Egalité et Réconciliation
https://egaliteetreconciliation.fr/
Evènements

Laurent Guyénot – De l’hellénisme au christianisme

E&R Rhône-Alpes recevait Laurent Guyénot à Lyon le samedi 28 février 2026 pour une conférence intitulée « De l’hellénisme au christianisme ».

 

La conférence :

 

Les questions du public :

 

« Pourquoi sommes-nous chrétiens ? »

 
Alerter

37 commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Afficher les commentaires précédents
  • #3618505

    Laurent Guyénot est un érudit qui n’a pas son pareil en Occident. Sa notoriété recouvre aussi bien le monde francophone que l’espace anglosaxon. Je suis un lecteur fidèle et critique de ses oeuvres aussi bien que ses articles parus en anglais et en francais. Hélas les lecteurs arabes n’ont pas accès à cette richesse. C’est pourquoi je nourris le projet de le traduire en arabe avec le consentement et l’autorisation de ce génie de la pensée contemporaine.

    Répondre à ce message

  • #3618556
    Le 7 juin à 16:00 par The blue horse

    Les Pères de l’église ont intégré des concepts platoniciens, via le néoplatonisme : unicité de Dieu, logos et distinction entre le corps périssable et âme éternelle. Aussi le cas pour les religions juive et musulmane.

    Répondre à ce message

  • #3618564

    Conférence intéressante, mais j’avoue avoir du mal à voir où veut nous mener ce néo-romanisme qui semble complètement déconnecté de la réalité historique et charnelle de la France. C’est le catholicisme qui a forgé le Royaume de France et rendu possibles les Croisades. De plus, la philosophie helléno-chrétienne n’est pas morte : elle continue d’être transmise et vécue concrètement aujourd’hui au sein des communautés catholiques traditionnelles et vivantes. C’est déjà une réalité bien tangible sur laquelle s’appuyer, plutôt que de bâtir des théories hors-sol.
    On sent parfois chez M. Guyénot un manque de connaissance de la tradition catholique vivante et de sa colonne vertébrale doctrinale. Je l’invite à se rapprocher d’abbés bien structurés intellectuellement et politiquement — comme l’abbé Raffray par exemple — pour le faire bouger sur sa ligne très critique et dogmatique du catholicisme. Il y découvrirait un clergé de combat bien loin de ses caricatures

     

    Répondre à ce message

    • #3618623

      Complètement d’accord. Je ne comprends pas non plus quel est l’objectif de ce rejet du Christianisme.
      Tout dans notre culture (musique, art, architecture) a été largement influencé par le Christianisme.
      Rejeter ou questionner le Christianisme c’est vouloir effacer 2000 ans de notre histoire, notre identité en fait.
      Je comprends d’autant moins que rien n’est proposé comme alternative. Comme si l’objectif était uniquement de démonter le Christianisme.
      L’Eglise ne rejette pas du tout la philosophie grecque. A ma connaissance Platon et Aristote sont enseignés au séminaire, et la somme théologique est dans la continuité de Aristote.
      Le prêtre risque de te conseiller différemment si tu lui cites BHL mais pas si tu lui cites platon.

    • #3618759

      il l’explique lui-même en fin de vidéo
      il se voit comme païen, ou disons héritier de la tradition pré-chrétienne, considérant que c’est la relgion de l’Empire et que nous somme à l’époque des Empire.

    • #3618764

      Parfaitement résumé, merci pour ce complément ! L’image est excellente : citer Platon ou Aristote dans un séminaire, c’est juste revenir aux sources de la théologie catholique. Saint Thomas d’Aquin appelait d’ailleurs Aristote ’Le Philosophe’ tout court dans ses textes.
      Vous pointez exactement le problème de fond de cette conférence : on nous propose une déconstruction purement nihiliste de notre identité chrétienne, sans aucune alternative réelle derrière. Vouloir effacer 2000 ans d’histoire et de culture charnelle française pour un néo-romanisme de salon, c’est une impasse totale. Après, pour être tout à fait juste, on peut comprendre d’où vient la critique de M. Guyénot sur cette idée que le catholicisme se serait toujours ’mal défendu’ face à d’autres logiciels théologiques plus ethnocentrés. Il faut bien avouer que l’Église moderne s’est terriblement féminisée et affadie. Si vous parlez de légitime défense ou d’autodéfense à la majorité des catholiques d’aujourd’hui, ils vous répondent en mode ’Amour, Gloire et Beauté’ ou pacifisme béat, en oubliant la notion de juste combat et en donnant raison aux biais que pointe la conférence.
      Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain : cette dérive moderniste n’est pas le vrai catholicisme historique. Pendant 15 siècles, la Chrétienté traditionnelle a su parfaitement poser son cadre juridique, imposer sa souveraineté et affirmer sa doctrine (notamment via le concept théologique de Verus Israel). Le catholicisme de nos ancêtres, c’est celui des ordres chevaleresques et d’une virilité assumée qui savait défendre sa terre et sa foi. La modernité l’a transformé, et avec la mort de la noblesse d’épée, on a brisé l’équilibre traditionnel. Privés de l’appui et du contrepoids des guerriers, les prêtres ont fini par perdre leur sens des réalités et s’enfermer dans un moralisme hors-sol. À nous de rééquilibrer les choses aujourd’hui en ramenant cette force et cette rigueur dans nos communautés.

