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Francis Cousin – Gilets jaunes : bilan et perspectives (avril 2019)

Nous reconnaissons notre brave ami…la vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre pour apparaître brusquement : la Révolution. (Karl Marx, "Les révolutions de 1848 et le prolétariat")

… le passage de la propriété foncière au travail salarié constitue un véritable mouvement dialectique en tant que processus historique accompli puisque le dernier produit de la propriété foncière moderne est bien l’instauration généralisée du travail salarié qui, ensuite, apparaît comme la base de toute la merde contemporaine. (Marx à Engels, 2 avril 1858)

L’extension des grandes villes modernes confère au terrain, dans certains quartiers, surtout ceux situés au centre, une valeur artificielle croissant parfois dans d’énormes proportions, les constructions qui y sont édifiées, au lieu de rehausser cette valeur, l’abaisseront plutôt, parce qu’elles ne répondent plus aux conditions nouvelles, on les démolit donc et on les remplace par d’autres. Ceci a lieu surtout pour les logements ouvriers qui sont situés au centre et dont le loyer, même dans les maisons surpeuplées ne peut jamais, ou du moins qu’avec une extrême lenteur dépasser un certain maximum. On les démolit et à leur place on construit des boutiques, des grands magasins, des bâtiments publics… Il en résulte que les travailleurs sont refoulés du centre vers la périphérie, que les logements ouvriers et d’une façon générale les petits appartements deviennent rares et chers et que souvent même ils sont introuvables. Car dans ces conditions, l’industrie du bâtiment, pour qui les appartements à loyer élevé offrent à la spéculation un champ beaucoup plus vaste, ne construira jamais qu’exceptionnellement des logements ouvriers. (Engels, "La question du logement" – 1872)

Une révolution est un processus de longue haleine : cf. 1642-1646, et 1789-1793 – et pour que les conditions soient mûres…, encore faut-il que tous les partis intermédiaires arrivent les uns après les autres au pouvoir, et s’y ruinent. (Engels à E. Bernstein, 12 – 13 juin 1883)

 

 

Tenter de faire croire que le prolétariat deviendrait fascisant lorsqu’il cesse de marcher dans les clous de l’organisation totalitaire du mensonge spectaculaire démocratique, c’est la dernière et piteuse mystification mise en œuvre par la classe capitaliste pour tenter d’échapper à la grande correction sociale qui se prépare…

 

Lorsque la coalition des forces sociales et politiques antagoniques au prolétariat se forme et se diffuse intensivement par le biais d’un spectacle médiatique de plus en plus délirant, elle est donc en même temps le signe que l’affrontement décisif est sur le point de se produire et que la crise du fétichisme de la marchandise est bien en train d’atteindre une étape décisive…

C’est la France périphérique prolétarienne des territoires désindustrialisés de la relégation rurale qui est aussi celle de la paupérisation accélérée des artisans, des travailleurs faussement indépendants, des paysans écrasés et des retraités misérables qui fonde le mouvement social indocile des Gilets Jaunes. Ceux qui avaient encore au cœur de la machine économique nationale d’hier une place relativement reconnue en sont aujourd’hui bannis par une mondialisation généralisée de la crise qui en fait les déshérités sociaux de la modernité marchande, toute entière occupée désormais à s’occuper médiatiquement et culturellement des avantagés sociétaux de la tyrannie consommatoire et clientéliste des centres-villes du boboïsme et de ses banlieues immigrées.

Nous nous trouvons désormais pleinement entrés dans la rationalité historique du VI° chapitre, dit inédit, du Capital lorsque la production capitaliste est production et reproduction du rapport de production spécifiquement capitaliste. La logique du Capital est celle de son écroulement logique à mesure que tous les gangs syndicaux et politiques étatiquement financés disparaissent des radars après avoir saboté méticuleusement toutes les luttes radicales passées… L’ouvrier – hier incarcéré par la gauche du Capital –, le paysan – hier cadenassé par sa droite –, l’employé – par les deux – se sont homogénéisés dans un prolétariat collectif de plus en plus universel qui digère les couches moyennes accablées et fait surgir aujourd’hui une perception commune de plus en plus séditieuse de toutes les Maffias politiciennes de la mondialisation totalitaire du marché. Cette phase historique particulière où la domination pleinement réalisé de la marchandise s’est accomplie fait disparaître à grande vitesse tout ce qui n’était pas encore du prolétariat d’antan pour en faire le nouveau prolétariat moderne de tous les sans réserves qui s’affrontent directement à l’État, à la classe capitaliste et aux couches moyennes bobos, derniers privilégiés du supermarché démocratique de la chosification. Ce qui amène le phénomène Gilets jaunes à rompre ainsi naturellement avec toutes les chapelles mystificatrices qui ont accompagné et sans cesse légitimé l’intense délabrement généralisé du quotidien.

Lire la suite de l’article sur guerredeclasse.fr

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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76 Commentaires

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  • Le mouvement des GJ est en phase terminale, le système va s’activer pour faire monter les tensions entre ce qu’on appelle les « chretiens » et les « musulmans » pour orienter la colère populaire vers des impasses ethno religieuses...

     

    • le king, achète un GJ canal historique et viens nous rejoindre sur les rondpoints, ça t’évitera de dire des conneries.
      LE VOILE SE DECHIRE. les mensonges apparaissent au grand jour, ND est le révélateur, le petit coup de pouce symbolique. regarde autour de toi au lieu de te confiner dans tes certitudes.


    • Non, ce n’est pas le mouvement des GJ qui est en phase terminale, c’est le Capital. Le système est à bout de souffle et à utilisé toutes ces armes. La guerre, civile ou pas sera l’ultime soubresaut du Capital mais la population ne laissera pas passer celà . Chrétiens comme Musulmans savent, en France, qui est leur ennemi .


    • Les manifs hebdomadaires le sont peut-être, finies, mais le mouvement dans son fond va subsister.

      ER est une plate-forme GJ depuis son origine en 2007, d’une certaine façon.

      Le mouvement GJ existe depuis les années 2000, dans son esprit.


    • Le « king » à la surface des choses comme d’habitude et rabâchant ce qu’il disait de toute façon d’emblée. Comme le dit un autre intervenant, commenter c’est bien mais agir ou au moins participer, c’est mieux, et en tous les cas bien mieux que la position de simple spectateur passif qui se donne des airs d’oracle alors qu’il ne fait qu’enfiler des perles.


    • #2180902
      le 18/04/2019 par The Médiavengers Zionist War
      Francis Cousin – Gilets jaunes : bilan et perspectives (avril (...)

      Vous les voyez où les tensions entres chrétiens et musulmans ? Ce qui fait peur à nos élites, c’est justement que les gens n’ont pas envie de se battre entre eux mais de se battre contre EUX !


  • incroyable, Cousin ferait-il son autocritique ? :



    Tous les bateleurs idéologiques des diverses gauches de la marchandise qui bavassaient régulièrement et savamment sur le prolétariat tant que ce dernier ne se manifestait pas ouvertement sous le Gilet Jaune ont du finalement avouer qu’ils étaient ses pires ennemis dès lors qu’il a osé produire la réapparition historique de son propre mouvement tel que ceux-ci n’avaient cessé de s’employer à l’ensevelir depuis qu’après 1968, ils n’avaient eu de cesse de l’immobiliser dans l’idéologie évolutionnaire de la marchandise remise à neuf




    Après avoir dénigré le côté soi disant réformiste des revendications des GLs et condamné le mouvement aux oubliettes de l’histoire, Cousin révise drastiquement son jugement) : le GJ devient maintenant un communard révolutionnaire.
    Mais monsieur Cousin, dès le début il l’a été, même sans en être conscient individuellement : il y a eu une intelligence collective qui a transmuté les consciences individuelles : l’adoption du RIC
    le RIC que vous avez villipendé est une demande foncièrement révolutionnaire qui préfigure la mort de l’état et de la monnaie, Ric que l’on n’ obtiendra jamais sans une action révolutionnaire (violente ou non). demander le RIC c’est demander l’impossible pour un système qui ne pourrait y survivre.
    content que Cousin sorte enfin de sa théorie pour admirer les innovations du concret.
    conseil, lisez le texte plutôt que la vidéo, la lecture en diagonale permet de ne rien louper d’essentiel d’un discours qui a tendance à être un peu verbeux et répétitif.
    (mais rassurez vous il ne nous apprend rien, il s’accroche juste aux wagons de l’histoire) allez Francis bienvenue sur un rondpoint

     

    • "Après avoir dénigré le côté soi disant réformiste des revendications des GLs et condamné le mouvement aux oubliettes de l’histoire, Cousin révise drastiquement son jugement) : le GJ devient maintenant un communard révolutionnaire."
      Je ne crois pas qu’il ait dit exactement cela.
      J’ai souvenir que FC disait justement que le mouvement était d’essence "communarde" dès sa naissance (considérant que les histoires de fiscalité et de pouvoir d’achat ne sont que des déclencheurs, d’ailleurs, malgré avoir été partiellement réglées par Macron le 10 12 2018 , le mouvement a persisté)
      Il a ensuite été en effet très critique envers les "Ricards", l’histoire lui donne quand même un peu raison quand on voit où en est Chouard aujourd’hui (à se faire humilier par Enthoven à Sud Radio).


