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Christine Angot ou le néant

Le Figaro crève la bulle médiatique

Pour Nicolas Ungemuth, la bulle médiatique créée par la sortie du dernier livre de Christine Angot, est incompréhensible au vu de la nullité criante de cette « oeuvre ».

Nicolas Ungemuth est rédacteur en chef adjoint culture au Figaro Magazine. Il est notamment l’auteur de Garageland (Hoëbeke), d’une biographie de David Bowie (Librio Musique) et du Roman du rock (Le Rocher).

C’est le genre d’intitulé de rubrique qu’on peut trouver dans la presse féminine : « Il vaut quoi le dernier Angot ? ». Une interrogation à laquelle n’importe quel individu sensé répondrait : « Ben il est nul comme les autres, pourquoi cette question ? » Cette évidence n’est pourtant pas du goût de tout le monde : le dernier ouvrage de « l’écrivaine » est traité comme un chef-d’œuvre par une grande partie de la presse, on en parle pour le Goncourt, et d’ailleurs, il est entré sur la première liste de ce prix décati (exercice : citez de mémoire les dix derniers prix Goncourt et détaillez leurs qualités. Vous avez quatre heures).

Avant de tâcher de trouver une explication à cet engouement délirant, il faut évoquer le livre. Christine Angot y parle de sa mère, comment elle a rencontré son père, comment elle a eu sa fille -elle, Christine Angot, à propos de qui d’autre pourrait-elle bien écrire ?! -, alors que ce père vivait avec une autre femme avec laquelle il a eu des enfants. Et puis, page 156, au cas où ses lecteurs ne seraient toujours pas au courant, elle explique que le géniteur la « sodomisait » régulièrement (c’est le quatrième roman évoquant l’inceste, d’autres parlaient de son expérience homosexuelle ou de ses aventures torrides avec des rappeurs oubliés du XXe siècle). Elle en a voulu à sa mère de ne pas avoir réagi, sa mère a culpabilisé. Puis Christine Angot (puisque dans le livre, l’héroïne s’appelle Christine Schwartz puis Angot) a culpabilisé de l’avoir fait culpabiliser. Voilà, c’est fini, comme dirait Jean-Louis Aubert. Alors ?

Alors, il faut évoquer la difficulté terrible à entamer, puis à finir ce livre : aucun être humain -lecteur occasionnel ou régulier- n’est préparé à une écriture aussi spectaculairement catastrophique, à un vocabulaire aussi pauvre, à une ponctuation aussi mal employée. Ce n’est pas un livre dur à lire comme peuvent l’être, au hasard, Normance de Louis-Ferdinand Céline, Finnegan’s Wake de James Joyce ou Exterminateur de William Burroughs : c’est un livre dur à lire tant il est mauvais. Certaines phrases, d’ailleurs, sont incompréhensibles : « Leur famille habitait Paris depuis des générations, dans le dix-septième arrondissement, près du parc Monceau, était issue de Normandie. » (repérée par Frédéric Beigbeder pour le Figaro Magazine)… Ou cet échange insane « Lui : J’aimerais beaucoup que tu viennes t’installer à Paris, et qu’on continue à se voir. Tu réfléchiras, Rachel ? - Elle : Moi aussi j’aimerais Pierre. » Aimerait-elle Pierre, ou aimerait-elle s’installer à Paris si une virgule l’y autorisait ? Mystère. Un peu plus loin, il y a aussi cette phrase exceptionnelle : « Il venait de perdre sa mère. Elle lui a écrit une gentille lettre. » Pour continuer d’achever le lecteur déjà sévèrement torturé, le livre de Christine Angot est constitué pour deux tiers de dialogues tellement affligeants que l’ouvrage prend des airs de pièce de théâtre logorrhéique écrite par un enfant vaguement demeuré :

« –Pierre !

– Oui.

– … Tu m’aimes ?

– Regarde-moi.

– Je te regarde.

– Je t’aime Rachel.

– Moi aussi, tu sais. »

Ou, page 21 :

« – Eh bien cette chanson.

– Oui.

– Cigarettes, whisky et p’tites pépées…

– … Oui…

– Eh bien…

– Pierre… Je ne dirai rien. »

Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

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60 Commentaires

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  • #1265851
    le 11/09/2015 par The Shoavengers à la FED
    Christine Angot ou le néant

    Bon, ba Ang’o, je dirais que ça vaut Zé’o !

     

    • #1266524
      le 12/09/2015 par "Chevalier Lefebvriste" ..
      Christine Angot ou le néant

      Ils vont créer un club des frustrés libertins Christine Angot, C.Fourest, Kévin Poireaut, Fiammetta Venner, R. D’Angelo et M. Molard, Loubna Méliane, Grégory Chelli, alias Ulcan,Pierre Bellanger, Oksana Chatchko et Alexandra Chevchtchenko,Emmanuel Levy, Mohamed Sifaoui , Anna Hutsol, Philippe Val, Brigite LaPlaie, Malek Boutih, etc...
      On ne peut tous et toutes les citer tant ce club est fourni en membre !
      On se demande d’ailleurs, comment autant de hautes personnalité tant éclairé et tant cultivés, ont pu se rencontrer...
      Et ce rejoindre en clan tribal...(c’est une merveille... du génie humain...)


