Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

L’islam politique contre la Chine

Vous avez probablement conscience d’être incomplètement informé sur ce qui se trame au Myanmar et vous n’avez probablement pas entendu parler de la coalition militaire qui se prépare pour attaquer ce pays. Pourtant, comme Thierry Meyssan l’expose ici, les événements actuels sont organisés par Riyad et Washington depuis 2013. Ne prenez pas position avant d’avoir lu cet article et d’en avoir intégré les informations.

 

 

Poursuivant sa grande stratégie d’extension du domaine de la guerre [1], le Pentagone préparait en même temps l’instrumentation des kurdes au Moyen-Orient élargi, une guerre civile au Venezuela et une guerre d’usure aux Philippines. Cependant, ces conflits devront attendre au profit d’un quatrième théâtre d’opération : la Birmanie, aux marches de la Chine.

 

 

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le 28 septembre, l’ambassadrice US et plusieurs de ses alliés ont accusé le gouvernement de coalition du Myanmar de « génocide » [2]. Ce gros mot – qui en droit européen désigne un massacre de masse, mais en droit US s’applique à une méthode d’assassinat même si le criminel ne fait qu’une seule victime – suffit pour Washington à justifier d’une guerre, avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité comme on l’a vu en Yougoslavie [3]. La réunion du Conseil de sécurité s’est tenue à la requête de l’Organisation de la Conférence islamique (OIC).

 

 

Pour faire correspondre les faits avec leur narration, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui célébraient lors de la « révolution safran » (2007) Aung San Suu Kyi et les moines bouddhistes pour leur résistance non-violente à la dictature du SLORC [4], ont purement et simplement amalgamé l’armée birmane, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi [5] et tous les bouddhistes du pays [6] dans le camp des méchants.

La Birmanie n’a jamais connu la paix civile depuis la domination étrangère, britannique puis japonaise [7]. Elle est plus facile à déstabiliser depuis que la junte du SLORC a accepté de partager le pouvoir avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et qu’ils tentent ensemble de résoudre pacifiquement les nombreux conflits internes du pays.

 

 

Par un hasard de la géographie, la Birmanie laisse passer sur son territoire le pipe-line reliant le Yunnan chinois au golfe du Bengale, et héberge des stations de surveillance électronique chinoises des voies navales qui passent au large de ses côtes. Faire la guerre en Birmanie est donc plus important pour le Pentagone que de stopper les deux « routes de la soie » au Moyen-Orient et en Ukraine.

Héritage de la colonisation britannique, se trouve parmi les populations birmanes discriminées, 1,1 million de descendants des ouvriers bengalis que Londres déplaça à l’intérieur de l’Empire des Indes vers la Birmanie : les Rohingyas [8]. Il se trouve que cette minorité nationale – et non pas ethnique – est musulmane alors que la grande majorité des Birmans sont bouddhistes. Enfin, il se trouve que durant la Seconde Guerre mondiale, les Rohingyas collaborèrent avec l’Empire des Indes contre les nationalistes birmans.

 

 

En 2013, alors que le Pentagone et la CIA avaient déployé des hordes jihadistes en Syrie et y tenaient une guerre de position, l’Arabie saoudite créa une énième organisation terroriste à La Mecque, le Mouvement de la Foi (Harakah al-Yaqin). Ce groupe, qui déclare rassembler des Rohingyas, est en réalité commandé par le Pakistanais Ata Ullah, qui combattit les Soviétiques en Afghanistan [9]. Le royaume saoudien hébergeait la plus importante communauté masculine Rohingyas, après la Birmanie et avant le Bengladesh, avec 300 000 travailleurs mâles sans leurs familles.

Lire la suite de l’article sur voltairenet.org

Notes

[1] Source : The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Analyse : « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] « Myanmar : le Secrétaire général demande "une action rapide" pour mettre fin au "cauchemar" des Rohingya dans l’État de Rakhine », Compte-rendu du Conseil de sécurité, Onu, 28 septembre 2017. Référence : CS/13012.

[3] Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà fait rédiger l’acte d’accusation du Myanmar, avant même les événements actuels : Countdown to Annihilation : Genocide in Myanmar, Penny Green, Thomas MacManus & Alicia de La Cour Venning, Queen Mary University of London, 2016. Persecution of the Rohingya Muslims ; Is Genocide Occurring in Myanmar’s Rakhine State ; a Legal Analysis, Allard Lowenstein, Yale University, 2016.

