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Courrier des lecteurs

Les salauds sont les mêmes partout…

Lettre d’un soldat allemand fait prisonnier à l’âge de 18 ans près de Langres en 1944.

Reinhart Mülhause
Frankfurt/Main
30. Januar 1999

Je vous envoie ci-joint copie de ma lettre parue dans « Figaro-Magazine ». Contrairement à ce que vous pensiez, cette version n’a pas du tout été édulcorée, les choses se sont vraiment passées comme je les ai racontées, à une seule exception près : lors d’une visite de reconnaissance faite il y a trois ans, j’ai constaté que la scène décrite ne s’est pas passée à Montigny-le-Roi mais dans un petit village à quelques kilomètres de là, probablement Avrécourt. Je vais donc enchaîner immédiatement après ce que j’avais écrit au Figaro.

Nous avons été menés, mon camarade et moi, en Jeep, jusqu’à l’entrée de Montigny ; de là, à pied jusqu’au centre-ville, à travers une population en délire, conduits ou plutôt protégés par deux FFI dont je ne peux dire que du bien. Arrivés devant la mairie, on nous a placés au pied d’un grand mur, mains levées. L’un des FFI s’est placé à environ dix mètres de nous, mitraillette levée. Il y a eu brusquement un silence total qui a duré je ne sais pas combien de minutes, puis le jeune FFI a baissé son arme et nous a fait signe d’avancer ; il nous a conduits dans une sorte de cellule de prison qui faisait partie de la mairie. Alors les hurlements et les cris de haine ont repris de plus belle dehors (je ne vous ai pas parlé des coups, des crachats, des insultes que nous avions subis pendant le trajet à pied). Dans notre cellule j’ai demandé au jeune FFI (22 ans, comme il me l’a dit, moi j’en avais 18), si nous serions fusillés demain comme la foule le criait. Il m’a répondu : « Non, nous sommes soldats comme vous et vous êtes prisonniers de guerre, je devais donner ce spectacle (cette exécution simulée) à la population pour la calmer. Ici, vous êtes en sécurité. Il n’y a qu’une seule clé de votre cellule, et moi je la garderai dans ma poche. » Il nous a apporté de l’eau et un peu de pain. Le soir, on a dû distribuer du vin à en juger d’après la nature des cris proférés pendant presque toute la nuit.

Le lendemain matin, on nous a conduits dans une sorte de cage où la commune rangeait le corbillard et quelques voitures. Là nous avons trouvé environ une douzaine d’autres soldats allemands qu’on a dû ramasser pendant la nuit. Par terre, on avait mis un peu de paille. On nous donnait aussi à manger. En contrepartie, les FFI qui étaient là en grand nombre maintenant nous ont pris nos bottes, et nous recevions des sabots en bois. (Cet amour pour la « botte allemande » m’a vraiment surpris !). Pendant les quelques jours de notre séjour à Montigny, nous faisions de petits travaux, nettoyage des rues, etc. La population se montrait beaucoup moins hostile maintenant. Au bout de quelques jours donc, on nous a transportés à Langres, au couvent des Ursulines, transformé en camp de prisonniers. D’abord enfermés à 25 dans une petite salle vide du dernier étage, nous restions trois jours sans nourriture et… sans cabinets ; comme nous avions accès à une petite mansarde, c’est là que nous faisions nos besoins. Les gardiens qui sont venus nous chercher pour nous mettre dans un autre bâtiment ont, bien sûr découvert ce qu’il y avait dans cette mansarde. Alors il y a eu une scène digne d’un « gag » de cinéma.

Les gardiens nous forcent à ramasser les excréments à mains nus, à descendre dans la cour, à marcher en bon ordre militaire en chantant des chants militaires allemands, toujours les étrons dans les mains, pendant une bonne demi-heure. Cela ne faisait pas mal, mais c’était un premier exemple des humiliations que nous devions subir par la suite. Les gardiens – peu de Français mais beaucoup de Vietnamiens – étaient très inventifs pour toutes sortes de brimades. Un exemple : nous faire ramper dans la cour, de préférence à travers les flaques d’eau sale, en se plaçant sur le dos du PG (ndrl : prisonnier de guerre), en le frappant si cela n’allait pas assez vite. La nuit, les gardiens qui étaient de faction dans la cour s’amusaient à tirer dans nos fenêtres. Chaque nuit, il y avait des blessés. Et chaque matin – nous étions plus de 700 dans ce camp – il y en avait quelques-uns qui ne se réveillaient plus. La nourriture absolument insuffisante et la diarrhée avaient bientôt épuisé nos forces. Pour cette raison nous étions contents de pouvoir sortir en petits groupes – bien gardés naturellement – pour faire toutes sortes de travaux dans la ville, toujours avec l’espoir de rencontrer une âme charitable qui nous donnait un petit bout de pain ; il faut dire que la population n’était pas hostile à notre égard, plutôt compatissante, car on savait en ville ce qui se passait dans notre camp.