    • #1266907
      le 12/09/2015 par Zorgl
      Christine Angot ou le néant

      Mais qui est ce Kevin Poireau ? C’est la 3eme fois que je vois ce nom dans les commentaires, et google n’a pas l’air de connaitre.


    • #1267538
      le 13/09/2015 par "Chevalier Lefebvriste" ..
      Christine Angot ou le néant
    • #1267960
      le 14/09/2015 par Zorgl
      Christine Angot ou le néant

      Merci. Effectivement, il porte bien son nom.


  • #1265852
    le 11/09/2015 par slideaway
    Christine Angot ou le néant

    La littérature contemporaine française est lamentable, Modiano, Nothomb, Musso, Pancol n’écrivent que des navets...Seul Houellebecq- même si le personnage me débecte- produit des livres qui feront date...Les thrillers signés Thilliez, Chattam, Grangé, très peu merci...Quant à Angot que dire, l’angoisse du vide...

    M.G Dantec écrivait de bons livres et même de bons essais, mais pas très en phase avec la ligne E&R...Chez Kontre Kulture, on trouve des pépites...Autant retourner aux classiques ;)


  • #1265856
    le 11/09/2015 par la pythie
    Christine Angot ou le néant

    Il vous a fallu attendre 2015 pour arriver à cette conclusion ? d’ailleurs, il est d’autres écrivains pas si fantastique que cela et qui continuent à susciter une admiration universelle sans qu’on sache pourquoi. Je pense à marc Lévy ou Guillaume Russo

     

    • #1265914
      le 11/09/2015 par Henri
      Christine Angot ou le néant

      A mon avis, l’explication tient en 2 mots : réseau et communauté. ;-)


    • #1266012
      le 11/09/2015 par listener
      Christine Angot ou le néant

      A Henri : m’est avis que vous tapez juste. Hin ! hin ! Mais "le Figaro" (Dassault) ne le dira pas.


  • #1265867
    le 11/09/2015 par Henri
    Christine Angot ou le néant

    Nicolas Ungemuth qui faisait partie à l’époque de la rédaction du disparu "Guitares et Claviers", dans le milieu des années 90. Un journaleux musical reconverti, en somme.

     

    • #1265938
      le 11/09/2015 par Komar
      Christine Angot ou le néant

      Je crois qu’il bosse toujours à Rock n’ Folk. Ses chroniques et articles ont toujours été plutôt pointus et assez drôle, acerbes, caustiques avec une pointe de mauvaise foi salutaire mais je ne savais pas qu’il bossait au Figaro, du coup il m’est tout de suite moins sympathique... On a beau avoir du talent et un style, écrire à la fois pour Rock n’ Folk et pour le Figaro est un exercice de grand écart que d’aucuns qualifieraient de bouffage à tout les râteliers. Il est d’un seul coup largement descendu dans "mon estime" mais bon, quand on travaille avec un trou du cul comme Philippe Manœuvre (pléonasme), c’est déjà mal barré...


  • #1265869
    le 11/09/2015 par Dupont
    Christine Angot ou le néant

    Normance est une tentative stylistique ratée mais qui montre cependant une voie .

     

    • #1266396
      le 12/09/2015 par Martin
      Christine Angot ou le néant

      Céline voulait supprimer le récit et créer une écriture "INSTANTANEISTE" . Il utilise le mot dans une lettre à Paulhan .


  • #1265871
    le 11/09/2015 par Dick
    Christine Angot ou le néant

    Portée au pinacle par les pygmées d’On n’est pas couché .


  • #1265880
    le 11/09/2015 par Gerard J. Schaefer
    Christine Angot ou le néant

    Christine Angot est un produit de saison qui fait aussi vivre ses confrères médiatiques.
    Et pour elle, un train-train thérapeutique.

    Pour l’éditeur, tant que ça se vend, elle pourrait aussi bien recopier l’annuaire.

    D’ailleurs, parmi les clients du bouquin, combien l’ont lu, effectivement ?
    Fragrance de l’air du temps.

    Même la plaidoirie de Philippe Bilger (article voisin), il n’a pas l’air bien convaincu, Pépère...
    Il n’a pas déballé le stand.


  • #1265886
    le 11/09/2015 par Krissy59
    Christine Angot ou le néant

    Une critique qui est un bonheur à lire !
    Je n’ai pas lu ce livre d’Angot, et ne le lirai pas, c’est une épreuve que je n’ai plus envie de m’infliger.
    Angot fait partie de ces auteurs nombrilistes, qui passent leur temps à s’ "auto-analyser" en étant persuadés que des milliers de petits psys vont leur offrir leur compassion (et leur fric…).
    J’ai lu récemment que, l’autofiction est le "selfie" de la littérature contemporaine.
    Je ne peux être que d’accord.

     

    • #1266308
      le 12/09/2015 par Pamfli
      Christine Angot ou le néant

      A nuancer, l’œuvre de Colette se situe aussi dans le genre autofiction, son écriture est d’une finesse remarquable.


  • #1265891
    le 11/09/2015 par karimbaud
    Christine Angot ou le néant

    apparemment à ne pas lire si l’on veut sortir ou tenter de sortir d’une dépression !.............rien que le " style "...