[4] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Abiad & Aswad (Syrie), Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.

[5] The Burma Spring : Aung San Suu Kyi and the New Struggle for the Soul of a Nation, Rena Pederson, Foreword by Laura Bush, Pegasus, 2015.

[6] Neither Saffron Nor Revolution : A Commentated and Documented Chronology of the Monks’ Demonstrations in Myanmar in 2007 and Their Background, Hans-Bernd Zöllner, Humboldt-University, 2009.

[7] Burma/Myanmar : What Everyone Needs to Know, David Steinberg, Oxford University Press, 2013.

[8] Pour être plus précis, il y a eu des immigrés bengalis en Birmanie avant la domination britannique, mais l’immense majorité des Rohingyas descend des travailleurs déplacés par les colons. NdA.

[9] “Myanmar’s Rohingya insurgency has links to Saudi, Pakistan”, Simon Lewis, Reuters, December 16, 2016.

Retrouvez Thierry Meyssan chez Kontre Kulture :

Lire également chez Kontre Kulture :

Thierry Meyssan, sur E&R :

 
 






Alerter

25 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

  • #1813008
    Le 4 octobre à 14:38 par JP
    L’islam politique contre la Chine

    Sur voltaire.net, la suite de l’article est très longue et les informations y sont bien plus surprenantes que dans cette première partie reproduite ici.
    Après bon, comme souvent avec meyssan, un mélange de pépites, de plausible mais invérifiable, et un peu d’intox.

     

    Répondre à ce message

  • #1813032
    Le 4 octobre à 15:42 par OTM
    L’islam politique contre la Chine

    1) Que les communistes chinois aient du mal à gérer leurs minorités musulmanes c’est indéniable, car en plus de ne pas avoir la même religion, ce n’est même pas le même peuple, race, langue etc.

    2) Que les occidentaux exploitent cette faille historique du modèle culturel et social des chinois et leurs sbires, on va dire que c’est de bonne guerre et même tant pis pour eux.

    3) La critique de l’autodétermination politique et culturelle des Musulmans (=Islam politique) n’a aucune valeur venant d’une petite merde gauchiste membre du grand orient avec sa pseudo critique de gauchiste de l’impérialisme occidental matériel pour mieux vendre son impérialisme culturel (lumières, laïcité, gauchisme etc) , beaucoup plus dangereux

    4) Si meyssan considère que les Rohingyas n’ont le droit que de fermer leur gueule et/ou se faire massacrer parce que leur présence massive en Birmanie serait due au colon anglais, alors il devrait comprendre que ses amis alaouites n’ont pas d’avenir à gouverner la Syrie, car si ce n’était le colon français, ils se seraient jamais passé du statut de gardien de chèvres à rois du Levant....

     

    Répondre à ce message

    • #1813131
      Le 4 octobre à 18:04 par Als
      L’islam politique contre la Chine

      1) Depuis le Grand Tang, les Musulmans sont surreprésentés dans toutes les armées chinoises. Magie de l’internet, il y a des photo de "boxeurs" en turbans et autres soldats anti-japonais de la 2de guerre mondiale eux aussi musulmans.
      Les Huis parlent mandarin. Certains Chinois Mongols musulmans ont été convertis par des Huis. Les Chams au Hainan sont des réfugiés qui ont fuit lors de l’annexion de leur royaume par les Viêts. Les Kazakhs ont fuit la Russie tsariste. Les Salars sont des nomades arrivés il y a des siècles.

      4) Je ne parlerais pas des Alaouites car je n’en ai pas la compétence, mais les Bengalis ("rohingyas") sont des étrangers, l’ont toujours été et le seront toujours : ils ne furent pas que coolies, mais aussi conquérants loyalistes, propriétaires terriens, et dès l’indépendance firent la guerre "sainte" (qui n’a rien de religieuse) pour être rattachés au Pakistan oriental, cqfd. Quant certains partirent de Birmanie, ils ont falsifié l’histoire pour faire croire que eux, le peuple indo-aryen (ceux qu’on appelle les "kalas", les étrangers ; les Blancs sont aussi nommés ainsi), était le peuple indigène de cette région - alors que même le Bengladesh plus à l’Ouest reconnait que les Bengalis ne sont pas des autochtones, contrairement aux peuples mongoloïdes qui y vivent en résidus.