    • Nan mais on s’en fout du RIC, c’est pas ce qu’il dit... On n’est pas chez Ruffin, Branco ou Lordon ici ! (je vous épargne les seconds couteaux : la mouche volante etc.)

      2ème point : Cousin a déjà milité alors que vous n’étiez pas né, qui plus est, comme il est cohérent, il ne va pas se rendre sur un rond-point, et moi non plus ! Aucun intérêt.

      La seule raison d’être de ce mouvement anti-capitaliste devrait être de tout faire pour pousser ce système au fond des limbes, provoquer sa chute... Çà c’est révolutionnaire. C’est pas de griller des saucisses au-dessus d’un tonneau en se racontant nos vacances. Çà ce sont des ruffinades.

      Donc la question c’est que faire pour occuper vos samedis ? Rendez vous sur les points névralgiques du dit système, qui sont autant de lieux sensibles encore inexploités par les Gilets Jaunes... Vous êtes un peu bouchés quand même... Mais bon : se rappeler que la révolution ne se fait ni un jour ni un an !
      Sauf crise majeure de l’ennemi, ce qui serait finalement pas plus mal vu la somnolence générale, car c’est pas sur les ronds-point que vous allez faire bouger les lignes - ce qui est a priori le but, sinon je reste chez moi à lire !

      Inspirons-nous de l’Acte III, c’était un bon début...


    • @crayon désolé je militais à l’IS avant qu’elle ne s’auto saborde, donc avant la naissance de votre gourou qui s’en revendique. ensuite, vous vous foutez du RIC grand bien vous fasse, mais argumentez, bordel. c’est quoi votre projet ? et avec quelles troupes ? elles sont diminuées et on perdu une partie du soutien populaire (la faute au piège des manifs et à une violence improductive car uniquement réactive à des provocations évidentes )
      si le mouvement était dès le début parti à l’assaut des dépôts de carburants et des ports (c-a-d quand des centaines de milliers de gens ont bougé avec la niaque) on aurait pris le morceau en trois semaines comme en 68. ça n’a pas été fait. on doit donc repartir de zéro.
      Maintenant, je répète c’est quoi votre projet ? en sachant qu’ils vous attendent au tournant.
      Notre seul espoir est de faire le dos rond, de rester présents, de communiquer, de reprendre les coeurs, de garder espoir, de fraterniser, de rester visibles et là oui c’est la saucisse du rondpoint qui est la meilleure stratégie tout en faisant quelques opérations de péage gratuit quand les flics nous oublient un peu. Ceci avant de trouver une stratégie plus efficace. (stratégie qui est en train de se construire discrètement au cas où vous l’ignoreriez). vous êtes encore un gamin, les gens sur les rondpoints ont autrement plus de bouteille et de couilles.


    • pour ce qui est du RIC, vous semblez oublier que c’est une réponse à une demande : "que voulez vous très exactement," puisque dès le début les GJs ont été accusés de vouloir tout et son contraire. d’être inorganisés, et vient en une semaine une réponse claire et collective : le RIC, un truc improbable mais qui sent diablement le souffre pour une élite qui elle a tout de suite compris le message, au contraire d’un grand nombre d’entre vous qui n’ont pas compris qu’avec le RIC on demandait symboliquement l’impossible.
      Et le plus désolant dans l’histoire c’est que vous vous foutez d’une des seules figures "médiatiques" honnêtes du mouvement alors que moralement il n’a JAMAIS craché à la gueule de qui que ce soit. on lui reproche d’être trop gentil ? oui sur la forme, mais sur le fond il ne lâche rien et il risque bien plus que vous, donc un peu de compassion serait la bienvenue.
      oui il y a le méchant Soral et le gentil Chouard, les deux font leur part, merveille de la dialectique


    • Dans votre "lecture en diagonale", ceci devait se trouver dans un coin :
      "Les couches moyennes du Capital qui sont le lieu par excellence où l’on trouve les professionnels de l’information et de l’enseignement du conditionnement social veulent nous persuader que les lois pourraient véritablement modifier la réalité historique. En tant que spécialistes du discutailler, elles adorent palabrer et bavarder de ce que la société devrait ne pas être ou pourrait devenir. Ces couches directement dépendantes mentalement de la classe capitaliste, dissertent sans arrêt de l’exemple suisse, américain ou nordique en se persuadant que la gestion politique est le ressort central de toute société. Mais les discussions et les querelles qui nous narrent la société de l’avenir à partir du législatif et du constituant n’ont pour objet que de dissimuler les enjeux historiques véritables de ce qui produit et reproduit la domination. On tente là tout simplement de nous berner en nous envoyant sur les voies de garage des machineries institutionnelles où rien ne se décide en vérité afin d’éviter que survienne de vrais conflits de classe qui poseront d’emblée la négation radicale de toutes les institutions de la division aliénatoire de l’existence et donc de l’État.
      De l’ultra-droite à l’ultra-gauche du Capital, tous les partis et tous les syndicats s’entendent sur ce point central : préserver à tout prix l’organisation de la marchandisation en muselant et bâillonnant tout ce qui pourrait produire le développement de la conscience historique radicale. Mais le gauchisme sociétal de l’argent arrangé étant le nec plus ultra du devenir des couches moyennes dans un moment porteur de devenir révolutionnaire, il a pour première attribution d’éviter la généralisation de la lutte des classes. Et c’est toujours en ces instants majeurs où le prolétariat se lève dans l’objectif de combattre la politique que les couches moyennes découvrent, elles, qu’il faudrait la sauver… C’est parmi elles que l’on trouvait hier l’idéologie de l’auto-gestion de la production existante et c’est encore chez elles que l’on trouve aujourd’hui l’idéologie de la démocratie directe et référendaire de l’auto-constitution de la servitude maintenue…Et évidemment, ces couches se voient là par le type de fétichisation technique attachée à leur fonction, les acteurs prépondérants d’une telle mascarade."


    • Cousin n’a fait qu’avoir une analyse réaliste des Gilets Jaunes, le RIC sans prendre le pouvoir est un enfumage, pour preuve Macron veut bien l’instaurer mais sous condition qu’il n’aborde que des sujets au ras des pâquerettes. Les Gilets Jaunes viennent enfin de prendre conscience de l’arnaque.



    • pour preuve Macron veut bien l’instaurer mais sous condition qu’il n’aborde que des sujets au ras des pâquerettes.



      preuve que cette demande est inacceptable pour le pouvoir.
      Le RIC n’est que l’amorce d’une démocratie participative.
      Même en imaginant que nous l’obtenions, croyez vous que cela changerait les choses ? non bien évidemment, car il faudrait encore apprendre à l’utiliser, faire un véritable travail politique de fond. là on n’est plus dans le réformisme mais dans le révolutionnaire.changer les paradigmes.
      De toutes façons on ne l’obtiendra pas sans prendre le pouvoir (quel vilain mot) or une fois au pouvoir on n’en n’aura plus besoin si on construit une autre société avec d’autres valeurs que le profit et la compétition. donc en fait ce n’est pas le RIC qui est important mais le jusqu’auboutisme qui sous tend cette demande. on ne demande rien, on exige juste que ça change, que ça pète, qu’on reprenne les rennes. (en abrégé : RIC)
      le RIC que nous demandons n’existe dans aucun pays du monde, cherchez l’erreur.
      Cousin prétend pérorer sur le réformisme alors que son radicalisme est tellement stellaire que le fait d’utiliser un langage devrait déjà logiquement être preuve d’ aliénation puisque pour lui toute culture est déjà aliénation, mais concrètement Cousin est vautré sur son canapé à Paris intra muros et fait son petit business dans le tertiaire.


