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La série télé est-elle l’œuvre d’art du XXIe siècle ?

"Plus qu’une mode, un changement de paradigme"

Game of Thrones est de retour cet été ! Phénomène de société omniprésent, les séries télévisées rencontrent un immense succès auprès des nouvelles générations. Pour le spécialiste des séries Vincent Colonna, il faut les considérer comme l’une des principales puissances culturelles et artistiques de notre époque.

 

Vincent Colonna est philosophe, romancier, sémiologue, spécialiste de la production et de la réalisation de séries télévisées. Il est l’auteur de deux ouvrages sur le sujet (Deuxième tome : L’art des séries télé : Tome 2, l’adieu à la morale, éd Payot, 2015).

 

FIGAROVOX : Les séries télé semblent devenues l’art du XXIe siècle (de la même manière qu’on pouvait dire que le cinéma était l’art du XXe). En quoi est-ce un « art » ? Quels sont les ressorts de son succès ?

Vincent COLONNA : Effectivement, dans la décennie 1990, une véritable révolution esthétique a eu lieu dans le médium télévisuel : des séries télé d’une très grande qualité scénaristique et visuelle apparaissent (Soprano, Oz, Sex and the City, Twin Peaks, etc.), des séries qui n’ont plus rien à voir avec le spectacle familial qu’était la fiction télé auparavant. On peut parler d’un nouvel âge de la série ou d’une mutation car toutes ces séries disposaient d’un médium et de techniques spécifiques, avec des auteurs ambitieux, soucieux de créer des histoires filmées qui atteignent la beauté et à la profondeur des plus grands films. Ces œuvres ont rencontré leur public : abonnés de chaînes câblées ou thématiques, générations de téléspectateurs ayant grandi avec la télévision et l’ordinateur, connaissant toutes les ficelles des histoires traditionnelles, avides de récits plus compliqués et plus denses.

La grande originalité de cette nouvelle forme artistique était de proposer des histoires à suivre, avec le retour des personnages. La fiction y a gagné une nouvelle temporalité, plus subtile. Remarquez qu’il s’est passé un phénomène similaire dans le cinéma : apparu en 1895, il a fallu attendre les années 1930 pour que le film de qualité devienne une banalité. Avant cette date, les bons films étaient des exceptions ; la grande majorité était des produits fabriqués à la chaîne et qui n’avaient pas d’autre idéal que d’être un divertissement.

 

Les séries sont fondées sur l’addiction. En cela ne sont-elles pas une forme d’art tout à fait adaptée à nos sociétés de consommation capitalistes ?

Bien sûr, l’histoire cyclique, l’histoire à suivre, fidélise le public, ce qui est un avantage incomparable pour les opérateurs télévisuels, condamnés à la course au profit.

Mais le capitalisme n’a pas inventé l’histoire cyclique, ce mode narratif était déjà celui d’Homère et des poètes épiques dans l’Antiquité gréco-romaine, celui des Mille et une Nuits dans le monde asiatique et musulman (dans les cafés du Caire, au XIXe siècle, on entendait encore des conteurs racontant des épisodes à suivre du héros légendaire Baybars ou de Sindbad le marin), celui des troubadours aussi. Il y a là une réalité anthropologique bien plus fondamentale, bien plus ancienne, que le capitalisme et la civilisation des loisirs. L’énorme avantage de la série télé, des fictions qui jouent sur le retour et l’évolution des personnages, c’est de multiplier les liens sous-jacents dans la fiction, d’introduire des rapports nouveaux entre les êtres et les situations, pour souligner la contingence des choses. Le film engendre un destin inamovible, la série de la contingence. Proust a bien analysé ce point à propos de Balzac et de sa Comédie humaine. Il faudrait un volume pour l’expliquer clairement, je renvoie les amateurs aux pages concernées dans Contre Sainte-Beuve.

 

Qu’est-ce qui distingue la série contemporaine (GOT, House of Cards, Breaking Bad, Dexter, etc.) de la série des débuts de la télé (La Petite maison dans la prairie, Ma sorcière bien aimée, etc.) ?

