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Covid, numérique et néolibéralisme : pourquoi les profs vont disparaître

La chose nous est apparue comme dans un rêve, sinon un cauchemar : la grande ingénierie du Covid n’a été, derrière l’écran de fumée de la pandémie, qu’une gigantesque expérimentation par nos ingénieurs sociaux du pouvoir profond néolibéral à la fois médicale, politique et médiatique. Elle a permis aux régimes occidentaux décriés de retrouver un pouvoir largement perdu sur la population, elle a permis au pouvoir médical de retrouver un pouvoir largement perdu sur la population, et elle a permis au pouvoir médiatique de retrouver un pouvoir largement perdu sur la population.

 

Heureusement, ces trois résurgences du passé ne dureront pas. Il est un pouvoir, cependant, qui semble avoir été durement touché, mais qui ne l’est pas : le pouvoir financier derrière le pouvoir économique. Celui-là s’est servi de toute l’opération de neutralisation des défenses de la population pour expérimenter le télétravail, qui n’a rien de dangereux en soi. Mais c’est ce qu’il annonce qui est dangereux : la numérisation maximale du travail, et ses conséquences dans des domaines que l’on n’imaginait pas, ou que l’on croyait protégés, sanctuarisés.

Et ce domaine, c’est l’éducation.

L’expérience pendant trois mois du télétravail pour les 12 millions d’élèves et étudiants a été le grand brouillon de ce qui se profile, à savoir le nettoyage par le vide de la profession de prof. Les 1 022 849 employés de l’éducation nationale n’ont qu’à bien se tenir : le test Covid dans l’Éducation nationale n’a pas été fait au hasard, il a pour objectif de généraliser – en douceur, comme pour toute opération brutale ou de destruction – la virtualisation du rapport prof/élève.

 

 

Dans le domaine administratif, on appelle ça la dématérialisation, ou la démat. C’est un des grands projets de la team Macron et ce n’est pas qu’un projet puisque dans le bâtiment, la construction, la démat est une réalité depuis 2018. Théoriquement, tout est fait pour simplifier la paperasse et les rapports entre les acteurs du marché, mais en réalité il s’agit d’une procédure néolibérale pour construire plus vite, moins cher... et forcément moins beau et moins durable. Le néolibéralisme, en la matière, se fiche de l’esthétique, du rapport à la ville, du vivre-ensemble bref, de la viabilité d’une construction. Il faut qu’il y ait le moins possible de règles et de lois, tant pis si les constructions en souffrent, notamment pour ce qui concerne les qualités technique, acoustique et/ou thermique.

Aujourd’hui, avec le recul que nous offre la fin de cette période étrange (de la mi-mars à la mi-juin 2020), il semble de plus en plus évident que tout n’a été qu’un test général, un brouillon national qui a évalué pour un futur proche toutes les possibilités de dématérialiser les rapports sociaux, qu’ils soient ceux de l’entreprise ou de l’École.

Les néolibéraux qui détruisent actuellement ce qu’ils considèrent comme la France d’hier pour construire la prétendue France de demain ont un objectif en vue : réduire drastiquement le nombre d’agents de l’Éducation, car le mammouth est d’abord le premier budget de la Nation, avec ses 52 milliards par an, et le premier employeur avec un million d’emplois « équivalent temps plein » (ETP). Le site gouvernemental nous apprend que la dépense moyenne par élève ou étudiant tourne autour de 8700 euros par an (6800 en pré-élémentaire et 15 000 pour un étudiant en prépa aux grandes écoles).

Ce méga poste en termes de budget et d’effectifs est selon nous la prochaine cible de l’oiseau de proie néolibéral. Les tests ont été globalement concluants, même si 5 % des élèves selon la presse ont disparu des radars pendant ces trois mois étranges : tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ordinateur connecté à la maison et des parents compréhensifs. Beaucoup de mômes pauvres qui étaient déjà en retard scolaire ont lâché.

Et de la même façon que le Covid (ou son ingénierie) a permis de faire basculer un maximum de travailleurs (surtout les cadres) dans le monde du télétravail, c’est-à-dire celui de l’entreprise sans entreprise (ni murs ni collectif), ceci afin de réduire les coûts fixes (immobilisations) et une éventuelle résistance horizontale (syndicat, grève, fronde), nous sommes entrés ni vu ni connu dans une ère que Macron appelle « la France d’après », mais qui n’est que le néolibéralisme d’après.

 

Curieusement, il y a deux ans, Airbus voulait déjà
détruire 3000 emplois malgré des profits record...

 

Déjà, des grandes entreprises, pourtant aidées, ont profité du Covid pour dégraisser à mort, et ce n’est que le début. Airbus détruit 5000 emplois en France, EDF annonce un plan d’économies de 2 à 3 milliards, et on a bien compris ce qu’il fallait comprendre avec ce management à l’américaine : on diminue la charge sociale des salaires, et on augmente les dividendes des actionnaires. L’État français possède 83 % du capital d’EDF et 11 % de celui d’Airbus.

On passe d’une économie de l’emploi et de la production à une économie financière qui se fout des conséquences sociales du chômage de masse et qui gagne encore plus d’argent. Au politique de gérer le merdier avec les aides sociales, les discours lénifiants, le revenu universel (qui arrange évidemment les dégraisseurs) et la répression policière (voir le tabassage des Gilets jaunes).

