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Persécutions : Alain Soral relaxé sur le dessin Macron-Filoche et condamné sur les dessins Cancrelats et Échiquier

Semi-échec des scandaleuses pressions sur les autorités et sur la magistrature. Alain Soral relaxé sur le dessin Macron-Filoche et condamné sur les dessins Cancrelats et Échiquier.

 

22 mai 2019. La cour d’appel de Paris a rendu aujourd’hui trois arrêts relatifs aux trois affaires Macron, Cancrelats et Échiquier toutes plaidées le 20 mars dernier. Dans l’affaire Macron la cour confirme la décision des premiers juges en relaxant Alain Soral. Dans l’affaire des Cancrelats la cour confirme également la décision des premiers juges mais ils avaient condamné Alain Soral pour provocation à la haine à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et à 5 000 euros d’amende. Enfin dans le dossier de l’Échiquier la décision des premiers juges est à la fois confirmée sur la culpabilité et sur la peine de 4 mois d’emprisonnement avec sursis mais infirmée sur l’amende de 5 000 euros, qui est supprimée.

 

Déluge de poursuites et pressions sur la magistrature

Il y a eu ces derniers temps deux gros coups de pression publique des associations de lutte contre « l’antisémitisme » sur la magistrature. Le premier remonte à un article publié dans Libération le 29 mars 2018. Sacha Ghozlan pour l’UEJF, Marc Knobel pour J’accuse, les présidents et avocats du MRAP, Alain Jakubowicz et Stéphane Lilti y attaquaient à demi-mot les magistrats du siège et du parquet à cause d’une audience du 14 et d’un jugement du 20 mars 2018.

Le 14 mars lors de l’audience pour les dessins de l’Échiquier et des Cancrelats les juges de la 17ème chambre correctionnelle avaient contré la volonté des associations et accepté la diffusion d’une vidéo qui donnait la parole à des rabbins et à des hommes politiques ; dans la foulée du choc provoqué par cette diffusion, la défense avait fait entendre quatre témoins : Jacob Cohen, juif, qui devait dénoncer les entreprises du CRIF, Pierre Hillard, catholique, qui rappelait le projet de domination mondiale, Hervé Ryssen, nationaliste, qui citait quantité de propos d’auteurs juifs et Youssef Hindi, musulman, qui parlait du projet biblique de domination (le 1er juin 2018 Alain Soral devait être condamné et faire appel).

Le 20 mars, soit six jours après cette audience traumatisante pour les avocats des associations parties civiles, la même 17ème chambre relaxait Alain Soral des poursuites au sujet du dessin Macron En marche vers les chaos mondial. C’en était trop.

D’où cette tribune dans Libération qui dénonçait le jugement de relaxe comme « semblant aller dans le sens inverse » de la lutte contre la haine... Autorisant « la propagation d’images nauséabondes »… Etc. jusqu’à cette conclusion : « Nous faisons ici appel aux plus hautes autorités de l’Etat : quand mettrez-vous hors d’état de nuire ces marchands de haine, ces petits propagandistes qui abusent d’Internet ? Naturellement, nous faisons appel de cette décision. Nous attendons que le ministère public en fasse de même. »

D’où aussi un redoublement dans les poursuites, puisque le prévenu, Alain Soral, devait se retrouver condamné par le tribunal de Bobigny à un an de prison ferme à cause de sa propre déclaration devant les magistrats de la 17ème chambre le même 14 mars 2018. Et qu’en juillet 2018 il devait encore se retrouver poursuivi, mais cette fois avec son avocat, et à cause des conclusions prises pour sa défense dans l’affaire du dessin Shoah où t’es ?.

 

L’affaire du mandat d’arrêt

C’est cette dernière poursuite qui devait donner lieu au second gros coup de pression médiatique sur la magistrature. En effet, le 15 avril dernier Alain Soral était à nouveau condamné à un an ferme, mais avec mandat d’arrêt, ce qui signifie incarcération immédiate mais qui est parfaitement interdit en matière de délit de presse (ce que l’avocat d’Alain Soral faisait remarquer dès le lendemain 16 avril). Le parquet ne mettant pas à exécution le mandat d’arrêt, les communiqués, les appels et les tribunes se multipliaient. Communiqué des associations (LICRA, SOS Racisme, UEJF etc.) le 26 avril, demandant au procureur de la République de Paris de mettre d’urgence le mandat d’arrêt à exécution, et au procureur de Mulhouse l’arrestation d’Alain Soral qui devait y tenir précisément avec son avocat une conférence sur la pédocriminalité. Le 27, un « appel à celles et ceux qui n’acceptent plus l’impunité des racistes et des antisémites » est lancé par Alain Jakubowicz, ès qualité de Président d’honneur de la LICRA.