    • #3618780

      Je ne comprends pas non plus quel est l’objectif de ce rejet du Christianisme.

      Il y a deux motifs très fréquents : le harcèlement scolaire et la libération sexuelle. Les gens ne veulent pas se repentir d’avoir été les persécuteurs d’un innocent et ils veulent pouvoir niquer à tout ce qui se présente. Ce sont aujourd’hui les deux principaux motifs de rejet du christianisme.

  • #3618612

    Ce qui me laisse perplexe dans les analyses de Laurent Guyénot, c’est qu’elles parlent abondamment du christianisme tout en accordant finalement très peu de place à ce que disent ses textes fondateurs.

    Prenons simplement l’épître aux Galates.

    Si le christianisme était réellement une forme de prolongement ou de conquête culturelle du monde païen par le judaïsme, alors l’attitude de Paul devient incompréhensible.

    Car toute l’épître est construite contre ceux qui veulent imposer aux croyants d’origine païenne les marqueurs identitaires du judaïsme. Paul ne combat pas des Romains hostiles ni des philosophes grecs. Il combat précisément ceux qui veulent réintroduire la circoncision, les observances et les distinctions religieuses comme conditions d’appartenance.

    Il va jusqu’à reprendre Pierre publiquement lorsque celui-ci donne l’impression de séparer Juifs et non-Juifs à la table commune.

    Mieux encore, Paul affirme que « si la justice s’obtient par la Loi, Christ est donc mort en vain » (Galates 2:21). Il déclare également que ceux qui veulent imposer la circoncision annoncent « un autre évangile » (Galates 1:6-9).

    Ce qui est étonnant, c’est que Paul ne présente jamais son message comme une judaïsation des nations, mais au contraire comme l’abolition des barrières qui séparaient Juifs et non-Juifs.

    Plus largement, ce qui frappe dans ce type d’analyse, c’est qu’elle part souvent du christianisme impérial pour remonter ensuite jusqu’à Jésus et aux apôtres. Le chemin inverse me paraît plus prudent : commencer par les textes eux-mêmes.

    Et si l’on objecte que l’histoire du christianisme a effectivement produit bien des dérives, le Christ avait lui-même averti ses disciples par la parabole de la graine de moutarde : une semence minuscule devenue un arbre immense où viennent se loger les oiseaux. Quelques versets auparavant, ces mêmes oiseaux sont explicitement associés à ce qui enlève la Parole semée dans les cœurs (Matthieu 13:4,19).

    Avant de juger la semence à partir de l’arbre devenu gigantesque, peut-être faut-il commencer par examiner la semence elle-même.

    Répondre à ce message

  • #3618739

    Si Adam et Eve sont les parents de l’humanité, car ayant eu des faux jumeau à chaque accouchement pour marier chaque frère à la sœur jumelle de son frère uniquement lors de cette 2e génération, afin que l’humanité soit très dignement grande famille, c’est normal que l’histoire d’Adam en Ève soit dans plusieurs descendances de l’humanité s’étant égarée. Attention il s’agit ici d’une épreuve principale entre Dieu et satan, car ce dernier a défié Dieu qu’il egarerait toute l’humanité, et ça a pour conclusion finale, que ceux qui suivent Dieu et ses prophètes d’aller au paradis et pour ceux qui suivent satan d’aller enfer, ce n’est pas juste une simple avis...

     

    Répondre à ce message

  • #3618821

    Merci Laurent pour vos mises en perspective et votre travail pour faire advenir un monde authentiquement européen.

    Je me permets une observation :
    - le monde grecque se fonde à priori sur la raison, l’intellect, la tête. Le monde des idées.
    - le monde catholique plutôt à priori sur le cœur, la
    compassion, le pardon. Le monde de la sensibilité.

