Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?

Le 10 novembre 2017, le peintre Guillaume Le Baube était invité à parler de la place de l’artiste dans la société dans l’émission Florilège des arts de Jean-Bernard Cahours d’Aspry, sur Radio Courtoisie.

 

JPEG - 124.5 ko
Le château de Pontarmé, gouache de Guillaume Le Baube

 

 

Pendant ce temps, le 15 novembre 2017, Salvator Mundi, le tableau de Léonard de Vinci sur le Christ, était adjugé 450 millions de dollars lors d’une enchère chez Christie’s à New York.

La toile de Léonard de Vinci était jusqu’ici propriété du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, oligarque exilé qui préside le club de football de l’AS Monaco. Il l’aurait acquise pour 127,5 M$ (108,2 millions d’euros) auprès du marchand d’art suisse Yves Bouvier, qui l’avait lui-même acheté peu de temps avant pour 80 M$. (Le Parisien)

 

 

Les racines historiques et religieuses de l’art,
à lire sur Kontre Kulture

 

L’art aujourd’hui, sur E&R :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

35 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1840802

    Exemple pour un musicien.

    Garder son job au smic, se payer du matériel de qualité, donc cher, aller piquer le rare boulot qui reste aux intermittents dans les bars et les restaurants.
    Quitter son job en pensant pouvoir se développer, s’inscrire comme Auto-Entrepreneur, aller dire aux bistrotiers qu’on est de bons citoyens qui déclarent tout, se fâcher avec les intermittents à qui on fait concurrence, donner de mauvaises habitudes aux employeurs, s’enfoncer dans la pauvreté, se ridiculiser aux yeux de sa famille qui ne comprend pas, continuer quand même, aller chercher des clients ailleurs, prier de tout son coeur au Nom de Jésus-Christ.


  • #1840813

    Très simple : en pondant des ’oeuvres’ immondes, très politiquement correctes, qui vantent l’homosexualité, les trans, la pédocriminalité, l’immigrationnisme, le métissage obligatoire, l’écologisme à tout crin et sous égide des Verts, bref, une bonne lèche du système...quant aux vrais artistes...

     

    • #1840875

      Exactement ce que je pensais ! Je me disais que si il plantait quelques biroutes, godemichés et rectums dilatés...au milieu de ses peintures, s’il utilisait du liquide séminal, de la merde et de la pisse pour confectionner ses gouaches...il obtiendrait un succès immédiat : subventions à gogo sur le dos du contribuable...oeuvres exposés au frais de la mairie...par le biais des réseaux achats de ses oeuvres avec l’argent public...


  • #1840874

    En ces temps d’aliénation globale et d’auto narcissisme généralisé, ils sont nombreux ceux qui s’auto proclament aussi "artiste".
    La mise en scène de soi via le réseau mondial est l’accès de tous au 1/4 d’heure wharrolien. Détecter les véritables talents dans cette boue d’auto flatterie sans limite relève non plus du bon "nez d’un supposé casting director" mais de la capacité à saisir la dimension géniale des oeuvres d’un artiste.

    Or, il s’avère que les modernes et post modernes sont des masses aculturées. On se met à peindre, à sculpter, à faire l’acteur, à danser, sans jamais plus avoir au préalable travaillé les fondamentaux et encore moins la gnose universelle.

    La vraie Connaissance (ce qui est caché) et qui reste depuis la nuit des Temps le fil rouge des civilisations grandiose, échappe en totalité à la majorité des masses de la modernitude arrogante et mortifère.

    L’art est devenu un marché comme un autre dans lequel on ne trouve plus de génies véritables (Céline disait : "un génie par siècle, pas plus...") parce qu’ils sont rares, mais on trouve beaucoup de produits culturels.

    C’est dans ce bazar plein de choses (Pérec) que les candidats à l’artisterie pataugent aujourd’hui. Tous voudraient vivre de leur "art" et peu ont pigé qu’ils sont eux-même des choses vides (et non des Sujet) capables de produire... des produits à valeur variable.

    Parmi les intermittents, on peut dire sans exagérer qu’au moins 80 % n’ont rien à faire dans ce métier. La plupart sont juste des peaux vides qui rêvent d’Être quelqu’un, de faire "succès" et de gagner un max de fric. C’est ce qui explique la pléthore d’humoristes dont le talent est à l’aune de leur vulgarité insupportable.