Dans la série contemporaine, il faut distinguer la série populaire (comme Camping sur TF1) et la série d’auteur (comme Le Bureau des légendes de Canal +). La série populaire ou grand public ne diffère pas fondamentalement de celle des débuts, elle est familiale, se finit bien et manifeste une grande moralité ; c’est grosso modo le type de série diffusé par les grandes chaînes comme TF1, F2, F3 ou M6 (avec des exceptions, comme Un village français). La série d’auteur, quant à elle, est diffusée sur les petites chaînes (Arte, Canal+, etc.) et manifeste des traits qui sont caractéristiques des œuvres d’art, des plus beaux tableaux ou des meilleurs films : la densité sémantique et la densité syntaxique, la saturation de ses éléments, l’exemplification métaphorique, la référence multiple et complexe. Je sais, c’est un peu technique, mais il faut retenir que les œuvres d’art ont un fonctionnement sémiotique particulier, qui n’est pas celui des purs divertissements.

Les signes artistiques agissent autrement, ils sont plus riches et plus compliqués, provoquent en nous plus d’échos affectifs et intellectuels que les signes simplement divertissants ou informatifs. C’est pour cette raison que les grandes séries d’auteur sont inépuisables, comme le Quichotte de Cervantès, un tableau de Cézanne ou un chant grégorien. Excusez cette immodestie, mais le public doit le savoir : il assiste à la naissance d’une nouvelle forme artistique, ce n’est pas donné à toutes les époques. La formule que vous employez, qui fait de la série télé « l’art du XXIe siècle », n’est pas une exagération de journaliste, elle doit être prise à la lettre. L’immoralité tendancielle de la série actuelle est liée, pour une part, à cette amélioration artistique. Plus les séries augmentent leur puissance esthétique, plus elles se détachent de la moralité, flirtent avec l’immoralité, c’est un phénomène constant à partir du milieu du XIXe siècle. Mais ce point n’est pas fondamental car il est facile de répliquer que pendant des siècles et des siècles, l’art a été majoritairement moral, orienté vers le bien.

Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

Sur l’art et la civilisation, chez Kontre Kulture :

 

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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52 Commentaires

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  • rien de nouveau sous le soleil, la serie télé c’est le feuilleton dans les journaux du XIXème siècle, addiction du consommateur en delayant la sauce pour le fidéliser au torchon qui l’édite, l’art au service de la marchandise dans toute sa nudité
    Et si on peut en plus y faire passer une bonne grosse dose de propagande, pourquoi s’en priver ?

     

    • Juste pour votre information, si l’on ne s’en tient pas à notre seule " époque ", nombre de chefs-d’œuvre littéraires ont été publiés sous forme épisodique au travers de journaux, revues, etc. Par exemple des œuvres aussi géniales que Crime et châtiment, mais pas seulement et loin s’en faut. Et de toute façon, pour s’en tenir aux séries télés, il y en a pléthore qui, hors toute considération de " propagande " sont plus qu’estimables, voire elles aussi de quasi chefs-d’œuvre. Comme la série The Wire par exemple.


    • #1778943
      le 04/08/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La série télé est-elle l’œuvre d’art du XXIe siècle ?

      paramesh, je comprends ta réaction préventive, de défense, mais il y a de très bonnes séries, cohérentes de bout en bout, et qui n’ont rien de particulier à vendre.

      Breaking Bad, par exemple : (allez voir le résumé) c’est excellent, rien à envier aux oeuvres classiques, tout y est, c’est très pertinent.
      Les acteurs impliqués et la réalisation sont al dente.
      Bryan Cranston dispose effectivement de tout le registre qu’un acteur peut rêver.
      Je l’ai vu en Donald Trumbo, dans le film consacré.

      Il est crédible tout-terrain.


    • Exactement, ce que je pense, les « séries » sont simplement des feuilletons (voir La Dame de Monsoreau, les Rois maudits des années 70 et bien sûr les feuilletons à la Balzac ou à la Hugo avant cela). On l’a oublié tout comme le nom français. On a donc adopté le mot anglais (pas terrible) de « série »[*] et on pense que ce sont des génies innovateurs, puisqu’anglo-saxon.
      * Pour imposer « série » et faire oublier « feuilleton », on a prétendu que série c’était des épisodes à l’américaine (dense, dynamique, merveilleux) qui ne s’enfilaient pas dans une trame plus longue, chaque épisode étant autonome alors que le vieux feuilleton français (moins dynamique, plus lent, etc.) racontait une longue intrigue découpée en épisodes. Maintenant que les épisodes des séries américaines s’enfilent dans une trame plus longue (plus complexe, plus fouillée, merveilleuse) on n’est pas revenu, comme c’est étrange, au mot feuilleton (trop franchouillard sans doute).


