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Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

J’ai pu discuter ce week-end avec un copain agriculteur qui a une exploitation dans mon petit coin de Normandie. Nous faisions les comptes. Je voulais savoir où il en était des pénuries dans son secteur agricole. Il avait eu le plus grand mal cet été à se faire livrer sa nouvelle moissonneuse qui était arrivée à moins d’une semaine des premières récoltes et de la moisson tant les retards étaient importants.

 

Il me disait que côté pneus, c’était réglé, il n’y en avait plus et que les pneus d’occasion coûtaient aussi chers désormais que les pneus neufs.

Et puis nous avons évoqué le sujet des engrais.

C’est important les engrais.

Pour deux raisons.

D’abord parce que leur prix peut avoir des conséquences sur le prix de vos aliments lors de la prochaine saison, et ensuite parce que s’il n’y a plus d’engrais, cela aura un impact direct sur la quantité de miam-miam dans votre assiette. Or nous avons un gros problème du côté des engrais.

Le premier est bien un problème de prix puisque globalement les prix ont explosé et que pour vous la faire courte, le surcoût se rapproche dangereusement des 200 euros à l’hectare. En moyenne sur le blé, nous sommes à 1 500 euros l’hectare. Donc 200 euros se surcoût c’est très, très significatif.

Mais là nous ne parlons que de gros sous.

Le problème c’est qu’au moment où vous allez lire ces lignes, seuls 15 % de l’engrais nécessaires à nos agriculteurs ont été livrés.

Pas d’engrais, pas de miam-miam.

« Le prix des engrais azotés flambe. Une tonne de solution azotée (Fop Rouen) cotait 390 €/t au 24 septembre 2021, contre 167 € en début d’année. Une hausse de 133 %, qui continue de se creuser : chaque jour, les prix augmentent sous l’effet de la forte hausse des prix du gaz. Cette hausse concerne toutes les formes d’engrais minéral : solution azotée, urée et ammonitrate ». (Réussir.fr)

« Désormais, il ne s’agit plus d’une question de prix mais de disponibilité », confirme Isaure Perrot. Certains opérateurs ne proposent déjà plus de cotations. « On obtient des volumes au compte-goutte, confirme Clément Le Fournis. Quand on commercialise 300 tonnes de solution azotée sur notre site, ils sont partis en moins de deux heures. Il faut être alerte. »

93 % de notre engrais sont importés !

Et là vous voyez bien évidemment le problème qui arrive.

Mes poules de cristal sont déjà toutes inquiètes et me demandent de faire des réserves de grains pour deux ans, ces gros sacs de 20 kilos de graines mélangées dont elles raffolent en plus de nos restes qu’elles préfèrent à tous les autres grains d’ailleurs.

Nous en apprenons ainsi un peu plus dans action-agricole source ici.

« Tant et si bien que depuis le début de la morte saison, nous ne sommes qu’à 10-15 % de livraisons de solutions azotées quand celles-ci atteignent, normalement à cette date 60-70 %. En termes de disponibilité, il risque d’y avoir des tensions au cours du printemps 2022. À titre d’exemple, le Norvégien Yara, numéro deux mondial de la production d’ammoniac, a décidé de réduire de 40 % sa production. Une solution consisterait à s’approvisionner en Biélorussie, mais par peur des représailles des Américains, aucun importateur européen n’envisage de le faire. »

Et ce n’est pas tout.

L’Union européenne, n’a rien trouvé de mieux que d’imposer des surtaxes sur les engrais qui sont déjà très coûteux, pour les rendre encore plus chers. Quand je vous dis que l’Union européenne est un terrible problème je vous assure qu’à chaque fois que l’on confie une tâche à ces europathes, ils nous transforment tout ce qu’ils touchent en catastrophe. Confiez-leur le désert et en 10 ans vous aurez une pénurie de sable.

Lire l’article entier sur businessbourse.com

Comme prévu, sur E&R :

 






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67 Commentaires

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  • #2827721
    Le 16 octobre à 14:48 par Marcel
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    Pas de panique ! Les écolos nous disent que le purin d’orties sauvera le monde . Et en plus il sent bon !

     

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    • #2828366
      Le 17 octobre à 23:36 par Dequisemoqueton
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Remarque caricaturale !
      Vous préférez le modèle agricole actuel, productiviste et destructeur du vivant ?
      Le bio c’est quand même mieux, non ?
      Evidemment on peut toujours discuter sur la "boboisation" du bio, mais arrêtons de faire du bio d’abord une préoccupation de bobo...
      Et puis, il y a la fausse écologie : capitaliste, progressiste en la marchandise.

       
    • #2828450
      Le 18 octobre à 07:58 par laurent71
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Dequisemoqueton, le Bio n’est qu’une certification obtenue sur procédure.
      La technique agronomique biologique, est aussi pratiquée par des non certifiés.
      Le modèle agricole productiviste et destructeur du vivant, c’est de ta faute, tu n’as qu’à reprendre des terres et montrer à tout le monde comment on vit de sa production en respectant le vivant.
      En passant, les éléments de langage type "destructeur du vivant", sont à éviter dans les campagnes pour ne pas passer au mieux pour un bobo, au pire pour un inverti.