Le 7 mai, point d’orgue, une tribune sur le site du Nouvel Obs signée de Mario Stasi, Dominique Sopo, Sacha Ghozlan, Pierre Mairat, Marc Knobel, Alain Jakubowicz, Michael Ghnassia, Patrick Klugman, Stéphane Lilti, Jen-Louis Lagarde, Ilana Soskin et Stéphane Nivet, tous avocats ou présidents d’associations, et parfois les deux. Dénonçant « un Munich judiciaire », étrangement titré « Heureux comme un antisémite en France », Robert Faurisson y était qualifié de « tortionnaire de l’Histoire, antisémite et négationniste chimiquement pur » et avec Alain Soral d’« obsédé de la haine des juifs ». La justice traitée de paralytique (handyphobie ?), la République d’incapable et le parquet accusé d’avoir « bataillé pour faire relâcher les antisémites ».

Last but not least, le 6 mai, le Président du CRIF Francis Kalifat l’homme qui tutoie les Grands de ce monde lance le cri d’alarme : « Force doit rester à la loi ! » Favoritisme ! Mais rien n’y fait. Le procureur de la République de Paris mettra un terme à la polémique : « La lutte contre le racisme et l’antisémitisme ne peut se passer de la stricte observation de la loi. »

Rappelons que le 9 mai dernier la cour d’appel de Paris a relaxé Alain Soral dans l’affaire du dessin de Zéon (La Caisse enregistreuse, premier prix d’un concours en Iran). Les associations, leurs présidents et « leur.e.s avocat.e.s » sont restés sans réaction publique, mais le parquet a fait appel (le 13 mai). Goldnadel et Jakubowicz étaient parties civiles (pour leurs associations respectives).

 

En fait, les présidentielles de 2017

Dessin Macron. Le 17 mars 2017 Stéphane Lilti, avocat de Sacha Ghozlan pour l’UEJF et de Marc Knobel pour l’AIPJ, signalait au parquet de Paris une image parue le 12 février 2017 sur le site d’E&R : le candidat Macron portant brassard marqué du dollar derrière le globe et devant Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali. Dans le fond flottaient drapeaux et billets de banque. Et pour légende : « En marche vers le chaos mondial ». Gérard Filoche relayait l’image sur Twitter.

Dessin Échiquier. Le 19 avril 2017, signalement au parquet par la LICRA, l’UEJF et l’AIPJ (Me Soskin et Lilti) d’un dessin de Geek Dissident publié en avril 2017, sept jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, qui représente BHL, Julien Dray et Attali devant un échiquier dont les pièces sont les candidats Mélenchon, Fillon, Macron et Asselineau. On aperçoit dans le fond le drapeau israélien et le logo indique « B’nai B’rith tv info ».

Dessin Cancrelats. Le 17 août 2017, signalement au parquet par la LICRA (Me Soskin), puis le 30 août par la DILCRA d’un dessin de Xav publié en Juillet 2017 qui représente BHL, Julien Dray, Attali, Finkelkraut, Jack Lang et Macron sous forme de cancrelats. Dans le fond les latrines de la LICRA et du CRIF et celles de la République française.

 

En droit, la provocation à la haine raciale

Étaient en cause dans les trois affaires la provocation à la haine raciale. Cette incrimination date de la loi Pleven du 1er juillet 1972. Elle appartient à la Quinte liberticide (Injure raciale, Diffamation raciale, Apologie de crime contre l’humanité et Contestation de crime contre l’humanité). L’apologie et la contestation sont des présomptions de provocation à la haine raciale. Les associations voudraient que soit réprimée la simple opinion antisémite, ce à quoi se refuse en principe la cour de cassation, qui considère que la provocation raciale n’est pas la simple provoc’. Les associations militent aussi avec acharnement pour que la Quinte liberticide passe de la loi de 1881 au code pénal, du délit de presse au délit de droit commun. Cela aurait pour résultat une répression accrue et inconsidérée, comme l’a montré le cas de l’apologie de terrorisme, dans la triste affaire Charlie.

Voudrait-on si ce n’est susciter l’hostilité de la population envers les Français de confession juive, tout au moins entretenir chez ces derniers un sentiment de peur et de haine de l’Autre, que l’on ne s’y prendrait pas autrement. La culture de la mémoire de la Shoah en particulier, qui est au cœur de chaque procès et de toutes les interventions des associations, est une culture mortifère pour le corps social. Car seul l’entretien sacré du pardon et de l’oubli peut conduire à la paix. Tout le reste ne peut mener qu’à la guerre civile, à la vengeance irraisonnée et au mensonge. Ce sont les leçons de l’Histoire.