       
    • #1813416
      Le 5 octobre à 08:56 par Amb
      L’islam politique contre la Chine

      @Als,

      Le réel c’est cette logique de tout justifier pourvu que cela aille dans notre sens... Et apparemment tous le monde aime se comporter comme ça... Puisque ce sont des étrangers allons-y massacrons-les gaiement. Quelle logique.

      Cet article mentionne qu’il existe des extremistes dans toute religion (une lapalissade) mais bizarrement ceux dont on entend parler matin midi et soir ce sont toujours les mêmes...

      Après que l’Empire se serve des uns et des autres quoi de plus banal. Vu que tous pensent à leur gueule dans leur coin...

       
  • #1813036
    Le 4 octobre à 15:50 par yéti déporté au Benêtland
    L’islam politique contre la Chine

    Bobo le libidineux bisounours aux petites bougies pense que le Calife a perdu, mais c’est le contraire.
    La dialectique du maître et de l’esclave (Hegel) :
    Dans le combat entre 2 ennemis, ce n’est pas celui qui meurt qui perd, mais seulement celui qui se rend, qui cède sur ses idées, sa liberté et devient esclave par peur de mourir (où pour pouvoir se branler dans un Supermarché prioritairement...)
    L’EI a forgé sa légende, il a résisté 7 ans aux armées d’Assad, russe, kurde, irakienne, US etc... bientôt chinoise ! (l’armée Flamby ne compte pas).
    Le mythe est plus puissant idéologiquement que tout territoire. C’est pour ça que les barbus se battent même en se sachant vaincus (comme les SS)
    Il y a un passage de Platon (Le Gorgias je crois) qui dit que les valeurs (de Socrate) de tempérance, d’éducation morale, de "bienveillance", de soumission, n’existent que tant qu’un esclave ne se lève pas et ne montre la voie inverse de la puissance. Alors Platon donne l’Idée comme fondatrice de toute Cité, et prend quasiment pour modèle .... Sparte !

     

    Répondre à ce message

    • #1813075
      Le 4 octobre à 16:53 par Grz
      L’islam politique contre la Chine

      Des clochards en haillons qui se battent grâce à l’argent du pétrole Saoudien, aux armes américaines et soviétiques, avec le concours de multinationales : j’ignore si on peut voir là une quelconque preuve de puissance.
      Nul fait de guerre héroïque chez ces combattants, uniquement de la violence gratuite, des moyens venus de extérieur, de la drogue et une grande absence d’empathie.
      Ils sont à l’image de leurs maîtres et ne capteront que la lie de l’humanité.

       
  • #1813051
    Le 4 octobre à 16:19 par Wendy
    L’islam politique contre la Chine

    Le problème avec Meyssan est qu’il cite rarement ses sources. Mais force est de constater que ce dossier est complexe et qu’il n’y a pas forcément de méchants et de gentils.

     

    Répondre à ce message

    • #1813055
      Le 4 octobre à 16:23 par Titus
      L’islam politique contre la Chine

      Le problème avec Meyssan est qu’il cite rarement ses sources.




      Tu n’as pas dû lire beaucoup de ses livres pour croire cela.

       
    • #1813056
      Le 4 octobre à 16:25 par Pomme
      L’islam politique contre la Chine

      Les sources sont données en notes de bas de page.

       
    • #1813150
      Le 4 octobre à 18:26 par JP
      L’islam politique contre la Chine

      @pomme

      Les sources données en bas de page par Meyssan, en moyenne c’est 50% d’auto-citation, plus 40% de références indisponibles. Faut pas charrier !!!

      La seule chose qui le crédibilise c’est d’avoir quelques fois eu raison avant et contre tout le monde.

       
    • #1813197
      Le 4 octobre à 19:43 par Pierre Loup
      L’islam politique contre la Chine

      Je vais devoir me faire avocat de Meyssan une fois de plus mais pour son article au complet il est très surprenant mais surtout révélateur de ce qui se prépare.
      Sinon pour ce qui est de ses sources, Thierry Meyssan a des sources bétons et comme tout vraie journaliste d’investigation il n’a pas a dévoiler ses sources point final, je veux dire demandez a n’importe quel journaliste d’investigation lambda de dévoiler ses sources et il va vous envoyer promener avec le ’’secret profesionnel’’. D’ailleurs sachant qu’il à travaillé directement pour Kadhafi et maintenant pour la famille Assad, Meyssan est tout sauf un petit troll du web qui donne son ’’opinion’’.