       
    • #2828525
      Le 18 octobre à 10:16 par Dequisemoqueton
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Laurent 71, "bio" ne renvoie pas nécessairement au label dans la bouche des gens. C’est devenu un terme générique pour parler d’une production non conventionnelle, qui se veut plus respectueuse du vivant. Mon voisin particulier a son potager bio par abus de langage. D’ailleurs dans "technique agronomique biologique", il y a aussi bio(logique).
      Les éléments de langage type "destructeur du vivant" sont pourtant exacts. Pourquoi s’empêcherait-on de désigner le réel tel qu’il est ? Je n’ai que faire de "passer pour". C’est quoi cette vision unimodale "gros biceps". Les "campagnes" n’ont pas le monopole de la vie en dehors des villes...d’ailleurs c’est quoi les campagnes ? Vu la variété des modes de vie, on y trouve de tout aujoud’hui. Et puis, si l’on vous épie en tirant le rideau derrière la fenêtre, si l’on en est réduit à vous juger sans mieux vous connaître, nous irons vivre en dehors des villages, là où une sensibilité et un art de vivre mieux peuvent encore s’exprimer...

       
    • #2828639
      Le 18 octobre à 13:14 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @Dequisemoqu....
      renvoie pas nécessairement au label dans la bouche des gens. C’est devenu un terme générique pour parler d’une production non conventionnelle
      Je suis en conversationnel et je traite moins que mes voisins en bio
      Bio c’est juste pour savoir tu vas suivre un cahier des charges et une cotisation différente
      Le conventionel n’a pas l’obligation de traiter et en restant en conversationnel, il paye moins cher
      Je suis trop petit pour prendre un label Bio qui ne me ferait pas gagner plus en prime mais qui me plomberait en cotisation et qui m’obligerait à avoir des règles strictes du au cahier des charges
      Je vous pas l’utilité de payer pour qu’un con me dise que je fais de la qualité, mes clients le savent et me connaissent
      J’ai pas fait beaucoup d’études, j’ai pas fait de grandes formations MSV et Bec Helloin pas les moyens, j’ai préféré mes collègues voisins, j’ai pas lu beaucoup de livres, pour ça y’a Soral et il me les explique mieux que si je les avais lu, à un moment comme dit Laurent, on voit ton travail à ta production et quand t’es entouré d’agriculteurs de père en fils, tu restes humble, ça t’évite bien des humiliation

       
  • #2827761
    Le 16 octobre à 16:10 par SamWang
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    Il y a une réelle difficulté de se procurer de l’engrais conventionnel, pas uniquement un problème de prix élevé, selon ce qui est allégué par Charles Sannat, l’auteur de l’article.

    Par conséquent, il y a un réel risque de pénurie de nourriture à relativement court terme. C’est à l’échelle internationale, avec typiquement des négociations commerciales, voire diplomatiques, des arbitrages entre gouvernements, des pays éventuellement laissés pour compte, des déclenchements éventuels de conflits, que ce soit des guerres civiles ou des conflits militaires).

    Cette difficulté d’approvisionnement due au manque d’offre d’engrais sur le marché pourrait être causée par une spéculation s’accompagnant du retrait — typiquement temporaire — du marché par les acteurs spéculatifs, or Charles Sannat rapporte la suppression de certaines cotations.

    Des cotations sont-elles supprimées parce que des acteurs ont tout raflé, ont stocké (typiquement sans le dire), et se sont retirés du marché ?

    Il se pourrait qu’il y ait une pénurie réelle dans le monde physique, auquel cas les stocks d’engrais ne sont pas à la hauteur des attentes (habituelles) à un instant T. Typiquement, il aura fallu que le flux de production des engrais (volume par unité de temps) ait décru antérieurement de façon significative sur une durée significative (il y a d’autres causes possibles au déficit de stock, par ex. des catastrophes naturelles ou artificielles ayant affecté des dépôts),

    Il y a de multiples causes possible à la décroissance du flux de production : catastrophe naturelle ou artificielle ayant affecté des usines de production, grève des travailleurs, confinement avec interdiction d’aller au travail, pénurie de matière première en amont des usines de production d’engrais...

    Il faut faire la lumière au plus tôt sur ces questions, pour anticiper la suite et suppléer à minima aux déficiences des États et de leurs gouvernements, trop occupés à falsifier les chiffres du COVID et de la pseudo-vaccination, les études bidonnées comme celles de la DRESS et de l’Institut Pasteur, à exercer une pression sur les acteurs sérieux comme le Dr. Louis Fouché (qui vient de sortir un livre), etc.

    A propos de manipulations, j’envisage qu’on ait à faire à un projet oligarchique de famine systémique au moins temporaire — dans le cadre d’un Great Reset — liée à la rupture de certaines chaînes d’approvisionnement, sans attendre l’arrivée d’une « cyber-pandémie » qui tarde à se manifester...

     

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  • #2827815
    Le 16 octobre à 18:14 par agri
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    c’est un trés bon article, trés juste, sauf qu’il n’est déja plus d’actualité, puisqu’on m’a parlé aujourd’hui de la tonne de solution azotée à 600 eu, livrée dans la cuve du paysan .
    Je viens même d’envoyer cet article à mon president départemental de FDSEA ( car je suis adhérent à la FNSEA) et je lui propose une action syndicale contre cette decision européenne de taxer les importations d ’engrais azotés .

    Toutefois, un des meilleurs moyens de mettre fin à l’ agri bashing serait que les rayons des hypermarchés soient vides à l’automne 2022 et que comme pendant les années 1940-1945 , les gens de la ville viennent pleurer auprès des paysans pour avoir un bout de lard ou un morceau de beurre .

    Comme certains l’ont dit, l’après Covid ne ressemblera en rien à l’avant Covid !