Damien Viguier

 


 

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13 Commentaires

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  • Ce sont toujours les meilleurs dessins qui sont condamnés, ceux qui ne le sont pas sont jugés anodins . Les dessins condamnés appartiennent à l’Histoire, d’ailleurs on pourrait en faire un livre . ex : " Les dessins condamnés de 1945 à nos jours " . S’instruire en s’amusant .


  • Ce sont tous les trous du cul qui ont été démasqué ,et ce depuis longtemps et en plus sur des dessins tellement explicites .Ça ils n’aiment pas, ils ne supportent pas .Alors ils s’acharnent, se tordent comme des vers de terre pour essayer d’arriver à leurs fins, ce qui ne changera rien, bien au contraire .Le voile est levé, c’est trop tard .


  • la Quinte liberticide
    Injure raciale
    Diffamation raciale
    Apologie de crime contre l’humanité
    Contestation de crime contre l’humanité)

    L’apologie et la contestation sont des présomptions de provocation à la haine raciale.

    Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi la religion juive est une Race ?

     

  • Nous qui lisons ici aimons Soral. Pourquoi n’organisons nous pas dans nos ville des manifs dans la paix la joie et la bonne humeur pour protester contre ces injustices ?

    Il faudrait que les Soraliens sortent du silence !


  • Le dessin Macron-Filoche relaxé.. logique non ?.. Echiquier-Cancrelats , ni pardon, ni oubli... toujours aussi logique !!


  • "Car seul l’entretien sacré du pardon et de l’oubli peut conduire à la paix. Tout le reste ne peut mener qu’à la guerre civile, à la vengeance irraisonnée et au mensonge. Ce sont les leçons de l’Histoire."

    Damien Viguier

    Entièrement d’accord, mais allez donc expliquer ça aux "frères" ou aux fans du Talmud.......


  • Question technique : quand trois associations, dont l’objet associatif semble identique, se portent parties civiles, partagent-elles le « gâteau » gagné à l’issue ou touchent-elles chacun un gâteau identique offert par les juges ?
    D’autre part, au-delà des cas A.S. et désormais D.V., ne serait-il pas intéressant de relayer de quelle manière est jugé ce type d’affaires soumises avec acharnement à la justice, en dehors des frontières de France ?

     

    • J’ai déjà entendu Alain Soral dire que, pour prendre par exemple le cas de condamnations à des amendes, les montants des dites amendes étaient démultipliés par le nombre de plaignants. D’où leur floraison. On entend dire parfois que l’argent n’a pas d’odeur. On pourrait dire la même chose d’une autre manière, à savoir que pour certains il sent bon d’où qu’il vienne. Et certains spécialistes des heures les plus sombres et les plus nauséabondes sont passés maître dans l’art de se boucher le nez pour prendre l’oseille.


    • @ Eric,

      Merci pour la réponse : il va falloir gravement plancher à l’aspect juridique de cette chose si elle est révélée et se poser tel Héraclès devant l’hydre de Lerne très habile en eaux troubles car, si cette sale bête dispose de plusieurs têtes qui ne cessent de repousser à mesure qu’elles sont coupées, en revanche elle n’a qu’un corps : aussi, qu’au pire, « nous » n’ayons qu’à payer pour ce corps, si et seulement si...
      Reste à savoir ce qu’en pense l’avocat du « diable », Damien Viguier.


  • Je ne sais pas s’il convient de considérer le Jackubowicz comme un "killer".

    Je me souviens d’un soir, où excité comme une puce, auprès de la belle Ruth Elkrief (on le serait à moins) le Cher maître avait, dans une brillantissime plaidoirie, hors-prétoire, qui restera dans les annales (surtout les siennes) presque innocenté, Nordhal Lelandais, après avoir présenté un timing d’enfer, qui (je l’avoue) m’avait fait douter un moment, de l’implication du mis en examen, dans l’affaire Maëlys.

    Et puis... et puis... l’enquête suivant imperturbablement son cours, non seulement Lelandais reste privé de liberté, se voit chargé d’un second meurt... -euh pardon- accident, mais risque bien de devoir répondre d’une série d’autres... accidents, s’étant soldés par la disparition de personnes que les familles recherchent désespérément.

    Depuis, vous noterez que le bouillant avocat communautariste, qui a des avis sur tout, choisit sciemment d’adopter un profil plus bas que terre. Une courbe rentrante, comme on dit...

    Et le pire, c’est qu’il ne peut même pas invoquer l’excuse de la précipitation irréfléchie du jeune et impétueux baveux.

    Non, si un jour je tue quelqu’un, je choisirai plutôt Acquittator pour assurer mon impunité. Car lui, il continue d’être invité chez le "Neurologue" Et ce n’est pas rien ! LOL


  • Et sinon Cahuzac écroué c’est pour quand ?


  • Onfray sur la condamnation d’Alain Soral...

    https://www.youtube.com/watch?v=UxQ...

    Quel Tartuffe !