Fin novembre ou début décembre, j’ai été envoyé, avec une trentaine de camarades, à Arc-en-Barrois, faire le bûcheron. Bien sûr, la plupart d’entre nous n’avaient jamais touché à une hache… On nous a logés dans la mansarde (environ 40m2) d’une grande villa. Il y avait des lits à deux étages, des paillasses, une table et un petit fourneau. Nourriture : 1 litre de soupe par jour (des pommes de terre, des carottes, beaucoup d’eau, ni sel ni matière grasse) ; avec cela 200 grammes de pain, voilà ! – Les latrines dehors (parfois il faisait -15 degrés !) ; pour nous laver, un seul robinet placé également dehors et gelé la plupart du temps. Nous étions très vite encrassés et plein de poux qui nous suçaient le peu de sang qui nous restait. Mal vêtus (treillis, chemise, sabots) pour résister au froid, affamés et apeurés ( les gardiens avaient pour habitude de nous piquer dans les fesses avec la baïonnette qu’ils avaient toujours à leurs fusils si nous ne marchions pas assez vite dans la neige qui collait à nos sabots ). Un jour, un camarade (un sous officier) qui avait reçu ce genre d’« encouragement » s’est retourné vers le gardien et lui a lancé un des rares mots de français qu’il avait appris : « salaud ». Alors ce gardien l’a sorti du groupe et l’a chassé à coup de baïonnette jusqu’à notre lieu de travail. Arrivé là, il lui a commandé d’aller chercher une grosse branche morte qui se trouvait à une vingtaine de mètres de la lisière ; or nous savions tous qu’il nous était interdit d’aller à plus de dix mètres. Le camarade a dit qu’il n’avait pas le droit d’aller aussi loin, mais le gardien a insisté : c’est un ordre ! Et quand le camarade est arrivé près de cette branche, le gardien a tranquillement levé son fusil et a tiré deux fois. Pendant que notre camarade s’écroulait, le gardien a brandi son fusil en l’air, en criant d’une voix joyeuse : « Kaputt, kaputt ! ». Nous avons fait une civière pour transporter le camarade mort au camp. Je ne sais pas où il a été enterré. Ce gardien s’appelait Vilmot (ou Villemot ? orthographe non garantie). Quelques semaines après il nous a montré fièrement une décoration, une petite médaille qu’il avait reçue… En fin de compte, Arc-en-Barrois était pire que Langres.

Sur ces entrefaites, j’étais arrivé à un tel état d’épuisement que je ne pouvais plus me tenir debout. Le médecin français qui passait une fois par semaine, a déclaré que j’étais incapable de travailler. Alors on m’a renvoyé au camp de Langres avec quelques autres aussi mal en point que moi. À Langres, le commandant (allemand) du camp m’a dit à peu près ceci : « Tu es incapable de travailler. Si tu restes au camp, tu crèveras dans les quinze jours. Si tu acceptes de travailler, je t’enverrai à la gare de Langres, travailler à la cuisine des Américains. » Bien sûr j’ai accepté de suite. Et à ce commando, j’ai eu le temps de me requinquer en quelques semaines. En avril 45, j’étais assez « retapé » pour pouvoir travailler dehors. C’est à ce moment que Roger, un cultivateur de Silvarouvres (Hte Marnes) est venu me chercher avec 5 autres camarades pour travailler dans l’agriculture dans ce petit village.

Et c’est ce Roger – il vient de décéder il y a quelques semaines – qui m’a appris non seulement tous les travaux agricoles, mais surtout une façon de penser et de raisonner à la française, une sorte d’humanité que je ne connaissais pas, ayant été élevé à l’époque hitlérienne, et qui m’a fait choisir mon métier : professeur de français.

La semaine prochaine je vais revoir la veuve de Roger. Et j’irai me recueillir sur sa tombe...

Chez Roger et Nelly, sa femme, j’ai toujours été bien traité, comme un membre de la famille, j’ai passé les mauvaises années de l’après-guerre chez eux, bien logé, bien nourri, bien estimé, et je suis resté en contact avec la famille Perrin jusqu’à ce jour.

Voilà à peu près tout sur ce que je peux vous dire de ce que j’ai vécu en tant que prisonnier de guerre en France.

Mit freundlichen GrüBen,

Reinhart Mülhause

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Voir aussi, sur E&R :

Sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, chez Kontre Kulture :

 



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43 Commentaires

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  • #934000
    le 14/08/2014 par Gerard John Schaefer
    Courrier des lecteurs

    " Les gardiens – peu de Français mais beaucoup de Vietnamiens – "

    Pourquoi y-avait-il des Vietnamiens dans cette région, en 1944 ?

     

    • #934193
      le 14/08/2014 par Jean-Jacques
      Courrier des lecteurs

      L’empire colonial faisait que la France était bien plus "diverses" que ce que l’on essaie de nous faire croire sur la France d’aujourd’hui. Je dirai même que des gens que l’on refoule à la frontière aujourd’hui, pouvaient, à l’époque, venir vivre en France à condition qu’ils en aient les moyens (ceci dit, je ne défends ni l’aventure coloniale, ni l’immigrationnisme forcené mais, voilà : la France des années 40 était un pays bien plus colorée que ce que la propagande antiraciste essaie de nous faire croire). Il y avait une communauté arabo-musulmane importante dans des villes comme Paris ou Saint-Etienne, bien avant la guerre d’Algérie, bien avant le regroupement familial, en fait, dès le début du XXème siècle (la Grande Mosquée de Paris fut édifiée en 1919, il me semble). Pareil pour la communauté asiatique. Et puis malgré l’oppression coloniale beaucoup de colonisés avaient de la loyauté pour le drapeau tricolore et pouvaient être venus dans la métropole pour libérer celle-ci (il y avait des Algériens sur le plateau du Vercors en 1944, un an, à peine, avant Sétif).