    • @Paramesh

      Tout n’est pas qu’idéologies, institutionnalisme politiques et économiques dans la vie... il y a l’autodétermination matérielle et technique, le local, l’environnement naturel dont la majorité du peuple se fout aujourd’hui royalement (ou diaboliquement).

      Le RIC, comme le Ricard ou le Ricoré, n’est pas une demande, c’est une offre, et une offre qui ne date pas de la prise de conscience de Chouard il y a à peine 15ans.

      Si cette offre arrive maintenant, un peu comme le revenu universel, c’est peut-être parce que la technologie (militaire) le permet précisément en termes de contrôle, de triage au sort et d’interactivité individuelle dans une société mondiale de plus en plus urbanisée et gentrifiée (Smart Cities-Agenda21).... c’est peut-être parce qu’il y a eu "Anarchy" en 2014 et les "Nuits Debout" en 2016... aussi !

      C’est une offre ! ... c’est un plan... c’est un cap !
      Que dis-je, c’est un cap ? ... c’est un complot !

      Voir Une approche stratégique pour la ville du XXIe siècle :

      http://www.cdu.urbanisme.developpem...

      Faut juste se référer aux informations officielles des institutions responsables à l’échelle nationale, européenne et mondiale, pas aux divagations et spéculations entendues en format média... peau de balles !


  • Toujours très éclairant pour la pensée, merci ! À diffuser en masse !


  • La Révolution hémophile et aveugle !!...
    Ce n’est que trop vrai !!
    On ne voit rien mais le sang coule !!...


  • J’envisage la création d’un compilateur à Francis Cousin. On met du Francis Cousin en entrée et ça crache du français courant en sortie.

     

    • Ne seriez vous pas radicalement radical dans votre critique de vulgarisation Cousinienne ?


    • Cousin est parfois un peu lyrique, et il m’arrive de l’écouter comme on écouterait de la poésie marxienne. Il ne fait pas de doute qu’il a un style, quand on le lit, on entend sa voix.

      Mais il connaît bien son sujet, et si l’on redonne à des mots et des expressions qu’on nous a ôtés — exploitation, fétichisme, marchandise, travail, capital, propriété d’usage, propriété lucrative, valeur, plus-value, aliénation, machine, taux de profit, domination, production... — leur sens, on saisit que ce qu’il dit est fichtrement dangereux pour le système productif dans lequel nous sommes asservis, uniquement parce que nous y consentons sans nous en rendre compte.

      Francis, parfois comique avec ses fixations sur certains termes — « radicalité », « écume des choses » —, travaille indéniablement à faire changer les choses en mieux.


  • Si vous lisez l’article complet sur le site addhoc , cela semble ardu mais en s’y accrochant , criant de vérité .
    Toutefois , je reste interrogateur quant à l’issue de ce mouvement , dans le sens où l’entend l’auteur .
    D’une part , rien n’est écrit quant à l’écho favorable des dirigeants ,
    d’autre part , quand bien même le mouvement s’étendrait au plus grand nombre , le renversement de l’état n’est pas plausible , puisque ce dernier dispose de tout un arsenal national et international pour le contrer .
    Et enfin : voir un système marxiste à la française émerger ( à l’heure actuelle ) , n’est il pas un mirage ou un rêve ? ...
    Ceci , vu l’état d’esprit , la lobotomisation des cerveaux , l’attachement à tous ces biens matériels modernes , de la population .
    Je ne veux en aucun cas contrer les perceptions , certes intelligentes de l’auteur , mais je pense qu’il " arrange " la réalité à SA " sauce " . ( en ultra résumant )

     

  • #2180961

    Nous ne sommes pas dans une manif mais dans une insurrection.
    Nous ne sommes pas dans une insurrection mais dans une révolution
    Nous ne sommes pas dans une révolution mais dans une guerre.

    Quand la manif des GJ a compris qu’elle n’obtiendrait rien, elle s’est mutée en insurrection.
    Quand elle a compris que son insurrection ne lui rapportait que des yeux éborgnés et des mains arrachées, elle a demandé la révolution (le changt de loi constitutionnelle : le RIC)
    Quand elle comprendra qu’elle ne l’obtiendra jamais, elle glissera forcément vers la résistance armée.

    Qui est l’euphémisme de la guerre.

    L’inconnue n’est donc pas dans le résultat,lui certain : la guerre entre pays légal et pays réel.

    L’inconnue est dans l’élément détonateur de cette guerre (Quand la disette ?) et la position du pays allogène dans cette guerre :

    - s’il se rallie au pays réel, le pays légal le sacrifiera
    - s’il se rallie au pays légal, le pays réel le tuera avant le pays légal.
    - et s’il reste neutre, les pays légal et réel le tueront avant de s’entretuer.

    C’est pour cela qu’il ne faut pas regarder les GJ comme :

    - LA manif
    - L’insurrection
    - LA révolution
    - LA guerre

    Ce n’est qu’une marche de l’escalier de ces quatre éléments : ils ne font que passer.

    Comme leurs pères les bonnets rouges, et leurs grand parents la LMPT.

    Eux mêmes auront des fils spirituels, un peu plus révolutionnaires et un peu plus guerriers...jusqu’ au déclenchement final.

    Donc, pour la pertinence d enos analyses, nous devons nous considérer en guerre d’intnsité croissante depuis 2007.

    Et chaque évènement, à part la rosée du matin, nous y pousse un peu plus tous les jours. :

    - le pays légal s’éloigne des pays réel et allogène
    - le pays réel des pays allogène et légal
    - et le pays allogène des pays légal et réel

    Et personne ne maitrise ces tendances et directions opposées : chaque jour, on se comprend un peu moins et on se déteste et se méprise cordialement un peu plus.

    Et lorsque le frigo sera vide non plus le 10 mais 1 er du mois, "cordialement" ne fera plus partie de leur vocabulaire.

    Et, petite précision : le vide du frigo peut aussi bien concerner le pays reel et/ou le pays allogène et/ou le pays légal.

    Car "il ne faut jamais dire jamais en politique" (Napoléon III).

     

    • La résistance armée contre qui ? les forces de l’ordre ?

      Allons de ce pas acheter pelles et râteaux chez Le Roi Merlin (pinpin) ! Après le rosé du matin. :o)


    • D’où l’intérêt de planter plein de graines pour avoir des fruits et légumes. Générer l’abondance alimentaire !


    • la guerre c’est pas que les armes, être en guerre, (contre le système et non contre la police,ça c’est pour les blackblocks) c’est avant tout un état d’esprit, une prise de conscience, avec un ennemi bien identifié et une stratégie pour l’abattre.attaquer là où ça fait mal. apprendre la persévérance, supporter les revers etc etc (l’art de la guerre, merde)


    • Le frigo vide commence déjà dès le premier du mois.


    • En l’occurrence, la logique apparaît morbide, changer le négatif en poème, humour, une sorte de solidarité peut nous sauver de ces mauvais pas sanguinaires.


    • #2181491

      @crayon

      Dans les trois petits cochons, vous étiez celui à la cabane de paille.

      @paramesh

      La façon la plus certaine de mourir c’est de croire que lorsque notre ennemi s’arme c’est pour aller à la chasse aux canards.

      Et la façon la plus certaine de mourir en premier avant tous les autres, c’est d’oublier que c’est Mars qui est Dieu de la guerre et les hommes, même non armés, que ses instruments.

      Il n’y a pas d’autre cause principale à la guerre que la volonté de Mars :

      - Il y a toujours un processus de guerre avant toute guerre qui rend la guerre inéluctable
      - Nous avons toujours tenté de l’enrayer et toujours nous avons échoué
      - Les Autrichiens ne voulaient pas Sarajevo, les japonais auraient souhaité éviter Pearl Harbor, l’Allemagne Dantzig, etc.