    Evidemment la voie de la sagesse est toujours une vie d’équilibre entre la tête , le cœur et la sexualité…

     

    Répondre à ce message

    • #3618974
      Le 9 juin à 10:39 par Laurent Guyénot

      Pas tout à fait d’accord. Dans le stoïcisme, la valeur de la compassion est atteinte par le haut, par le sentiment cultivé que moi et l’autre sommes cosmiquement liés, que nos âmes n’en font qu’une. La valeur du pardon est atteinte par la compréhension de l’autre, et cela nécessite un exercice rigoureux de la raison : comprendre pourquoi l’autre a agi ainsi à mon égard. Le pardon n’existe pas en dehors de la compréhension. C’est pourquoi la notion chrétienne de pardon est très déficiente. Par ailleurs, le stoïcisme met l’accent sur la justice, qui est un concept objectif. Dieu demande la justice, pas le pardon. Le Chrétien a tendance à penser qu’il peut commettre tous les péchés et sera pardonné s’il se repend sincèrement, ce qui n’est pas difficile à faire, surtout au seuil de la mort. Par ces fausses notions, le christianisme a surtout enseigné aux chrétiens l’hypocrisie.

    • #3619097
      Le 9 juin à 23:15 par inference.deductive

      Je parle en tant que Chrétien : Dieu demande le pardon, car c’est Lui qui rend la justice. Question de hiérarchie.

      Ne pas pardonner c’est à terme, vouloir le mal pour l’autre, c’est immuable. La justice que Dieu attend des hommes est expiatrice, non vengeresse. Celui qui suit le Christ veut le bien pour l’autre, et moins pour la personne dans cette vie, que pour l’âme de cette personne dans l’autre vie, qui sera Lumière et Amour ou ténèbres et haine pour l’éternité.

      Dieu est le seul à comprendre vraiment pourquoi l’autre a agi ainsi et pourquoi j’ai agi ainsi. Celui qui ne pardonne pas n’a pas confiance en la justice de Dieu et du haut de sa raison, il jugera et condamnera suivant la justice du monde et non suivant celle de Dieu. C’est une sorte d’insubordination en somme.

      N’oublions jamais que Son royaume n’est pas de ce monde et qu’ici, c’est le lieu de l’épreuve pour réussir à abattre en nous-même le seul ennemi dont parle Dieu dans toutes les Saintes Ecritures : Le péché, fruit de la séduction et/ou de la subordination au diable, au mal. Dieu interdit et explique le pourquoi de son interdiction, mais n’empêche pas de cueillir le fruit défendu. Des fois, il rappelle à l’ordre c’est vrai.

      Avant le Christ, ses rappels à l’ordre étaient "Justice immanente", expression de la colère de Dieu qui rappelle ses élus pour leur offrir le Ciel et les serviteurs du démon pour les laisser aller à leur demeure de souffrance, le tout dans la même moisson.
      Après le Christ, la vengeance de Dieu est Pardon.
      Quand vient l’heure du jugement, Il a toute légitimité, ayant toujours été parfait, y compris dans sa vie terrestre, pour pouvoir juger l’imperfection. Un homme peut-il en dire autant sans être fou ou hypocrite ?

      Par le Grand Pardon, Jésus Christ, fils de Dieu, a triomphé de tous ses ennemis. Par cet acte mystérieux, Il a offert à l’homme la possibilité de se sauver, le libérant de l’esclavage du péché dans l’Union des volontés. Pardonner pour l’Homme, c’est vaincre le mal avant tout "en lui-même".
      Ce que font ou pensent "les autres" de ce pardon ne doit pas être une barrière pour le chrétien, et cela implique une notion de souffrance, de labeur et de sacrifice, qui n’est plus très en vogue de nos jours et qui rebute la base raison humaine aux premiers abords, jusqu’à ce que les yeux de la raison s’ouvrent à la lumière du Ciel.

      Celui qui ne pardonne pas ne peux Aimer, et celui qui n’Aime pas ne peux accueillir Dieu, qui est Amour, en lui.

    • #3619183

      Je remarque une chose curieuse.

      Lorsqu’il s’agit de comprendre le stoïcisme, nous faisons spontanément l’effort d’entrer dans l’univers mental des stoïciens afin de saisir ce qu’ils entendaient eux-mêmes par justice, compassion ou raison.

      Mais lorsqu’il s’agit du christianisme, nous semblons souvent procéder autrement.

      Nous définissons d’abord nous-mêmes ce que devraient être la justice, le pardon ou la vérité, puis nous reprochons au christianisme de ne pas correspondre à cette définition.

      La question n’est donc peut-être pas encore de savoir si le stoïcisme ou le christianisme ont raison.

      Elle est peut-être de savoir si nous accordons aux auteurs chrétiens la même hospitalité intellectuelle que celle que nous accordons aux stoïciens.

      Avant de conclure que la notion chrétienne du pardon est déficiente, ne faudrait-il pas commencer par demander ce que les évangiles, Paul ou Jean entendent eux-mêmes par pardon ?