      Qui plus est, en raison de la guerre de 40 : beaucoup de supplétifs Sénégalais, Algériens ou Vietnamiens servaient sous le drapeau et avaient été détenus dans des camps de prisonniers après la défaite de 40 ou, lorsque l’armée allemande a commencé à s’enliser sur le front de l’est : on commençait à donner le choix aux prisonniers entre le travail dans les champs ou l’uniforme allemand. Certains prisonniers français (dont des supplétifs coloniaux) prirent l’uniforme, servirent sur le front de l’est et furent remobilisés en France une fois que le débarquement eût lieu. Leur loyauté vis-à-vis du 3ème Reich n’était pas toujours sincère et manifestement beaucoup ont dû jeter leur uniforme vert-olive aux orties dès que les américains ont commencé à approcher.

      Enfin, le fait que ces vietnamiens aient été armés, recrutés par les FFI et affectés à un poste comme la surveillance de prisonniers de guerre prouve qu’ils avaient reçu une formation militaire (si ça n’avait pas été le cas ; on aurait fait comme pour les civils qui voulaient voir des böches fusillés : on leur aurait donné du vin et basta !) et cela prouve également qu’ils avaient déjà dû servir dans une armée...et comme le Vietnam n’était pas indépendant à l’époque, ce ne pouvait être que dans l’armée française.


    • #934262
      le 14/08/2014 par BX
      Courrier des lecteurs

      Regiment d’indochine peut etre ?


    • #934488
      le 14/08/2014 par voronine
      Courrier des lecteurs

      Les premiers viets sont arrivés en France pendant la guerre de 14 : de petits gabarits que l’on avait du mal à vetir contre les rigueurs de l’hiver, résistant mal au froid, démoralisés , on en a déduit que c’étaient de mauvais soldats ( !) et on les a affectés dans des bataillons spéciaux travaillant dans les usines , ou la voirie ...L’expérience s’est renouvelée en 40 , avec toujours autant de succès , les viets, mais aussi les "sénégalais " à l’hiver 44, au moment du blanchiment des unités comme la 9° DIC par l’arrivée des EV.pour la durée de la guerre , ont été affectés à la garde des prisonniers , des points sensibles, aux travaux ...


    • #934498
      le 14/08/2014 par Prepper
      Courrier des lecteurs

      @ jean jacques ; je craint que tu exagères un peut , y a qu’a regarder les films de l’époque on vois pas autant de cette diversité , ceci dit s’ils étaient là c’est qu’ils avaient choisit eux même d’être des notres , on ne les a pas enrolé de force , on doit honnorer leur alliance passée mais ça ne nous met pas une dette envers eux pour autant .


    • #934830
      le 15/08/2014 par Gerard John Schaefer
      Courrier des lecteurs

      Merci pour les réponses.
      Il m’est arrivé de voir des photos d’époque -la France tout au long du 20ème siècle, les cinquante premières années, surtout-
      c’est très différent de la propagande officielle.
      On y voit des vraies personnes.
      Elle est belle, cette lettre. J’aime bien comme la situation se retourne.
      Des gens qui se regardent en face.
      Avec des choses qui se construisent, malgré tout. Le bonheur, il se la raconte pas.


    • #934936
      le 15/08/2014 par azzedine
      Courrier des lecteurs

      @ Prepper



       ; je craint que tu exagères un peut , y a qu’a regarder les films de l’époque on vois pas autant de cette diversité , ceci dit s’ils étaient là c’est qu’ils avaient choisit eux même d’être des notres , on ne les a pas enrolé de force , on doit honnorer leur alliance passée mais ça ne nous met pas une dette envers eux pour autant .



      Jean Jacques n’exagère pas du tout, et contrairement à ce que tu sembles croire, ils n’avaient pas choisit d’être là, ils ont été mobilisés, je suppose en tout cas qu’il en a été de même pour les Vietnamiens que pour les Algériens, mon père à participé au débarquement de Provence en 1944 à l’âge de 24 ans, sans avoir demandé à y aller et en ce qui concerne les films de l’époque, je ne serais pas étonné qu’ils aient appliquer la même politique que pour les défilés de la victoire avec des troupes indigènes très peu visible. Beaucoup moins en tout cas que durant la guerre de 1914.


  • #934021
    le 14/08/2014 par Talion
    Courrier des lecteurs

    Il semblerait d’après ce témoignage qu’une certaine vision bien peu glorieuse de l’histoire des FFI ne nous ait pas été rapportée...

    Par contre je note que le petit peuple dans sa majorité (si l’on excepte les débordements initiaux) c’est visiblement très bien comporté à l’égard des vaincus.