 

 

C’est simple, mais efficace. Le basculement du capitalisme productif vers un capitalisme financier s’opère sous nos yeux. Dans quelques années tout au plus, nous en sommes certains, avec l’introduction du numérique ou des tablettes dans les classes, de plus en plus de classes physiques vont disparaître à l’image des bureaux d’entreprises, surtout celles qui travaillent dans le secteur des services (le tertiaire concentre désormais 75 % des emplois), qui sont propices à la dématérialisation des rapports. Et ne parlons pas des entreprises internet, qui sont déjà par définition 100 % dans le virtuel, voilà pourquoi Macron les cajole, et Xavier Niel avec.

 

 

L’éducation est un secteur d’activité virtualisable, qui passe par la parole, l’écrit, l’image ou le son : elle n’a donc pas besoin de supports physiques (un bureau, une chaise, un tableau) ou d’une proximité physique entre les apprenants et les sachants. Cela permettra, une fois les plateformes mises en place, à l’image des plateformes numériques de l’uberisation, de donner un cours à 500 ou 1000 élèves en même temps avec des protocoles bien rodés, avec tout de même quelques profs qui surveillent les retours, les questions, les problèmes.

Il y aura distanciation sociale totale sans l’aide d’un virus, ou alors avec un virus annuellement reconduit (Covid-20, Covid-21, Covid-n+1), et un bénéfice pour le secteur privé de réparation de l’enseignement, comme aujourd’hui des centaines de milliers de parents qui se tournent, paniqués par le niveau scolaire dans le public, vers les officines privées pour sauver le niveau de leurs enfants.

 

 

L’école est comme l’hôpital : si on la laisse crever, c’est pour la remplacer par quelque chose de plus rentable, de moins fricovore. Si dans le New York des années 70 les autorités ont laissé pourrir des quartiers entiers, c’était pour offrir aux agents immobiliers la chance de reprendre des pans entiers de la ville pour une bouchée de pain, les reconstruire et les revendre x fois plus chers.

Regardez Paris aujourd’hui, comme le disait Soral en 2006, c’est du pain béni pour les spéculateurs immobiliers. Et qui est le vrai maître de la Ville Lumière ? Certainement pas l’écran de fumée Anne Hidalgo, mais plutôt Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité. Du gros argent, quoi. Au fait, les travaux du parvis de Notre-Dame brûlée vive, ça en est où ?

L’enseignement va se dématérialiser, les effectifs de l’EN vont fondre, des dizaines de milliers de profs vont disparaître. Ils sont 870 000 aujourd’hui qui coûtent 50 milliards au pays. On vous laisse imaginer la salivation des rapaces néolibéraux autour de ce butin gigantesque : ici dégraissages massifs de viande humaine, là explosion de profits et dividendes à prévoir.

La grande escroquerie néolibérale, sur E&R :

 



Article ancien.
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67 Commentaires

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  • 91,5 % de "lauréats" au Bac cette année, record absolu, Jospin et son objectif des 80% complètement ringardisé . Moins on bosse, plus on réussit ! C’est magique ! Et c’est en partie "grâce" au Covid et au télé enseignement . Les familles françaises vont approuver des deux mains, et ça fera de méga économies : 20% des dépenses de l’Etat .Et puis on se passera de ces feignasses de profs et de leurs 4 mois de vacances aux frais de la princesse ! A quand les collèges et lycées reconvertis en "centres d’hébergements pour migrants " ?

     

    • Bon, j’interviens déjà pour l’excellence du pseudo, mais aussi globalement, pour l’analyse tristement parfaite. Dans d’autres pays ça cartonne sec en matière d’éducation d’élite.


    • non, en centres de "coaching" pour cadres sup du secteur privé, pour leur apprendre à bavasser, ou pour démarcheurs commerciaux, pour leur apprendre à bien embobiner manipuler et tromper les gens, avec la privatisation tous azimuts, il vont avoir des marchés de services publics gratuits transformés en marchés payant à vendre pour des "groupes" d’investissement privé !


    • Justement, n’y a-t-il pas une grosse contradiction entre ceux qui pensent que la France est un pays turbo-méga-libéral et en même temps soulignent l’absurdité des plans quinquénaux "Le Bac pour tous, la fac pour tous" ?
      La France est pays très semblable à ce qu’était l’Union Soviétique, avec une nomenclatura de parvenus et de fonctionnaires qui décident de tout sur des coups de tête. En pensant que l’argent du contribuable et infini et servira à éponger leurs conneries.

      Dans un pays normal (pas en France donc), les directeurs d’établissements décident des profs qu’ils veulent recruter et les profs ne sont pas jugés par des inspecteurs corrompus qui n’ont pas enseigné depuis 30 ans. Dans un pays soviétique - la France donc - le système de concours de professeurs est national pour forcer les professeurs à aller enseigner dans les territoires tenus par les communistes avec leurs magouilles électorales classiques, qu’ils ont transformés en territoires africains pour s’assurer des réélections à l’infini. Dans un système soviétique - la France quoi - les professeurs ne peuvent pas changer de lycée : le système de mutation aux points est tout à fait obscur et il est très courant qu’un ami d’un élu gagne subitement 1000 points lui permettant d’aller à Versailles. Pour info, enseigner 3 ans dans le 93 vous rapporte 50 points.

      La France n’est pas un pays ultra-libéral, ni un pays libéral ni même un pays avec la moindre once de libertés civiques élementaires mais bel et bien une dictature communiste.