  • #1265892
    le 11/09/2015 par tonto
    Christine Angot ou le néant

    je ne saurais me souvenir des élus du goncourt ; mais souvenons nous de leur plus grande erreur de jugement

    voyage au bout de la nuit de Céline qui fut sorti par 6 voix contre 3


  • #1265899
    le 11/09/2015 par Robespierre
    Christine Angot ou le néant

    Je tape O sur mon clavier. O. Rondeur d’un trou profond duquel émergent les mémoires. Pourquoi ? Pourquoi ? Il s’approche de mOi.
    — Christine...
    — Oui papa.
    — Maman n’est pas là. Va dans le lit.
    Voyelle droite I. I O. O. I. Le I raide, droit, papa. Papi de mon enfant. Jamais les Labdacides n’ont déserté la scène. Quand ma mère sera de retour, elle ne voudra pas savoir. Pas deviner. « Viens ma chérie, tu es une femme à présent, je vais t’aider à t’insérer un tampon » me dira-t-elle un jour prochain.
    Rage. Plaisir. La tiédeur de mon père s’insinue à côté de mOI dans la chambre des grands. Écrire. Voilà.
    Écrire.
    Écrire, viatique. Écrire. Distance. Longueur. Écrire.
    La famille s’éclatait, près du parc Monceau le dimanche quand nous allions manger des tomates au sel sur les pelouses riantes, mangeait, ogre de barbarie, oubliait. Achetait des glaces au chocolat. Marron au bout du manche en biscuit. On lèche la glace. Je me mets la boule dans la bOuche. Métonymie, synecdoque. Suis-je l’os, oris, l’orifice latin ?
    L’homme à la cigarette d’or s’approche... vous êtes de Sadec, la concession. Il dit qu’elle est jolie, qu’elle compte... c’est ça ? India song. Ah, non ! Ça c’est une autre chiasse prétendue littéraire. Mais tu as compris le principe, lecteur.


  • #1265901
    le 11/09/2015 par listener
    Christine Angot ou le néant

    Christine Angot ! La question n’est même plus de savoir si elle est nulle ou pas ! Dépassé cela ! Ce n’est pas une savante et compassée "critique littéraire" qui doit se pencher sur ce cas mais une sorte de "méta-critique" littéraire qui engloberait la "critique littéraire" elle-même dans son champ en tant qu’elle est susceptible de s’intéresser à Christine Angot. J’espère avoir été compris. Je m’explique : la nullité littéraire de Christine Angot est un problème en lui-même. Elle "interpelle" ! Comment, nous tous, en sommes arrivés là ? On se sent coupable. Réagir ? Pas réagir ? Mais comment ?

    Si depuis Homère trois mille ans de travail sur le style et sur la langue, trois mille ans de tensions terribles et d’angoisses littéraires et artistiques en occident aboutissent à .. Christine Angot, cela veut dire qu’Alexandre le Grand et Jules César ont pour successeurs acceptables Mickey et l’éléphant Dumbo.

    Que Christine Angot soit nulle, je le répète, là n’est pas la question ! Tout le monde en tombe facilement d’accord. Trop facile. Le problème, c’est sa présence dans l’ordre de la littérature française. Que fait-elle là ? Personne pour lui dire : "Ecoutez, madame, je m’excuse, mais qui va faire la vaisselle ce soir et qui va torcher les gosses ? C’est très bien de se prétendre "écrivèèène", de répandre ses hormones femelles sur les fauteuils de l’Elysées, chez ses éditeurs et dans les rédactions, mais enfin, il y a des priorités !" Autrement dit, qui va se lever courageusement et fièrement et virilement devant cette sphinge pour la remettre à sa place qui est celle d’une femme peut-être respectable si elle fait son boulot de femme, mais de lui faire prendre conscience qu’elle est une écrivaine à chier, (qu’on aimerait pas chier vraiment d’ailleurs, car nul n’aimerait aoir Christine Angot en personne surgir dans son pot de chambre), qu’on doit l’arrêter de noircir des surfaces blanches pour de simples considérations écologiques (papiers chers, arbres à conserver, encres possiblement pleines de phtalates, sauvons la planète, que diable !). Enfin, en un mot, "faites la taire, quelqu’un !" Ou même, "coupez le réservoir de son stylo !". L’homme va sur la lune. Il est donc capable de neutraliser le bic à deux balles de Christine Angot. Merde !

     

    • #1265945
      le 11/09/2015 par paramesh
      Christine Angot ou le néant

      attention à ce que tu dis, tu profanes peut être une future académicienne. ton antisémitisme littéraire te joue des tours.


    • #1265997
      le 11/09/2015 par Odyle
      Christine Angot ou le néant

      Il faudrait procéder de la même manière avec tous les minables des médias et de la politique. On dirait que le Système n’accouche que d’incompétents, si ce n’est d’idiots. Tout à l’heure j’apercevais la tête de Cyril Hanouna sur le cul d’un bus de ville...et je pensais qu’il était représentatif de la nullité vendue à la télé, de la médiocrité ambiante.
      Nous avons une avant-garde puissante beaucoup plus bête et ignorante que l’élite de l’arrière-garde.
      On savait déjà que le fric ne rend pas intelligent mais le pouvoir non plus !