      Nous constatons l’émergence de ce processus en Europe depuis 2005 et jusqu’ici nous avons été impuissants à enrayer la volonté de Mars.

      Si vous pensez être plus intelligent que tous les stratèges réunis de l’Histoire et donc plus fort que Mars, je vous crois : la guerre qui a lieu en ce moment sous nos yeux n’aura pas lieu car elle n’existe pas puisque nous n’en voulons pas.

      Mars, ce con, va nous obéir
      Et les faits vont faire de la morale.

      Mais si vous avez un petit doute, je vous propose ceci :

      - moins il y aura de belligérants, moins il y aura de morts.
      - il faut organiser le rapatriement humanitaire des allogènes afin qu’ils ne restent pas sur le champ de bataille car c’est eux qui vont prendre deux balles, une dans le front de la part du pays réel et une dans le dos de la part du pays légal.
      - il faut se dépêcher parce que lorsqu’ils vont s’apercevoir que dans tous les cas de figure ils sont victimes, ce sont eux qui, acculés, devraient déclencher le conflit mais alors avec le fanatisme de leur désespoir et l’énergie de leur Foi

      Cette hypothèse n’est pas farfelue : elle a été parfaitement décrite par J.de la Fraudais...à la fin du XIX siècle !

      Rêver tue
      Rêver que l’Homme est maitre de ses destinées tue en masse.


    • Bon ... belle argumentation, ça me rajoute une belle couche de boulot.

      Je vais tenter de faire passer l’avertissement en m’y appliquant.

      En attendant je ne désespère pas, il doit forcément y avoir une solution, dans nos racines et notre actualité pour corriger les potentiels futurs.

      Et oui, un être humain attentif et sensible peut modifier à sa volonté son futur, pour peu qu’il soit réellement une entité autonome ? Et je continue de croire en l’existence du libre arbitre. Celui de l’individu mais aussi celui de l’humanité, bien plus chaotique et exigeant en coordination.
      Personne ne maîtrise rien mais rien ne vaut la pratique pour se perfectionner progressivement. ya plus qu’a, et sans forcer surtout hein ><, calme, confiance, technique, respect, souplesse, équilibre, rapidité, une pointe de force dirigée au bon moment au bon endroit, avec plaisir.

      Merci pour votre réponse, bien à vous.


    • @François Desvignes :
      Très bien observé. On peut ajouter également qu’à travers le mouvement des gilets jaunes, la France allogène, que M. Cousin qualifie de peuples des "temps immobiles", a bel et bien mérité ce qualificatif. La France des ronds-points étant homogène racialement et sociologiquement.
      Et quand bien même avons nous ici et là quelques allogènes sincères, leurs congénères, engoncés qu’ils sont dans leurs "temps immobiles" et dans la fétichisation de la Raie Publique qui pourvoie (sur le dos du con de Français) et qui sustente les estomacs ne saurait leur faire prendre conscience -à leur plus grand malheur- de la prochaine étape.
      La gueuse ayant aligné comme des quilles, par de formidables tirs tendus Républicains les quelques gilets jaunes croyant encore au dialogue (R.I.C) et à la farce démocratique (grand débat), elle n’a fait que radicaliser les positions.
      Désormais et comme le note fort justement M. Cousin, le prolo de la périphérie Toulousaine, Bordelaise, Lyonnaise ne voit plus aucun intérêt à aller déblatérer avec des gens qui ont la volonté -et -les moyens- de le mettre à mort. L’idée d’une VIème ou d’une VIIème République améliorée, modernisée s’étant évaporée avec les premières détonations des forces du désordre Républicain et la volonté de de salir et de tuer le pays réel.
      Dès lors, la prochaine étape intégrera nécessairement un changement de méthodologie pour venir à bout du cadavre Républicain.


    • allez , François, la meilleure guerre est quand même celle qui se gagne sans avoir à la faire (Sun Tzu)


  • Lisez ce texte majeur de la part de F. Cousin. Enfin libéré de Marx et Engels en tant que mentors référentiels, notre ami spécialiste des termes improbables et alambiqués tire juste et lourd ! A diffuser largement.


  • Intervention décisive pour ceux qui se cherchent en profondeur à partir de l’universel...Inutile pour ceux qui persistent encore à croire que leur pauvre nombril inculte pourrait être un centre mondial...


  • Non le capital n’est pas en phase terminale. La prochaine révolution qui échappe à la réflexion de Cousin, et qui revêtira une ampleur jamais vue, ne sera pas sociale mais technique avec l’Intelligence Artificielle. Elle sera couplée à la mise en place d’une monaie numérique transnationale en vue d’achever l’avènement du nouvel ordre mondial.La révolte sociale va s’éteindre avec la fin du travail et la mise en place du revenu universel. Contre une existence oisive et deresponsabilisée alimentée de pain et agrémentée de jeux, les peuples accepteront docilement cette tyrannie.

     

    • La révolution technologique est inévitable, mais il est tout à fait possible de ne pas finir esclave s’y on s’en empare.


    • Je suis assez fou pour ériger un lien entre la biodynamie, la spiritualité et l’informatique, le numérique, la physique. Simple débutant dans tous ces domaines, j’affirme instinctivement qu’il y a des solutions au problème de l’intelligence artificielle dans certaines interdisciplinarités encore inexploitées, (à ma maigre connaissance).
      Il faudrait pourtant que le capital soit en phase terminale puisque nous sommes peut-être au pied d’un mur, au bord d’un précipice et nombreuses sont les alternatives qui de tout bord le fissure.
      Se changer soi-même pour commencer.


    • Le capital n’est absolument pas en phase terminal car, pour faire simple, il possède toujours le pouvoir de créer de la monnaie, et on va bientôt mieux le comprendre avec le reset monétaire.
      Ensuite, il dispose d’un premier relais de croissance énorme avec l’Intelligence Artificielle, puis d’un second encore plus gigantesque avec la conquête de l’espace pour permettre les prochaines migrations sur d’autres planètes.
      COUSIN a l’air convainquant comme ça, mais en réalité il fonctionne avec une grille de pensée du 19eme siècle. Ses conclusions sont obsolètes.


  • E&R, svp, nous aimerions aussi lire le paragraphe ci-dessous sur votre page, avant le renvoi à la source de l’article-document historique :

    « Mais l’originalité de cette contestation si tenace réside dans le fait qu’elle est parvenue à signaler que derrière le pouvoir visible de la cinématographie démocratique du mensonge capitaliste, il existe un État profond de la falsification omni-présente qui renvoie, lui-même, à l’État invisible du fétichisme de la tyrannie marchande. Le pouvoir profond a ainsi été ébranlé par la secousse sismique déclenchée par le mouvement des Gilets Jaunes qui a soudainement rappelé à tous les abrutis médiatiques, universitaires et policiers qui croyaient à l’enterrement définitif de la fureur prolétaire que l’histoire de toute société jusqu’à nos jours ne peut être que l’histoire des luttes de classes. Ce n’était pas prévu et cela explique la violence de la réponse du système de la crise du taux de profit accrue. Un système qui oblige tous ses commis et auxiliaires à jeter toutes leurs forces fielleuses dans la bataille mais une bataille perdue historiquement d’avance. Même si toutes les puissances du vieux monde de la chosification impérialiste se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer le cauchemar des Gilets Jaunes, toutes les boutiques et camarillas politiciennes, médiatiques et policières ne pourront pas battre le prolétariat même blessé car lui respire la vie qui se tient dressée alors même que ces dernières puent la mort et sont déjà avachies par le poids de leur décomposition. »

     

    • Oui en effet, comme le dit Emmanuelle, Tout enfin est en train de se dé-voiler...
      D’un côté, tous les pourris de la merde marchande ré-aménagée...
      Et de l’autre, le prolétariat-Gilet-Jaune incontrôlable qui va détruire la pourriture politique et économique...
      Avril, mai, Juin... Tout va s’intensifier...
      SOYONS A LA HAUTEUR... EN AVANT !


