Xavier Poussard, issu du groupe de rock E&R, joue désormais en solo. Il vient de lancer sa chaîne YouTube, avec un sujet sur Brigitte, mais vue par l’émission de France 5 La Fabrique du mensonge, au nom prédestiné.
On a déjà chroniqué ce combo reportage-débat qui vaut son pesant de pesante propagande, de ce côté-là, pas de surprise. Mais sur l’affaire Brigitte, les larbins du SPA se sont surpassés. Aux commandes, l’abruti Snégaroff, il n’y a pas d’autre qualificatif. À moins qu’il ne soit très malin, très double-jeu, et très bon acteur, mais on a un doute. Jouer le con à ce point, ce serait du grand art.
Cependant, son attitude servile est peut-être un simple effet de la peur : on sait que l’adrénaline fait des miracles. Comme l’armée mexicaine du SPA s’attend à un dégraissage au lance-flammes en 2027, avec en prime des courses-poursuites dans les rues, les animateurs mouillés dans la collaboration ont senti le vent tourner.
Certains, les plus finauds, recentrent leur jeu ; les autres, les plus demeurés, insistent dans la collaboration. Les premiers, souples et dociles, serviront le nouveau pouvoir ; les autres, bah, seront jetés aux chiens, et déchiquetés en place publique par les contributeurs.
Friands de connerie télévisuelle, car il y a deux choses fascinantes au monde, l’intelligence et la connerie, les deux étant sans limites, nous avons quand même regardé La Fabrique du mensonge de service public (FMSP), histoire de se replonger dans le caillou dans la chaussure de Brigitte, taille 44.
Morceaux choisis
Thomas Snégaroff : « Bonsoir et bienvenue dans La Fabrique du mensonge, vous avez sûrement déjà entendu parler de cette théorie, Brigitte Macron est née homme sous l’identité de son prétendu frère, Jean-Michel Trogneux. Mais comment cette théorie est-elle arrivée jusqu’à vos oreilles, sur quels préjugés a-t-elle pu prospérer et comment, jusqu’à Washington et Moscou, l’a-t-on promue pour gagner de l’argent mais aussi pour affaiblir la France ? »
La France ou Macron ? Snégaroff, toujours dans son intro, lâche une première perle.
« Nous prolongerons la réflexion avec trois invités, trois conseillers en communication à l’Élysée, qui nous expliqueront comment tenter d’éteindre le feu sans risquer de l’entretenir, et une journaliste qui a rencontré récemment Brigitte Macron et évoqué avec elle cette fameuse théorie du complot. »
Dans les images du générique, la démarche désastreuse de Brigitte... Notez que le débat est 100 % élyséen, ou le courage du service public de l’information. Autre remarque, les intervenants du documentaire sont tous des ânes ou des joueurs de troisième division médiatique : on y retrouve ce bon vieux Molard de StreetPress, et Ava Djamshidi, rédactrice en cheffe (!) du magazine Elle, qui réussit l’exploit de ne jamais évoquer la différence d’âge dans le conte de fées : « Et c’est à ce moment-là que leur relation aurait pris un tour différent… » La voix off, elle, ment carrément, directement, éhontément :
« Les biographies de Brigitte Macron affirment que le futur président a 17 ans au début de leur histoire d’amour, Brigitte Macron en a 24 de plus. Ils célèbrent leur mariage en octobre 2007, ils avaient 29 et 54 ans. »
Bientôt, c’est Manu qui aura 40 balais et Brigitte 16 ans quand ils se sont rencontrés. Ça nous rappelle le bouffon qui a essayé de sauver la peau du Bruel en disant que Flavie Flament faisait plus vieille que 16 ans, et que Patrick faisait plus jeune que 32 ans... C’est l’éphébophilie à l’élastoc !
Dans ce sujet et dans le débat, tout le monde ment, plus ou moins bien. Un bon point à Sibeth Ndiaye, anciennement en charge de la com’ des Macron, qui est la moins mauvaises du plateau, mais qui ment quand même.
Le sujet, pour renforcer la thèse de Brigitte-est-bien-une-femme, s’appuie sur le cas Claude Pompidou, que nous avons mis en renvoi, le sujet de Pierre de Brague qui a cartonné.
Élise Lucet : « Pour toucher le candidat Pompidou, on s’attaque à ce qu’il a de plus cher. »
Sauf que les réseaux sociaux se sont « attaqués » à Brigitte après l’élection de Macron, pas pour l’affaiblir, mais pour savoir la vérité.
Ducond-Moretti : « Y avait des photos qui avaient été truquées avec des partouzes, des choses absolument horribles, ça n’avait qu’un but, c’était l’atteindre politiquement ! »
Le moment golri, c’est quand le gros Dupond a parlé des « choses horribles » dans les « partouzes »... Autre moment golri, l’intervention d’Emmanuelle Anizon, qui a écrit un livre flop sur le sujet (son éditrice pilotée par l’Élysée lui a fait changer ses conclusions), et qui a découvert le frère Trogneux, c’est-à-dire le fameux Jean-Michel, que toute la France recherche.