    • #1266070
      le 11/09/2015 par Andrée
      Christine Angot ou le néant

      J’aimerais être d’accord avec vous, et en un sens je le suis, quand vous dites que la nullité (affligeante) de Christine Angot, par ce qu’elle symbolise, dépasse de loin Christine Angot. Seulement, allons au bout de cette méta-critique. Il faudrait dire qu’elle ne représente rien d’autre que la vacuité contemporaine d’un monde qui a érigé la contemplation et la fabrique du néant en logique existentielle autonome (au sens étymologique du terme, qui se donne sa norme à soi).

      A ce titre, elle n’est rien, ontologiquement parlant. Pas même une femme à qui on pourrait dire de retourner torcher ses gosses, ce qui n’a strictement aucun sens dans son cas - pas sûr qu’elle ait des gosses, d’ailleurs et si oui, je ne sais pas si l’assistance publique ne serait pas mieux qu’une mère pareille. Au mieux, elle est un monstre. A proprement parler, un phénomène qui est montré. Son être se résume à la transcription d’une névrose onanique (la sienne ou celle d’un autre, au fond, peu importe) à laquelle un petit monde désincarné et insignifiant donne un sens. Illusion. Imposture.

      Sa "prose" ne s’inscrit dans aucune dimension humaine réelle (la marquise de Sévigné était une grande névrosée mais il n’y a aucune comparaison possible). Évidemment, elle ne s’inscrit a fortiori dans aucune dimension esthétique ou intellectuelle signifiante qui puisse nous faire dire, sans éclater de rire, que la littérature s’achèverait avec Christine Angot.

      Elle est à la littérature ce qu’Anish Kapoor est à l’art, c’est-à-dire le néant qui croit être parce qu’il se serait pris comme principe de lui-même. Cela reste du néant.

      Le seul problème, c’est que comme des trous noirs qui dévoreraient la matière et la lumière, ces êtres négatifs indéterminés ont fait de la destruction de ce qui nous reste d’humanité (la littérature, l’art, l’histoire, le sens !) le moteur de leur vie absconse et à proprement parler insignifiante. Voilà le sens de cette monstruosité. Non pas vraiment la leur car en eux-mêmes ils ne sont rien. Mais celle de ce monde abject qui nous inflige ça à travers eux.

      Comme l’avait dit Philippe Muray, nous sommes sortis de l’Histoire. Et après l’histoire, il y a la fête, le ricanement du vide. Le cogito ergo sum, c’est fini depuis longtemps. D’ailleurs Philippe Muray lui avait réglé son compte à cette folle, il y a plus d’une quinzaine d’années. Il faudrait que je retrouve le texte. Sinon, bien sûr, il l’évoque aussi dans son Tombeau pour une touriste innocente.


    • #1266238
      le 11/09/2015 par listener
      Christine Angot ou le néant

      A André : pertinentes observations. "A ce titre, elle n’est rien, ontologiquement parlant". Pas tout à fait ou plutôt, on ne peut pas le dire absolument. Si on reste dans la ligne d’Anaximandre et si l’on entend les quelques vers qui nous ont été conservés, étudiés minutieusement par Heidegger, le discours du "rien" est une impasse, un discours impossible, qu’on doit éviter. Rien ne mène à rien et réciproquement si j’ose dire. Le Néant n’est pas ! C’est je pense ce que vous avez voulu écrire. Le "Néant Angot" n’est même pas néant au sens ontologique du terme.

      Mais ce sont ces deux affirmations ontologiques que ce bon vieux Gorgias (trop mal compris) va littéralement annihiler. Cette « destruction ontologique des choses » lui attribuera du même coup une réputation injustifiée de philosophe nihiliste. Ces trois propositions sont les suivantes : . πρῶτον ὅτι οὐδὲν ἔστιν. δεύτερον ὅτι εἰ καὶ ἔστιν, ἀκατάληπτον ἀνθρώπωι. τρίτον ὅτι εἰ καὶ καταληπτόν, ἀλλὰ τοί γε ἀνέξοιστον καὶ ἀνερμήνευτον τῶι πέλας. Περὶ τοῦ μὴ ὂντος ή Περὶ φύσεως ». On peut traduire par : "premièrement, et pour commencer, rien n’est ; deuxièmement que, à supposer qu’il y ait quelque chose, cette chose est inconnaissable ; troisièmement, que à supposer qu’il y ait quelque chose et qu’elle soit connaissable, elle est incommunicable à autrui".

      Donc Angot se situe plutôt ontologiquement dans le troisième terme de l’aporie gorgiasienne : si elle "est" (ἔστιν), et si elle est connaissable (κατάληπτον) , elle reste résolument incommunicable (ἀνερμήνευτον) à autrui.

      Le non-être n’est pas car « si le non-être existe, il sera et à la fois il ne sera pas » : il sera en tant qu’il existe et il ne sera pas en tant que non-être. Or, par principe de non-contradiction, « il est tout à fait absurde que quelque chose soit et ne soit pas à la fois. Donc le non-être n’est pas » On retrouve le résultat de Parménide.

      Soyons donc juste. Angot est bien "quelque chose". On ne peut dire que le néant est et n’est pas à la fois. Il y a une aporie (problème insoluble, impasse) indiscutable. On ne peut écrire, Angot "n’est rien". Puisque le "rien" n’est pas.

      Je pense qu’elle "est" mais que son être se déploie tout simplement dans le mauvais.


    • #1266788
      le 12/09/2015 par Andrée
      Christine Angot ou le néant

      Listener, ce que vous dites me permets de préciser mon propos.