    • @Juliette
      Merci beaucoup pour le compliment, Juliette.
      Mais l’extrait de texte proposé est aussi de M. Cousin, pas du tout de moi.
      Les 33 pages de ses Bilan et perspectives autour du mouvement des Gilets Jaunes ... valent le détour.


  • Le spectacle du fétichisme de la marchandise fait le devenir du monde. L’existence humaine n’y est là qu’une longue errance angoissée sur le marché narcissique des rencontres factices.En un temps où tout le monde se doit d’être rallié aux illusions établies de la démocratie spectaculaire des mensonges obligatoires, il est bon de sortir radicalement des faux-débats de l’imposture régnante où ne cesse de se perdre la vie des humains esclaves enchaînés. La société de la tyrannie totalitaire marchande du mal-être généralisé est déjà en liquidation supreme même si elle l’ignore. Sa démolition radicale a désormais commencé.F.C


  • Puisque l’opposition ne peut s’opposer par exemple au bradage d’ADP, LERM ayant -illégitimement - la majorité absolue, les Gilets Jaunes devraient prendre le relais et manifester tous les samedis contre la politique scandaleuse de Macron et de sa bande de voyous, ce ne sont pas les motifs qui manquent . Ils faut les marquer à la culotte tous les samedis . Le peuple contesterait ainsi en direct les décisions catastrophiques de cette bande d’incapables et de corrompus .

     

    • Quand les chefs de l’opposition sont invités à la télé c’est pour faire croire au bon peuple que nous sommes en "démocratie", que les décisions prises par le gouvernement résultent d’une négociation ou d’un marchandage avec l’opposition : il n’en est rien, grâce au trucage des législatives par le mode de scrutin il y a toujours un parti hégémonique à l’Assemblée Nationale, un parti de godillots qui vote comme un seul homme les lois voulues par le président . Il n’y a pas d’opposition à la Chambre des députés, les vociférations éventuelles des opposants sont totalement vaines, c’est du cinéma . C’est pourquoi il est indispensable que les GJ continuent à contester la politique scandaleuse de Macron et de sa bande de bradeurs, tous les samedis .


  • Francis Cousin a tort sur la religion.
    La religion n’est pas aliénatoire, elle élève. Ce qui fait défaut aux Gilets Jaunes ainsi qu’a se pays c’est le manque de spiritualité, combien même cette oligarchie est diabolique eux ils y croient. Il est légitime de se vouloir se battre pour une vie meilleure seulement l’argent ne fait pas tout et tant que les Gilets Jaunes ne verront pas plus loin que vers l’ornière du matérielisme, alors se mouvement sera voué à péricliter.

    Le manque de spiritualité est ce qui tue notre monde chaque jour, l’incendie de Notre Dame en est la preuve c’est un appel à un retour aux valeurs christiques. L’URSS c’est effondré parce qu’on ne peut diriger un peuple sur un concept aussi vide de l’humanité universelle tout en gommant dieu du processus, l’URSS ne croyait même pas à sa propre doctrine et a surtout former une élite bonne à se goinfrer sur le dos du peuple qui trimait, valant pas mieux que les élites occidentales.

    La dissonance cognitive entre LGBTisme et immigrationisme comme pour le sionisme, vient de fait ses populations ont été programmés pour nuire aux français de souche, seulement ses populations leur étant viscéralement hostiles ils se sont une balle dans le pied en s’entourant d’ennemis susceptible de leur causer plus de tort que les français de souche.

     

    • Vous avez le tort de votre côté de dénier la présence de la spiritualité dans ce mouvement, jugement qui est aussi excessif que sévère. Les choses ne sont pas aussi cloisonnées et exclusives.


    • Cousin écrit en marxien.

      Pour le vieux Karl l’Homme produit les Dieux mais ne s’en rend pas compte. Les moutures polythéistes du phénomène ne lui donnent pas tort, pas plus que notre tropisme animiste. Les enfants spontanément ont des amis imaginaires. Ils prêtent une vie à certains de leurs jouets. Même dans des versions extrêmement abstraites de la divinité, comme dans l’Islam sunnite et son refus de la représentation du monde, le dieu supposé, si on le considère de l’extérieur de la culture qui l’a engendré, a des traits anthropomorphiques. Il s’exprime dans une langue humaine, dont la dimension poétique échappe souvent d’ailleurs — le Coran est fait pour être écouté comme L’Iliade doit être scandée — et s’occupe, étonnamment pour une divinité, de questions humaines.

      Cette propension s’étend à la marchandise. D’où la distinction entre la valeur d’usage et la valeur d’échange. Il n’y a, en toute objectivité, dans un objet, nulle autre valeur que le travail humain, du temps de vie finie d’hommes, qui a distingué la matière informe du reste du monde. Mais cet objet devient marchandise parce que nous lui conférons une valeur propre en oubliant que nous sommes l’origine de cette valeur. Apparaît alors la valeur d’échange. De même que les fétiches, ou la poupée de l’enfant, sont supposés vivre de manière autonome, d’une vie apparue ex nihilo, la marchandise semble posséder une valeur intrinsèque, indépendante des humains. Ce qui est faux. Le sens des choses n’est pas a priori contenu dans les choses, c’est l’humain qui donne le sens des choses. Le monde n’accueille pas l’homme, l’homme rend le monde habitable par son travail.

      L’objet personnifié, la marchandise, vampirise alors l’humain. Le monde se renverse. Le mort est perçu comme le vivant, et le vivant comme le mort : l’ouvrier n’est plus qu’une pièce de la machine, un rouage affolé, et la marchandise produite par la machine devient fétiche multiplié toujours plus vite. Au lieu d’avoir une société centré sur les rapports humains, la véritable valeur, la société des hommes ne regarde que la marchandise-parasite que s’échange les hommes entre eux. Ribery ne donne pas à voir Ribery mangeant, il montre Ribery mangeant une côte à l’os couverte d’une feuille d’or dans un restaurant pour ploucs totalement parasités par la marchandise.

      Ainsi l’esprit de religiosité est ce qui tue l’esprit, la spiritualité. Il aliène l’homme, il le rend étranger à lui-même.


  • Ah ah, Cousin commence à prendre des risques...


  • Le marxisme antédiluvien de Cousin pille à droite et à gauche des découvertes plus récentes de Debord ou de Christophe Guilly sans rien dire de nouveau sinon comme les fourmis de redorer inlassablement par cet apport son galimatias communiste.
    S’il ne critique pas les gilets jaunes il les trouve un peu fleur bleu de préférer Chouard et son contrôle citoyen à Marx/Bordiga et leur dictature du prolétariat.
    L’avantage des gilet jaunes sur les marxistes c’est d’avoir redéfinit le peuple que l’école marxiste avait défiguré en le hiérarchisant et en n’en détruisant l’unité : au sommet de cette esbrouffe, régnant nouveau roi de la racaille, l’ouvrier prolétaire qu’on opposait au paysan déclassé récemment par la victoire de la bourgeoise et voué à dorénavant la servir.
    C’est dans le marxisme qu’on peut le mieux voir l’ignoble fracture droite-gauche qui scinde le peuple en une partie saine et en une partie vaine.. la paysannerie ( les chouans ) plus récemment et les employés du tertiaire éternels soutien du patronat.
    C’est le marxisme qui invente cette funeste conception d’un peuple divisé en parties opposées qui va ravir la phynance qui a prit le pouvoir en 1793 et substitué à l’antagonisme dominant dominé un antagonisme spectaculaire droite gauche.

     

    • « Le marxisme antédiluvien », vous m’en direz tant ! Bon courage pour argumenter là-dessus ! La suite est d’ailleurs logiquement à l’avenant. Il y a des commentaires qui eux ne sont pas antédiluviens mais simplement morts-nés.


    • La plus-value, valeur d’échange, la valeur travail, l’économie sont intrinsèquement des bêtises....
      je ne développerai pas puisque vous même ne dites rien de plus...un peu troll ( hein. !.)


    • Les communeux opposent tellement les paysans et les ouvriers qu’ils ont collé des marteaux et des faucilles sur leurs drapeaux.