    Tous rêvent de se hisser parmi les happy fews que le système sélectionne en fonction de leur platitude artistique et leur innocuité politique et sociale.
    Cela écrit... on peut par la même occasion souligner que si tant de gens veulent faire "artiste", c’est aussi parce que notre modernité à accouché d’un individu amputé du bulbe : l’hyper rationalité imposée par le choix d’éducation avec mise en avant des "sciences et technos" a eu raison de la réalité humaine qui, à l’origine, est majoritairement créative, intuitive, contemplative, collaborative, imaginative. Mais comme tout ça n’est pas rentable à court terme, il fallait bien inventer un marché culturel massifié, sans sens, sans épaisseur, sans initiation symbolique, sans génie.
    On a les plugs anaux qu’on mérite...

     

    • #1840906
      le 16/11/2017 par réGénération
      Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?

      Il faut je pense un enseignement artistique conséquent, et aussi être curieux de son côté... Proudhon dans le livre posthume "De l’Art et de sa destination sociale" disait qu’il fallait étudier longtemps et ne pas se lancer avant 41 ou 45 ans.
      Sans ce bagage de connaissances, comme vous dites, c’est le vide, et on se réfère alors à ce qu’il y a autour, aux tendances... et on s’y soumet, puisqu’on n’a pas d’avis critique.

      Tout dépend à quel niveau on place son honnêteté envers soi et les autres, quelles sont ses priorités. Si c’est de faire de l’argent facile, alors un portable et une appli de dessin peuvent suffirent.
      Si on veut vraiment être artiste, alors il faut oublier tout narcissisme, il va falloir se rendre compte par soi-même du travail à fournir, là on est dans le sérieux, d’autant que vous allez à contre-courant puisque l’art contemporain est bien la négation de l’art, du beau. Et ensuite il va falloir le vendre.
      Concernant la peinture, je crois plutôt qu’il faut partir d’un prix de vente, plus le format est grand, plus on peut la vendre chère. On peut vendre l’original, et vendre ses copies numériques par exemple. Ensuite faire un "art-book" en auto-édition et faire des séries.
      En tout cas il a raison de dire qu’il vaut mieux ne pas quitter le milieu de la création quand on est obligé de se salarier pour bouffer.


    • #1840988

      Commentaire particulièrement " substantiel" ;)...alliant forme et fond...bravo.


    • #1841112

      Excellent commentaire et commentaires de commentaires. Philippe Muray l’ a aussi très bien montré dans ses essais : j’ai fréquenté longtemps les milieux culturels subventionnés : la plupart des artiste de l’artistisme, rebellocrates que j’y ai rencontrés sont des imposteurs : peu ou pas de talent, très peu travailleurs, peu cultivés mais très prétentieux. Oui, et du côté de la littérature, c’est terrifiant : Angot, Foenkinos, Nothomb, Marc Lévy, Alexandre Jardin, Despentes etc. dans un pays qui au XXe proposait pêle-mêle, selon les goûts : Gide, Proust, Jules Romains, Valéry, Gracq, Giono, Aymé, Artaud, Mandiargues, Drieu La Rochelle, Céline, Morand, Leiris, Pierre Jean Jouve, Bataille, Chardonne, Reverdy, Larbaud, Montherlant, Colette etc. Qu’on les aime ou pas, ils maîtrisaient leur art dans une rage de perfection qu’on ne retrouve plus guère en nos temps de relâchement narcissique des émonctoires. Quelques_uns sauvent l’honneur (Quignard, Fleisher (ses romans sur le monde de l’art : Immersion, Effondrement), d’autres ont gâché leur talent malgré un ou deux excellents livres (Sollers, Femmes ) Par ailleurs, à l’ère du tout élevé à la puissance masse, impossible quasiment de repérer les génies de notre temps, présents parmi nous, je n’en doute pas.