      J’ai dit "à ce titre, elle n’est rien, ontologiquement parlant". A quel titre ? Eh bien qu’elle est une représentation de l’idée que le néant "ferait sens". Cela ne veut pas dire que je confonds la représentation et l’être (je n’aime pas Schopenhauer), ni même l’être et le néant (je hais Sartre).

      Comme vous évoquez Heidegger, vous savez qu’il a élaboré une ontologie phénoménologique fondée sur l’herméneutique du Dasein. Christine Angot est bien là. C’est une certitude assez douloureuse pour ne pas la considérer comme une illusion, hélas. Or comment interpréter ce Dasein-de-Angot ? Par la manière dont il se manifeste. En l’occurrence, par la transcription de sa névrose auto-fictive dont le sens ne renvoie à rien d’humainement réel et signifiant. Son seul sens est celui d’un monde qui a décidé de faire de l’absurde un principe d’existence et de sens, ou du néant, de l’être.

      S’il s’était agi d’une "écrivène" ou "auteure" (je ne sais plus) qui se serait mis en tête de faire de ses histoires de bonne femme de la littérature, on pourrait lui dire de retourner à ses gosses. Mais cela voudrait dire qu’elle s’inscrirait encore dans un sens réel et humain ! Ce n’est pas le cas d’Angot dont toute la prose n’est qu’une manifestation du néant abyssal qui l’emplit. Voilà pourquoi j’ai dit que tout ce que nous pouvons dire d’elle par son pathétique phénomène est qu’elle est un monstre. Ce qui rejoint votre conclusion :)

      Sur la question de l’être et du néant, je ne suis d’accord ni avec Gorgias ni avec Heidegger. Le Traité du non-être du premier (transmis par Sextus Empiricus) n’est qu’une démonstration rhétorique - brillante mais néanmoins fausse - du non-être, à partir du poème de Parménide. Ce dernier affirme l’impossibilité de penser que le néant puisse être. L’être ne peut donc être qu’unique, absolu et nécessaire. Mais Parménide n’avait pas envisagé qu’il puisse y avoir un être créé et contingent (le monde) et un être incréé et nécessaire (Dieu). C’est le matérialisme qui affirme qu’il n’y a d’être que la matière. Alors Gorgias applique sa conclusion au non-être et à la nature (Περὶ τοῦ μὴ ὂντος ή Περὶ φύσεως).

      Quant à Heidegger, il aurait mieux fait de se limiter à la phénoménologie plutôt que de s’aventurer dans la métaphysique. Car sa conclusion dans ce domaine (l’universelle contingence de l’être donc son absurdité) est un non-sens unique mais néanmoins absolu.


    • #1267034
      le 13/09/2015 par listener
      Christine Angot ou le néant

      Réponse à André : "Vous écrivez : "J’ai dit "à ce titre, elle n’est rien, ontologiquement parlant". Et en effet, la perplexité est totale.. Ce que les grecs appelaient une "aporie" en effet. Parler de quelque chose qui "n’est pas" le fait surgir "en être" et "anéantit le néant", si l’on peut dire. On ne peut donc rien en dire. Mais dire qu’on ne peut rien en dire .. c’est en dire quelque chose ! C’est à devenir fou. "Aporétique", vous dis-je..

      Je crois sincèrement que c’est Gorgias qui donne une solution ou plutôt qui propose une tactique, une attitude devant ce redoutable sophisme à l’origine de toute la pensée philosophique (on voit bien, à lire le dialogue intitulé "Gorgias" de Platon, qu’il le prend sacrément au sérieux et qu’il n’en sort pas vraiment vainqueur), ce "problème" qui sape la pensée et rend tout langage suspect : le recul stratégique. Au lieu de foncer sur une solution plus ou moins séduisante ou probable, comme "l’Etre est" et qui se voit objecter, oui mais pourquoi ? Pourquoi y a-t-il de l’Etre (ou plutôt "quelque chose") plutôt que rien ?", ou comme "le Néant n’est pas" et je vais vous en faire la démonstration (ce qui nous ramène à Angot) etc.. Gorgias propose une attitude de reculs successifs étonnamment pensés et formulés et malheureusement irréfutables, une stratégie de fuite, comme une sorte d’escrimeur, qui marque tous ces points en reculant en qui se garde bien d’avancer. Les grecs étaient des rusés...

      Heidegger a dit quelque part que le discours philosophique consistait à traduire les grecs en grec. Entamons le travail tristement avec cette triste Angot.


  • #1265905
    le 11/09/2015 par OTOOSAN
    Christine Angot ou le néant

    Source wiki : "Christine Angot, née Christine Schwartz le 7 février 1959 à Châteauroux (Indre), est une romancière et dramaturge française. Elle pratique fréquemment la lecture publique de ses textes, notamment sur scène..." ça peut être que sublime ))

     

    • #1265995
      le 11/09/2015 par listener
      Christine Angot ou le néant

      "Elle ne peut être que sublime" ? En effet : d’abord c’est une femme et le système exige, que voulez vous, qu’il y ait des femmes "littératrices" comme il y a des footballeuses, lesquelles femmes s’occupent "d’écriture", comme elles s’occupaient hier de faire du tricot. Car aujourd’hui, ont écrit plus, on fait dans ce qu’on appelle "écriture", et les livres ne sont plus des livres, mais des "produits-écritures", distribués, pesés, emballés, promus et vendus au poids "comme en Amérique" (les sempiternels "zitazinis")

      Comme des académiciennes. Le fait que les femmes valent en littérature moins que ce qu’elles valent en football, cela ne dérange pas le système puisqu’il ne faut pas juger selon des paradigmes masculins. Alors il faut en trouver, de écrivèènes puisque cela dérange les fachistes. Le fait que l’écrivèèène soit nullissime au sens classique n’est pas la question. On change les paradgimes. "La nullité c’est le sublime" comme le disait Hugo. C’est une femme, elle est "sublime, forcément sublime" comme dirait une autre.