     

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  • #2827839
    Le 16 octobre à 19:21 par Marie Claude
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    Les pénuries sont parfaitement bien organisées, hausse de prix des matières premières dont la production est bloquée par les producteurs eux-mêmes plus l’intervention des "géo-ingénieurs" faisant voler les avions déversant des tonnes de nano particules soit disant pour refroidir la Terre, cela a bouleversé le climat et nous avons eu un été pourri et pluvieux, donc peu de récoltes.
    Tout est bien programmé pour créer des rationnements ou pire une famine, nous avons à faire à des criminels, ne l’oublions pas...

     

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    • #2828172
      Le 17 octobre à 15:01 par Harold GOMEZ
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Oui Marie-Claude,
      Remarque on ne peut plus pertinente, comme par hasard l’année de toutes les complications nous avons droit aux pires récoltes ... La théorie de la coïncidence aurait-elle encore frappé ?

      Courage camarades, des temps bien difficiles s’annoncent mais c’est pour mieux apprécier le nouveau monde qui se façonne.

      Harold.

       
  • #2827893
    Le 16 octobre à 21:53 par masque de chair
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    "Une solution consisterait à s’approvisionner en Biélorussie, mais par peur des représailles des Américains, aucun importateur européen n’envisage de le faire."
    Ah, non, pitié, pas de sentiments dans vos explications politiques. Les décisions sont affaire d’intérêts, de manipulation des foules, mais certainement pas affaire de "peur"

     

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  • #2827921
    Le 16 octobre à 23:49 par maraîcher bio
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    En France, on a le spécialiste des lombrics, Marcel Bouché.
    2kg de vers de terre par mètre carré produit 600 UN. En général, dans les sols cultivés, sans restitution de carbone (la ration d’entretien d’un sol est à peu près 20T de paille /ha si on écoute "Vers de terre production"), il y en a à peine 200gr.
    Les fientes de poules sont intéressantes également (elles font caca et pipi par le même trou...)
    . Les azotobacters aussi, il y a juste 78 % de N2 dans l’air...

    @Martin "Vachier", tu ne comprends pas grand chose à l’agriculture et en plus tu es de mauvaise foi avec tes raccourcis foireux. Ton pseudo est si bien trouvé.

     

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    • #2829019
      Le 19 octobre à 03:02 par laurent71
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Des maraîchers bio, j’en vois toujours le même nombre sur les marchés, c’est rarement les mêmes.
      Ceux qui restent, ont arrêté de rêver et produisent.
      Et quand on discute, on a les mêmes soucis, la nature de nos sols, la météo, et comment produire au mieux pour gagner sa vie.
      Les théories sur les vers de terre, c’est bien gentil, mais ça paye pas le crédit et la MSA.
      Après des "maraîchers bio" il y en a de toutes sortes, il yen a même qui donnent des leçons sur internet, qui vendent de la formation(pas des légumes.) et c’est papa maman qui paye le foncier.
      Chez moi la terre est pas cher, parce que c’est du sable granitique, beaucoup de limon quasi pas d’argile(j’en ai 7% dans ma meilleure parcelle.), une terre pauvre, une terre d’élevage.
      Mais le prix attire les candidats, et ils leur faut rarement plus de deux ans pour se rendre compte de leur erreur.
      Je connais Martin et ses productions animales et végétales, tu produis quoi sur quelle surface ?

       
    • #2829978
      Le 20 octobre à 19:05 par maraicher bio
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Je ne vais pas t’apprendre que chaque exploitation est différente selon les objectifs de chacun. Pour ma part, c’est assez simple, je suis agriculteur à titre secondaire, et maraîcher à temps plein dans une association, dans laquelle je produis des légumes pour fournir une épicerie pour les personnes démunies ( grâce aux fonds européens, mais il vaut mieux qu’ils servent à nourrir qu’à détruire il me semble...) ce qui m’assure mes 1200e par mois pour 35h.
      Après mon premier taf, je vais m’occuper de mes 600m² de tunnels double parois, ouvrants et irrigations automatisées ( les légumes aiment bien la régularité des heures d’arrosage mais je t’apprends rien, tu dois déjà le savoir j’imagine...), de mes 5000m² en plein champ et de mes 50 poules pondeuses en agroforesterie
      J’ai mis en place une partie verger (sobkowiak) et petits fruits en auto cueillette. Je fournis une association qui vient en aide aux personnes âgées, mon objectif en tant que double actif est de ne pas dépasser 600e/mois déclaré, le reste en fraîche.
      Je vis sur mon terrain, toutes mes charges passent dans l’entreprise, je produis mon eau chaude, via deux systèmes (serpentin en cuivre autour du conduit du poêle et panneau à eau chaude fait maison..), toilettes sèches, et panneau solaire, ce qui ne suffit pas pour alimenter ma chambre froide, j’ai un abonnement 36KVA (47e/mois + conso...autant dire pas grand chose).
      Je paye quasiment rien en MSA, statut cotisant solidaire (180e/an), et je n’ai pas de crédit sur le dos.
      J’ai investit 30 000e, quasiment toute mes économies pour me lancer, c’est ce qui me permet de me sortir un salaire de 500e par mois plus mes 1200e, donc 1700 par mois.
      Je suis bien conscient que j’ai aussi de la chance, un ami pépiniériste me loue l’ensemble pour 100e par mois.
      L’autre avantage que j’ai, c’est que mon plan de culture est pensé pour me fournir les plants pour mes deux activités, et il est vrai que je profite de mon activité principale pour économiser du temps et de l’argent sur mon activité secondaire. ( semences, plants, amendements...)
      Je ne revendique pas nourrir la France, juste une soixantaine de famille par semaine en cumulant mes deux activités. Je m’en sors plutôt bien, et je fais ce que j’aime, produire des fruits et légumes, sains et nutritifs, de saisons, sur un sol vivant, pleins de vers de terre, grâce à Fortier, Coleman, MSV.
      Ma devise, c’est vivons heureux, vivons caché, autant dire qu’on est absolument pas dans le même état d’esprit.Cdlt