    • #1841239

      Je te rejoins.
      Pour ce qui est de l’étiquette "artiste", j’ai découvert avec les années que je ne la revendiquais plus. Etre artiste , je ne sais pas ce que c’est. Je sais en revanche très bien ce que c’est que de travailler ma guitare et mes bidules musicaux jusqu’au moment où j’estime que je peux présenter tel ou tel titre. Je sais ce que c’est que d’aller au supermarché et de payer mon loyer avec l’argent de la dernière date.
      Je reconnais avoir été atteint plus jeune par le syndrome contemporain de l’auto-compositeur . Il m’a fallu des années pour accepter que je n’avais ni l’âme d’un auteur ni ma place dans cette coterie.
      Pour ce qui est de mon activité dans le système capitaliste, effectivement elle y est entièrement soumise. Le choix de mon répertoire ne dépend pas seulement de mes goûts personnels mais de la demande du public,elle -même formatée par la publicité. Je suis en concurrence avec meilleur que moi, moins cher que moi, plus commercial que moi.
      Heureusement, avec le public que j’ai choisi récemment ( les anciens), il y a une dimension humaine authentique très valorisante.


  • #1840934

    A ce prix là il fait une bonne affaire, puisqu’il le revendra 680 millions dans 2 ou 3 ans.
    A moins que ?

    On nous fait toujours marrer avec ces idiots de hollandais, au XVI ème siècle qui achetaient des tulipes une fortune. Un abruti avait même vendu sa brasserie pour acquérir un bulbe rare !
    Avec 450 millions on peut acheter 1000 châteaux, ou 5000 pavillons, soit une ville de 10 000 habitants.
    Tout va bien !


  • #1840937

    je suis peintre et ai toujours vécu plutôt bien (et exclusivement) de mon travail de peintre.
    des pistes : aller au devant des amateurs (et il y en plein) pratiquer des prix raisonnables et faire de la qualité et surtout éviter les intermédiaires.
    ma solution personnelle, j’ai d’abord été peintre de rue dans les endroits pittoresques, grâce à la circulaire Malraux, on peut peindre à peu près n’importe où (ce qui permet de vendre sans problème si on est un peu discret). ensuite,quand ça marche, et quand on devient vieux,trouver un petit bouclard dans un endroit touristique pour être un peu plus ambitieux dans les thèmes et les formats. je l’ai fait, plein de collègues l’ont fait, ça marche, mais il faut un peu se casser le cul. mais je vous jure que quand on a du talent ça paie, (bien plus facile que pour les musicos,hélas pour eux).on fait pas fortune mais on peut vivre très très bien si on est en plus un bon tchatcheur
    ah et j’oubliais un truc : la vie d’artiste c’est le contraire de la vie subventionnée, mais c’est par contre une vie de découverte quand on est peintre de rue (aucune région de France ne m’est étrangère) et chaque beau paysage trouve acheteur)
    et la cerise sur le gâteau c’est que ça marche aussi à l’étranger pour ceux qui aiment voyager au delà de nos frontières

     

    • #1841122

      @paramesh

      Bonsoir Monsieur,

      Je viens de lire votre post, il m’apporte du baume au cœur. Merci ;)
      Je ne connaissais pas cette circulaire de Malraux dont vous parlez, et suis intéressé par un lien qui y mènerait si vous l’avez un sous le coude... (et que je ne réussi pas à trouver sur le net).
      Étant dessinateur (et bricole par petite touche avec la peinture) cette circulaire m’aiderait (peut-être) à me défendre ou à me positionner face à la police qui m’interdit (voir confiscation possible de mon matériel) et me verbalise sur la voie publique parisienne.
      Je tiens à préciser sans aucun mépris que je ne suis ni caricaturiste, ni portraitiste et rajouterais qu’il m’est impossible de me rendre Place du Tertre à Montmartre (par exemple), ou là je dois bien l’avouer qu’il m’est un peu compliqué de tomber dans ce manège touristique ... qui peut abimer le travail, la recherche et le plaisir de dessiner.
      Je vous remercie de l’aide que vous pourriez m’apporter à la requête que je vous fais.
      Recevez Monsieur, mes sincères salutations,


    • #1842049

      dans la stricte application de la circulaire Malraux vous devez impérativement dessiner ou peindre ce que vous avez devant vous, (par contre ce qui est dans vos cartons peut être différent.
      normalement si on vous fout la paix le premier jour, vous pouvez alors faire comme vous voulez, mais gardez toujours une aquarelle ou une toile du lieu où vous vous trouvez. Paris et les grandes villes deviennent hélas de plus en plus difficiles d’accès mais il reste encore des endroits tranquilles et pittoresques avec assez de passage pour pouvoir travailler.
      quant aux saisies de matos c’est plutôt rare et toujours dû à des ordres supérieurs, (concentrations de peintres ou de vendeurs ambulants, ces derniers à éviter). enfin ce jeu de piste fait partie des aléas de la profession et je vous le répète les flics sont facilement amadouables (et parfois de bon clients, surtout les gendarmes)