    Mes grands-parents me racontaient lorsque j’étais gamin des histoires touchantes sur la période de l’occupation.
    Globalement ce qu’ils en ont retiré c’est que les simples soldats de la heer étaient pour leur immense majorité des braves types qui n’avaient rien contre les français et qui ne rêvaient que de retourner en Allemagne auprès de leurs familles (la plupart se demandaient même ce qu’ils foutaient là).
    Voir ces derniers se faire tuer en 44 a fait beaucoup de peine à beaucoup de français qui n’avaient finalement pas grand chose à leur reprocher...

    Par contre les SS eux étaient unanimement considéré comme des sales cons.

     

    • #934451
      le 14/08/2014 par bébé Hachel
      Courrier des lecteurs

      C’était aussi ce que l’on disait des fallschirmjägers (parachutistes), des hommes de la Luftwaffe, des sous-mariniers... et, pendant la guerre d’Algérie, de nos parachutistes !
      Les troupes d’élite auront toujours mauvaise réputation, bien qu’à mon avis la pâte humaine soit la même partout et toujours.


    • #934489
      le 14/08/2014 par voronine
      Courrier des lecteurs

      La plupart des soldats de la wehrmacht n’avaient pas , non plus ,grand chose à reprocher aux français...La France jusqu’en juin 44 était considérée comme une zone de repos


    • #935491
      le 15/08/2014 par Super Hue
      Courrier des lecteurs

      Tout à fait Voronine, surtout que je trouve que le traitement certes, assez brutal au début, de ces prisonniers de guerre, était quand-même largement moins pire que ce que subirent leurs compatriotes dans les camps de détention anglo-américains en allemagne en 1945 (où beaucoup de prisonniers, y compris des civils, connurent la faim et la déshydratation) ou encore ceux qui feront une longue marche jusqu’en Sibérie où les gardes chiourmes Russes n’ont pas dû être tendres. Et ne parlons pas du traitement subit par de nombreux prisonniers de guerre alliés dans les geôles allemandes (j’ai un ami qui m’a raconté que son grand-père, qui était juif, et qui fut capturé en tant que soldat en 1940 (ce qui l’a sauvé des camps de concentration) n’a jamais eu à se plaindre de mauvais traitements, pourtant à la fin il est quand-même revenu avec la peau sur les os, la dysenterie au ventre expliquant qu’on les faisait marcher quotidiennement sur de très très longues (bien trop longues) distances en raison du front qui approchait et que les plus lents étaient battus comme plâtre par des gamins de 17-18 ans qui jouaient à la gué-guerre ou des soldats allemands ayant un accent slave très prononcé) ou, pire encore, les prisonniers de guerre qui étaient capturés par les Japonais (la marche de la mort de Bataan).

      Bref, les années 40, une vraie période de merde pour l’humanité dans son ensemble.

      @ Talion

      Ma grand-mère qui était en Corse pendant l’occupation me racontait souvent ça : lorsqu’un officier Italien saluait poliment un officier SS dans la rue, sitôt celui-ci passé, l’italien faisait un signe de croix...comme vous dites : unanimement considérés comme des sales cons.


    • #937971
      le 18/08/2014 par 3888
      Courrier des lecteurs

      Unanimement ? "La majorité a toujours tort parce qu’elle est composée d’imbéciles. La minorité aussi, mais ils sont moins nombreux." André Isaac, dit Pierre Dac.
      Quand je collais des affiches pour le F.N., souvent, de loin, de préférence par derrière, un "courageux antifâchiste" me traitait de con... Ce qui me faisait bien rire ! Le plus con est en général le premier qui accuse l’autre de l’être ! "C’est celui qui dit qui l’est !" Une réplique à la hauteur exacte de l’attaque, pardi !


  • #934094
    le 14/08/2014 par Réveillez-vous
    Courrier des lecteurs

    Très belle et émouvante lettre qui retrace la vie difficile d’un soldat prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Merci à vous de nous avoir fait partagé une partie de votre existence, la plus douloureuse. Malgré les vexations, les humiliations quotidiennes et la dureté des traitements infligés, vous avez su résister à toutes ces atrocités. Chapeau bas ! Merci vraiment pour ce très beau témoignage.

     

    • #934273
      le 14/08/2014 par Gerard John Schaefer
      Courrier des lecteurs

      Tout ce qu’il a enduré, c’est aussi tout ce qu’il l’a maintenu vivant.
      Ce sont aussi ces conditions qui te font mieux comprendre la vie, l’humanité, et tout le bordel.

      Le Ciel au-dessus de nos têtes.
      T’inquiète pas pour le Ciel, lol...


  • #934390
    le 14/08/2014 par mich67
    Courrier des lecteurs

    Dans le lot des prisonniers il y avait aussi des Français Alsaciens "les malgré-nous". Engagé à 17 ans dans l’armée Allemande alors qu’ils revenaient de Dordogne, mon père fait prisonnier en Italie a de très mauvais souvenir du retour, des Baumettes à Marseille. L’un étant engagé chez les Allemands, l’autre voisin chez les Français, cela explique que les Alsacien ne parle que très peu de la guerre.

     

    • #939800
      le 20/08/2014 par Jean Patron
      Courrier des lecteurs

      De quoi "l’un - l’autre", monsieur patate ? Ton message n’a aucun sens et je te somme de t’expliquer.