    • La France n’est pas un pays ultra-libéral, ni un pays libéral ni même un pays avec la moindre once de libertés civiques élementaires mais bel et bien une dictature communiste.




      tu as loupé un épisode, celui du communisme politique (ou ses versions occidentales, fabianisme ou keynesianisme) qui est l’ultime phase du capitalisme, quand l’ultralibéralisme n’a plus que la dictature pour se maintenir à flot, c’est l’état qui devient l’instrument de domination ultime.
      le communisme politique est un capitalisme d’état, il n’empêche aucunement les vrais puissants de magouiller pour leur seul profit. on reste dans l’économisme et le matérialisme pur jus du libéralisme. D’ailleurs ce sont les anciens apparatchicks soviétiques qui sont devenus les nouveaux oligarques russes lors du retour à la démocratie. Par contre le fait qu’ils soient pratiquement tous juifs n’est qu’un pur hasard (hé hé hé)


  • Le numérique permet à celui qui l’utilise de prendre le contrôle intégral de la connaissance et le l’appréhension du monde qui nous entoure en superposant une matrice artificielle devant la réalité (voir Matrix).

    Cela rejoint la réflexion d’Adrien Sajoux : la marchandisation de nouveaux territoires pseudos culturels infinis grâce aux mondes virtuels qui ressemblent de plus en plus à la réalité (mais c’est pour mieux te tromper mon enfant).

    Le but est de faire basculer toute l’humanité dans cette virtualité infernale contrôlée par l’oligarchie (paradis artificiels, etc.). Le Diable va nous tenter à l’extrême pour faire en sorte que nous prenions refuge dans son univers alternatif numérique afin de fuir une réalité de plus en plus insoutenable (violence sociale et dissonance cognitive extrême), et cela a même déjà commencé - addiction à Netflix, jeux vidéos, Réalité Virtuelle (VR), et maintenant l’éducation numérique... La technologie et l’imaginaire au service de l’endoctrinement.Oui c’est bien le plan !

     

    • Je vous conseille le film Her sorti en 2013. Même l’amour sera virtuel ! Pour l’éducation Bill Gates veut se débarrasser de l’école et Microsoft à passer un contrat avec l EN. Même chose pour le sport de plus en plus de compétition e-sport ... Le monde à venir est effrayant.


  • #2499414
    le 08/07/2020 par totalitarisme marchand on s’en carre
    Covid, numérique et néolibéralisme : pourquoi les profs vont disparaître

    Qu’est-ce que tu veux incuber ? Ils nous emmerdent avec leurs incubations, on n’est pas des kabbalistes, c’est quoi cette religion du cube, c’est la Tour de Babel leur truc, un empilement de cubes (comme le montrent ces containers aménagés qui leur servent de bureau) !

    La plupart de ces start-ups seront mortes-nées car les services proposés n’auront aucune utilité, mais c’est pas grave, le but c’est de capitaliser sur la nouveauté !

    C’est la mondialisation heureuse, faut créer, être innovant, quelle excitation ! pendant que les vrais innovateurs n’ont aucun soutien parce qu’ils n’ont pas créé de cube et ne font pas partie de la bande cool des high-tech âge 25 ans maximum - après fini les aides !

    Et que va-t-il falloir impérativement pour relier tous ces millions cubes : une super connexion, la 5G ! Des têtes de cons formatées, au carré ! Et qui s’empilent comme à Tetris - mais quand une ligne est faite, attention ça dégage !

    Seul l’algorithme de l’économie virtuelle (donc foireuse) permet cet hybris : à la fin les petites briques, elles se ramassent, car on ne construit rien sur du sable !


  • Encore un article d’ER qui traite d’un sujet qui se pressentait dans l’esprit de beaucoup de monde.
    Avec internet, il est clair que de nombreuses économies peuvent être faites par l’état dans différents secteurs dont l’enseignement, l’énergie, et l’entretien des transports en commun, mais aussi par les familles à travers le gain de temps et d’argent en travaillant à la maison par le télé-travail en particulier pour les banlieusards ou parisiens passant parfois deux heures dans les transports matin et soir (voitures ou transports en commun).
    A notre époque de technologies modernes facilitant l’agriculture, l’industrie, le transport, l’administratif, et les tâches ménagères (four, lave-linge, lave-vaisselle, etc), ce qui est vraiment étonnant (et probablement subtilement divin puisque synonyme d’une forme d’Eden), c’est qu’en plus avec l’approche cupide du néolibéralisme, cela forme une société plus modeste (financièrement par le possible revenu universel et collectivement) mais pouvant dégager beaucoup plus de temps libre pour s’occuper de ses proches, participer à des associations humanitaires permettant de voir du monde sans concurrence à part dans le bien, étudier personnellement via internet (dont culture générale), faire du sport, profiter de divers loisirs, et pratiquer la religion en commun dans les lieux de culte, puis la discuter et la transmettre.
    En effet associé à du localisme au niveau des besoins en eau, énergie, viande, oeufs, lait, et fruits et légumes dans une retour vers les villages, et à la transparence économique et donc pure de la blockchain sans usure, ça s’oriente vers l’Eden terrestre complété, surtout si des conclusions morales concernant l’irréprochable création divine existaient et se répandaient pour réjouir et ennoblir le cœur de tous.
    Et si un jour les peuples ne parviennent plus à manger car le système deviendrait trop cupide ou les populations trop impies, une révolution pour réveiller tout le monde spirituellement apparaîtrait et finirait par garder le meilleur de l’ancien monde tout en terminant de l’améliorer.