    • #1845471

      @paramesh

      Merci pour votre réponse.
      Je confirme à Paris ça devient de plus en plus compliqué, voir l’enfer de vivre de son art.
      Pour ainsi dire je me suis fait verbaliser 2 fois en 15 jours, la semaine dernière.
      Un "nettoyage" des rues coté Centre Georges Pompidou (ainsi qu’à St Michel) à lieu.
      La police ne peut pas se permettre de faire la distinction entre des revendeurs de bracelets et de bijoux (souvent made in India, amérique du sud) , les brocantes sauvages et les vendeurs ambulants en tous genres (d’ailleurs ces derniers font tous et n’importe quoi et se collent aux dessinateurs, photographes et peintres pour éviter une rencontre avec la police, ce qui ne marche désormais plus) ; c’est donc tout le monde dans le même panier.
      Faut le dire la rue se transformait petit à petit au marché aux puces de St Ouen ...et devenait un vrai foutoir... Ce qui fatalement allait dans le sens d’interdire toutes activités de rue.
      J’aimerais pouvoir partir et faire cela ailleurs qu’à Paris mais pour l’instant je ne peux me le permettre en tout cas j’ai cette grande aspiration !!!
      Merci pour vos conseilles concernant de dessiner ce qu’il y a devant moi ;) et d’avoir sous le coude une toile.
      Cette exercice est un peu bancal pour moi et n’en éprouve pas vraiment du plaisir mais peut-être faut-il que je m’y mette, au moins y trouver du plaisir dans un premier temps. Ce que je fais est très personnel (d’après ce que j’entends dans la rue et des gens qui passent.
      Le papier est nickel propre, vaut mieux me direz vous ;).

      Pouvez-vous s’il vous me dire ou est ce que je pourrais trouver cette circulaire de André Malraux, si vous le savez ; je vous en remercie. En vous souhaitant de belles rues à venir avec vos oeuvres

      Voici une peintre que j’aime beaucoup beaucoup : Hélène Schjerfbeck (1862-1946)
      Voyez comment son panier de fruit est sublime (pourtant les natures mortes je ne kiffe pas particulièrement mais là faut le dire elle est sublime celle-ci), et bien d’autres de ces œuvres.
      Vous pouvez aller sur google image.
      Une courte vidéo que je viens justement de trouver d’elle.
      Héléne Schjerfbeck
      https://www.youtube.com/watch?v=Awt...


  • #1840952

    Tellement révélatrices vos réponses ! A la question sérieuse soulevée ici, vous faîtes tous assaut de persiflage en statuant par exemple (@Sev) que tout individu voulant être artiste est avant tout un amputé du bulbe (sic). La vie est tellement simple pour vous...
    Le grand Céline aurait dit "Un génie par siècle pas plus" ? A la bonne heure, alors abstenez-vous d’ écrire et d’ étaler votre fiel, surtout avec une orthographe et une syntaxe imparfaitement maîtrisées à l’ aune de celles des grands écrivains auprès desquels vous ne serez jamais que des pisse-copies..
    Ce sont ces gens-là au passage qui se gondolent de rire en regardant les dessins de la semaine qu’ E&R produit. Faudrait savoir... On va me répondre que la caricature n’ est pas un art peut-être.
    Plus sérieusement, c’ est sûr "qu’ être artiste" de nos jours n’ est pas chose aisée, vu qu’ on est passé dans une époque de dévoiement tel que selon l’ esprit du temps, toute œuvre artistique s’ adressant à la sensibilité du promeneur (puisque l’ art est censé être à la rue) est taxée de ringarde puisqu’ elle se suffit à elle-même. Maintenant que nous devons surnager dans "l’ ère du conceptuel" il est permis et même fortement encouragé de produire des merdes, des étrons, du moment qu’ un discours de "l’ artiste-créateur" vienne parer l’ œuvre de toutes les soi-disant vertus esthétiques que le spectateur lambda, ce vulgum pecus, n’ aurait pas instantanément décelées.
    "Etre artiste" de nos jours c’ était et c’ est toujours savoir se faire oublier, œuvrer quotidiennement en silence à l’ acquisition et à la maîtrise d’ une technique. Les anciens ont montré la voie. On n’ est pas artiste pour être célèbre, sinon c’ est de l’ opportunisme. Il y a des gens sincères, authentiques, anonymes, qui exercent un art simplement pour trouver une raison d’ exister dans ce monde de merde que vous vous complaisez par vos railleries à vous en délecter. Alors gaussez-vous, c’ est gratuit !