       
    • #2830121
      Le 21 octobre à 02:18 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @maraicher..
      Tu ne nourris pas soixante familles, tu fournis de la nourriture à soixante familles, c’est pas pareil
      Une famille mange bois, cuisine, déjeune, tu fais du lait, non, tu fais du sucre, non, tu fais de l’huile, non, tu fais du beurre, non, tu fais de la farine, non... etc... tu ne nourris pas, tu fournis une partie de la nourriture
      Le pain de ses familles comment est-il fait ?
      Farine
      Donc monoculture
      Le lait ??? , agriculteur spécialisé, avec vache en stabu et traite mécanisée etc... On pourrait débattre pendant des heures
      Tracteur ça marche au GNR, les stabulation elles sont éclairées avec de l’électricité, idem pour la traite, les vaches elles sont traitées véto, contrôle, parasites et tout l’toutim, le blé il est ramassé avec des moissonneuse, semé avec des tracteurs, des semoirs, tu sais combien ça coûte ?
      Crois-tu que les gars prennent le risque, de perdre tout une récolte ?
      Non
      Donc un minimum de traitement
      C’est fini les bœufs et les paysans qui sèment derrière la charrue c’est fini les femmes au pétrin à la main qui chantent en cœur, c’est fini le battage des blé au bâton... On est en 2021, faut du pain pour 66 millions de français
      Tout le monde n’a pas la chance de vivre comme toi y’a des familles qui habitent en ville, il y’a des maçons, des chômeurs, des mécaniciens, des parents isolés...
      Les agriculteurs les nourrisent
      Tu fais de la poésie
      L’agriculteur travaille et pas 35 heures
      Cordialement

       
    • #2830218
      Le 21 octobre à 08:20 par maraîcher bio
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Et le mythe de l’agriculteur français qui nourrit 66 millions de français faut arrêter à un moment. Les productions de céréales française sont vendus au moyen orient principalement, et on nous importe du blé étranger.
      C’est lourd de lire de telles conneries en 2021, surtout venant d’un producteur français, lecteur d’E&R.

       
    • #2830692
      Le 22 octobre à 03:55 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @maraîcher
      Non les agriculteurs ne nourrissent pas les français personne n’achete aux paysans français
      Dans les 110.683. C’est le nombre estimé de marchés alimentaires, en France, il n’y a aucun produit français
      Au marché de Biscarrosse y’a pas de produits de producteurs landais, dans le Cantal aucun producteur de fromages, dans le Charolais pas de vaches, au marché au gras de Samatan y’a pas de producteurs français de canards, aux marchés de Beaune, Santenay, Meursault, Nolay et Chagny il n’y a aucun producteurs français, au marché de l’ail dans le Gers il n’y a pas d’ail français, au célèbre marché couvert de la vieille ville de Colmar, non plus, aucun produits, alsacien, a Anjou la fameuse douceur angevine, il n’y a aucun producteurs d’échalote et aucun français n’en achète, toujours dans l’extrême, zéro nuance
      Les français n’achètent pas et ne consomment que des produits étrangers, les agriculteurs sont tous des pollueurs à la solde de Monsanto, et il n’y a que toi qui sait travailler, nos terres sont pourries, y’a plus un seul vers de terre on les a tous tué, tes sols sont vivants pas les nôtres, le terroir français ne compte qu’un seul bon agriculteur c’est toi, bref....436 000 exploitations agricoles en France sont des escrocs qui produisent tous de la merde sauf monsieur @maraîcher bio
      Ouai si tu ne dis
      Bonne journée à toi alors

       
    • #2830788
      Le 22 octobre à 09:40 par Jade
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Il paraît que le Gers est au top pour le bio