  • Le hasard m’amène aujourd’hui à travailler au sein d’un département d’une université canadienne, département central pour la transition vers l’enseignement à distance forcé d’aujourd’hui. Il est déjà triste de voir à quel point tout le personnel de l’université semble se tourner vers la seconde vague et le besoin donc de poursuivre l’enseignement à distance.

    Mais à part cela, je ne peux m’empêcher de penser qu’avec l’immense travail qui est fourni aujourd’hui pour tout mettre en ligne, la plupart des chargés de cours ou des enseignants ne seront plus nécessaires : tout au plus un étudiant en doctorat sera chargé de corriger les travaux, un autre d’animer le forum, etc. Quand tout sera en ligne, qui enseignera ? Des enseignants ou juste la plateforme en ligne ?


  • Retour à la terre et autonomie, voilà ce que je préconise. Le peuple, paysan à 90%, vivait avant l’éducation nationale et même très bien. Et puis travailler la terre, rien de mieux que pour vous reconnecter à la réalité.

    Français, vos campagnes magnifiques vous attendent, fuyez la ville qui est devenue un piège (cf. confinement).

     

    • Pfff toujours la même homélie des citadins fonctionnaires. 85% des français vivent en ville, en "campagne" il n’y a rien. C’est un endroit pour mourir. C’est possible de vivre à la campagne en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Suisse, voire même au Royaume-Uni, ils ne sont pas gouvernés par des abrutis de fonctionnaires qui décident de tout centraliser autour d’une même ville, d’augmenter le nombre de fonctionnaires et d’impôts tout en supprimant les services publics alloués aux campagnards. Mais en France c’est impossible, il n’y a rien.
      Pas d’internet, pas d’élec et de gaz, pas d’hôpital ou de pharmacie, pas de jeunes, pas de meufs... Rien. C’est normal : le fonctionnaire français a en horreur la liberté, l’idée que des français puissent vivre en communauté loin de lui et ses idées soviétiques lui est insupportable, donc il fait tout son possible pour rendre la vie en campagne invivable. Et il a réussit.


  • lorsque j’ai donné mon avis il y’a quelques semaines, à mon prof de mari, au sujet des cours donnés durant le confinenement et la future disparition de sa profession au profit de boites privées, celui ci m’a regardée, poli, et m’a lancé : "Les syndicats ne laisseront pas faire"... je n’ai même pas pu lui répondre tellement j’étais anéantie.

     

  • Un avantage : La programmation mentale de la jeunesse sera « automatique », « numérique » etc. Fini les « humains » (ouais) gauchos pour euthanasier les cerveaux des gosses. Franchement, que ce soient des machines qui remplacent ces connards, y’a un côté « absence de responsabilité humaine ». Pourquoi un humain pour dire la même chose qu’un robot ? (Surtout pour dire des conneries). Moi j’attends de voir sur un stand la « robote » à figure humaine qui répond aux questions du public. Juré : Je lui demande « Toi, personnellement, est-ce que tu as un doute sur l’existence des chambres à gaz » ? Bon, j’aurais les rieurs de mon côté, c’est le principal...


  • Il y a quelques années, j’imaginais le prof surveillé dans sa classe par des caméras.
    La réalité est finalement pire : les enseignants sont surveillés dorénavant à domicile, tous leurs contenus sont accessibles, à l’administration comme aux parents, plus aucune liberté n’est autorisée, tout ce qu’ils disent peut être enregistré.
    Dans certains pays, l’enseignement à distance est étendu à une année scolaire complète (continent américain par exemple).
    Je suppose que certains profs seront tentés de démissionner. Mais l’esclavage est très au point, il n’est pas aisé de secouer le joug.

     

    • Excellent commentaire, très vrai et bien senti. Il y a encore de la liberté pédagogique dans les salles de classe et chacun fait sa sauce en dehors des inspections où il faut être dans le moule (ou alors on est un peu suicidaire). Le seul problème c’est quand un connard de parent d’élève gauchiste (genre FCPE) vient se plaindre des dérives politiquement incorrectes d’un prof. Les gauchistes ne sont pas forcément où on croit et il y en a en fait assez peu chez les profs qui sont plutôt souvent assez réacs, contrairement à ce qu’on pense.


    • Les profs "un peu réacs" ? Le dernier prof que j’ai rencontré, c’est une prof d’histoire, mariée, deux enfants, à un prof de fac. Elle allait partir, en vacances, comme tout les ans, avec la prof de sport.
      La prof d’histoire, qui s’est payé une ablation des seins pour être plus plate, a offert au fils de mon voisin qui a douze ans et qui est son filleul la BD "Le Chevalier D’Eon" (Glénat).
      Mon voisin a demandé gentiment à sa soeur (la plate) si elle n’avait pas une biographie de Guynemer à la place de cette histoire de pédale qui n’est pas du tout du goût de tout le monde. Elle se renfrogne, et comme elle couche également avec la libraire (moyenne ville de Province, disons Strasbourg, mais CE N EST PAS STRASBOURG°) elle ira l’échanger. Le pire, c’est le gamin, frustré de son cadeau et complètement conditionné qui demande "Pourquoi ; et alors ???" alors qu’il sait que la BD est LGBT (LGBD, le mal est insidieux).
      Le jus dans lequel je macère me fait hoqueter de rire et de désespoir, c’est synthèse à tous les étages.
      Inutile de préciser que tous ces profs sont (au choix) alcoolos, accros au tabac, aux joints, aux médocs, obèses et regardent la télé 30 à 40 heures pas semaine. Ils approchent de la retraite, comme moi, et quand on les regarde, ils sont tellement moches et ridés qu’on leur prête la tête de quelqu’un qui a deux cents ans.
      Ils seront bientôt remplacés. Grand-remplacés.