     

  • #1840962
    le 16/11/2017 par Cheval Blanc
    Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?

    la tendance à la mode semble être à la pédophilie et au LGBT, y’à un créneau très juteux et puissant à pendre en marche, faut simplement avoir le goût de la cochonnerie. En plus cela risque d’être soumis au subventions gouvernementale pour financer l’art contemporain libertaire....
    çà semble être l’avenir lucratif pour les artistes ?

     

  • #1841078

    La quasi-totalité des artistes sont autoproclamés. Si l’on s’autoproclame mathématicien et qu’on ne sait pas faire une addition, on se ridiculise au premier test.
    Le mot artiste devrait être une appellation contrôlée, faite de quoi il ne signifie RIEN. De 1350 à 1850, soit sur 500 ans à peu près, TOUS les artistes peintres étaient RICHES. En effet la sélection naturelle n’avait aucune pitié pour la survie des nuls. Ils n’avaient pas de commandes, pas de clients, pas de quoi manger et passaient très vite à autre chose. Les fournitures (couleurs, supports, instruments etc.) coûtaient très cher et les "gâte-sauce" ne faisaient pas long feu. En revanche, les bons étaient très à l’aise et croulaient souvent sous les commandes.
    Les premiers pauvres de grand talent sont apparus à la fin du XIXième siècle (Van Gogh, Gauguin etc...).
    Depuis que la France a créé un ministère de la Culture et que les intermiteux du spectacle sont assistés, tout l’Art français a disparu. L’Etatisme fait très mauvais ménage avec l’Art des nations, ce qui est paradoxal mais se comprend. Comme tout le monde, l’artiste DOIT survivre matériellement. Et si l’Etat impose les thèmes autorisés et censure tous les autres, la spontanéité disparaît et donc les artistes géniaux aussi. Restent les rapins-serpillères.


  • #1841119

    Sujet passionnant et remarquablement traité !
    Merci


  • #1841161

    C’est simple : tu découpes un carré rouge en papier que tu colles de travers sur un fond jaune. T’accroche ça sur une toile, t’ajoutes une étiquette "La vision du monde en 2017", tu vends ça une fortune pour une expo, et voilà. En 2018 tu changes les couleurs (ou tu chies sur le truc de 2017) t’attends que ça sèche, tu mets à jour l’étiquette, et c’est bon. Au pire tu revends celui de 2017 sans y toucher. Le coté rétro s’ajoutera à la complexité de l’oeuvre.
    Sinon tu fabriques un truc moche avec des cartons, tu dis que c’est un truc sexuel pour la cause LGBTIPZR, tu vends ça à Hidalgo, et tu deviens vite riche et célèbre.


  • #1841165

    Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?
    ...En travaillant, comme tout le monde...


  • #1841261
    le 16/11/2017 par pleinouest35
    Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?

    Ben, je suis un photographe de paysage de + 60 ans, je ne me chauffe pas l’hiver, je sors du RMI et touche le RSA, ma retraite va être de 600 euros/mois, je me déplace photographier en dormant dans ma voiture et je mangea des rations. Voilà.

    Quand j’ai écrit au ministère de la Culture, pour être aidé, un préfet m’a fait supprimer mon minimum vital en 48 heures !

     

    • #1841521
      le 17/11/2017 par réGénération
      Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?

      Condoléances. J’ai eu la même réaction du Pouvoir (ils l’ont alors ils font ce qu’ils veulent), en demandant comment j’allais régler une dette vu que son montant dépassait mes "ressources", on m’a répondu au bout d’un an par une amende équivalente à mon loyer, à régler en plus.
      Mais sans répondre à ma question. C’est juste "Payez". Quoi il rouspète ? filez-lui une amende ! saleté de goy !
      Et évidemment inutile d’envisager de se battre contre la machine Administration, çà vous retombe sur la gueule dix fois plus fort.