       
    • #2831150
      Le 22 octobre à 19:08 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @Jade
      Le problème Jade c’est que ce que pense les gens c’est issu du narratif que donne Paris et ses médias
      L’église catholique c’est tous des pédophiles, les agriculteurs des pollueurs à la solde de Monsanto, le patriote c’est un zemmouriste, le nationaliste c’est un skin à 2 neurones qui va au stade ivre, le maghrébin c’est forcément un wesh-wesh du 93, le musulman c’est un gars du Bataclan qui roule en camion sur la promenade des anglais à Nice, le militant E&R c’est un neonazi qui voit des reptilien et la terre plate, le gilet jaune un enculé qui casse les vitrines, le Bio c’est magnifique et le conventionel de la merdasse ... C’est eux qui donnent le la, le narratif, c’est eux la vérité vraie
      C’est pas ça la réalité, ça c’est une escroquerie politico médiatique 
      Mais on bouffe tellement ce narratif, qu’il devient de fait une vérité révélée
      Doxa quand tu nous tiens
      Et
      Tout ça c’est des termes et de la communication 
      Un territoire bio engagé c’est 
      Seulement 2 critères :
      Avoir atteint au moins 20% de produits Bio en restauration collective
      et/ou 10% de ses surfaces agricoles certifiées Bio
      Donc c’est pas égal pour tout le monde 
      Tu n’auras pas les mêmes facilités dans le Comminges que dans le Gers et pourtant ça se tient (limitrophes)
      Une communauté de communes, où il n’y a pas d’école, et où il reste 3 agriculteurs, exemple le Comminges ou un bled paumé des Pyrénées, n’auront pas les mêmes possibilités qu’une communauté de communes, où il y a 1 école privé, une école publique, une crèche, un collège privé, un public et un lycée, et des dizaines vingtaine d’agriculteurs, comme par exemple Fleurance dans le Gers ou l’île Jourdain dans le Gers aussi, ils sont pourtant en Midi-Pyrénées et à 1 heure, 1 heure et demi les uns des autres (tu ne ferais pas de différence entre un paysan de Saint Frajou et de L’Isle-Bouzon, pourtant c’est pas la même population
      Un coin de campagne où tu n’as que du céréalier ou un coin de campagne touristique avec du néo rural bourgeois ou du babas cotisant solidaire (je dis ça sans mépris, que les gens fassent e qu’ils veulent chez eux tant qu’ils ne me font pas chier, peuvent même fumer des joints en slip sur leurs parcelles, et avoir des fleurs dans les cheveux , mais qu’ils m’emmerdent pas, si moi je chasse à la hache et au merlin, et que je décide de faire goudronner mes parcelles pour y garer mon tracteur 2000000 chevaux turbo diesel injection 13 soupapes, pneus taille basse, si on se nuit pas)

       
    • #2831284
      Le 23 octobre à 06:40 par Jade
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Merci pour votre réponse, j’ai toujours cru que c’était du, au nombre d’agriculteurs
      Quand j’étais gamine, je passais mes vacances dans une vieille ferme avec des vaches, il n’y avait ni toilette, ni salle de bain, ni chauffage dans les chambres, une bouteille servait de bouillote et c’était des superbes vacances, il y avait toujours du monde à table...
      J’ai pas mal travaillé en agriculture, c’est un pôle que j’ai gardé toute ma vie qui me permettait de recharger mes batteries, j’ai commencé chez des bio, chez un monsieur qui ne voulait pas de femmes dans les champs, faute de main d’œuvres j’ai fait la cueille, conduit le tracteur, tronconne des vieux abricotiers sur escabeau et sorti le bois pour me chauffer, à la fin il voulait que je fasse une formation et me garder mais j’avais d’autres projets. Merci à sa femme
      J’ai travaillé chez des bio qui se sont convertis au tout debut, j’ai compris au fur et à mesure que leur conversion etait friquée, ils mangeaient eux même non bio, par contre leur production était excellente, d’autres faisaient du bio à l’arrache et il y a des bio qui sont sincères...
      J’ai mangé un peu bio, suivant mes moyens tres tôt, j’avais la chance de travailler en bio et de ramener des produits et de vivre dans des coins où des cooperatives bio se sont montées sans intermediaire et de pouvoir acheter des produits frais moins cher que dans les grandes surfaces, après il faut aller sur les exploitations..
      J’ai travaillé chez des non bio qui m’expliquaient qu’ils traitaient beaucoup moins qu’avant, qu’avant on leur disait de mettre ça, ils faisaient mais que maintenant ils traitaient que si nécessaire, vu le prix des traitements, en suivant la météo et en utilisant des produits pour les bio, du coup cette guerre bio non bio semble parfois un peu dépassée
      Je n’ai pas beaucoup rencontre de bobos bio..
      Tous les patrons que j’ai eu étaient des bosseurs
      Quand à la chasse, ma fois, je m’etais embourbée l’autre fois et deux chasseurs ont sorti gentiment mon camion avec leur 4x4, je ne vais pas cracher dessus aujourd’hui, j’avoue quand j’arrive sur une parcelle le matin et que je vois des chevreuils, je suis éblouie, je sais aussi qu’ils vont manger les jeunes pousses, après j’aime ramasser les champignons, je prend le risque de me faire tirer dessus quand c’est la chasse
      Je ne connais pas votre secteur, je suis comme vous, je n’aime ni qu’on me fasse chier, ni qu’on me fasse passer pour une pouf, le monde agricole, je le connais un peu

       
  • #2827950
    Le 17 octobre à 03:32 par Philippe
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    Notre mode de vie de riches Occidentaux, qui gaspillent sans vergogne la nourriture, l’eau, l’énergie. Nos poubelles avec leurs indécents contenus. Nos voitures lavées à l’eau potable, nos piscines, nos chiottes remplies et alimentées de même. Nos rayons de supermarchés débordants de denrées dont une part considérable part à la poubelle, de produits aussi inutiles qu’abondants et qu’on jette presque aussitôt. Nos surplus agricoles détruits. Nos billets d’avion pour aller se dorer la pilule dans les pays exotiques peuplés de crève-la-faim. Nos 21 repas par semaine au cours desquels nous mangeons 14 fois de la viande.
    Je me souviens de mes grands parents, ce n’est pas si loin que ça, qui étaient raisonnables et n’étaient pas malheureux bien que ne s’étourdissant pas dans cette consommation et ce gaspillage quasi pathologiques.
    Si Dieu nous envoie un juste punition, nous l’aurons bien méritée car il faut bien que tout cela s’arrête. Nous avons trop péché contre la Création et notre inconscience, tout comme notre orgueil, doivent être tempérés par cet éternel retour du réel qui s’annonce.

    Une bonne et sévère cure d’austérité et de modestie nous fera le plus grand bien.

     

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    • #2828295
      Le 17 octobre à 19:25 par Domino
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Tout le monde ne gaspille pas. Généralisation abusive...