  • #934398
    le 14/08/2014 par Shaka Mohamed
    Courrier des lecteurs

    Il ne faut jamais perdre de vue que ceux qui déclarent les guerres ne sont jamais ceux qui les font ! En tous cas plus maintenant, il est loin le temps des rois qui menaient campagne à la tète de leurs armées.
    C’est pourquoi les gens normaux n’ont aucune raison de haïr leurs prochain, à part peut être quelques islamophobes lobotomisé par l’idéologie Eurabia ou leurs alter-ego, racaille de banlieue biberonné à l’antiracisme constitutionnel, ou les sionistes qui détestent tous ce qui n’est kasher.
    Ces ptits gars de la wermarcht une fois désarmé redevienne des êtres humains comme tout le monde. Ca me fait bien plaisir de voir qu’en France, le bon peuple, généralement issu de la paysannerie à toujours été dans les valeurs chrétienne de véritable humanisme et du respect de son prochain. Même si je le savais déja.
    Quand aux résistants, ils sont loin d’être tous irréprochable, sortons de cette visions manichéenne et l’on sera surpris de voirs à quel point la vérité est souvent plus complexe.
    Certains résistants ont commis des atrocités sur d’autres français.


  • #934419
    le 14/08/2014 par chris 777
    Courrier des lecteurs

    La guerre ,les guerres ,avec leurs cortèges d’horreurs et d’humiliations ...
    Il y a toujours des salauds ,dans les 2 camps,qui en profitent.


  • #934464
    le 14/08/2014 par Henri
    Courrier des lecteurs

    Evidemment, ces "détails" de l’histoire ne font jamais, ou que trop rarement, surface. Il ne faudrait en aucun cas ternir l’armure étincelante des preux chevaliers alliés...

     

    • #934809
      le 15/08/2014 par Lindia-song
      Courrier des lecteurs

      A Monterfil, les commémorations de la Libération se feront cette année encore dans la discrétion. Le 4 août 1944, cette petite commune près de Rennes a vécu un cauchemar qu’elle n’arrive toujours pas à oublier. Accusées de collaboration, trois femmes y seront torturées puis exécutées par des "Résistants de la dernière heure". 70 ans après, le drame est encore dans toutes les mémoires et les trois victimes ne sont toujours pas réhabilitées. REPORTAGE. Durée : 02:28

      http://www.20minutes.fr/tv/afp-actu...

      Un exemple entre des milliers de cas, ne parlons pas de la manière ignominieuse avec laquelle fut traîté le Maréchal Pétain, pour s’être sacrifié pour les Français.


  • #934613
    le 14/08/2014 par toto la ciboulette
    Courrier des lecteurs

    Il existe un livre qui s’ appelle "Mort pour raisons diverses", préfacé par un colonel aux archives, il raconte la condition des prisonniers de guerre gérés par les Français et les Américains, terrible, ils en ont fait mourrir 2 millions en ne leur donnant qu’un quart de ration, peu d’eau, installés dans des champs sans latrines, comme des vaches à ciel ouvert.
    Quand dans un film americain, vous voyez le sort d’un allemand prisonnier chez les russes, c’est la même chose en pire. Pour faire cela, ils les ont enlevés des accords de geneve, exactement comme leurs prisonniers actuels à Guantanamo. L’inversion accusatoire, ça marche aussi pour les ricains.

     

    • #934835
      le 15/08/2014 par Jojo l’afreux
      Courrier des lecteurs

      J’ai envie de dire vae victis.

      Seul une petite moitié des Français qui ont été déporté dans les camps Allemands pour x ou y raisons en sont revenus... et en ces temps de mémoire défaillante, il faut préciser que c’est bien plus de 76 000, on ne pense jamais à ceux qui n’avaient pas le sang pur. Du coté Russe, 27 millions sont morts, 16 millions de civil, la plupart de famine.
      Nous on leur a laissé une porte de sorti honorable : continuer de subir nos camps de concentration ou s’engager dans la légion pour nous servir en Indochine, 200 000 sont partis, seul quelques milliers en sont revenus.

      La Flandre, la Normandie et la Bretagne ont été défiguré à jamais à cause de la folie d’Hitler... son projet de grand Reich consistait à régner sur la race "aryenne" en découpant tout les pays d’Europe en petit Bantoustan ethnique faibles et vassaux du grand état pangermanique comprenant l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse Alémanique, la Prusse et des morceaux de Tchéquie.
      Il est possible que tous les Allemands n’étaient pas pour envahir l’ensemble de l’Europe pour construire ça et massacrer tous les contestataires, néanmoins, j’attire votre attention sur le fait que c’est une constante de la politique Allemande depuis mille ans, un projet millénaire comme on dit.
      Et ce n’est pas finit, l’ex-Yougoslavie ressemble trait pour trait à ce qui était dessiné sur les cartes des nazis, les régions sécessionniste encouragé par Bruxelles et leurs revendications territoriales aussi. Voyez vous, les Allemands n’ont pas la même conception de la nation que nous, et ils ne s’expliquent non plus les origines de la "civilisation européenne" comme nous, en atteste leur mépris des Grecs, voir des Italiens. Certains disent maudit soit le roman national, peut-être qu’ils n’ont pas tort.


