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Valls prêt à tout pour un poste : "De manière immodeste, je pense qu’on a besoin de moi"

Manuel Valls se confie dans le JDD. Sans amertume, dit-il, mais avec « un regret ».

 

L’homme qui, ce vendredi, nous rejoint dans le salon privé d’un hôtel du 8e arrondissement de Paris – il voulait un lieu « discret » – n’a la gueule ni de bois ni de travers. Manuel ne s’apitoie pas sur les malheurs de Valls. L’amertume, c’est trop dangereux. Surtout, rester dans l’action. « Évidemment, il ne faut pas pédaler pour pédaler, mais… » Il n’est pas descendu de vélo.

« Vous allez me demander si j’ai eu envie d’arrêter. » Dès qu’on l’a vu entrer, intensément droit, rien qui faiblit, et surtout pas la tenue du costume, on a considéré que la question était inutile. « Après ma défaite à la primaire, j’ai réfléchi à arrêter, oui. » Mais non.

« Au moment où survient la recomposition que j’ai toujours souhaitée, je vais être spectateur ? Non ! Je veux être dans cette séquence. » Qu’importe si les acteurs principaux de ladite « séquence » ne le veulent pas, eux ; ils le lui ont assez fait savoir après qu’il a annoncé mardi matin vouloir être candidat aux législatives sous les couleurs de La République en marche ; jusqu’au jeudi, les lieutenants d’Emmanuel Macron l’ont lynché devant chaque micro, il ne sert à rien, jetez-le ; in fine, Macron a ménagé la chèvre – sa rancœur contre Valls – et le chou – la clémence que le vainqueur, a fortiori quand il a fait campagne sur la « bienveillance », se doit de manifester vis-à-vis du vaincu : En marche ! n’a investi aucun candidat contre l’ancien Premier ministre dans la première circonscription de l’Essonne.

 

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En marche sur le trottoir

 

« Ce n’est pas l’arrogance d’un Benjamin Griveaux qui va me déstabiliser »

« À la fin, il n’y a rien de magnanime dans cette histoire, estime Valls. On joue jusqu’au bout, on l’humilie, on l’isole, le tout pour finir par une solution de compromis. Mais ils l’ont fait de manière tellement appuyée que ça s’est retourné contre Macron. C’est devenu le cas Valls. » Ou comment mettre ses émotions à distance en parlant de soi à la troisième personne.

« Ce n’est pas l’arrogance d’un Benjamin Griveaux qui va me déstabiliser ! » Il est trop concentré pour soupirer. « Après les trois jours que j’ai connus, d’autres auraient envie de jeter l’éponge, insiste-t-il. On en a parlé avec Anne [son épouse]. De manière immodeste, je pense qu’on a besoin de moi. On a besoin de moi au Parlement. » Il n’imagine pas ne pas être élu. « Je passe à une autre vie politique. Je ne suis pas en train de préparer le prochain congrès du PS, moi. Je vais faire mon travail de député ».

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Valls humilié, sur E&R :

Valls le petit soldat de l’Empire qui a trop servi,
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