       
    • #2828380
      Le 18 octobre à 00:51 par Dequisemoqueton
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @ Domino.
      "Tout le monde ne gaspille pas. Généralisation abusive..."

      Certes. Mais combien sommes-nous à ne pas gaspiller ?
      Ce qui compte ce sont les proportions en rapport...
      Et là, les gâcheurs semblent surpasser en effectif les raisonnables !
      Car la société capitaliste gâche par essence : surproduction, surconsommation, sur-régime, sur-tout...
      D’ailleurs c’est bien le gâchis qui saute le plus aux yeux et non le raisonnable.

       
    • #2828452
      Le 18 octobre à 08:07 par laurent71
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Chez l’homme comme chez l’animal, c’est l’abondance qui entraîne le gaspillage.
      Sans engrais ni pneus pour les tracteurs, cette abondance sera vite un lointain souvenir, et comme la plupart de nos contemporains ne sont que des improductifs omnubilés par la quête du loisir, ils devraient être emportés rapidement par la faim, et faute de foule, l’abondance reviendra.

       
    • #2828622
      Le 18 octobre à 12:41 par Dequisemoqueton
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @Laurent 71.
      "Engrais", "pneus de tracteurs" : des éléments qui contribuent à produire en abondance...la saloperie industrielle qu’on retrouve dans les rayons des supermarchés de la surconsommation débordante, hauts lieux de déambulation des âmes égarées...
      Sinon il y a la culture (au sens large) paysanne avec des bras (sinon pas de chocolat !). Plus en qualité, moins en quantité (encore que). Evidemment, pour cela il faut revenir en milieu naturel, sauvage (un peu marre de la "campagne" et de son lot de fiertés mal placées, finalement ne valant pas mieux qu’une certaine arrogance citadine)...quand on vous disait que la ville c’était pas vivable ! A la campagne aussi, prenez garde braves gens où vous mettrez les pieds !
      L’agro-manager, son gros tracteur et son empoisonnement de la terre, il faut que ça s’arrête, et sur le champ (!). Et avec lui tout ce système agro-industriel, jusqu’au consommateur complice...
      Le changement viendra du courage de changer...ou de l’effondrement subi.

       
    • #2828724
      Le 18 octobre à 15:58 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      C’est la réconciliation la main tendue avec tout le monde, sauf avec l’agriculteur, souvent bien plus enraciné et plus traditionnel que vous

       
    • #2828837
      Le 18 octobre à 18:27 par laurent71
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      A l’attention du Marquis De Quise Moqueton.
      Martin, vas y ferme là, le monsieur il nous explique, il l’a lu, c’que tu fais c’que tu vois ça compte pas, puisqu’il t’le dis. Parait même que ya des gars qu’en cause dans l’poste.
      Pis t’es qui ? t’as pas vu quand y cause, "Terre, humus, humilité, humanité..." Toi l’Martin t’es un lourdeau, un berdin, t’y dis c’que tu fais, lui y va vers une "communauté humaine", sa sensibilité s’exprime en te glissant des saloperies dans un language soutenu c’est un art de vivre ! Le Marquis y t’ferais ramper avec des mots, l’a même commencé à donner des ordres.
      Hé ! L’Marquis, pose ta cape, assied toi, bois un canon, on s’ra pt’êt encore assez gentils pour t’expliquer.
      D’où tu parles camarade !?

       
    • #2829007
      Le 19 octobre à 01:02 par Dequisemoqueton
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @Laurent71.

      "Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu’un épouvantable doute m’étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu’eux sont d’ailleurs ?" - Pierre Desproges -

       
    • #2829426
      Le 19 octobre à 19:21 par Paysan Lémovice
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @ Dequisemoqueton
      Je vous comprends, j’ai lu Lettre au paysans sur la pauvreté et la paix de Jean Giono et je pense que beaucoup d’agriculteurs capitalistes devraient le lire pour peut-être redevenir des Paysans.
      Giono avait tenté de les mettre en garde en 38, nous en faisons l’amer constat aujourd’hui.
      Le paysan se fait rare alors que l’agriculteur esclave de ses semences non reproductible et de ses produits de synthèses est légion.
      J’espère sincèrement que la France redeviendra une terre paysanne et non une industrie agroalimentaire.

       
    • #2829538
      Le 20 octobre à 04:31 par laurent71
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Ca va aller les gars, vous voulez quoi ?
      Faut qu’on retourne au cul des boeufs, pour vous faire plaisir.
      Vous êtes qui pour décider qui est agriculteur qui est paysan ?
      70% des Français dans le tertiaire, des improductifs, et ça veut imposer sa vision de la production aux autres.
      Vous trouvez qu’il n’y a pas assez de paysans ?
      Qu’est-ce que vous attendez pour le devenir ?
      Vous avez pas le courage ?

       
    • #2829953
      Le 20 octobre à 18:27 par Paysan Lémovice
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @laurent71

      J’ai tout quitté, dont une proposition de CDI dans une boite sous-fifre de Bayer/Monsanto (qui m’a d’ailleurs réveillé en plus de E&R qui relayait Claude et Lydia bourguignon à l’époque) pour un retour à la terre sur ma terre paternel que mes pères avaient décider de fuir pour la facilité et l’amour de l’argent, c’est pourquoi je me permet de l’ouvrir concernant les paysans/agriculteurs.