    • #934889
      le 15/08/2014 par Mike
      Courrier des lecteurs

      Lire aussi les ouvrages de James Bacqué sur l’après-guerre. Indispensables mais en anglais.
      Il fait mention de 14 millions d’allemands disparus entre 45 et 51. Un vrai génocide.


    • #935591
      le 15/08/2014 par MG 42
      Courrier des lecteurs

      La Flandre, la Normandie et la Bretagne ont été défiguré à jamais à cause de la folie d’Hitler...



      oui mais contrairement a bouygues et century 21, les allemands n’ont bétonnés-bunkerisés
      que les plages.


    • #936129
      le 16/08/2014 par Asphodèle
      Courrier des lecteurs

      Oui, j’ai lu cet ouvrage. Les matériaux apportés par la Croix Rouge pour améliorer le sort de ces malheureux soldats étaient refusés, si bien qu’ils n’avaient que la latitude de faire des trous dans le sol pour essayer de se protéger des intempéries. Là encore des paysans voisins voyant la façon inhumaine dont été traité ses soldats vaincus leur apportaient du lait et du pain à travers les grillages.
      Ma grand mère tenait un magasin de presse et bazar à Paris pendant l’occupation et ma mère m’a souvent raconté les visites d’un jeune soldat allemand qui venait acheter de la laine pour envoyer à sa famille. Il était heureux de
      pouvoir montrer des photos de sa femme et de ses petits enfants à des personnes qui l’écoutaient avec bienveillance. Il aurait préféré être auprès d’eux c’est évident...Il avait l’air un peu perdu.
      Ma mère, qui était une jolie jeune femme, m’a toujours parlé de la courtoisie des officiers allemands qui ne se seraient jamais permis un geste ou une parole déplacée.


    • #936204
      le 16/08/2014 par Ravenor
      Courrier des lecteurs

      Jojo l’afreux



      Ce sont les anglo-saxons qui ont défigurés la normandie pas les allemands


    • #936420
      le 16/08/2014 par 3888
      Courrier des lecteurs

      Le commentaire de Jojo l’affreux pourrait venir de l’U.P.R. !
      Le "projet millénaire" allemand... Comment peut-on écrire de telles fadaises ? Pour ce qui est des frontières allemandes de 1919, elles sont plus insensées que ce que demanda entre les deux guerres Gustav Stresemann, qui n’était que justice, et jamais les Allemands n’auraient porté au pouvoir la force si on avait cédé à la raison. Assimiler un "projet hitlérien" aux songes oubliés des pangermanistes est aberrant ; ces derniers ressemblent au projet allié d’ailleurs : voyez les mémoires d’Anthony Eden pour le projet français de Roosevelt. Il est dangereux de prétendre, et mensonger, que l’Europe d’Hitler était celle de l’UE et de l’OTAN : si c’était vrai la République vous aurait donné un fusil.
      "La folie" hitlérienne... Tous les historiens savent qu’il n’était pas fou, raison pour laquelle on aurait pu le juger et on jugea ceux qui lui avaient obéi. Un mensonge de plus.
      L’U.R.S.S. resta longtemps avant d’avouer ses pertes de 39/45, et les chiffres crurent sans cesse. Derniers donnés avant Eltsine : 20,6M de morts, 13,6M de militaires et 7M de civils, dont peut-être 1,5M par la famine de 1944 ("terre brûlée" par les Allemands) et autant en 1941 ("terre brûlée" par l’U.R.S.S.) ; idem sans Adolf : la Russie de 1914 à 1918 perdit 1,7M de combattants mais 4M de civils, et 1,2M de combattants et 7M de civils dans la révolution !
      Dire que Flandre, Normandie et Bretagne ont été détruites par Hitler, c’est biaiser ! La vitrification de la Normandie qu’annonçait le débarquement allié horrifia Churchill, qui demanda à Roosevelt quelles étaient les prévisions de pertes civiles françaises : "Pour les questions techniques, voyez avec Eisenhower", lui répondit-il. Puis la Bretagne, la Flandre... Hitler n’a pas fait tomber les bombes alliées, hein ?
      Les 76 000 déportés correspondent à tous les déportés Juifs de France, "purs" ou non ! Ignare ! Politiques et de droit commun : 63 000 dont 26 000 ne revinrent pas. L’Allemagne perdit 5M de combattants et 4M de civils en 39/45 et des millions de civils encore après 45 à cause de la politique des vainqueurs ! Pertes françaises : 0,535M en 39/45 (1,3% de la population) ; 1,3M de combattants + 210 000 civils+ grippe espagnole= presque 5% en 14/18 ; Révolution (1792-1799) 600 000 (guerre étangère déclenchée par la République) + 800 000 (guerre civile) soit plus de 5% des 27M de Français. Et tout ça sans Hitler.
      Jojo= UPR ? Donnez lui un ananas et vous aurez la réponse !