      Ensuite, c’est une femme et elle est "de gauche" ! Donc pas"de droite". Elle cumule donc les titres pour être sublime ! Future académicienne.

      Si encore elle faisait partie de la communauté qui n’en est pas une et qui n’existe pas mais qui a bien le droit de se défendre contre les complots d’exterminateurs et coloniser la palestine en toute impunité avec l’armée "la plus morale du monde" ! Les spécialistes de la grosse caisse auto-bénisseuse ... Alors là ! Je ne sais pas. Je n’ose m’avancer.


  • #1265918
    le 11/09/2015 par Simone Choule
    Christine Angot ou le néant

    Critique désopilante. Surtout lorsqu’on a perdu du temps à parcourir les pages de cet "écri-vaine". C’est tout de même un signe des temps que d’avoir des écrivains qui ne sont pas bien dans leurs pompes. Hemingway entre deux pages allait en Afrique tuer un lion puis il revenait danser un tango à Paris et ensuite terminait son livre. C’était un type vivant, qui vivait et avait des choses à raconter un peu plus stimulantes que des atermoiements, des fêlures de l’âme et autres constipations d’urbains narcissiques et fragileux.

     

    • #1265989
      le 11/09/2015 par "Chevalier Lefebvriste" ..
      Christine Angot ou le néant

      @Simone Choule
      Oui mais Christine Angot serait la première sur les réseaux sociaux à lancer une pétition pour ce lion et contre Hemingway ( pire elle traiterait Hemingway lionhophobe, de danseur de tango nazi )
      Elle s’indignerait de son écriture trop noble, trop riche et trop propre... elle trouverait que c’est une insulte aux jeunes des banlieues, qui parlent la WESH langue et le dialogue pauvre et vulgaire des gars de quartiers !!
      Que ça stigmatiserait les rappeurs ZI-VA YO.......


    • #1266215
      le 11/09/2015 par karimbaud
      Christine Angot ou le néant

      @Simone Choule.......y a fêlure de l’âme et fêlure de l’âme...tout est dans la manière de dire, les mots et les sentiers qu’on emprunte, mais n’est pas Baudelaire qui veut..et c’est tant mieux !


  • #1265924
    le 11/09/2015 par Pamfli
    Christine Angot ou le néant

    Résultat de cette « pensée » de centre-gauche, discriminante féministe, « pink-green friendly » dominante, hégémonique, conformiste, omniprésente « shoarlie » interdisant l’expression des autres idées ; alors qu’elle est si mollasse, fadasse, ampoulée, étouffante,.. poufff terriblement ennuyante, profondément médiocre.
    Allez hop, à dégager tout ça !


  • #1265941
    le 11/09/2015 par Mojo Risin
    Christine Angot ou le néant

    Il y a quelques saisons tout avait été préparé pour le "nouveau" Christine Angot. Et puis Les Bienveillantes de Jonathan Little avait déboulé. De quoi ? Un bouquin écrit par un inconnu sachant écrire ! Il avait bien fallu lui filer le Goncourt tout en lançant polémique sur polémique. Angot avait disparu. Mais c’est comme pour le reste. Vous n’en voulez pas ? Vous en aurez, par tous les moyens nécessaires.

    Sinon Ungemuth a écrit, dans la presse spécialisée, quelques-unes des meilleures chroniques de disques de ces dernières années. Dommage qu’il soit au Figaro, ça la fout mal quand on est un fan des premiers Who, des Jam et du mouvement Mod’s en général.

     

    • #1266018
      le 11/09/2015 par Gerard John Schaefer
      Christine Angot ou le néant

      L’important n’est pas tant d’où l’on parle, mais ce qu’on y dit.

      Et puis, au milieu des ruines...


  • #1265942
    le 11/09/2015 par Rk
    Christine Angot ou le néant

    Vous trouverez sans problème la dernière bouse de Christine, mais par contre le livre intitulé "2084" de Boualem Sansal - titre vendeur s’il en est - est souvent en rupture de stock... Peut-être l’effet Houellebecq chez Ruquier.
    On peut donc penser que les Français sont avides de savoir où l’on va dans ce marasme où tout se casse la gueule, on n’en parle pas trop au bureau pour pas rajouter une couche à l’anxiété générale, mais on y pense...

     

  • #1265960
    le 11/09/2015 par Substance2004
    Christine Angot ou le néant

    Cet article plutôt amusant loupe en revanche complètement un sujet essentiel : la question de l’engouement de cette bulle médiatique aux journalistes interchangeables lors du grand mercato de septembre et qui est par ailleurs détenue par le grand capital et est ultra subventionnée par l’État pour la maintenir en vie.