       
    • #1813219
      Le 4 octobre à 20:14 par Grz
      L’islam politique contre la Chine

      C’est l’éternel problème du face à face entre les groupes discrets et le public incrédule.
      SI vous n’êtes pas satisfaits des dires de Meyssan alors débrouillez-vous pour trouver d’autres façons de les valider, autrement qu’en attendant qu’un type vienne tout balancer tout cru dans votre bouche pour se faire suicider juste après.
      Bande d’égoïstes ingrats.

       
    • #1813256
      Le 4 octobre à 20:58 par JP
      L’islam politique contre la Chine

      La question du secret des sources est complètement hors-sujet ici.
      "Les souces de Meyssan sont en béton", c’est un argument d’autorité sans fondement.

      En général, l’argument inapproprié surgit en l’absence d’argument pertinent, lorsqu’on n’a vraiment pas envie de changer de point de vue.

       
    • #1813296
      Le 4 octobre à 22:10 par Pierre Loup
      L’islam politique contre la Chine

      @JP
      Ne voulant pas éterniser mon commentaire j’ai fais dans les grandes lignes, les sources de Meyssan(il travaille pour le frère de Bachar El Assad) sont les services secrets syriens et donc de leurs homologues russes et iraniens.
      Je croit pouvoir affirmer, sans me tromper, que les services de renseignements russes, iraniens et syriens sont une source béton même ultra béton surtout en ce qui concerne les projets ’’géopolitique’’ des États-Unis.

       
    • #1813343
      Le 5 octobre à 00:47 par JP
      L’islam politique contre la Chine

      @Pierre Loup
      Je ne sais pas d’où vous tenez de telles précisions sur les sources de Meyssan. Mais je veux bien vous croire. J’ai toujours pensé qu’il avait des connexions en or. Parce qu’il n’y a pas de miracle, vu que ses capacités d’analyse sont dans la moyenne sans plus, il fallait bien que les scoops qu’il a parfois balancés proviennent de quelque part.
      J’ai même souvenir d’avoir déjà dit sur E&R, verbatim : "Meyssan a parfois d’excellents tuyaux".
      De la même manière, si vous avez lu la première version de "L’effroyable imposture", la démonstration contient des erreurs qui indiquent une telle incompétence qu’il n’aurait jamais du être capable de parvenir à la conclusion correcte, l’improbabilité de la version officielle. Donc, je crois depuis longtemps que la DGSE l’avait tuyauté (sans lui donner les éléments précis qui lui auraient épargné d’avoir à élucubrer, parce qu’ils auraient pu trahir quelle était sa source). De même le bouquin a été promu sur le service public (Ardisson à l’époque). Bref Chirac avait ainsi injecté l’incrédulité dans l’opinion française, qui aurait sinon avalé la propagande américano-sioniste en faveur de l’attaque de l’Irak.

      Mais voila, Meyssan n’est que le relais d’intérêts étatiques qui lui donnent uniquement les infos dont la diffusion servira leurs intérêts. Et ils peuvent même instrumentaliser Meyssan pour un peu d’intox qu’ils ne pourraient diffuser sur RT, par exemple, sans risquer d’entamer leur crédibilité.
      C’est aussi pour cela que la posture d’analyste de Meyssan, avec ses notes de bas de page donnant à sa prose l’apparence d’un travail académique est légèrement agaçante.
      Même si on est obligé de le lire, puisqu’il a des sources exceptionnelles (mais pas en béton)

       
    • #1813352
      Le 5 octobre à 01:42 par Pierre Loup
      L’islam politique contre la Chine