      Vous faites bien de rappeler les 70% d’improductifs, c’est d’ailleurs là le plus grand problème, car avant l’exode rural de la seconde guerre mondiale nous étions à bien plus de 70% de productifs.
      Presque toute les familles étaient paysannes et nul besoin de 500 hectares pour se dire paysan.
      La majorité des paysans se sont transformés en des citadins capitalistes et d’autres en des agriculteurs capitalistes.
      Ce que je trouve le plus triste c’est qu’aujourd’hui les agriculteurs ont plus de pouvoir que jamais avec les improductifs qui ne peuvent ou veulent se nourrir sans eux et pourtant, aucun combat n’est mené pour se libérer des multinationales qui les ont rendu dépendant DE TOUT.
      Nul besoin de revenir au bœuf et la charrue, par chez moi, une soixantaine de paysans on prit leur indépendance pour créer un abattoir paysans en accord avec les cycles naturels, leur terre, leur bêtes et ils ont appris à avoir enfin le temps.
      Aucune de leur viande ne finit chez Leclerc ou autre destructeur de noblesse paysanne, tout est préparé et vendu sur place.
      Si consommateurs et agriculteurs ne changent pas de voie, alors la France ne retrouvera jamais sa gloire et sa splendeur d’antan.

      "Se guérir de la peste n’est pas retourner en arrière, c’est revenir à la santé. C’est se retirer du mal. l’intelligence est de se retirer du mal." Jean Giono.

      Vous me demandiez si je n’avais pas le courage de devenir paysan ? Cela fait quatre ans que j’y travaille et vous ? Auriez-vous le courage de vous guérir de la peste de l’industrie agroalimentaire ?
      En tout cas je vous le souhaite, bonne continuation et force à tous ceux qui combattent pour briser leur chaînes.

       
    • #2830037
      Le 20 octobre à 20:58 par laurent71
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      J’ai une ferme de 22 hectares, en autonomie fourragère, pour mes 80 laitières alpines, roves et croisées, elles sont menées "saisonnées" en 100% pâturage du 25 Mars à Noël. La totalité du lait est transformée sur la ferme et tous les fromages sont vendus en direct(Ferme et marchés.).
      Je n’ai pas eu la chance de reprendre la terre de mes pères. Je suis sortit d’un HLM en passant par le lycée agricole, j’ai été salarié dans plusieurs exploitations, puis associé, puis de nouveau indépendant, j’ai pratiqué l’alpage dans la Maurienne trois estives, j’ai exploité dans le Vercors, et je suis en Sologne bourbonnaise, je trais à la machine depuis 2014, avant je trayais jusqu’à 119 chèvres à la main.
      Depuis 2006, j’ai fait un herbicide post levée spécifique céréales à paille et un "ammonitrate" sur du triticale.
      J’ai la chance d’être dans un coin où l’on se groupe pour acheter le matériel et pour produire nos semences.
      J’suis assez paysan pour toi ?
      Ce que je fais est anecdotique par rapport à ce qui nourrit les Français, je vais en grande surface une fois par an pour voir la taille des rayons, les rayons les plus grands aujourd’hui sont ceux qui proposent du tout prêt, que ce soit en frais, en conserve ou en congelé. Ces produits passent forcément par l’ agroalimentaire, et ce n’est pas le choix du monde agricole, c’est celui des consommateurs.
      Des néoruraux, j’en vois passer des pleins wagons, au final guère restent.

       
    • #2830113
      Le 21 octobre à 01:42 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      @paysan lé..
      Arrête de nous raconter n’importe quoi, sur les agriculteurs...Je viens de recevoir plusieurs tonnes de méteil (feverole, orge, triticale) quelques tonnes de blé, et le reste en maïs arrive bientôt.. le matin le semi arrive et je me trouve en face d’un énorme souci de déchargement, j’appelle un collègue voisin en plein dans les récolte, qui en appelle un autre, je file voir un voisin tout près...Total chez moi débarque 4 agriculteurs un voisin avec un tractopelle, un tracteur qui tire une miniopelle 2 remorque 10 tonnes, une sauterelle à grain de 10 mètres, une génératrice, un manuscopic (bras 7 par 7)un collègue vient de passer 4 jour sur mon exploitation, alors même qu’on est dans les récolte, t’appelles ça comment si c’est pas de la solidarité ?
      Les gars ont tous 100 ou 200 hectares chacun, moi ici j’ai un peu plus de 4, et sur une autre 3,8 et du bois 1,8, ils auraient pu me dire
      Oh l’guignol on joue gros nous, on peut pas se planter
      Et bien non, tout le monde est venu, avec le matériel, et ils sont venu gratuit et avec le sourire
      Mon plus proche voisin a 100 hectares ça fait 3 jours qu’il passe des heures sur l’exploitation pour m’aider
      Certains jours nous étions 5
      J’y ai bossé du matin 4 heures jusqu’à 21h pour sauver mes céréales
      Tu sais combien ça m’aurait coûter en matériel et en main d’œuvre ?
      Si j’avais du payer, j’aurais tout benné par terre, ça m’aurait coûté moins cher, et ramasser avec mon tracto en vrac dégueulasse, j’aurais perdu une grosse partie qui aurait germé...Bref
      Y’a pas de solidarité !
      Les agriculteurs individualiste !
      Mon cul oui
      Je bosse avec des agriculteurs depuis des années, je suis un ancien gars de la ville,autant dire un rigolo à côté de mes collègues agriculteur de père en fils, j’ai eu 2 exploitations, et dans 2 départements différents, et bien j’ai retrouvé la même solidarité à chaque fois
      C’est à cause de la chance ?
      J’ai connu Laurent grâce à sa vidéo sur E&R dans les années 2015 (il me semble) depuis on échange, je m’appelle souvent pour des conseils, ça aussi c’est de la chance ?
      Je vais m’associer avec un gars qui est à plus d’une heure de chez moi, encore dans un autre département, ça aussi c’est juste de la chance ?
      Non c’est pas de la chance, y’a une solidarité chez nous, toi et ton collègue au 35 h vous pouvez le nier, mais c’est juste parce que vous n’aimez pas les agriculteurs, que vous n’avez aucun soutien d’eux et ils ont raison vu comment vous parlez de nous
      Basta
      Amitié à la famille Laurent