  • #2499527

    On a de la marge avant que ce projet soit efficient, mais ça ne veut pas dire qu’il faut laisser faire et attendre.
    Construire d’autres projets est largement possible, sans attendre que leur projet soit bien ficelé.
    Pour s’émanciper, les réseaux internet décentralisés doivent se construire et se peupler, car il ne faut pas qu’ils maîtrisent le contenu de l’enseignement et contrôlent l’accès aux informations.

     

  • T’as le choix. Tu mets ton enfant à l’école et tu le pique aux vaccins en payant les pharma ou tu garde ton enfant et tu donnes au numérique et aux uber prof. Soit destruction physique soit destruction mentale, l’un menant à l’autre de toute façon. De notre côté on va essayer à la maison et avec ER et kontre kulture pour l’instant.


  • Pour l’enseignement de l’Histoire par internet, avec une seule version pour tout le territoire, je suggère que soient nommés inspecteurs généraux Zemmour, Finkelkraut, Goldnadel , sous la houlette de l’indispensable Bernard Henri Lévy, épaulé d’Einthoven le jeune . " Au moins ils ne feront pas d’ "histoires", de révisionnisme ou de négationnisme à la con, ça perturbe la digestion du public " .


  • ca peut etre pas si mal que ca. PArce que beaucoup de profs etaient des valets de la mondialisation financiere,de l’europe et de la "tolerance". Votre gosse torche son programme devant l’ordi vite fait et il lui reste du temps pour lire autre chose,loin de la camera de l’ordi.Et puis vous pourrez peut etre acheter des unites de valeurs de droit a damien viguier,des cours d’histoire a AS.
    Evidemment faudra se battre pour s’approprier l’outil et defendre ses libertes...


  • Ils vont subir le sort que l’Empire réserve à tous ses idiots-utiles lorsque
    - l’Empire n’a plus besoin d’eux ;
    - ces derniers empêchent l’Empire de passer à l’étape suivante de son projet.

    Ils vont être décapités, abstraitement s’ils se tiennent tranquille, physiquement s’ils deviennent violents.

    Ensuite, ils comprendront que les Truthers sur lesquels ils ont craché étaient des personnes intelligentes, instruites, intègres, solidaires et courageuses.

     

  • Pourquoi la virtualisation serait forcement négative ?
    Aujourd’hui déjà l’école joue un rôle qui n’a plus grand chose à voir avec l’éducation ou la construction des êtres sociaux.
    Ne parlons même pas de l’accès à l’emploi.

    Si au final on "éduque" uniquement les gens qui en ont les capacités (auto-discipline, environnement favorable,etc) , ce serait juste crever l’abcès, arrêter avec les non-dits !
    90% de réussite au bac.. comment une telle hypocrisie peut perdurer ?

    Si les gens décrochent plus tôt, ils auront au moins la chance de pouvoir se former aux quelques métiers pratiques restants sans avoir à attendre leur 17e ou 18e anniversaire pour se rendre compte que la garderie ne leur a rien appris d’utile.

    Et si nous allons vers un modèle de revenu universel, ou de société de loisir, on peut se questionner sur le rôle et la place de l’éducation.
    Est-ce que 12 ans (minimum) de formation sont nécessaires ?

    Et même si c’est nécessaire, quand on voit les résultats actuels... l’éducation ne pèse pas lourd face à la culture, la publicité, et au marché dans la construction des esprits.
    L’école faillit à toutes ses missions, et vous voudriez la sauver ?


  • L’enseignement par Internet présentera un grand avantage pour les sionistes, surtout pour l’Histoire : il y aura une seule version du programme pour tout le pays, et les profs ne seront plus là pour mettre leur grain de sel jusqu’à contester la version "officielle", c’est à dire sioniste, des évènements . Il n’y aura plus de failles dans la propagande .

     

  • Il est peu probable que l’ensemble des générations qui vivront ces tournants apprécieront la vie qu’on leur impose, tout comme maintenant.


  • La société se fragilise à mesure de son développement, c’est plus ou moins inéluctable.

    Déjà que sans le pétrole ce serai / sera le sang et la mort dans les rues.

    Sans l’internet on fera un retour express vers les châteaux forts...

    On a plutôt intérêt à prévoir des circuits secondaire et tertiaire et différenciés.

    Quelque-chose me dit que c’est beaucoup espérer avec le management actuel...

     

    • On en revient toujours à la technique, et à "l’autonomie de la technique", telle que décrite entre autre par J.Ellul.

      Ellul qui déclare par exemple :

      "La grande tendance de tous ceux qui pensent aux techniques est de distinguer : distinguer entre les divers éléments de la technique,
      dont les uns pourraient être maintenus, les autres écartés ; distinguer entre la technique et l’usage qu’on en fait.
      Ces distinctions sont rigoureusement fausses et prouvent que l’on n’a rien compris au phénomène technique,
      dont toutes les parties sont ontologiquement liées et dont l’usage est inséparable de l’être."

      C’est peut être trop radical comme analyse.
      Mais si le besoin d’une critique de la technique demeure, je ne pense pas qu’on retournerait au moyen age sans internet.
      Un usage raisonné de la technique paraît possible.


    • Mon idée c’est que si il se produit une disparition brutale de ces piliers de la société le choc sera violent.

