 9 mai 2021 à 05:15 par Marmiedoise
#2721205

Cynique et malsain tel est Jacku !! Prompt a verser une larme dans l affaire Lelandais et a jubiler dans celle de Ryssen... Ca laisse tout du moins songeur !

Le 10 mai 2021 à 22:51 par Rirabien Kirira
#2722292

Alain Jakubowicz, c’est bien le même avocat qui étant président de la Licra avait déclaré que jamais il ne défendrait un assassin d’enfant, mais qui ne s’était pas privé de menacer les enfants de Dieudonné. Qui le paye dans cette affaire ?