    • #1779052

      Bravo. Concis et percutant !


    • #1779065
      le 05/08/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La série télé est-elle l’œuvre d’art du XXIe siècle ?

      - Dalton Trumbo


    • @Eric,
      je n’ai jamais prétendu le contraire : que de vrais artistes aient pu écrire des oeuvres interessantes ou même géniales qu’on a mise ensuite en feuilleton c’est une évidence. je ne parlais que de la technique du saucissonage à but addictif.


    • #1779174

      Paramesh vous avez parfaitement raison. D’ailleurs, on nous pond ce genre d’article tous les 5 ou dix ans pour soutenir le marché télé américain.
      L’insistance sur l’aspect artistique survendu est d’ailleurs très louche. Ce sont les mêmes arguments de vente que n’importe quel blockbuster dopé aux effets spéciaux numériques.
      Game of Thrones est peut-être une série populaire (= audience=fric donc) mais certainement pas une série culte. On l’oubliera très vite comme absolument toutes les séries qui cartonnent et qui finissent immanquablement à la poubelle. Quelques exemples ? Buffy contre les Vampires (qui s’en souvient ?), Docteur House, Urgences, Lois et Clark...
      Excusez-moi, mais avec de "l’art" pesé à la tonne d’épisodes, j’ai un peu de mal. Les américains produisent des dizaines de nouvelles séries tous les ans. Il s’agit d’abord et surtout d’une industrie. Qu’ils aient des produits intéressants dans le lot, je ne le nie pas, mais attention à ne pas verser dans l’idolâtrie télévisuelle. D’après ce que j’ai pu lire sur Game of Thrones (que je n’ai jamais regardé), il y a pas mal à jeter.


    • @ Palm Beach Post : "Cult !" : Ah Breaking Bad, de loin The number 1, mais je dois avouer que j’ai tellement été passionnée que j’en avais perdu l’intérêt du quotidien tant que je n’avais pas visionné toute la série, et je pense que c’est cela le problème. Comme toujours, ce qui flatte conduit à l’addiction.


    • Après, personnellement je trouve qu’il y en a trop et qu’on nous les survend, ce qui est logique et donc inévitable. Me suis fait avoir une ou deux fois mais ça s’est arrêté là. En même temps, on peut en dire autant de la production éditoriale qui vomit à jets continus des bouquins qui ont l’air tous plus nuls les uns que les autres. C’est pareil pour tous les " produits culturels ", sériés ou pas. Il n’y a qu’une chose que l’on puisse et doive faire, à savoir un tri le plus drastique possible


  • Pour avoir lu les premiers livres de la série "Le trône de fer" bien avant la sortie de GOT, la maison de prod HBO à complètement détourné l’histoire pour en faire un plaidoyer du féminisme, du matriarcat, des LGBT et de l’anti-clericalisme.
    Apart quelques exceptions de qualité (Rome, True Detective, Breaking Bad, Deadwood et plus récemment Ozark), on retrouve maintenant cette ideologie néo liberale dans pratiquement toutes les séries americaines.


  • #1778962

    Les séries poussent comme l’herbe folle à grand train et charrient de plus en plus de téléspectateurs.

    Je recommande les séries suivantes : Fargo, Game of Thrones, True Détective, Killing version Danoise et version US, Goliath, Black Mirror et 24 heures chrono.

    Je vous livre mon opinion sur l’ascendance de John Snow. Je pense qu’il est le fils de Stannis Baratheon, l’héritier du trône de fer des sept couronnes.

    L’erreur de Mélisandre, la prêtresse rouge, s’explique par la proximité verticale entre le père et le fils unique de l’héritier légitime des sept couronnes.

    J’ai deux autres arguments, mais je me garde de les dévoiler.

     

    • Je crois que vous vous plantez sur ce coup là. Il est maintenant assez clair que Jon Snow est le fils de Rhaegar Targaryen et Lyanna Stark. Eddard Stark devait protéger l’identité réelle de son neveu car Robert Baratheon voulait la mort de tous les héritiers Targaryen. En tant que fils de Stannis, il n’aurait pas eu grand chose à craindre et le secret n’aurait pas été justifié.