  • #935044
    le 15/08/2014 par ben alors
    Courrier des lecteurs

    « L’un des FFI s’est placé à environ dix mètres de nous, mitraillette levée. Il y a eu brusquement un silence total qui a duré je ne sais pas combien de minutes, puis le jeune FFI a baissé son arme et nous a fait signe d’avancer »

    Ce soldat ne dit rien de ce qu’il ressent à ce moment là. Appartenait-il à cette catégorie d’hommes tenant si peu à la vie que la perdre dans ces conditions ne les perturbe pas outre mesure ? Ou a cette autre d’un courage tel que seule la certitude du devoir accompli aide à surmonter ce moment de terreur intense ?
    Un bonne part en tout cas étaient fait d’une étoffe de patriote devenue rare de nos jours. Il en nait encore fort heureusement de ces hommes mus par leurs convictions.
    Tant mieux pour leur pays, leur chérie, et tous ceux qui à un moment donné de leur vie ont pu croiser leur chemin.


  • #935376
    le 15/08/2014 par roubachoff
    Courrier des lecteurs

    mon pere né en 1914..2a de service militaire ds l infanterie simple 2e classe étant lui meme un simple serf agricole (ce qu il y avait de +bas ds l ech sociale) mobilisé en sept 39..drole de guerre jusqu en mai 40..campagne de france, débandade totale tellement la wermacht nous avait enfoncé qu elle disait aux prisonniers de se garder entre eux ! (et bcp le faisaient !!!)..hop au stalag et vu ses compétence on l a envoyé travailler ds 1 ferme en silésie..il m a tjrs dit qu il y était mieux traité et nourri que chez le fermier fr ou il trimait comme un ane 12h/jour 6j/7....en 44 le fermier allemand a fermé les yeux et l a laissé s échapper..il a rejoint la france et son cantal ou il est retourné finir sa vie d esclave agricole jusqu à 65a ..il a attendu peu avant sa mort en 1997 pour raconter tout ça.......

     

    • #936149
      le 16/08/2014 par JACQUES ROUHIER
      Courrier des lecteurs

      Cette Lettre est interessante mais en temps de guerre et vu d’aujourd’hui, on se doute bien qu’etre prisonnier dans un camp ou dans un autre, ca n’etait pas le club med...
      J’ai lu avec interet votre histoire car mon pere etait ne en 18 mais originaire de saint-denis (93), d’un milieu plus que modeste (ma grand mere etait femme de menage), il etait coureur cycliste au Velodrome d’hiver et il a ete arrete pendant la guerre (donc denonce par des francais) et envoye dans le camp de Stetine d’ou il s’est echappe le jour de Noel .. !
      Mais c’etait difficile d’en parler avec lui, il ne disait que ce qu’il avait envie de dire : que les allemands etaient loin d’etre des abrutis tels que decrits dans les films de guerre francais. J’ai toujours eu l’impression qu’il avait un fort ressentiment des francais, des partis politiques et je ne l’ai jamais entendu pester contre les allemands ou l’allemagne
      Notre generation a beaucoup de chance en fait, nous sommes privilegies, et le General y est pour beaucoup je pense
      Amities
      J. Rouhier


    • #937210
      le 17/08/2014 par zuleya
      Courrier des lecteurs

      @Jacques,
      Certe le cinéma est souvent une arme de propagande, surtout ces dernières années avec l’emprise communautaire que l’on sait, mais dire que le cinéma francais traite les allemands avec mépris est d une très grande mauvaise foi.
      Que ce soit dans les comédies comme" la 7eme compagnie" ou dans les films durs comme " l’armée des ombres", il n y a rien d’anti-allemand et au contraire une dose d autocritique que ne peut atteindre aucune autre civilisation de ma connaissance. C est probablement notre faiblesse car cela vire à la haine de soi, surtout chez les jeunes où cela n est plus contrebalancé par un patriotisme sain.
      D’ailleurs les allemands ne racontent pas cela. On les entend souvent dire qu’après tout bien considéré, depuis 1945, les francais sont leurs seuls vrais alliés. Et eux se prennent dans la tronche la propagande Hollywoodienne qui les sali même dans des films aussi familiaux que les Indiana Jones. Tuer un soldat allemand est fait avec désinvolture et délectation. Humhum, ah oui, Spielberg était aux commandes dans cette série de films...
      Il me semble que la remarque de roubachof n’était absolument pas antifrancaise mais mettait en avant la lutte des classes et les saloperies de la caste dominante française face aux ouvriers, des usines ou bien agricoles.


  • #935582
    le 15/08/2014 par désabusé
    Courrier des lecteurs

    Toute la bêtise de la guerre résumée en quelques paragraphes.
    Et tout ça comme toujours, pour satisfaire la soif d’argent de pouvoir de quelques salauds gras et lâches bien au chaud dans leurs ministères ou hôtels particuliers.


  • #935858
    le 15/08/2014 par boduos
    Courrier des lecteurs

    La leçon à tirer de ces différents comportements,c’est que le cerveau d’une foule est toujours réduit au plus grand dénominateur commun de chaque individu,c’est à dire mathématiquement , au plus petit cerveau d’entre eux.le jeune FFI de 22 ans le savait.
    Ensuite,le dénommé vilmot ou vilemotte ou willemotte ,lui,c’était le pervers complexé avec le plus petit cerveau et qui rampait devant bobonne à la maison....on en a encore des comme ça....