    • Hormis le fait que votre remarque est « un peu » hors-sujet @Robespierre, il se trouve que vous faites un contresens ahurissant dans la mesure où la faucille et le marteau symbolisaient la nécessaire union entre ouvriers et paysans. Faut quand même le faire !!!


    • Il faut souligner que la lutte des classes et le prolétariat sous leur définitions modernes sont des concepts chrétiens qui furent inventés quelques années avant Marx par Félicité Robert de . Lamennais un prêtre catholique en froid avec l’église dans le "livre du peuple". cela lui coûtât d’ailleurs un procès.
      http://leuven.pagesperso-orange.fr/...


    • "Et @kabouli bientôt en pléiade et étudié dans les universités pour des siècles et des siècles. Faut rigoler."
      cela ne devrait pas tarder et peut être chez CONTRE CULTUREmais ce ne sera pas "kabouli" mais Jean-Pierre Voyer ( grand admirateur de Soral) dont les livres dont je vous donne un extrait sont enfin à la hauteur d’un réelle et non servile critique de MARX

      http://leuven.pagesperso-orange.fr/...


    • Autant je suis ok avec ce que dit Kabouli, ici et assez souvent même, autant, en quelques lignes parcourues, je m’inscris radicalement en faux concernant les "révélations" et le postulat de Jean-Pierre Voyer sur la nature spécifiquement anthropologique de l’exploiitation de l’information et du langage, de l’histoire et de l’externalisation de la mémoire.


    • Merci. !.pour vos appréciations positives à mon encontre, mais je n’ai pas bien compris celles négatives que vous formulez à l’encontre de Voyer qui à mon avis développe la seule critique radicale de Marx.
      Le monde capitaliste n’est pas un monde de productions d’objets chargés de combler nos besoins animaux qui une fois satisfaits permettent de passer à des choses supérieures comme la culture ; nous ne produisons pas des objets mais de la communication ou du social, des prétextes à échanger.
      L’échange n’est pas un moyen de satisfaire nos besoins animaux mais le but de la production des dits objets. Chez Marx et les économistes classiques - dont il est le compendium - la société est un simple moyen de satisfaire notre individualiste alors que Voyer tente de montrer que cet individualisme est le résultat de notre misère et l’aliénation de notre sociabilité profonde.


    • Ni l’un, ni l’autre, il ne s’agit, en effet, que du contrôle artificiel de l’information, via le contrôle de la mémoire externe (écriture/cyber), et ce, afin de contrôler artificiellement et verticalement l’ensemble des ressources naturelles, le temps, l’espace, l’énergie, les matières premières biologique ou pas, humaines ou pas, le Tout. Un système clos et maîtrisable aussi utopique que morbide, en dehors des lois naturelles. La cause étant, pathétiquement et pathologiquement, une peur irraisonnée de la nature, de sa propre nature et, par extension, de la Vie, de la Genèse à l’exogenèse, de Zeus à Atlas (Boston Dynamics), c’est écrit noir sur blanc..


    • Je vous cite : « cela ne devrait pas tarder et peut être chez CONTRE CULTUREmais ce ne sera pas "kabouli" mais Jean-Pierre Voyer »
      Ou comment défier la logique. Bref, Je est un autre !


  • Imaginez un seul instant F Cousin interrogé par un(e) journaliste au 20h de TF1 et tenant ce genre discours... Imaginez la tronche du journaleux qui comprend rien, mais rien au langage et au concept alors que le péquin moyen devant son écran au bout d’une minute commence à piger ce que veut dire F Cousin, demain c’est pas 150 000 GJ, mais 1 million dans les rues et là ça commence à devenir chaud chaud pr Micron Jupiter !!!!

     

  • Francis Cousin est formidable dans le partage du concept qu’il maîtrise, formidable dans sa radicalité de la critique du capitale, mais Marx, son maître, n’avait pas la foi, il était donc un adepte du naturalisme.
    La métaphysique, cette science qui nous permet de voir l’effet dont Dieu est la cause, s’oppose radicalement, dans la tradition catholique, au naturalisme, cette doctrine qui affirme que la nature existe par elle-même.
    Cette science, la métaphysique, nous est donnée par la foi, une vertu théologale qui ne s’obtient que par la grâce, donc par la prière.
    "Seigneur, je crois mais vient en aide à mon peu de foi !"


  • Commentaire corrigé :
    Francis Cousin est formidable dans son partage du concept qu’il maîtrise, formidable dans sa radicalité de la critique du capital, mais Marx, son maître, n’avait pas la foi, il était donc un adepte du naturalisme.
    La métaphysique, cette science qui nous permet de voir l’effet dont Dieu est la cause, s’oppose radicalement, dans la tradition catholique, au naturalisme, cette doctrine qui affirme que la nature existe par elle-même.
    Cette science, la métaphysique, nous est donnée par la foi, une vertu théologale qui ne s’obtient que par la grâce, donc par la prière.
    "Seigneur, je crois mais vient en aide à mon peu de foi !"
    Oui, nous sommes en guerre mais sachons bien identifier l’ennemi, selon notre raison d’être.
    Pour la gloire de Dieu !


  • " le gauchisme , l ’imposture de l ’extrême gauche sont là pour la reproduction du système , pour vendre la servitude contre des "augmentations de salaires" ; "la sphère médiatico-artistique sont la police de la pensée , là pour justifier la dictature de l ’argent " " les classes politiques (la palabre démocratique) le "réformisme " syndical ont pour raison d ’être de masquer les processus de domination " "mais le mur médiatique est en miette , le mur politique se lézarde " "la fascisation du prolétariat est l ’arme de classe pour écraser le prolétariat depuis quatre vint ans ; cette arme permet à la classe capitaliste de cacher sa position d ’oppresseur ( alors même que le fascisme est mort à jamais ) , en se donnant une supériorité morale " . Quelques unes parmi des pépites dont le texte et la vidéo fourmille . Qu ’il fait bon s ’instruire avec Francis cousin !


  • Les explications de Cousin sont hors-sol pour ne pas dire hors-univers, je suis sûr qu’il y a plein de gens qui le sentent. Si on se force à déterminer de quoi il parle concrètement -ce qui est toujours le problème avec les "explications" de source hégélienne- le caractère hallucinatoire apparaît tout de suite : par ex. "la baisse tendancielle du taux de profit" qui a la puissance métaphysique d’un Premier Moteur dans tous ses discours, c’est juste le fait que les coûts de production baissent avec les progrès techniques et d’organisation. C’est absolument sans rapport avec la dette publique, entièrement due à la nullité absolue des politiques et prestataires publics qui vivent par prédation sur le pays via "droits acquis" arbitraires au revenu à vie. C’est contre cette prédation que se battent les gilets jaunes, pas contre un taux de profit dont la baisse pourrirait la vie de l’humanité depuis le néolithique.

    Il brosse aussi le portrait d’une classe de "capitalistes" qui comploterait pour inonder le pays d’immigrés ou flinguer le cardinal Barbarin. Concrètement les "capitalistes" ce sont de grands industriels qui doivent faire face aux coûts extraordinairement bas des chinois ou des financiers qui doivent surfer sur la réglementation des prêts en compétition intense avec leur collègues : ces types ont autre chose à foutre que de s’occuper d’immigration ! Ces types souffrent autant que nous de l’immigration, qui vient déprécier leurs biens immobiliers et augmenter l’ineffectivité globale de la société et donc de leur boites. L’immigration est entièrement due à la bovinerie morale humaine qui fait que quand on prend une position publique sur un problème humain, on le fait sous la terreur d’être classé du coté du Mal et d’être viré du troupeau. On doit le faire au nom du Bien, c’est strictement impossible autrement. Comme l’humain est incapable de penser l’humain, seuls une poignée de types ont pu formaliser le Bien et pour nous en Occident c’est le Christ qui nous a enseigné que le Mal c’est d’être un premier qui opprime des derniers, dans le cas de l’immigration, un blanc qui opprime des non-blancs, un "raciste". C’est inhérent à la condition humaine occidentale et les agents du Bien perclus de "convictions" anti-racistes/fasciste/etc. ne voient pas qu’ils ne sont que des zombies christiques.

    Vous savez parfaitement que c’est comme ça que ça marche et ça n’a rien à voir avec les explications hegelomarxoîdes hallucinées de Cousin.