    • Bah vous vous êtes complètement trompé... Ou alors avez vous deux saisons de retard ? On sait aujourd’hui qui est le père de Jon Snow et vous en êtes très loin ahah


    • @eren

      Ouaip !! Pareil...

      D’où en prime l’attitude de Daenerys à son égard ... ça ou juste le "charme" on va dire, bref.
      Y a plein de choses à dire sur cette série, surtout en 2nde voir 3ème lecture, mais n’empêche qu’au final elle est quand même "vachement bien" cette série, comme on dit.


    • un nid de drogués ?
      non je plaisante, games of throne surfe sur un besoin inconscient d’épique, de merveilleux et de tradition qui est tout à fait normal pour un esprit sain à notre époque qui en manque tellement.
      moi je suis de la génération Tolkien quand l’héroic fantasy n’était pas encore polluée par le marché et j’ai plus de mal avec les productions actuelles quand je peux me refaire le Sylmarillon quand je veux, la copie ne valant jamais l’original


  • Les séries télés comme les jeux les smartphones le football et le porno ne servent qu"à déconnecter des réalités les nouvelles générations !!


  • Je me fais un honneur de ne jamais regarder ces conneries de séries, quelques fussent leur qualité. C’est en effet addictif (si c’est bien fait) et donc totalement chronophage.

    De même que je refuse Facebook, totalement chronophage aussi.

    Du coup je lis et je suis moins con que vous, spectateurs abrutis (et je plaisante à peine).

     

    • Complètement d"accord, D’un point de vu développement personnel, je ne vois aucun intérêt à regarder ce genre de truc ; c est juste bon pour le système à river le populo dans son canapé et à le détourner de l’important et de l’essentiel...
      Pour ta dernière phrase, çà dépend de ce que tu lis aussi...


    • #1779066
      le 05/08/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La série télé est-elle l’œuvre d’art du XXIe siècle ?

      Et poster ton commentaire, c’est pas chronophage, champion ?


    • Je vous trouve pas très tolérant !
      On peut avoir pleinement conscience de la réalité de notre société occidentale, sans pour autant baver sur tout ce qu’elle produit et sur ses consommateurs. Il faut être plus nuancé dans ses jugements. Pour avoir regardé quelques séries les plus populaires, il y en a effectivement qui appliquent la propagande dominante, d’autres sont de véritables réflexions philosophiques (Dexter, Breaking bad, walking dead...).
      Mais surtout elles créent de véritables sujets communs de réflexion ( pour les plus jeunes notamment, et même au sein de la famille ). Elles fond du lien, entre individus, ce qui de nos jours et pas si mal.


    • " sujet commun de réflexion"...merci de m’ avoir fait rire...on sent bien que la société avance dans la réflexion lol, avec les séries...
      Quant au temps passé à poster sur ER ou regarder des séries, si tu saisis pas la différence, là ; on ne peut plus rien pour toi...


    • En voilà un qui ne mâche pas ses mots.

      Je trouve juste dommage le final de ce commentaire. Car vous parlez comme si vous étiez un être supérieur, un des seul capable de jouir de la lecture sans être polluer par les séries ou FB dans son quotidien. Mon pauvre, nous sommes si nombreux. Sauf que nous autres, à votre différence, n’insultons pas ceux qui nous entoure. Ça vous rend tellement plus faible ces propos que vous osez tenir.
      Dommage. Vous devriez un peu plus lire peut-être. Histoire d’apprendre les notions de tolérance et d’espoir.


    • La bonne opinion de soi-même, l’orgueil, peuvent être perçues négativement comme des prétentions insupportables, mais il faut comprendre aussi qu’à condition que cela ne soit pas excessif c’est un pré-requis nécessaire pour ne justement pas tomber dans tout les travers comportementaux de notre époque. (Qui s’estime se juge et se tient en bride autant que faire se peut.)
      De nos jours, beaucoup ont mauvaise conscience, et voir quelqu’un faire état du contraire est forcément déplaisant... (ceci dit, il est vrai que la dernière phrase est provocatrice, mais je ne pense pas qu’elle soit destinée aux lecteurs d’E&R..)


    • #1779212

      Il faut arrêter d’être binaire, il y a de très bonne choses dans le milieu du divertissement et de l’art cinématographique ou télévisuel. J’ai le sentiment que la dissidence et la mouvance conspirationniste mondiale est entrain d’avoir un impact considérable sur l’inspiration artistique. Une sorte d’alchimie est en train de se produire, un enrichissement naturel.

