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Washington continue ses pressions et provocations contre la Corée du Nord et la Chine

Les États-Unis et le Japon unis pour faire pression sur la Corée du Nord

 

Pyongyang est au cœur des préoccupations de Shinzo Abe et Donald Trump, qui se sont entretenus à ce sujet par téléphone dimanche soir.

[...]

Le président américain et le Premier ministre japonais « ont échangé leurs vues sur la menace grandissante » du régime de Pyongyang et « ont réaffirmé que l’alliance entre les États-Unis et le Japon est prête à réagir à toute menace ou toute action de la Corée du Nord », selon un communiqué de Washington.

Les deux dirigeants ont exprimé « leur unité en ce qui concerne l’accroissement de la pression sur le régime [nord-coréen] afin de modifier le chemin dangereux » qu’il suit actuellement, a aussi indiqué la présidence américaine.

Donald Trump a également évoqué le problème de la Corée du Nord au cours d’un entretien téléphonique, également dimanche soir, avec le président chinois Xi Jinping. [...] « Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une péninsule de Corée démilitarisée », précise le communiqué américain.

Le compte rendu de la Maison Blanche [...] ne mentionne pas l’affaire du navire militaire américain qui est passé délibérément dimanche à proximité d’une île contrôlée par Pékin en mer de Chine méridionale, une initiative qui a suscité une vive protestation de la Chine.

Lire l’intégralité de l’article sur lesechos.fr

 


 

La Chine dénonce une « sérieuse provocation » maritime américaine

 

Un navire militaire américain s’est approché dimanche d’une île contrôlée par Pékin en mer de Chine méridionale, suscitant une vive réaction de Pékin à quelques heures d’une conversation téléphonique prévue entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping.

Après cette démonstration maritime américaine, le ministère chinois des Affaires étrangères a dénoncé « une sérieuse provocation politique et militaire ».

Le USS Stethem s’est approché à moins de 12 milles nautiques de l’île Triton dans l’archipel Paracel, contestant de facto la souveraineté chinoise sur ce territoire occupé par Pékin, mais également revendiqué par le Vietnam et Taïwan.

Il s’agissait de la deuxième opération américaine destinée à contester les visées territoriales de la Chine dans cette zone maritime stratégique, depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump.

La première opération avait eu lieu le 25 mai, dans l’archipel Spratley plus au sud.

La Chine a exprimé sa réprobation dans un communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang, qui a dénoncé « une sérieuse provocation politique et militaire ».

« La partie chinoise appelle avec force la partie américaine à cesser immédiatement ce genre d’opérations provocatrices qui violent la souveraineté de la Chine et menacent la sécurité de la Chine », a déclaré le porte-parole, cité par l’agence de presse officielle Xinhua (Chine nouvelle).

La Chine continuera à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté et sa sécurité nationales, a ajouté le porte-parole.

Le geste de Washington, à quelques heures d’une conversation entre les présidents des deux pays, semble confirmer un certain raidissement de ses relations avec Pékin, après les efforts de rapprochement exprimés début avril lors du sommet de Mar-a-Lago en Floride entre MM. Trump et Xi.

L’administration américaine a pris la semaine dernière plusieurs initiatives susceptibles de provoquer la colère de Pékin.

Elle a ainsi donné jeudi son feu vert à la vente de 1,4 milliard de dollars d’armes à Taïwan, que la Chine considère comme une de ses provinces et n’a pas renoncé à reconquérir.

Jeudi également, Washington a annoncé pour la première fois des sanctions contre une banque chinoise, la Bank of Dandong, accusée d’avoir facilité des transactions au profit de compagnies impliquées dans le développement de missiles balistiques nord-coréens.

Le même jour, le département d’État américain a fait part de son inquiétude pour le respect des libertés à Hong Kong, vingt ans après la rétrocession de la ville à la Chine.

Mardi, la diplomatie américaine avait également placé la Chine sur sa liste noire du trafic d’êtres humains, au même rang que la Syrie, la Corée du Nord ou le Venezuela.

 

Frustration sur la Corée du Nord

Autant d’initiatives qui contrastent avec la tonalité de la réunion de Mar-a-Lago, et les signes de bonne volonté réciproques manifestés ensuite, par exemple l’annonce à la mi-mai d’un accord sur l’exportation de boeuf et de gaz américains vers la Chine.

Mais M. Trump a laissé entrevoir récemment sa frustration quant aux efforts de Pékin pour faire pression sur le régime nord-coréen, après avoir salué pendant plusieurs mois la bonne volonté du gouvernement chinois en la matière.

Les efforts chinois « n’ont pas fonctionné », a-t-il déploré dans un tweet il y a deux semaines.

Le régime de Kim Jong-Un a procédé ces derniers mois à plusieurs essais de missiles en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, au grand dam de plusieurs de ses voisins comme le Vietnam ou les Philippines qui ont aussi des revendications territoriales dans cette zone stratégique pour le commerce mondial, et qui recèlerait de grandes réserves de pétrole et de gaz.

Pékin est soupçonné de chercher à établir par la force ses revendications, en construisant des installations militaires dans les iles Paracel et Spratley.

La semaine dernière, le centre d’études américain spécialisé AMTI (Asian Maritime Transparency Initiative) a estimé que trois bases construites par Pékin dans l’archipel Spratley étaient désormais prêtes à recevoir avions de combat et rampe lance-missiles.

Un tel déploiement, conjugué à celui déjà opéré dans les îles Paracel, « permettront aux avions chinois d’opérer dans la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale », a averti le centre d’études.

M. Trump devait s’entretenir avec le président Xi dimanche à 20h45 heure de Washington (00h45 GMT lundi) et avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à 20h00 heure de Washington (00h00 GMT lundi).

(Source)

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