Anizon, maligne, parle d’« un » JMT, pas de JMT : « Il y a un Jean-Michel Trogneux qui existe vraiment, qui habite Amiens, qui est le frère, officiel, de Brigitte, Macron, mais qui est d’une très, très grande discrétion. »
Dupond : « Il y a des photos de lui à l’Élysée, Brigitte est à côté de lui, il est vivant, Jean-Michel Trogneux est vivant. »
La voix off : « Depuis le début de l’affaire, Jean-Michel Trogneux refuse de s’exprimer publiquement sur ce sujet. »
Anizon : « Des tonnes de théories se sont développées du coup autour de lui, et il reste la question de pourquoi s’est-il tu. Et on peut juste estimer que Jean-Michel Trogneux n’a pas envie de parler de tout ça et qu’il n’a clairement pas envie d’être sous les caméras et devant les micros. »
Et pourquoi pas. C’est à la 45e qu’arrive Poussard, avec Scholler et Atlan, deux des relais de sa théorie, qui ont d’ailleurs été condamnés en janvier 2026 par Brigitte pour cyberharcèlement et qui ont fait appel. Anizon fait son devoir de citoyenne en balançant Poussard :
« Obsédé par la question des pouvoirs juifs, des banques juives, persuadé qu’il y a donc un État profond, de pouvoir qui est au-dessus, tire les ficelles au niveau international. »
Il y a quatre ans, ce coup de balance aurait pu valoir menottes et prison à l’archiviste, malheureusement pour la journaliste de L’Obs, le génocide des Palestiniens est passé par là et a rebattu les cartes. La prod de l’émission, elle, a rediffusé une vanne de Poussard sur le père d’Agnès Buzyn, une histoire de pieds gelés à Buchenwald. Là, c’est l’avalanche de points Godwin.
Une seule fois, dans tout ce reportage à charge, un expert, le directeur de la fondation Descartes, Laurent Cordonnier, admet qu’il y a un problème « moral », voire « légal », de la différence d’âge. C’est l’éléphant dans le couloir. La question du 14-39 ou du 14-43 sera vite évacuée par l’intervention d’un certain Delouvée, un universitaire issu de Rennes, la fabrique de gauchistes, et qui botte très loin en touche :
« De là à y voir un vaste réseau pédophile et pédo-sataniste avec un discours transphobe et misogyne, il y a quand même un pas très large. »
Le malheureux ! Sortir ça en pleine explosion Epstein, en plein scandale Lyhanna, en pleine bruelmania, en plein scandale Emmanuel périscolaire Grégoire, cette infiltration de la petite enfance par un réseau pédophile sous les yeux tolérants de la machine socialiste... On passe ensuite sur la piste russe, que bizarrement nos médias n’ont pas sortie pour Lyhanna et pour le périscolaire, avec la rencontre entre Marion Maréchal et Candace Owens, la preuve absolue, pour le gros Dupond de l’ingérence russe.
À la fin du doc, tout s’écroule, et c’était déjà pas bien solide : on apprend que personne (de sérieux) n’a voulu répondre aux questions : ni Candace ni Poussard ni Atlan ni Brigitte ! C’est dire la crédibilité accordée à l’émission, qui ne produira que des seconds couteaux, avec des arguments légers, de l’ordre de l’émotionnel. Idem sur le plateau du débat. On va rester sur Sibeth, qui livre la version officielle de toute l’affaire, qui a pourtant fait le tour de la terre et généré 4,2 milliards de vues en 2025 :
« On ne peut pas le faire pour la bonne et simple raison… Au fond, ce qui a nourri le complotisme, c’est le fait que beaucoup de gens, un certain nombre de personnes, ont préféré une fable complètement dingue à une réalité un peu banale, c’est-à-dire celle d’une femme qui a épousé un homme de 24 ans plus jeune que, qu’elle, et qui est une femme à la fois de pouvoir et qui exprime un bonheur, assume sa féminité… Ajoutez à ça une bonne dose d’antimacronisme primaire. »
Pour le pauvre Snégaroff, et on clôturera sur lui, finalement, on ne peut rien faire contre une rumeur.
« Y a un côté pile je gagne face tu perds, pasque je vais devant la caméra pour défendre, t’as quelque chose à te reprocher ; tu viens pas, t’as quelque chose à te reprocher ! […] Même cette émission-là, y a des gens qui vont la regarder en se disant okay ils sont gentils mais tiens comme par hasard France Télévisions propriété de l’État, tiens comme par hasard ! »
Il tente un dernier coup pour sauver les Ceaucescu de l’Élysée :
« Et y a le même écart d’âge entre Emmanuel Macron et Brigitte qu’entre Donald Trump et Melania Trump, personne n’a jamais rien évoqué ! »
Donald a connu Melania quand elle avait 14 ans ? Au fait, il a toujours le dossier Brigitte ? Sinon, le voici.


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