      Qu’est ce qui est encore en mesure de fonctionner sans l’informatique aujourd’hui ?
      À peu de chose près, rien.


  • Ce ne sera peut-être pas un mal : au moins on en finira avec les profs gauchistes.

     

  • C’est inéluctable.
    Alors agissons pour ce soit dans l’intérêt de Tous.
    Plutôt que de "pleurer" sur l’école d’hier.


  • Et avec tout ça il faut y ajouter l’uniformisation de l’éducation par le privé, sans doute même au niveau mondial dans le cadre du mondialisme, qui serait une éducation de qualité médiocre et surtout qui véhiculerait toute l’idéologie dominante et mondialiste.


  • Ce serait une excellente nouvelle !

    70 milliards € d’économies

    Les profs que j’ai eu pendant ma scolarité étaient majoritairement corrompus et partiaux.
    Certains d’entre recevaient de l’argent des parents d’élèves fortunés pour des cours particuliers donnés à des élèves élèves qu’ils notaient ensuite.


  • Je suis professeur des écoles. Je ne suis pas "gauchiste". J’ai fait classe "virtuelle" avec ma classe de ce2 pendant le confinement. Résultat : les parents obligés de passer beaucoup de temps avec leur enfant pour lui expliquer les leçons, beaucoup d’enfants ont pris énormément de retard. Bref, pour les "primaires", rien ne remplacera un enseignant en présentiel.

     

    • Rien ne remplacera surtout un larbin pour garder votre enfant durant la journée. D’où... effectivement, si ce n’est des profs, il restera toujours des gens pour faire garderie.


    • Il n’est pas question d’être un gauchiste, qualificatif que je ne supporte car issu d’une pauvre pensée binaire, mais lorsqu’on dispose d’un poste à vie, sans avoir à envoyer un CV, ni mettre une cravate pour faire sa pute sur le marché, alors que nous sommes dans un chômage de masse structurel depuis bientôt 40 ans, il y a tout un tas de sujets du quotidien auquel on n’est pas confronté, notamment l’obtention d’un prêt immobilier pour accéder à la propriété. Ainsi ces profs assènent, en répétant les éléments de langage, vus et entendus dans les médias dominants : pro vaccination, pro euthanasie car pro jeunisme, shoahtique, féministe car pro Madonna, pro LGBT, bref pro progressistes qui ont voté Macron. Tout cela s’est vu lors des classes virtuelles, les parents ont vu et entendu cela notamment lorsqu’un prof s’interroge quant au pessimisme ambiant de la jeunesse française, me faisant penser à un certain Jacques Chirac, roi jean-foutre qui se posait la même question en public, devant un parterre de journalistes notamment étrangers atterrés,… oh le malaise ! Qu’est-ce qui attend cette jeunesse qui entre sur le marché du travail dès septembre prochain ? L’antiracisme des Traoré ? La lutte contre l’antisémitisme ? Parcoursup et les listes d’attente ? Un reconfinement puis le vaccin de Bill Gates pour tous au nom de l’Egalité ? Pas même un emploi saisonnier ! Ouais un putain de malaise : tout ça pour ça ?
      Nb : chez moi, en classe virtuelle, mes gamins et enfants jeunes adultes continuent à exploser tous les compteurs, ¾ en études supérieures, dont deux dans les premiers de classe de parcours d’excellence dans le public parce que “beaucoup de travail à la maison”, pas de tv : mais qu’est-ce que vous foutez pendant tout ce temps en classe avec eux ? Je ne me pose plus la question depuis longtemps, j’ai tout vu et entendu, énième confirmation, vous êtes une espèce en voie de disparition, c’est pour cela que le système vous a tant choyé, pour vous endormir, maintenant c’est à votre tour, je vous ai croisé lors de la manifestation pour vos retraites vers place de la raie publique, j’allais à contre sens de votre manif, vous m’avez frayé un passage, plus concerné, chacun sa merde : les suicides professionnels se sont accélérés depuis les années 2000, où étiez-vous ? Vous avez oublié le collectif. Chacun sa merde et je ne m’adresse pas à vous en particulier mais à votre corporation dépolitisée, véritable hors sujet social, 0/20 votre note à l’épreuve.


    • Je suis enseignante en lycée professionnel, et je peux témoigner que nous avons perdu 80% des élèves dès la première semaine. Les quelques collègues qui prétendent avoir « gardé le contact » mentent et se font mousser pour le proviseur. Le bilan de l’expérience covid19 est un désastre épouvantable : des enfants désorientés, le niveau qui s’effondre, des TOC, des dépressions, et la preuve définitive que rien ne remplace une salle de cours physique. Bien sûr -comme ils le veulent depuis longtemps- ils vont essayer de virtualiser. Ça ne marchera pas, ça ne marche déjà pas, ne serait-ce que pour l’aspect « garderie » (qui est réel mais pas TOUT le réel. Ce qui intéresse les ingénieurs sociaux dans la numérisation c’est le contrôle (qui fait quoi qui dit quoi qui est où) et aussi retrouver une certaine efficacité (beaucoup d’élèves suivent des cours par vidéo, et ça marche). En clair ils veulent remplacer le contrôle par la machine éducation nationale par un contrôle mi-numérique, mi-humain.
      Très bon article, vous êtes excellents, mille merci.


    • Alors moi je suis parent d’élève et je peux affirmer en toute certitude que ma fille a progressé pendant les heures où elle était à la maison, sous ma surveillance, beaucoup mieux qu’à l’école.
      Tellement bien, que j’ai le projet de lui faire école à la maison.