    Nicolas Ungemuth ne pousse pas le lecteur à acheter ce livre (on peut aussi bien le louer dans une bibliothèque mais cette expérience ne serait pas pareil) pour que le lecteur se rende objectivement compte de ce qu’est l’idéologie du microcosme élitiste parisien (intellectuels, journalistes, politiques) qui pousse à de telles horreurs.

    Christine Angot est tout à fait en mesure d’écrire de vrais romans, mais c’est pas son but. Son but est de faire du style pour coller avec l’ère du temps.

    Si je devais d’ailleurs me caler sur le goût de cette élite, je dirai que les tweets en vers de Mme Taubira qui font de la rime sont complètement has-been au niveau littéraire ! Si la réflexion du PS est présente, le style est complètement fasciste !

    Angot me fait penser à l’artiste Sophie Calle qui est dans la même démarche.
    On aurait du expliquer à Loanna de Loft Story 1 qu’elle faisait, comme Monsieur Jourdain, de l’art sans le savoir ! Mais on s’est bien gardé de lui dire.

    Bien que cette élite peut prôner le multiculturalisme, il n’est pas souhaitable d’essayer un métissage avec la culture Française qui est très présente chez eux (et ils en ont bien conscience) car ça risquerait de donner ce qu’ils ne souhaitent pas : quelque chose qui peut devenir beau.
    Donc, la méthode est vraiment de s’imprégner de culture Française pour essayer de ne pas reproduire des exemples de beauté. Ce qui donne par exemple ce livre.

    L’accusation de fascisme/populisme devient alors facile et Nicolas Ungemuth n’y coupera peut-être pas pour son article.


  • #1265968
    le 11/09/2015 par Bruno
    Christine Angot ou le néant

    Angot est à la littérature, comme bhl à la philosophie : Un produit de masse vendu en tête de gondole d’un supermarché, un produit de masse...
    Je me suis surpris à relire Victor Hugo il n’y a pas longtemps, une sorte de soin palliatif en somme...

     

    • #1266022
      le 11/09/2015 par passe moi le sel Pierre stp
      Christine Angot ou le néant

      Victor Hugo, un très, très bon, est-il réel ? Oui je pose la question lorsque l’on sait que Molière est en fait Corneille et Francis Bacon est en fait Shakespeare. C’est un bordel sans nom, faut vraiment des oeillères et une solide voix intérieure pour s’y retrouver dans ce bordel. Derrière ces usurpations d’identité je suis sûr qu’il y a des grands évênements cachés.


    • #1266083
      le 11/09/2015 par VORONINE
      Christine Angot ou le néant

      Avec F.PELERIN , ministre de la culture ....Il ne faut pas s’étonner d’avoir Angot "écrivèèène". Dès que les femmes investissent un domaine d’activité , c’est la chienlit .


    • #1266265
      le 12/09/2015 par Zorgl
      Christine Angot ou le néant

      "Molière est en fait Corneille", c’est ce que vous imaginez, permettez moi de penser autrement... Quant à ses plagiats, je lui pardonne au vu de son talent.


    • #1266306
      le 12/09/2015 par Mojo Risin
      Christine Angot ou le néant

      @ Bruno
      Idem avec Joachim du Bellay.


    • #1266527
      le 12/09/2015 par "Chevalier Lefebvriste" ..
      Christine Angot ou le néant

      @Bruno



      Victor Hugo, pourquoi pas Louis-Ferdinand Céline, espèce de réac,facho, il faut vivre avec son temps, lire Saïd Bouamama, Joey Star, Rokhaya Diallo, Houria Bouteljha ,François Durpaire ,Hassen Chalghoumi ou Steevy... (que de grands intellectuels des temps modernes et des lumières...)



      Non je rigole bien-sûr !
      Christine Angot, elle écrit, comme elle parle et elle parle comme avec ceux, avec qui elle couche...
      Rien de plus ( Des poufs et Doc Gynéco ou Clovis Charly, des types pas très éveillés, enfin pas des lumières comme on dit poliment, qui fument joint sur joint et qui se couchent pas avant 5 heure et se lèvent pas avant 17 heure 30, pour le reste votre imagination ou juste votre bon sens fera l’analyse pertinente, enfin je pense amis E&R...)
      Mais l’avis d’un grand littéraire en philosophie, politique, art, bon gout, coiffure , cuisine (KFC, McDo ) et sagesse (Jah), sera bien meilleur que le mien (moi le père, hétéro, blanc, Catho, intégriste, certainement facho, lecteur et membre E&R donc forcement un peu nazi...Haaaaa !!! )
      http://www.voici.fr/news-people/act...
      Que de rigueur dans la critique !!
      Moi aussi je veux être (un) Charlot (mais j’y arrive pas )
      De l’aide ......je me radicalise chaque jour un peu plus à cause d’A.Soral & d’E&R (au bord du gouffre, j’ai une lime à ongle, un couteau à beurre, un coupe ongle et un peigne dans ma poche, je suis capable de tout tellement ma colère me submerge Haaaa ! ) venez me sauver moi le malheureux, l’obscurantiste travailleur blanc....
      Je veux être Charliiiiieeeeee......... ( par saint Valls et Lustiger, merde quand même ! )
      http://www.blogcatholique.fr/2013/1...
      https://www.youtube.com/watch?v=S8Q...