     

    • #948933
      le 29/08/2014 par Joseph
      Courrier des lecteurs

      Ou es tu allé pêcher ça ?
      As-tu un cerveau ? Je veux dire, t’en es tu déjà servi ?
      J’allais écrire tout le bien que cette lettre, si humaine, nous faisait lorsque je suis tombé sur ton stupide post !
      "On en a encore des comme ça..." ! Tu fais sans doute partie du tas, te fais donc pas d’illusions ! Lis donc Lebon, tu seras fixé !


  • #935926
    le 16/08/2014 par fred
    Courrier des lecteurs

    Mon grand-père qui a fait 14/18, à "sauvé" un très jeune allemand (bosch) sur avis d’un vieux prisonnier allemand qui lui a dit de le prendre à la ferme car sinon il allait surement mourir.
    Les prisonniers de guerre que mon grand-père a recruté se sont engager à ne pas chercher à déserter si celui-ci ne les renvoyait pas le soir au camp mais rester dans la ferme.
    Ce fut fait ainsi dans une forme de "paix des braves" sauf pour un qui lui dit qu’à la moindre occasion il tenterait de le faire. Du coup il fut remis aux autorités.
    Le jeune soldat retrouva la santé, fut plus tard transféré dans un autre endroit. Un jour mon grand-père reçu un carte postale d’Allemagne qui lui disait merci & qu’il était bien arrivé chez lui après qu’il se soit évade de l’autre endroit avec d’autres "anciens" prisonniers de la ferme de mon grand-père.
    Ce très jeune soldat est devenu dentiste & régulièrement à passer avec sa famille saluer mon grand-père. Il s’appelle où s’appelait Heinz Kaseulist je crois.
    Des histoires d’hommes comme cela il y en a plus qu’on n’imagine & c’est tant mieux...


  • #936177
    le 16/08/2014 par VS
    Courrier des lecteurs

    C’est bien connu, en temps de guerre l’homme fait n’importe quoi, cela fait ressortir le pire qui est en lui, et c’est valable partout dans le monde, il n’y a pas d’exception à la règle, la guerre rend fou et crée des traumatismes très profonds. J’ai l’exemple de mon grand-père, français de souche, prisonnier dans un camp allemand pendant au moins deux ans et qui a assisté à de véritables scènes d’horreur, à la cruauté et à la folie humaine dans toute sa laideur. Il n’y avait que la communauté fêtarde des prisonniers russes pour lui remonter le moral. Mon grand-père s’en est sorti, mais traumatisé à vie. Et dire qu’il s’était lui-même livré aux allemands pour pouvoir retrouver son grand frère, ce qu’il a réussi à faire.


  • #936184
    le 16/08/2014 par VS
    Courrier des lecteurs

    On préfère toujours voir la laideur et la cruauté chez les autres alors qu’elle existe aussi en nous dans un état latent... Malheureusement certains malades mentaux en jouissent carrément, ce sont souvent ceux qui sont le moins impliqué physiquement dans les guerres car ils sont ceux qui les provoquent, comme l’oligarchie des illuminés du bulbe par exemple qui se réjouissent du malheur et de la faiblesse des hommes pour édifier leur ordre mondial insensé et malsain, tout ça en se prenant pour Dieu.


  • #936282
    le 16/08/2014 par philippe
    Courrier des lecteurs

    Très émouvant et remarquablement narré.
    À rappeler qu’à l’après-guerre on allait chercher des prisonniers de droit commun dans les prisons pour servir de "mains" pour toutes sortes de tâches. Sans doute aussi pour jouer les gardes-chiourmes bien vicieux j’imagine.


  • #936311
    le 16/08/2014 par Nasdrovia
    Courrier des lecteurs

    "Les salauds sont les mêmes partout". Dans le domaine de la torture, des exécutions sommaires et autres, les Français au travers de leur histoire n’ont rien à envier. Stéphane Courtois qui a publié sous sa direction Du passé faisons table rase ou l’Histoire et mémoire du communisme en Europe qui est un panorama de l’abominable, n’a pas hésité à préfacer Vendée du génocide au mémoricide par Reynald Secher. Ce génocide franco-français occulté dans nos livres d’Histoire reste la honte de la République. Attention ! Derrière les néo-robespierristes d’aujourd’hui se cachent les futurs Himmler de demain. Donc que certains ici évitent de donner de leçons de bonne conduite.


  • #936725
    le 16/08/2014 par olivier
    Courrier des lecteurs

    Il vaut toujours mieux tomber dans les mains d’un paysan ; il connait la vraie valeur des choses. La terre ne ment pas.


  • #937020
    le 17/08/2014 par barache Faouzia
    Courrier des lecteurs

    Aujourd hui les choses seraient les mêmes car les hommes ne changent pas. Si le camps avait eu des gardiens musulmans, cela aurait été différent. Je ne parle pas des armées qui se disent islamistes et qui massacre, non je parle de vrais musulmans bons et tolérants. Certains français sont bons mais quand ils délèguent, c est affreux !


  • #938724
    le 19/08/2014 par Buleh Gila
    Courrier des lecteurs

    Un conseil.
    Evitez la vérole, la prison et la guerre.


  • #942383
    le 23/08/2014 par jean
    Courrier des lecteurs

    Une lettre touchante, j’ai eu du mal à compatir, mais la fin est tres belle.


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