     

    • @Socrade

      Même illusoirement recyclé, et à propos de tout, votre commentaire demeure aussi réducteur et trompeur qu’un « mensonge capitaliste ».
      C’est plutôt votre obsession anti-Cousin qui est hallucinée, qu’on se le dise !


    • « C’est comme ça que ça fonctionne. »

      Aussi péremptoire que faux. « Ça » ne fonctionne pas comme cela de toute éternité. La féodalité, dont le dernier soubresaut en France a été la Fronde, a disparu, rendue caduque par le nouvel ordre bourgeois. Les Lumières du XVIIIe siècle vont fournir l’assise idéologique à cette classe en ascension depuis l’édit de La Paulette sous Henri IV pour qu’elle achève la redistribution des pouvoirs sous couleur de révolution. Lisez plus Balzac pour voir décrit le processus de recomposition de la superstructure. En particulier les mariage d’Anastasie Goriot, riche héritière roturière, avec le comte de Restaud, rejeton de la vieille aristocratie dans Le Père Goriot, Puis Gobseck — il y a plus à propos de la nature de l’argent dans ce court roman que dans bien du galimatias économique — peignant le cynisme de Madame de Grandlieu dès lors qu’il s’agit de choisir un gendre en la personne d’Ernest de Restaud, fils d’Anastasie.

      Quant à la baisse tendancielle du taux de profit, elle est très mal expliquée. Ce n’est pas que « les coûts de production baissent avec les progrès ». Elle est liée à la composition organique du capital, soit le rapport entre le capital constant — machines — et le capital variable. En simplifiant à l’extrême, l’augmentation de la productivité par une machinisation toujours plus onéreuse, loin d’augmenter les profits du capital, les diminue à long terme. Pourquoi en est-on à vendre des rasoirs à cinq lames, ce qui n’a aucun sens, et à vouloir toujours tirer le coût du capital variable vers le bas ? Marx est bien plus subtil que cela. Il s’intéresse d’abord au paradoxe qui a vu au XIXe siècle la machine apparaître mais la journée de travail s’allonger. Le système ne tient qu’en inondant le monde de marchandises inutiles et en extorquant toujours plus de plus-value, car seul le travail humain produit de la valeur. Le capital représenté par les machines, c’est un certain stock de travail humain cristallisé qu’il faut se dépêcher d’extraire de machines de plus en plus onéreuses.

      Les grands capitalistes le savent parfaitement. Regarde bien le gros Bouygues au main rondelettes et délicates parler de « courage », susurrant à demi-mots que les ouvriers français sont des feignasse. Tu crois que VGE a opéré le regroupement familial pour avoir le monopole du cœur ?


    • Cousin est bien pour comprendre ce qu’est la pensée hallucinatoire. Sa caractéristique est d’être auto-référentielle et détachée du réel : c’est pour ça qu’il jargonne autant, parce qu’il ne peut pas utiliser le langage courant qui, lui, réfère la réalité. Ca vient de Hegel : comme ils peuvent encore moins réferer la réalité, quand vous demandez des explications à des hégéliens ils ne font que traduire du hegel dans du hegel, en général vous explique le système et que dans le système votre question n’a pas de sens... Personnellement je pense que personne n’a jamais compris aucune assertion typique de Hegel, c’est à dire été capable de la traduire entièrement en termes réels.

      Une cactéristique centrale de la pensée hallucinée c’est la projection de la néo-réalité sur la réalité. Les écrits de Cousin dénoncent un "système capitalisté" halluciné qui est juste la projection du système hegelomarxiste. La logique self-négative de Hegel explique absolument tout, la réalité, l’histoire, la conscience, tout, et le marxisme en est la mise en oeuvre socio-politique. C’est de très très loin le système de pensée métaphysique le plus cohérent et le plus puissant. Mais où est la métaphysique du capitalisme, où est le système ??? Il n’y a rien, le plus qu’on pourrait trouver c’est la pensée économique libérale qui se contente de dire que les gens fonctionnent mieux quand ils sont libres : c’est infinitésémimal par rapport aux propositions de Hegel et de Marx. Et concrètement, ce que les marxistes appellent "capitalisme" c’est juste la monnaie, qui a effectivement la propriété de pouvoir s’accumuler. Mais il n’y a aucun "système" derrière : le "système capitaliste" c’est juste la projection de ce qu’est le marxisme lui-même.

      Une autre caractéristique c’est son caractère psychotique c’est à dire animée par des giga-peurs à la dimension de la planète, ici la menace du méchant grand capital. Ca plonge direct au coeur de l’humain qui est un singe de troupeau au psychisme animé par l’immagination de se faire exterminer par le troupeau d’en face. Toute cette méga-représentation paranoiaque hallucinatoire vient directement de Hegel mais j’ai plus la place pour le montrer :)


    • Votre commentaire décrète que la pensée de Hegel tournerait en boucle ce qui invaliderait Marx en conséquence, sans jamais revenir sur la définition erronée de la baisse tendancielle du taux de profit, ou l’exemple de Bouygues qui déclare très clairement qu’il a besoin de main d’œuvre de réserve, mais il ne prouve pas beaucoup et tend au soliloque que précisément il reproche à Cousin. Pourtant ce sont des reproches précis que vous aviez adressés au Capital, et l’on est en droit d’attendre une argumentation serrée de votre part, exempte de toute approximation.

      Quels exemples proposez-vous de délires hégéliens ? Contrairement au souhait naïf de « référer à la réalité », avec le prétendu bon sens du « gros populas » comme l’écrirait La Boétie, Hegel, comme Descartes en son temps, et Platon avant eux, s’efforce d’expliquer les rapports entre la conscience et le monde. Pour vous il existerait une réalité en soi en dehors de représentations symboliques élaborées par des consciences humaines qui la perçoivent. Cette conception serait vraie dans un monde vide d’être humains. Or le monde est habité.

      N’importe quel étudiant de 1re année a réalisé que les mots ne sont pas les choses. Le mot chien ne mord pas. Ce que vous nommez « la réalité », ce sont des phénomènes — ce qui apparaît à la conscience par le passage du temps et les changements qui l’accompagnent — représentés symboliquement par les hommes à travers le langage. Il n’y a pas un vrai nom des choses, celui qu’aurait donné Adam sur invitation de son créateur ; il n’existe pas de premiers mots des hommes, qui auraient le pouvoir d’agir sur le monde par leur simple énonciation comme le fantasme la magie. Partant, tout système de signes et de relation entre ces signes, « hégélomarxiste » ou non, est une « projection [...] sur la réalité ». Une convention posée entre des hommes, comme l’argent par exemple, n’est rien de plus qu’une convention et non une réalité vivant de manière indépendante ainsi que le fétichisme marchand le prétend. Il n’y a pas plus de vérité à désigner ce qui se trouve en face de moi par le mot « pain » que par « Brot » ou « ekmek » en Turc. Que le pain ait une valeur d’usage supérieure à l’or est une convention généralement admise.

      Avant de réduire Hegel, à la manière d’un Aristophane moderne, à du jargon de philosophe perché dans une nacelle au milieu des nuées, mieux vaut se souvenir que les sciences elles aussi sont des systèmes de signes visant à donner du sens au monde.


    • Eh robespierre.

      Adam, n’est pas un prototype. Adam est l’homme dans son désir de reproduction à l’état pur et rien d’autre. A l’état pur signifiant simplement et justement ( les mots les mots les mots), à à l’état primordial. Eve, elle, ne l’entend pas ainsi. Et comment le pourrait-elle puisqu’elle n’est pas Adam ?
      Là réside la forme, non-forme, que le capital cherche à réhabiliter. Même si cela parait étrange, étranger, aux conceptions de l’homme ET de la femme.
      Cherche pas. T’as trouvé.
      Alors sois cool. Et oeuvre.