    • #1842542

      Je ne voudrais pas casser l’ambiance... mais en général l’état, la collection des amendes ont des commissions où ils étudient les difficultés que traversent ceux qui demande une annulation d’une partie de leur dettes ?

      Il me semble que ceux qui sont aux minima sociaux sont plutôt protégés ? Après la pauvreté est un cercle vicieux.. et dès que vous avez des revenus vous êtes à nouveau racketable ?

      Ça sert à ça de bien gagner sa vie : ne pas trop s’inquiéter quand une tuile vous tombe sur la gueule ?... Et pourtant comment être entreprenant, prendre des risques, lorsqu’on vous terrorise avec le bâton ?


  • #1841445

    Ou comment acheter des oeuvres d’art bonmarché ! Un directeur d’une collectivité territoriales départementales achète une oeuvre d’art à un artiste pour cette collectivité sans en discuter le prix évidemment puisque c’est nous qui payons. Le lendemain il repasse voir le même artiste, il montre du doigt une belle oeuvre d’art cette fois et dit cela fera 50 € . Voilà comment cela se passe dans le marché de l’art et ceci en toute légalite....


  • #1841512

    « Entre l’art objectif et l’art subjectif la différence est en ceci que dans le premier cas l’artiste « crée » réellement – il fait ce qu’il a l’intention de faire, il introduit dans son œuvre les idées et les sentiments qu’il veut. Et l’action de son œuvre sur les gens est tout à fait précise ; ils recevront, chacun d’eux selon son niveau naturellement, les idées et les sentiments mêmes que l’artiste a voulu leur transmettre. Lorsqu’il s’agit d’art objectif, il ne peut rien y avoir d’accidentel, ni dans la création de l’oeuvre même, ni dans les impressions qu’elle donne. Lorsqu’il s’agit d’art subjectif, tout est accidentel. L’artiste, je l’ai dit, ne crée pas ; chez lui « ça se crée tout seul ». Ce qui signifie qu’un tel artiste est au pouvoir d’idées, de pensées et d’humeurs que lui-même ne comprend pas et sur lesquelles il n’a pas le moindre contrôle. Elles le gouvernent, et elles s’expriment d’elles-mêmes sous une forme ou sous une autre. Et, lorsqu’elles ont pris accidentellement telle ou telle forme, cette forme, tout aussi accidentellement, produit telle ou telle action sur le spectateur selon ses humeurs, ses goûts, ses habitudes, et la nature de l’hypnose sous laquelle il vit. Il n’y a ici rien d’invariable, rien de précis. Dans l’art objectif, au contraire, il n’y a rien d’imprécis.

    - L’art ne risque-t-il pas de disparaître en se précisant ainsi ? Demanda l’un d’entre nous. Et n’y a-t-il pas justement une certaine imprécision, un je ne sais quoi, qui distingue l’art de – disons – la science ? Que cette imprécision disparaisse, que l’artiste lui-même cesse d’ignorer ce qu’il veut obtenir, qu’il sache à l’avance l’impression que son œuvre produira sur le public, alors ce sera un « livre »... Ce ne sera plus de l’art.

    - Je ne sais pas ce dont vous parlez, dit G. Nous avons des mesures différentes : j’apprécie l’art à sa conscience – vous l’appréciez d’autant plus qu’il est inconscient. Nous ne pouvons pas nous comprendre. Une œuvre d’art objectif doit être un « livre », comme vous dites ; la seule différence est que l’artiste ne transmet pas ses idées directement à travers des mots, des signes ou des hiéroglyphes, mais à travers certains sentiments qu’il éveille consciemment et d’une façon méthodique, sachant ce qu’il fait et pourquoi il le fait. [...]

    Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu (1949).