      Regardez les séries "House of Card", "The Exorcist", "Game of Thrones" (en faisant abstraction des scènes de violences), "Incorporated", V(2009) qui dénonce le complot extraaterrestre d’une façon très subtile.

      Les artistes ont des antennes qui captent tout, et tout le travail de vérité qui a été acccompli durant les 50 dernières années a beaucoup influencé les films et les séries (voir Star Wars, etc.)


    • @ invader, c’est vrai que ce n’est pas très intelligent d’être trop excessif, maintenant c’est sûr qu’il y a des séries interessantes et parfois passionantes, (je pense au prisonnier par exemple) mais le procédé même nous bouffe un temps d’écoute bien plus important que cela ne rapporte.
      Allez, on va dire : à consommer avec extrême modération


  • hollywood reload.

    propagande léchée ,mais propagande.


  • c’est une addiction aux séries télés qui devient dangereux comme tout ce qui permet d’attirer les regards des goys dans la direction voulue par l’oligarchie bancaire !


  • Je n’ ai pas vu la moindre minute du moindre épisode de cette série "Game of Thrones". Je n’ aime pas les séries télévisées qui ne visent qu’ à visser le spectacteur sur son siège, passif, amorphe...

    2 exceptions toutefois (mais oui !) : "True detectives" saison 1. Alors là vraiment bien ! Et aussi, parce que j’ apprécie bien Olivier Marchal, "Braquo" saison 1, avant que ça ne parte en sucettes les saisons suivantes.

    Et même concernant ces 2 séries, je ne les ai appréciées que parce que j’ ai pu les visionner intégralement dans leur entier une fois qu’ elles étaient sorties dans le commerce.

    On ne se refait pas...


  • #1779088
    le 05/08/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    La série télé est-elle l’œuvre d’art du XXIe siècle ?

    Une série mettant en scène un sociopathe, employé ambitieux d’une multinationale prédatrice : Profit.
    Politiquement incorrecte, l’intégralité n’a pas pu être diffusée aux US, mais c’est disponible en vidéo.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Profi...)


  • Quel intérêt de partager un article dithyrambique sur des fictions télévisées quand tout le monde est déjà totalement conquis ? La fascination pour tous ces divertissements en flux continu qui sont encensés en permanence ne fait qu’hypnotiser le peuple avec des vétilles au bout du compte

    Je relève les deux passages qui me préoccupent le plus :
    "ce qui frappe par rapport au passé télévisuel, c’est leur attrait pour le maléfique et le démoniaque"
    "Comment expliquer que nos sociétés libérales qui n’ont jamais été aussi pacifiées soient autant passionnées par le meurtre et la violence ?".


  • J’ai vraiment du mal à voir les séries comme autre chose qu’un lavage de cerveau... Donc je ne regarde plus depuis longtemps. La dernière série que j’ai suivi assidûment remonte à la série originelle de X-Files, au moins on apprenait tout le folklore paranormal et/ou complotiste, avec un mystère planant toujours bien venu à la fin de chaque épisode. Ça date et j’étais jeune, c’est dire mon niveau d’intéressement actuel sur les séries.


  • L’auteur de cette analyse, celui qui répond et qui nous explique que la nouvelle scénarisation des séries télé serait un Art nouveau, oublie vraisemblablement un détail de taille...
    Il oublie en effet qu’à la différence de toutes les autres formes de séries préexistantes et qui étaient sur papier, l’écran télé comme celui du ciné, produit un très puissant effet hypnotique. Lorsque l’on contemple un tableau de génie, on est hypnotisé mais....l’image ne bouge pas sans arrêt et le cerveau peut "entrer" en résonance avec une dimension profonde qui renforce les capacités d’attention du cerveau.
    Ce n’est pas du tout le cas pour l’écran cinétique ! Aussi complexe et artistique que pourrait être la "nouvelle forme de série télévisée", elle continue à mobiliser le cerveau humain en l’empêchant précisément de se développer par son immense capacité d’attention. Il est littéralement absorbé par les images en mouvement incontrôlable.
    C’est pourquoi on nous vend de la série, supposée devenue "géniale" et esthétique, mais en réalité ces séries détruisent progressivement nos capacités d’attention et de contemplation, capacités absolument vitales pour se sentir bien et serein.
    Il n’y a pas d’esthétique géniale sur les écrans mais de l’emprise sur les cerveaux et c’est pourquoi on nous vante si fréquemment ces trucs parfaitement inutiles pour une vie humaine.
    Les series restent du divertissement au sens strict du terme, elles détournent l’attention souveraine au profit d’un "hors de Soi" et c’est pourquoi on les fabrique de plus en plus "esthétiques et complexes" afin qu’elles rendent de plus en plus dépendant !
    Débarrassez-vous de votre télé et vous constaterez le gain palpable de temps et la désintoxication rapide de votre cerveau... Mais, encore faut-il vouloir vraiment se libérer...et ceci es une tout autre histoire !