      @JP
      Je n’ai pas l’intention de m’éterniser là dessus mais je tiens a vous rappelez que Thierry Meyssan à été parmi les premiers a dénoncer le False Flag 11 septembre 2001 et qu’il est même passé chez Ardisson, il a ensuite été chassé des merdias comme Soral car il est décrit par les merdias et les gouvernements occidentaux comme un ’’conspirationniste’’.
      Et il a d’ailleurs exposé par le passé Robert Ménard avec l’ONG Reporters Sans Frontières(vitrine de la CIA) et Sarkozy comme étant un agent américain en exposant ses innombrables liens avec le département d’État US.
      Les deux dossiers son encore disponible sur Réseau Voltaire et après la divulgations du dossier sur Sarkozy, Thierry Meyssan à dû trouver refuge à l’étranger, et c’est Kadhafi le premier à lui avoir offert.
      Meyssan est issus d’une famille de haut fonctionnaire d’ailleurs ce qui explique comment il a pu devenir ce qu’il est aujourd’hui et avoir le privilège d’être protégé par des chefs d’états étrangers.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Thier...
      Je ne comprend pas comment on peut s’amuser a remettre en question la crédibilité de ce professionnel !

       
  • #1813105
    Le 4 octobre à 17:39 par Abdu
    L’islam politique contre la Chine

    Troisième trahison des Rohingyas. Continuez les gars, maintenant, c’est la bonne...

    Pakistanais Ata Ullah

    Voilà ce qu’en dit AFP - Libération au 22/09, s’essayant à un peu de probité :

    « Le leader rebelle rohingya Ata Ullah, héros ou fléau pour son peuple.

    Pour ses détracteurs, le commandant rohingya Ata Ullah est un amateur malavisé qui a plongé son peuple dans la crise en lançant une rébellion en Birmanie. Mais pour ses partisans, c’est un héros intrépide qui a renoncé à une vie luxueuse pour défendre cette minorité victime d’une répression féroce.

    Ata Ullah est le visage le plus connu de l’armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA), un mouvement rebelle qui a attaqué des dizaines de poste-frontières birmans, déclenchant une répression de l’armée qui a poussé quelque 420.000 Rohingyas à fuir vers le Bangladesh. »

     

    Répondre à ce message

  • #1813106
    Le 4 octobre à 17:39 par Courtial
    L’islam politique contre la Chine

    Céline en 1957 : " Le jaune a toutes les qualités pour devenir le maître du monde " . Qui aurait osé une telle formule en 1957 ?

     

    Répondre à ce message

  • #1813210
    Le 4 octobre à 20:03 par Pierre Loup
    L’islam politique contre la Chine

    Il est évident que quelque chose se prépare avec Nikki Haley qui à parlé de ’’génocide’’, Erdogan qui depuis un mois est à la manoeuvre intensive pour mobiliser les pays musulmans pour ’’agir’’, Les États-Unis qui abandonne Barzani et le Kurdistan irakien(pour éviter de se mettre a dos Erdogan), l’Arabie qui comme d’habitude est déjà pleinement impliqué dans le financement de groupes armés là bas, James Mattis(agent du Pentagone, ministre de la défense) qui déclare hier ou avant-hier que l’accord nucléaire avec l’Iran est dans l’intérêt US finalement.....
    Je crois que les États-Unis accepte désormais pleinement la victoire russo-iranienne en Syrie et qu’ils veulent vraiment faire le fameux Grand Pivot vers l’Asie encerclement de la Chine et déstabilisation des voisins de la Chine dont c’est déjà commencé avec les Philippines et la Corée du Nord et maintenant la Birmanie.

     

    Répondre à ce message

    • #1813291
      Le 4 octobre à 22:06 par JP
      L’islam politique contre la Chine

      "Je crois que les États-Unis accepte désormais pleinement la victoire russo-iranienne en Syrie et qu’ils veulent vraiment faire le fameux Grand Pivot"
      Pensez vous que le groupe d’Américains qui voulait la destruction de Syrie est capable d’avoir changé d’envie ?
      Il est bien plus réaliste de penser que ce groupe a été écarté du pouvoir par un autre groupe, non-sioniste, dont Mattis fait partie.

      A propos de Mattis, il a aussi déclaré un truc intéressant pendant cette audition où il conseille de conserver l’accord iranien. Il a dit que le statut d’allié de l’Otan dont bénéficie le Pakistan devait être réexaminé.
      Cela m’a rappelé ma prédiction faite il y a 15 jours dans mon commentaire Le 19 septembre à 23:57 par JP sur l’article La déstabilisation du Myanmar : un plan américain pour créer un "Kosovo" d’Asie du Sud-Est ;
      "Pour les mêmes raisons, je prédit une intervention occidentale dans le Pakistan, qui possède également pipeline, chemin de fer, autoroute pour camions et port maritime construits par la Chine pour la connecter directement à la lisière pays pétroliers du Golfe Persique."