  • #1841580

    Le sujet est complexe, étant donné la variété des disciplines. Mais je crois qu’il faut généralement un max de contacts, un max de bol, beaucoup d’argent pour le matériel, les représentations, la nourriture et les factures du quotidien. Ce qui fait le tri rapidement. Je n’ai pas parlé du talent, hein..
    Ma compagne était commerçante et a stoppé cette activité pour se consacrer totalement à son art et clairement, il faut pouvoir assurer financièrement à côté le temps d’une production artistique conséquente pour démarcher des galeries et/ou se présenter à des foires d’art (payantes) en France et à l’étranger, sans parler du coût important du matériel à un certain niveau. J’ai du cesser mon job de salarié pépère pour la même chose en libéral afin de gagner plus et compenser son absence de salaire (elle n’a droit à rien, après 11 ans de RSI).
    Il n’y a plus de règles, plus de différence entre le beau et le laid et il faut avoir dans l’idée de s’attaquer à un marché, où alors s’en foutre et persévérer, avec l’idée que l’art est une forme de « direct connect » comme le disait le leader d’Hexvessel avec la Nature, le Sacré, Ce-Que-Vous-Ressentez. Pas sûr qu’elle percera un jour, mais j’ai confiance en elle et je sens une certaine « résonance » dans ses œuvres (elle dit qu’elle est parfois en lien avec le divin lorsqu’elle peint). Pas évident pour elle de se retrouver dépendante financièrement, et la place de l’artiste est souvent déconsidéré par son entourage (« quand est-ce que vous prenez le train [du travail] ? », disait notre bankster), réduit à l’état de distration peu chronophage alors qu’il s’agit d’un investissement total de son temps (et de son esprit).
    Cela contraste avec un ancien « beau-père » dont je me souviens à présent, issu d’un milieu parisien bourgeois (père académicien) et rattaché au courant « nouveaux-réalistes » qui s’est fait connaître par des bâches militaires fatiguées en tableaux. Il exposait la décennie dernière au Grand Palais, avec des jouets de plage gonflables. Quelqu’un d’intéressant, malicieux qui me disait que depuis l’invention de la photographie, l’art traditionnel était mort, qu’il n’était plus que concept. Mais bon, j’ai toujours trouvé que c’était de la merde, sans âme. Destiné à un public à l’avenant.


  • #1841588

    Être payé pour faire de l’art, c’est faire de la propagande, c’est de la prostitution.

    Dans ce cadre verrouillé, tout l’art consiste à détourner le sujet, le message, à l’insu des commanditaires.

    Dans toute l’Histoire, ceux qui y sont parvenus se comptent sur les doigts d’une main.

    https://upload.wikimedia.org/wikipe...


  • #1841871
    le 17/11/2017 par STEF de MARS
    Comment un artiste peut-il vivre aujourd’hui ?

    Artiste peintre, ça n’a jamais payé.
    C’est pour ça qu’un certain artiste allemand a dû se reconvertir dans la chancellerie.


  • #1841890

    Cette toile de Léonard est une croute magistrale.
    Elle est même floue ! Est-ce la faute à sa récente restauration ?

    PS : pour les peintres, les couleurs en tubes sont devenues intensément chères. C’est rédhibitoire.

    Thémistoclès

     

  • #1842138

    on arrête le bla bla..., une ferme de 50 hectares avec une cinquantaine de bonne vaches produisant du bon lait et de la viande, ajoutez y de la volaille, des lapins et une petite portion du terre réservée au maraîchage , combien coûte cette ferme qui nourri des centaine personnes, on va dire 5 millions d’euros, en étant généreux.
    Un truc, même pas digne d’être accroché dans un corridor en vaut 100 fois plus, à savoir qu’au début il valait quedal, c’st le nom de Vinci qui a fait sa valeur d’aujourd’hui, il est ou le hic ?
    L’art à ce niveau est un placement protégeant les oligarques entre eux, ils misent à coup de millions sur ces tableaux simplement pour ne pas perdre d’argent dans des investissements hasardeux, toujours selon eux. Sans parler de l’héritage assuré pour la suite, les marmots descendants d’oligarques

     

    • #1842300

      Je te rassure, si les fermes n’avaient pas de valeur pour les oligarques, ils n’auraient pas exproprié et amalgamé à gogo jusqu’aujourd’hui... le servage (service/esclavage) s’est délocalisé, modernisé et démocratisé en ville, c’est tout.

      Tout comme notre libre-arbitre détruit par l’école nationale et la propagande (média/internet), preuve que ce qu’on pense compte... encore un peu... en attendant les robots.

      Quant à Da Vinci, sa "valeur" représente la corruption pure, c’est ça le curseur.


    • #1847778

      Un bon point pour vous ! D’ailleurs les ventes d’oeuvre d’art c’est le summum du pantalon à une jambe : faut toujours trouver un Christian à la fin


Commentaires suivants