  • La plupart des sont infantilisantes (GOT, TWD)

    De plus ces séries ne sont que la pseudo culture.
    Cela détourne de la vraie culture, c’est à dire l’Histoire.

    Les fans de ces conneries en deviennent incapables d’aimer quelque chose qui n’a pas de zombies, elfes...

    Et évidemment, toutes ces séries étant sous contrôle judaïque, on y retrouve toute la propagande LGBT, métissage, féminisme, etc.

     

    • #1779182

      Ce sont des mondes virtuels au même titre que les jeux vidéos (merci Adrien Sajous !).
      Regarder une série télé n’apporte absolument rien dans la vie réelle. Tout dépend de ce que chaque spectateur en attend. Si vous aimez vous triturer les neurones, vous irez naturellement vers des séries qui utilisent certaines thématiques (mais elles ne les initient ou ne les creusent jamais, elles les recyclent dans un but mercantile).
      Il y en a pour chaque catégorie marketing, elles sont avant tout conçues dans ce but, écrites en fonction d’un cahier des charges d’entreprises télévisuelles liés à des annonceurs, et d’orientations consuméristes.
      Si une série vous apporte quelque chose, c’est que vous y étiez prédisposé au départ et que les équipes du film ont su capter votre attention. Cela ne va jamais plus loin ! Pour la majorité, cela correspond juste à leurs "besoins" en matière de divertissement, ou lavage de cerveau, ça comble les vies de l’insatisfaction inhérente à la société capitaliste. Une fois regardées, le consommateur n’a comme solution que de se chercher un nouvel objet de désir à satisfaire, d’où le triptyque MacDo, ciné, télé/cannabis/alcool et/ou boîte de nuit, pour finir par rentrer seul comme un con, avec une fille pour les plus chanceux, à consommer rapidement néanmoins.


  • Game of thrones est un sous-plagiat du Seigneur des Anneaux de Tolkien le tout saupoudré d’une bonne dose des lubies habituelles de la modernité (homosexualisme, perversion sexuelle, féminisme...) La laideur humaine y est omniprésente et banalisée...Il m’a semblé aussi que tout chef charismatique Blanc et de sexe masculin doit finir décapité, trahi...et seul les handicapés (nains...) et les femmes sont aptes et mérites d’être des chefs. J’ai tenu une saison avant de craquer et de passer à autre chose...

     

  • Si Game Of Thrones est de l’art, et bien c’est du bas étage de celui-ci dont il s’agit. J’ai regardé (en différé) et plutôt apprécié globalement. Comme un petit shoot. Avec du bon et du moins bon.
    Mais quelle est la profondeur réelle du scénario ? Quelle est la grandeur des idées et des sentiments qu’on y affiche ? Qu’est-ce qui est mis en avant ? Le meilleur de l’homme ou ses plus bas instincts ?
    Oh ! Il y pire : les séries pour ados, etc. Les films addictifs au degré zéro de la réflexion. Mais de là à faire de Game Of Thrones un chef d’œuvre culturel et artistique, je n’en franchirai pas le pas.
    Bien à l’image de notre époque. Plein les yeux mais manquant d’épaisseur malgré tout.


  • #1779226

    > A l’image des autres formes médiatiques (comic books, productions cinématographiques, industrie musicale mainstream ou non), les séries télévisées américaines reprennent la théorie de l’hégémonie culturelle développée par le philosophe communiste italien Antonio Gramsci.
    Et pour citer Marx, "Les idées à la mode ne sont que celles de la classe dominante" et "Le Capital ne favorise que ce qui le favorise" ! Le reste est de la merde en barre ;). Lire l’article de Jacques Attali sur le sujet des séries TV, que vous aviez, il me semble, relayé sur le site E&R !
    > http://www.slate.fr/story/85815/gam...