      En passant, Meyssan oublie que chemins de fer et autoroutes à camion sont aussi cruciaux que les pipelines, parce que les matières première d’importation, d’une part, et les exportations (pour payer ces importations), d’autre part, sont aussi vitaux que les hydrocarbures importés.

       
  • #1813335
    Le 4 octobre à 23:57 par jfb
    L’islam politique contre la Chine

    En voyant les reportages sur presstv et parsetoday, j’ai déroché complètement des iraniens. Ils prennent les mêmes sources, les mêmes ONG qui accusaient Assad d’un génocide en Syrie et demandaient une intervention de l’OTAN, et affirment qu’elles sont maintenant crédibles pour le Myammar.Le Kosovo et la Bosnie (qui se sont retournés contre eux ensuite) ne leur a rien appris ; Mais s’ils veulent jouer les supplétifs de l’OTAN au Myammar et se retrouver complètement seuls face à lOTAN, aux sunnites et au wahhabites lorsque les Russes et les Chinois les auront largués, libre à eux

     

    Répondre à ce message

    • #1813347
      Le 5 octobre à 01:14 par JP
      L’islam politique contre la Chine

      Je ne sais plus où je l’ai lu, mais il semblerait que le pouvoir iranien soit partagé sur cette question. Ne soyez pas surpris si vous découvrez demain une autre déclaration iranienne paraissant soutenir la position opposée à celle que vous avez lue aujourd’hui.

      D’autre part, je l’ai déjà dit, les américains non-sionistes parlent beaucoup plus avec l’Iran qu’on ne le croit.
      Lorsque Mattis dit a Bibi que le Hezbollah n’est qu’un mouvement de résistance et non pas terroriste, lorsqu’il préconise de conserver le deal nucléaire iranien, lorsqu’il trouve qu’il est bien suffisant de maintenir le Hezbollah à 5km des lignes israéliennes au lieu des 60km réclamés par Bibi, je me demande alors si Mattis a obtenu quelque chose en échange de l’Iran.
      Enfin bon comme tout le monde trahi tout le monde, et retourne sa veste, ce bazar est assez illisible, et si finalement il s’avère que j’avais vu juste, ça sera un peu par chance.

       
    • #1814265
      Le 6 octobre à 15:12 par Révolutionnaire khoméiniste
      L’islam politique contre la Chine

      Iran, Russie et Chine sont des puissances indépendantes, ce qui implique qu’ils ne soient pas forcément alignés sur tous les détails imaginables - ça change de l’OTAN, vecteur de domination absolue des Etats-Unis sur leurs alliés.

      Russie et Chine aussi peuvent avoir des positions divergentes, que ce soit sur l’Inde, sur le Vietnam etc. De la même manière, cela ne fait pas de la Russie un "supplétif" de l’OTAN lorsqu’elle fournit à l’Inde les armements les plus sophistiqués, destinés à contrer, outre le Pakistan, ses propres partenaires les Chinois ; ou lorsqu’elle vend des S-400 à Riyad et aide ce régime on ne peut plus asservi aux intérêts atlantistes à lancer sa propre industrie de défense.

      D’ailleurs vous l’avez dit, l’OTAN obligea Sarajevo à rompre ses liens politiques et sécuritaires avec l’Iran dès la fin du conflit. On ne peut donc taxer l’Iran d’avoir joué les "supplétifs" de l’’OTAN. Contrairement à ce qu’on peut lire dans l’article, l’Iran n’a pas coordonné son action avec Washington ou ses satellites séoudiens et salafo-djihadistes : les deux camps soutenaient Sarajevo de manière distincte, avaient sur place des interlocuteurs différents et surtout des projets politiques incompatibles.

      Si l’Iran prit la décision d’assister les Bosniaques, c’est parce que comme la Russie vis à vis de l’Inde, cela revenait tout simplement à honorer une alliance ancienne - en effet, les liens entre Izetbegovic et Téhéran remontent déjà aux années 80, lorsque le leader bosniaque s’affirmait comme opposant au gouvernement yougoslave, gouvernement qui malheureusement s’était engagé à l’époque dans un soutien massif à la guerre d’agression de Saddam contre l’Iran. A l’inverse, et contrairement à votre remarque, l’Iran n’est pas intervenu au Kosovo.