      Car le pardon chrétien n’est pas présenté comme une dispense de justice.

      Il repose au contraire sur l’idée que la justice ultime appartient à Dieu et non à l’homme.

      Le chrétien ne pardonne pas parce que le mal serait insignifiant, ni parce qu’il comprend parfaitement celui qui l’a commis. Il pardonne parce qu’il reconnaît qu’il n’est pas juge en dernier ressort.

      Dans le stoïcisme, le pardon découle de la compréhension. Dans le christianisme, il peut la précéder.

      Sur la croix, le Christ ne dit pas : « Père, pardonne-leur, car je comprends leurs motivations », mais : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. »

      Il faut peut-être rappeler ici une évidence que nous perdons facilement de vue.

      Jésus, Paul, Pierre ou Jean ne développent pas une philosophie parmi d’autres. Ils parlent à partir d’une conviction première : Dieu existe, il est vivant, il agit et il jugera.

      C’est à partir de ce présupposé que prennent sens le pardon, la grâce, la justice ou l’amour des ennemis.

      Paul lui-même reconnaît que ce message paraît déraisonnable aux yeux des nations. Un Dieu crucifié, une résurrection des morts, l’amour des ennemis ou le pardon accordé avant même toute compréhension complète ne correspondent pas spontanément aux catégories habituelles de la sagesse humaine.

      On peut naturellement juger cette vision vraie ou fausse.

      Mais avant de la déclarer déficiente, ne faudrait-il pas commencer par l’examiner selon ses propres catégories ?

      Après tout, n’est-ce pas exactement ce que nous faisons lorsqu’il s’agit du stoïcisme ?

  • #3618960

    Avant Guyénot, il y a trois religions, le judaïsme, le christianisme, l’islam. Après l’analyse de Guyénot, il y a deux religions le judaïsme et l’islam.

     

    Répondre à ce message

    • #3619223
      Le 10 juin à 17:49 par Imbrator

      Mais il n’est ni juif ni musulman. Ou ce prophète du stoïcisme nous conduira ?

      L’Islam est la suite de l’arianisme chrétien .. détruire l’Eglise est louable mais détruire totalement le christianisme revient à attaquer l’Islam.

      Un jour il sera bien obligé de clarifier sa position.

  • #3618980

    Il était une fois une place publique où chacun venait avec sa clé de lecture.

    On y parlait beaucoup. On y débattait. On s’y passionnait. Parfois même, on s’y querellait.

    Les uns admiraient les clés anciennes.
    Les autres en forgeaient de nouvelles.
    Certains les polissaient avec soin.
    D’autres s’employaient à démontrer que la leur ouvrait mieux que toutes les autres.

    Alors on comparait les clés.
    On les expliquait.
    On les défendait.
    On les transmettait.

    Puis chacun repartait précieusement avec la sienne.

    Et le plus étrange était peut-être que personne ne semblait se demander à quoi sert une clé.

    Car au bord de la place se trouvait une porte.

    Mais tandis que l’on comparait les clés, nul ne songeait à la franchir.

    À force de parler des clés, tous avaient fini par oublier la porte.

    À force de contempler les clés, plusieurs finirent même par oublier ce qu’elles étaient censées ouvrir.

    Et peu à peu, ils en vinrent à croire que le plus important était de posséder la bonne clé, alors qu’il s’agissait d’entrer.

    La porte, elle, était là depuis le commencement, et jamais elle ne cessait d’appeler.

     

    Répondre à ce message

  • #3619034

    Mr Guyenot m’a un peu perdu quand il a opposé raison et foi et cite les Pères de l’église alors qu’une des maximes principales, voire la première, de Saint Augustin est « comprendre pour croire. Croire pour comprendre. »

    J’ajouterai que la conversion des Dieux paiens, Grecs et Romains en particulier ici, vers Jésus peut aussi s’expliquer par la différence entre les 2.
    Les Dieux n’etaient pas des tendres, n’avaient pas forcément de morale, pouvaient être cruels et j’en passe.
    En face Jésus est quand un Dieu qui vit comme un homme jusqu’au bout son destin malgré toutes les persécutions. On peut comprendre aisément qu’il ait inspiré les gens.

    Répondre à ce message

  • #3619092
    Le 9 juin à 21:25 par ProtégeonslaPalestine

    Que d’ignorance... La finitude de l’esprit n’a d’égale que la certitude du discours.

     

    Répondre à ce message

    • #3619191

      " Que d’ignorance " ,

      Que d’ignorance en effet .
      C’est même effarant et un peu désespérant .
      Merci de le dire ,c’est si important dans
      le contexte actuel de crise mondiale .