  • Si 2 personnes qui ne sont pas fans de séries discutent, elles n’aboutissent à rien car elles n’ont pas vu les mêmes épisodes.

    Si 2 fans se rencontrent, la série étant toujours en cours, elles sont dans l’accumulation de micro-faits par tonnes (au 20ème épisode) qui partent dans tout les sens, et ils n’ont aucune idée de quand et quoi est le moment de basculement.

    Pour discuter d’un film (même avec soi-même), il faut une fin (même mauvaise) la série n’en a pas.
    Soixante heures de vie ont disparu, sans aucune conclusion.


  • Qu’est-ce qui distingue la série contemporaine (GOT, House of Cards, Breaking Bad, Dexter, etc.) de la série des débuts de la télé (La Petite maison dans la prairie, Ma sorcière bien aimée, etc.) ?

    Cette question du journaliste est du gauchisme culturel pur ! Idem pour la réponse du "spécialiste"
    Prenez un série classique : ralentissez l’intrigue, demandez aux acteurs de faire la gueule et supprimez tout moment humoristique : le snobinard criera au génie !

    1) "Ma sorcière bien aimée" est une sitcom donc il faut la comparer a des sitcoms d’aujourd’hui ( the bigbang théory, modern family, etc ) et je ne vois pas la différence !

    2) "La Petite maison dans la prairie" est une série très sombre : on y voit un bébé brulée vif, un violeur d’adolescente, la misère des paysans exploités par des spéculateurs du blé, la mesquinerie humaine, etc

    3) Game of Thrones n’est pas plus sombre et ni plus intelligente que la série Xena des années 90 : on décapite, on crucifie, on tue des bébés, on brûle des villages, on pratique l’inceste, on manipule, on fait de la politique dans Xena


  • En 5 ans , j’ai regardé Fringe , Doctor Who, GOT et The walking dead et voilà
    Je me considere pas comme un addict non plus, mais quand je n’ai strictement rien à faire et qu’il est trop tard pour bouquiner ou travailler , je lache un épisode

    J’ai aimé ces séries comme un simple divertissement, et le fait de les.regarder en VO m’a aidé à travailler mon anglais qui m’est aujourd’hui très utile


  • Pendant que les ricains recyclent la guerre des Roses et les mythes Vikings de notre Europe, en France, la seule série avec un nain c’est Joséphine ange gardien ! Mais continuons de dire que c’est de la meeerde !


  • En livre la plupart des histoires à suite s’adressent aux adolescents et aux adultes immatures. Ajoutez-y la couche d’immoralité que peu relèvent dans les commentaires et vous avez une dialectique entre le spectateur toujours pris de court et subjugué et la pellicule qui se projette au fond de sa rétine, dialectique pas toujours très honnête et qui parle aux bas instincts.

    La vie est dure et il faut savoir décompresser, mais souvenez-vous que parfois vous n’avez pas toujours grand-chose à gagner ; que le format joue contre vous. J’en ai déjà trop dit.


  • Pour moi, série télé, c’est "Seinfeld" ou "Docteur House". Et c’est tout.

     

  • Quelles sont celles de ces séries produites à jet continu qui seront encore dignes d’intérêt dans 50 ans ? La plupart n’auront d’autre destin que celui des objets de consommation, une rapide obsolescence et puis l’oubli. Qui regarde encore Urgences ? Et puis (je parle des actuelles), comme les pubs, elles jouent toujours sur les mêmes leviers de l’inconscient. Et leurs techniques narratives remontent à l’Antiquité. Comme l’a très bien montré un internaute à propos du mot feuilleton. A la place pour faire cool il faut parler d’effet Zeigarnik, de cliffhanger etc.Dexter est-il si original ? Je lui préfère, et de loin, Maldoror. Et tous ces personnages faussement singuliers : Dr House, Monk, la punkette de NCIS etc. On voit comment c’est fabriqué. Parce qu’il s’agit de produit, pas vraiment de création. Comparez avec un Hawkes, un Greenaway, un Hitchcock, un Fellini, un Kubrick, un Renoir..."Des psychologies taillées comme des jeans", l’expression est de Bill Gates, je crois.Quant au vice, si vous en voulez vraiment, les personnages de Sade dépassent de mille coudées les méchants de GOT, très contemporains dans leur univers sous tolkienien : du conte de fées pour adulescents.D’ailleurs, ça ne pense pas tant que ça y prétend dans ces séries (HOCards et tutti quanti) : ça dit souvent que ça ces derniers temps : baisez l’autre pour ne pas l’être. Petits calculs de jouissance. Autant revoir Claudius. Et c’est joué par des cadors de la Royal Shakespeare Company.