      Concernant les Rohingyas, l’OTAN cherche à récupérer pour la dévoyer, une thématique abordée par l’Iran depuis longtemps (quand Téhéran attirait l’attention sur ce cas, aucune des ONG atlantistes ne s’en était encore véritablement saisie). Le Guide, les Pasdaran, l’Armée ou Rohani ne s’opposent pas vraiment là dessus (nous ne pouvons donc souscrire à l’article sur ce point), mais une intervention armée n’est guère concevable.

      La Chine, et surtout la Russie, n’en lâcheraient pas plus l’Iran en cas d’agression par groupes terroristes interposés, avant tout parce que leur propre survie serait en jeu. Vu la réalité géographique, vous imaginez les conséquences pour la Russie si l’Iran tombait aux mains de l’OTAN ?

       
  • #1813549
    Le 5 octobre à 13:39 par Akim Aladin
    L’islam politique contre la Chine

    Ce qui est tragique dans l’affaire des Rohingyas,c’est qu’ils sont les dindons de la farce.Ils sont tirés de toutes parts,les uns voulant en faire un prétexte pour contrer la Chine,les autres ,sautant sur l’occasion, pour s’en débarrasser, appuyés pour cela par la Chine,leur fournisseur d’armes.En attendant, ces gens,qu’ils soient musulmans ou autres,sont traités de façon inhumaine : l’exil ou la mort.Même le Bangladesh ,pays pourtant musulman, ne veut pas d’eux,car il craint d’être entraîné dans cet engrenage infernal.

     

    Répondre à ce message

  • #1813946
    Le 5 octobre à 23:42 par jalon
    L’islam politique contre la Chine

    Bon article de Thierry MEYSSAN.
    Il y a juste une chose qui me fait tiquer, c’est dans l’avant dernier paragraphe où il parle du Kurdistan : « Le Pentagone ne peut en effet pas mobiliser la Turquie et l’Iran en Asie du Sud-Est tout en leur faisant un enfant dans le dos à leur frontière ». Bien sur que les USA peuvent faire un enfant dans le dos des Turcs et des Iraniens, ils sont coutumiers du fait (c’est presque une seconde nature chez eux)
    Malgré le nombre important de protagonistes dans cette histoire, cela reste un schéma géo-politique classique : Le Myanmar (cible officielle) a des pipelines de pétrole (Chinois) sur son sol et comme d’habitude, cela intéresse les USA, mais comme les Yankees ont toujours besoin d’une caution morale pour intervenir hors de leurs frontières, alors ils créés (apparemment avec l’aide des Saoudiens) un casus belli (persécution ou sois disant persécution d’une minorité, ici les Musulmans locaux : les Rohingyas). Les USA lanceront à l’ONU (siège social au USA pour mémoire) un appel à une intervention militaire. Les laquais suivront (France, Grande-Bretagne ...) et au nom de la fraternité Musulmane, d’autre pays (Turquie, Iran, Irak, Pakistan ...) rejoindront cette coalition.
    Si la Turquie, l’Iran et l’Irak (pays Musulmans au voisinage du Proche-Orient) tombent dans le panneau et partent faire la guerre loin de chez eux, ils vont fatalement dégarnir leurs défenses (des militaires en OPEX n’assurent plus de fait de mission de sécurité intérieure, cf. situation en Fronce) et par extension fragiliser/exposer l’intégrité territoriale de leurs pays respectifs (re-pensez Kurdistan). Et je vous le donne dans le mille, qui est encore et toujours intéressé par l’affaiblissement des pays Musulmans au Proche-Orient ? Roulement de tambour ... les Israéliens.
    Israël n’est cité qu’une seul fois dans l’article alors qu’il est probablement le commanditaire du film intitulé « Youhou, les bougnoules, ne pensez plus au Kurdistan, regarde le Myanmar ». Film de divertissement /diversion co-écrit par les USA et les Saoudiens (deux vassaux d’Israël). C’est de l’enfumage, sanglant mais enfumage quand même.

    Ce qui m’intéresserait de savoir a travers cette histoire, c’est de connaître l’ampleur des relations Sino-Israélienne, si quelqu’un a des informations à ce sujet, je suis preneur.

     

    Répondre à ce message