  • j’aime biens cousin, mais sur les banlieue, il a la même vision que les médiats de masse, et je comprend son regard ou tous les jeunes son des dileurs, de la même façon que les jeunes de banlieue vois tous les uniformes comme ennemis même ceux des pompiers, (même si c’est pas systématique en ce qui concerne les pompiers chez les jeunes de banlieue),
    en gros cousin a la même logique que les jeunes de banlieue en plus cultivé bien sur,

    ce qui faut comprendre, c’est que les flics tir a balle réel sur les jeunes, il y a toujours eu des morts, mais c’est normal, ils sont hais par l’état, par leurs opposant, par la gauche bref tout le système, exactement comme un noir qui meure sous les balles d’un flic a Harlem, on s’en fou que se soit un dileur ou pas,

    par contre les flics ne tir jamais sur les vrais dileurs, qui servent reelement le système, là dessus je suis d’accor avec cousin,
    Les jeunes de banlieue qui eux n’ont comme proposition la drogue et les écoles de merde (théorie du genre, et on apprend pas dans les banlieue comme a neully ou dans le 16eme), par ce que il pourrait être un danger pour ce système par ce qu’ils sont plus du coté des pauvres (français précaire) que des riches(oligarche et bourjoisie juifs)

    ils sont pour les gilet jaunes mais si ils ne manifeste pas et ils le disent eux même, ils savent qu’ils serons les premières cibles, et les premier morts voir les uniques morts dans cette bataille des G.J. et de toute facons on dira que se sont des casseurs, (a mon avis ils ont tore) là je parle des jeunes qui ne bosse pas, par ce que ceux qui bosse on les voie chez les G.J. mais eux on en parle pas, ils sont intéressant ni pour le système, ni par les opposant (extrême droit compris) ,

    pour en revenir a l’école de la république,
    si les jeunes de banlieue deviennent cultivé par la république, ils se retournerons automatiquement contre elle exactement comme le font les Gilet jaunes,
    il y aurais pu y avoir plus de médecin français, plus d’ingénieurs, plus d’énarque, bref plus de notables qui deviendrons a thérme des opposant cultivé a cette oligarchie et ils ont en plus une religions qui est moulé contre le nouvelle ordre mondiale, ce qui est autrement plus dangereux qu’un jeune qui fume un joint ,

    ils aurait pu être une armée de sarrasins réfractaire au coté d’une armée de gaulois réfractaire mal heureusement ce système a anéantie en amont cette force supplémentaire qui aurait pu venir de banlieue,

    dommage, c’est une armée perdu...


  • Bon à la demande générale voici la généalogie de l’hallucination cousinesque :) 1/3

    La pensée devient auto-referentielle -ie hallucinatoire- quand elle n’est pas dirigée depuis l’extérieur mais depuis l’intérieur par le biologique, à savoir le sexuel* mais surtout l’ethnique, le troupal. Le coeur de la pensée de troupeau, de l’hallucination en troupeau, c’est le hiéarchique, la relation de soumission-domination. C’est elle qui rend réelle le contenu hallucinatoire, lui donne une intense sensation interne de réalité. Le hiéarchique est installé au coeur du psychisme humain simplement par le fait qu’on est petit, mineur, au milieu de grands, pendant 18 ans. Cette durée est énorme comparé aux autres espèces sociales où le hiéarchique est inscrit neurologiquement parce que l’homme est le support de la pensée et tout doit re-passer par des idées, qui doivent être installées longuement pendant l’enfance. Concrètement un troupeau c’est un fouet qui soumet les individus et les aligne dans la même direction et pour un animal à idées ce fouet est idéologique, c’est le couple Bien/Mal spécifique à chaque troupeau ethnique humain

    Les idées contenues dans le couple Bien/Mal sont toujours hallucinatoires ie en conflit ouvert et massif avec la réalité, de façon à obtenir une allégeance déclarative qui témoigne que vous abandonnez le libre arbitre et la rationalité pour vous soumettre à l’hallucination qui fait troupeau. Par ex. devant une oeuvre d’art contemporain, donc qui n’en est ouvertement pas une, si vous dites que c’est de l’Art -alors que tout le monde voit que ça n’en est pas- vous manifestez votre soumission au Bien anti-réac anti-fasciste anti-raciste, anti-nazi : vous montrez patte blanche. Ou bien pour devenir catholique il vous faut déclarer qu’il était homme... et Dieu.... ah non Trois Dieux en Un... et... qu’il est ressuscité... oui... et que sa mère était vierge. La totale. Mais ça a été et ça sera pareil avec toutes les idéologies et toutes les religions, dans l’Égypte antique peut-être que la majorité des gens pensaient que Isis, l’immortalité etc. c’était de la connerie, mais ils étaient obligés de s’écraser évidemment, car c’est ça le troupeau, c’est s’écraser devant le fouet de l’hallucinatoire de domination.


  • généalogie de l’hallucination 2/3
    Le jeune Hegel est anti-chrétien dans ses premiers écrits, il ne supporte pas la domination morale christique qui écrase l’homme européen. Il va retourner cette domination de la manière la plus extraordinaire qui soit en devenant lui-même le Père du Christ, Celui qui va révéler que la structure négative rhétorique qui infecte tout le discours du Christ, celle du "les derniers seront les premiers", ainsi que sa fin de Dieu mort crucifié, est effectivement de nature divine dans le sens où c’est la structure ultime du réel : ce qui est réel doit traverser le changement en ayant une relation négative à soi-même, en s’autodétruisant pour passer en autre chose. (évidemment si vous m’objectez qu’Il est apparu après le Christ vous dictez à Dieu ce qu’il doit faire : mauvaise idée, surtout que Dieu a dit que la Vérité apparaît à la fin. Et le pire c’est que je ne plaisante même pas quand je dis que Hegel c’est Dieu Lui-même car la pensée est la source de création la plus puissante et ce type est au delà du génie, je suis métaphysicien moi-même mais je ne comprends strictement rien à ce qu’il raconte ; à mon niveau je me contente de remarquer que l’application via Marx de son Système c’est 200 millions de morts et un échec total)

    Revenons au hiérarchique c’est à dire à l’hallucinatoire : vous ne comprenez rien à ce que raconte Hegel parce que c’est le Divin Lui-même qui vous parle, c’est à dire le hiérarchique, le dominatoire dans sa forme la plus puissante, indépassable, l’hallucinatoire le plus intense possible. En réalité personne ne comprend rien à Hegel, les gens qui "comprennent" ce qu’Il dit ne font en réalité que traduire du Hegel dans du Hegel, c’est à dire font fonctionner l’auto-référentiel hallucinatoire. Si Cousin peut jargonner de façon grotesque sans jamais se poser de question, si Lénine, Staline, Mao, Pol Pot ont pu tuer autant sans jamais se poser de question, c’est parce qu’ils sont dans une hallucination qui les domine totalement, leur donne une intense sensation de réalité : ils savent qu’il y a un "système capitaliste" dont la structure auto-négative va le faire passer en autre chose et tuer tous ces bourgeois c’est juste pousser un peu à la roue dialectique, c’est aider leur classe à dépasser un plus vite son moment négatif. En fait c’est métaphysiquement tout à fait cool.


  • C’est bien. A la fin il y aura plus que du jaune. Bo, moi, a vrai dire, je m’en fiche un peu. De loin je trouve ça un peu contre-productif. Les jeunes blanc bec se suicideront de ne pas pouvoir être la finalité du potentiel qu’ils perçoivent en eux, mais papa sera content de n’avoir rien eu à faire que de distribuer des tartes en gueulant. On a la réalité que l’on mérite après tout.
    Le travail avant tout. Vive les putes.


  • Si la femme est un panier vide, ton amour tu peux te le foutre au cul. Est-ce que c’est suffisamment concret ça ?


  • Le plus beau dans l’histoire est cette éternité qui se dévoile, que jamais l’on ne peut prendre, qui félicite en un témoignage qui ne sait plus faire l’histoire mais qui l’annule.
    Il faut se battre pour cela, et ce combat, s’il est perdu d’avance, sourira aux audacieux qui décrètent que lui, ils ne le méritent pas, et ce faisant, ils partiront dans l’autre sens, pour voir cette étrangeté d’amour qui leur colle aux talons. Non tapageur mais simplement pour lui dire qu’il est seul à vous suivre depuis quelques temps, et que sans vous, il a bien l’impression de n’être personne, ou du moins, de n’être pas tout à fait quelqu’un.
    Ceci est la vrai révolte.


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