    Les séries qui m’ont marqué ? Je n’en citerai qu’une : Le Prisonnier (1967) Voyez, 50 ans. Et après, vous allez vers Kafka, G. Anders, Huxley, Orwell, Baudrillard. Alors, GOT, dans cinquante ans ? Dans trente ans, ce sera déjà le même destin que les vieux tubes des années 80. Cordialement.


  • Je suis moi-même une très grande fan de la série. J’attends chaque épisode avec le même enthousiasme et je dois avouer être très emballée par la saison en cours. J’aime le souci du détail et l’esthétique de GOT, les dialogues, les rivalités, les malversations et les trahisons, le casting et la narration lente et progressive qui vous font savourer les scènes décisives... c’est le jeu de la quête du pouvoir... et c’est fascinant.

    Néanmoins, je pense qu’il faut garder un esprit critique, et oui, GOT est une série féministe, où les femmes triomphent au détriment des hommes. Cet aspect m’a particulièrement énervée au cours de la dernière saison. J’ai beau être une femme, je ne crois pas en la capacité des femmes à diriger le monde, à se battre comme des hommes. Je pense même que cela se produit quand le pouvoir est sur le déclin, en fin de cycle (dans le réel on est en plein dedans n’est-ce pas ?). Ainsi on peut voir GOT de deux façons : une série féministe très girl power / et une série où toutes les grandes maisons dirigées par des femmes finissent par s’effondrer et disparaissent, le nom sali, et tous les héritiers balayés pour des histoires de revanches et de fierté féminines.

    Je ne vous cache pas que mon personnage préféré demeure John Snow, le seul homme "toujours en poste" : élu roi du nord pour son courage, sa loyauté, son leadership (on retrouver la méritocratie, les valeurs saines) Et le fait qu’il soit un bâtard (à priori) n’a en rien entravé son ascension. Lui c’est la tradition, un homme qui atteint le sommet car il est le meilleur et en fait la preuve.

    GOT ce ne sont pas que des valeurs "sataniques". Tout n’est pas à jeter, mais tout n’est pas à prendre non plus !

     

    • Mlle ou Mme Berkowitz salut !
      Bonjour,
      Votre esprit critique est parfaitement aiguisé en ce qui concerne ce monde de femmes triomphantes, où les auteurs nous ont même piqué l’image archétype de la pucelle d’Orléans sans oublier l’indéboulonnable lady Macbeth, mais bon elle est a eux, etc, j’en passe et des meilleures...
      Quant à votre John Snow, l’élu blanc comme de la neige mais très typé quand même, disons pour faire court le héros masculin à côté d’Aria la seule authentique héroïne de cette série de propagande, eh bien, si on lui faisait un séquençage ADN, on verrait bien que ce n’est pas un homme du Nord. Mais bon ! C’est un bâtard dans le scénario, et donc on devine que sa mère, celle de celui qui sauve les hommes, ne pouvait être que Suédoise ! Et donc en conséquence John Snow en est un !
      Les cons ça se travaille au niveau de l’inconscient !
      Cela vous avait-il échappé ? J’en doute ! A moi non plus !


    • John Snow l’élu, le héros qui chie sur l’amour après l’avoir trahi et qui veut que l’homme libre se mette à genoux devant son roi de pacotille !
      En effet, une bien belle figure de Suédois que ce John Snow !


  • Je ne connaissais pas Game of Thrones et je suis donc aller le regarder. Je vais vous épargner le développement de mon analyse, mais ma conclusion est la suivante :
    Bien que le scénario en soi, soit palpitant grâce aux rebondissements, et alléchant par sa description shakespearienne des rapports meurtriers entre les humains dominés par les perversions sexuelles et le crime, et si malgré ces deux pôles d’intérêt majeurs on ne perde pas son esprit critique, alors on conviendra que cela n’a rien à voir avec l’art, exception faite de celui de la propagande.
    Néanmoins merci de m’avoir proposé un sujet d’étude distrayant pour ce mois d’août !


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