    • Tout à fait d’accord.
      comme si les parents AVAIENT LE TEMPS de faire l’école à la maison !! Pour cela faut être riche et en couple ! Et les enfants avec handicap on en fait quoi ????
      c’est un faux débat.


  • Le Télétravail s’impose logiquement, dans toute notre société de service :
    La baisse tendancielle du taux de profit nécessite de nouveaux marchés avec des coûts fixes bas, ainsi le télétravail permettra dans les services ce qu’il a permis dans l’industrie, c’est à dire lexternalisation de la production et sa privatisation.
    Il n’y a plus de grandes industries nationale, il en sera de même pour les services de l’état...
    De plus cette abstraction est conforme à la société du spectacle ou le monde se mue dans une représentation du lui même. La virtualisation des échanges physique est égale à la virtualisation des échanges économiques puisque de nos rapports de productions découlent nos relations sociales.


  • Le nouvel ordre mondial s’est mis en place ni vu ni connu pendant cette exercice de pandémie à la mords-moi-le-noeud. Le projet " Monde d’après " est déjà dans les cartons.

     

  • Y’a du vrai dans cet article même si il faut relativiser.
    Le vrai c’est que si vous lisez Laurent Alexandre « la guerre des intelligences » vous avez exactement ce projet d’uberisation de l’école en ligne de mire (En exemple ci-dessous une vidéo sur son livre)
    https://youtu.be/O2ELtcd2PiA

    apres la réalité c’est qu’en entreprise le télétravail ne va pas s’imposer à 100%. Il y a besoin de présentiel et de nombreuses sociétés envoient maintenant un message fort de retour au burlingue.
    pour les profs, c’est pareil. Le presentiel est et va rester nécessaire, au moins jusqu’au lycée.
    on risque de voir se démocratiser un peu les cours a distance mais pour avoir plusieurs enseignants même de lycée autour de moi, des classes en visio ça ne marche pas.

    A mon sens c’est pour les études supérieures que le potentiel est réel, et les universités sont dans le viseur c’est clair.


  • J’ai survolé les commentaires et j’ai constaté que beaucoup parlent des économies que le pays va faire, cependant, qu’est ce qui fait croire que ces économies n’iront pas dans le gouffre de la dette et donc directement à ceux qui ont fait que le pays a besoin de faire des économies ? Il faut être incroyablement naïf pour croire que c’est par conservatisme national ou dans l’intérêt de la France (termes n’ayant aucun sens pour ceux qui gèrent le pays actuellement).

    Ce n’est pas rentable alors il faut que ça disparaisse point barre, surtout avec les assez récentes réformes des programmes scolaires où il ne s’agit plus que de fabriquer de l’abruti formaté à la chaine. L’école s’est tuée avec la complicité de ceux qui l’assurent et qui en vivent. L’université empruntera le pas car les produits de la première sont les matières premières de la suivante. Ne pourront survivre au cataclysme que les sciences dures et impactant directement "l’économie", mais ce sera très sélectif, encore plus que la distinction public / privé actuelle.


  • Bonjour ,

    Je tenais à préciser que tous les profs ne sont pas des gauchistes bobos déshumanisés, la preuve : ma présence sur ce site. Je suis entrée dans l’enseignement par passion pour ma matière et volonté de transmettre. Surtout pour développer l’esprit critique des nouvelles générations. Autant vous dire que la tâche est rude vu les reformes et autres lubies qui nous sont imposées...Pour faire court, je vais bientôt démissionner car assister à ce délitement est encore plus difficile lorsque vous êtes au premières loges, je peux vous l’assurer. Le conflit de valeurs se fait de plus en plus grand pour moi. Je garderai les bons souvenirs , les lumières qui jaillissaient parfois dans l’échange HUMAIN entre prof et élèves, la curiosité intellectuelle de certaines classes, l’immatériel, l’impalpable, ce que l’on ne verra plus...

     

  • Article très intéressant, mais j’en ferai une conclusion positive. De toute façon l’école fabrique légions d’analphabètes. Comme dit Casasnovas et d’autres on doit se responsabiliser. Nous devons retourner dans les campagnes et abandonner la consommation et éduquer nos enfants différemment. Je dirai plutôt les élever , les amener vers le haut. Gardons la médecine pour nos urgences et apprenons à être en meilleure santé. N’ayons plus besoin de ces technocrates dégénérés. Ce sera un tournant difficile mais on va y arriver. Les musulmans doivent quitter les cités et s’installer dans les campagnes et transformer les églises vides en mosquées pleines, eux ont su garder leur Tradition. J’insiste sur ce point car les musulmans doivent être absolument intégrer à notre vision, ils sont Français qu’on le veuille ou non et ils sont porteurs des valeurs nobles. Que ce discours plaise ou non il se vérifiera un jour ou l’autre.

     

    • @Fred
      J’ai un meilleur projet pour toi que transformer les églises vides en mosquées : convertir les musulmans. Puis remplir de nouveau les églises des campagne, avec eux si tu veux. Tu verras, ça fait plus sens avec l’Histoire de la France et le cœur des hommes.

      Pour en revenir à l’article, bien qu’il y ait du vrai, on est à mon sens très loin de ça. Parmi les facteurs essentiels de l’apprentissage, il y a la médiation à travers un autre humain - si possible charismatique - et la motivation. Mettez un adolescent avec des cours et des vidéos derrière un ordinateur et au bout d’une demi-heure il fera autre chose. Sans parler de la nécessité de garder les enfants dans notre société. Bref, c’est peut-être dans les tuyaux mais c’est pas pour demain.