  • #1266014
    le 11/09/2015 par anony
    Christine Angot ou le néant

    C’est vrai qu’avec pancol, lévy et musso, on avait déjà notre trinité de la nullité, mais là, c’est quand même pas mal !
    Le style fait penser à du sous-Marguerite Duras (qui avait un peu de talent, quand même), et on se noie dans un narcissisme assez stérile dont on ne voit même plus l’intêret !
    certes, il y a tout de même bien pire que cette écrivaine, mais le plus agaçant est qu’on revient toujours au mini-monde germanopratin ; (beigbeder et son pote liberati, foenkinos, florian zeller, et autres niaiseux....quand on n’y croise pas BHL !) La mafia des prix (goncourt et autres) parachève ce ridicule....

     

    • #1266191
      le 11/09/2015 par Georges 4bitbol
      Christine Angot ou le néant

      Ils ont tous un point commun... comme dirait Dieudo : "..donc forcément des génies".


  • #1266016
    le 11/09/2015 par LeForgeron
    Christine Angot ou le néant

    Juste pour voir un peu plus Moix se vautrer dans le mea culpa, j’ai voulu regarder un brin de cette émission. Christine Angot s’est mise à parler... et je suis retourné lire un bon bouquin (un vrai).


  • #1266066
    le 11/09/2015 par Blaise Massicot
    Christine Angot ou le néant

    Bon. "Christine Angot, née Christine Schwartz...". Ah, ça y est, message reçu. Bonne cuite.


  • #1266184
    le 11/09/2015 par Georges 4bitbol
    Christine Angot ou le néant

    Le système monstrueux qui se positionne dans nos vie, capitalise sur le sordide, le sale, le laid ; il nous veut à son image.


  • #1266214
    le 11/09/2015 par listener
    Christine Angot ou le néant

    Ce genre de personne me fait penser à la maxime de l’italien Rocco Siffredi : "Toutes les femmes - disait-il sentencieusement avec l’autorité de son expérience - toutes les femmes n’ont pas un truc pour faire b.. les hommes. Mais je peux vous assurer que toutes, toutes les femmes ont un truc pour les faire déb.."

    Christine Angot, la femme qui fait déb.. la littérature française.

     

  • #1266222
    le 11/09/2015 par Rekedi
    Christine Angot ou le néant

    Elle a vraiment l’air mauvaise cette nana.


  • #1266227
    le 11/09/2015 par Aiguiseur de guillotines
    Christine Angot ou le néant

    Ça parle d’inceste et de cul. On vous dit que c’est bon pour le goncourt..


  • #1266335
    le 12/09/2015 par awrassi
    Christine Angot ou le néant

    La littérature fictionnelle est l’exutoire de narcissiques névrosés ... et la panacée de marchands du temple qui en vantent des mérites inventés, au travers d’études et d’analyses bidons.


  • #1266348
    le 12/09/2015 par knappertsbusch
    Christine Angot ou le néant

    L’inceste est décidément une obsession chez ces "apôtres de la culture".


  • #1266381
    le 12/09/2015 par alestine
    Christine Angot ou le néant

    elle serait blonde et jolie, on aurait dit, elle a couché pour y arriver, mais là son succès restera pour moi un mystère .


  • #1266398
    le 12/09/2015 par goy pride
    Christine Angot ou le néant

    C’est elle qui avait aussi écrit un livre plein de fiel sur les Japonais et le Japon ? La gonzesse avait vécu 10 ans au Japon et n’était jamais parvenu à se faire troncher durant tout ce temps là, du coup elle avait développé une haine viscérale contre les Japonais...cela n’était pas venu à l’esprit de cette bourgeoise que les Japs n’étaient pas intéressés par les laiderons qui plus est arrogants...là bas si non seulement t’es moche mais en plus tu veux péter plus que ton cul ils savent te remettre à ta place bien comme il faut ! Ah non ! Cela me revient ! C’était Nothomb ! Pire encore !

     

    • #1267215
      le 13/09/2015 par Bruno
      Christine Angot ou le néant

      Ta fin n’est pas très lointaine... Tu as déjà un pied dans la Nothomb !


  • #1267020
    le 13/09/2015 par bruce marine
    Christine Angot ou le néant

    Oups ! C’est Pierrot le meilleur des bistrots. Françoise Moisie, la littéraire. A regarder en vidéo. Merci de me publier, c’est marrant et bien fait. Si vous voulez vous cultivez.


  • #1268962
    le 15/09/2015 par Jérôme
    Christine Angot ou le néant

    Ce n’est donc pas de la littérature, en effet mais là je dois dire que vous ne m’apprenez rien : avez-vous déjà essayé de lire Anna Gavalda, Marc Lévy, Nothomb et d’autres encore ? Pour ma part même en faisant des efforts je n’ai jamais pu... Grosso modo, en ce qui concerne la critique littéraire, j’ai une technique assez simple pour m’épargner les navets poundus par ces écrivassiers : Il suffit que le Nouvelobs, les Inrocks ou même Le Monde dise du bien d’un livre pour que je sache que c’est une bouse intersidérale.
    Ce petit monde germanopratin est en train de s’asphyxier dans sa propre connerie et c’est tant mieux : je m’en réjouis !


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