    • Bellanger
      Les Musulmans croient déjà à Jésus. Il occupe une place honorable dans leur religion.


    • Entièrement d’accord avec vous sur le conseil de retour dans les campagnes. Le désordre s’étend inéluctablement sur le monde et les villes sont les plus touchées, ce sont elles qui sombreront les premières selon toute évidence.

      Ne croyez pas que les Musulmans de France seront aux avant-postes du retour à la campagne. Ils sont souvent très attachés aux quartiers de ville où ils sont majoritaires, aux mosquées situées entre les barres d’immeubles. Et surtout je crois qu’ils ont établi une césure regrettable entre leurs textes sacrés et la compréhension du monde qui les entoure.

      La remise du divin au cœur de nos vies est cependant fondamentale. Deux systèmes de croyance me semblent potentiellement capables de jouer ce rôle dans notre pays : le catholicisme traditionnel, et l’islam. Ils ont de nombreux points communs, mais aussi une divergence essentielle qui est la question de la divinité de Jésus. L’époque n’est plus à l’adhésion à une religion par héritage et sans approfondissement de ses préceptes. Alors oui, je pense qu’il serait important que chacun étudie les deux religions que j’ai citées et se positionne en connaissance de cause.

      Je pense que nous autres Français de souche ancienne aurions une contribution à apporter à la saine compréhension de l’islam, en la liant à la compréhension du monde actuel et en questionnant les interprétations accumulées à des époques où les paradigmes étaient différents. L’islam n’est effectivement pas plus étranger dans notre pays que le christianisme si on revient aux fondamentaux de ses enseignements.


  • Le métier de prof ne disparaitra pas : lisez Une société sans école. Tout y est dit. L’école justifie le système moderne. C’est le fer de lance de l’idéologie pseudo-égalitariste occidentale.
    C’est le budget n°1 de la république depuis longtemps et ça le restera.


  • c’est rigolo, je viens d’arriver aux mêmes constatations en discutant avec mes petits enfants (indiens) : le covid en Inde a permis un boum fabuleux sur l’enseignement online. dans ce pays le couvre feu est ultra strict (masques obligatoires dans le domaine public, droit de sortir juste pour faire des courses d’alimentation (tous les magasins sont fermés sauf la bouffe les pharmacies et les boutiques d’alcool) les gosses sont cloitrés au domicile , impossible de jouer dans la rue sous peine d’amende ; et les cours virtuels sont donnés par internet (PC ou smartphones) depuis deux mois. il faut dire qu’en Asie, les cours online sont en vogue depuis longtemps car la compétition pour les diplomes est féroce et les cours d’accompagnement et de mise à niveau virtuels sont bien moins onéreux qu’un vrai prof. Cà m’a donc mis la puce à l’oreille sur une éventuelle normalisation de l’enseignement virtuel car les profs du public sont très bien payés en Inde (pour des résultats catastrophiques) alors que ceux du privé sont importés de pays pauvres et payés au lance pierre et ce pour des résultats mille fois meilleurs (comme quoi l’éducation c’est avant tout une question de politique d’éducation)


  • un môme bien élevé doit arriver à l’école avec toutes les bases...le reste c’est l’affaire des profs. Si l’arbre a poussé tordu, impossible de le redresser dans une classe normale sans léser ses petits camarades...CQFD


  • Mon Dieu, nous allons passer de la "fabrique du crétin" (mise en place depuis 40 ans grosso modo) à... ca ? Autant retirer nos enfants, et faire la classe nous même. Ou peut-être les écoles hors contrat (je repense à la Fondation pour l’école).

    Nous allons tout droit vers plus d’abrutissement ! Déjà que le niveau est affligeant (tiens je parle comme les vieux) mais là....

     

    • non, au contraire, un enseignement virtuel permet de choisir ses enseignants, il redonne donc une liberté aux parents et surtout il permet de limiter la propagande délirante qui entoure l’école.
      le seul problème est que pour cela il faut impérativement savoir travailler seul (sans coup de pieds au cul) et c’est une question de culture et c’est donc le rôle des parents. et c’est encore plus valable pour l’enseignement universitaire.


  • Analyse interessante comme d’habitude. On comprend mieux pourquoi le pouvoir veulent les faire taire. Car ils nous ouvrent les yeux. Il faut qu’on pense à faire plus de Dons.


  • Félicitations pour vos articles récents qui analysent bien l’étape suivante du Monde à venir ! La destruction de l’humain se fait par étape mais là on n a l impression qu’ils passent la vitesse supérieure : tout doit appartenir au Marché comme l’éducation, l’amour, les enfants (GPA), la médecine et bien d’autres domaines.


  • Ouais, mais en fait les profs servent à quoi ? A appliquer les directives et programmes de l’Eduque à Cons nationale pour fabriquer des illétrés, des ignares et des bons petits robots du système ! A moins à la maison et en télé-éducation, les parents peuvent avoir un oeil sur le bourrage de crâne et la lobotisation de leurs chères petites têtes brunes !


  • Avec les images, les vidéos, on manipule, on formate les esprits, on enseignera le devoir de mémoire, la Shoah et les terribles SS.


  • Et ce domaine, c’est l’éducation.

    de toute façon c’est de la merde, le résultat est là pour le démontrer.


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