       
  • #2827998
    Le 17 octobre à 08:06 par Bayinnaung
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    Il est possible qu’ils aient prévu une brusque baisse du nombre d’êtres humains sur terre à cause du COVID et du vaccin-poison.
    Mais comme très très très très peu de gens sont morts de l’un et que, finalement, assez peu de gens ont accepté les 48 doses suivantes de l’autre (à l’évidence, 2 doses peuvent tuer, mais pas encore beaucoup de monde), il se pourrait donc que cette baisse de la quantité de nourriture soit une conséquence d’un calcul qui ne s’est pas réalisé.

    Ce n’est pas une première dans l’histoire.

    C’est un peu comme quand l’Allemagne socialiste fit construire des chars lourds (Tigre, Panther, Marder 3, etc.) très gourmands en carburant qui auraient convenu si l’armée allemande avait pris Stalingrad et fait main basse sur les champs de pétrole de la Russie du sud... Or, sans l’accomplissement de cet objectif, les chars lourds se sont révélés une impasse stratégique.

    Pareil pour les américains qui avaient planifié pour 2004-2005, après la chute et de l’Afghanistan et de l’Irak, l’invasion de l’Iran. Sans stabilité en Irak, l’invasion de l’Iran était devenue en impossible.

     

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  • #2828003
    Le 17 octobre à 08:10 par goy pride
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    C’est sciemment organisé. Il n’y a aucune réelle pénurie tout comme il n’y a aucune vraie pandémie. Je pense qu’ils vont tenter un Holomodor bis. Et ne rigolez pas, nos sociétés occidentales sont beaucoup plus vulnérables encore que ne l’était celle ukrainienne de l’époque ! Dans "nos milieux" certains qui ne connaissent absolument rien en agriculture se gaussent de l’Afrique qu’ils croient être surpeuplée, et improductive en terme agricole, or l’Afrique est un continent beaucoup plus résilient à une rupture en approvisionnement énergétique/engrais ! En effet les Africains ont appris à fonctionner dans un système économique de pénurie ! Ils ont encore une agriculture de subsistance fonctionnant avec peu voire par du tout d’engrais chimiques, de pesticides, peu mécanisée (sauf pour les grosses fermes de "cash crop"), avec une grosse portion de la population qui travaille encore dans le secteur agricole. Par exemple au Nigeria 35% de la population active est employée par l’agriculture, par comparaison la France c’est 1.5% ! Ceci veut dire que d’une part n’importe quel Africain a au moins un cousin, un oncle... qui travaille la terre, et que d’autre part le retour à la terre des populations urbaines tertiarisées est facilitée. Leur force de travail pourra être aisément redistribuée sur les petites exploitations de subsistance de leur propre clan et famille. Mais dans un pays occidental de base il faudrait entièrement restructurer le secteur agricole : redistribution des terres en petites exploitations...former les gens qui n’ont plus aucun lien avec la terre et qui par ailleurs ne sont probablement pas aptes à travailler physiquement...
    Je suis très inquiet car si ces meurtriers de l’oligarchie ont réussi à affamer les irlandais et les ukrainiens à une époque où il n’y avait pas de babtous fragiles, où les hommes et les femmes avaient des capacités de survie autrement plus développées que les gens d’aujourd’hui...j’ai bien peur que si l’oligarchie nous prépare un Holodomor version 2, cela sera un carnage inédit ! Je présume qu’ils vont essayer d’accomplir ce grand oeuvre génocidaire en utilisant la technique de la grenouille dans la casserole. Ils vont tenter d’habituer progressivement les gens à la pénurie notamment en diminuant tout doucement la qualité et la diversité de l’alimentation afin de les affaiblir physiquement et mentalement. Puis une fois les capacités de révolte neutralisées le coup de grâce : rupture totale de l’approvisionnement en bouffe.

     

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  • #2829263
    Le 19 octobre à 12:59 par SamWang
    Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

    Je retiens notamment ceci de ces échanges, en terme de frottements dans les relations interpersonnelles (j’ai lu tous les commentaires) :

    - les relations interpersonnelles ne sont pas toujours facilitées par les difficultés de vie (qui sont diverses) et la perception commune qu’une oligarchie mafieuse détourne les énergies à son profit, accroît le contrôle sur nos vies, et tente même (au moins pour partie) d’organiser notre perte ;

    - sur E&R, le taux de testostérone moyen est certainement plus élevé que dans la population moyenne et ça ne facilite pas toujours les bonnes ententes ;

    - si les citadins ne comprennent pas toujours les difficultés des agriculteurs, la réciproque est vraie ; de plus, l’indifférence et la méchanceté (le manque de respect) n’est pas à sens unique ;

    - le fait que j’écrive ce message est pour partie la conséquence d’une incitation émanant d’une conscience tierce (que je suppose être celle d’un Bouddha) s’étant manifestée à répétition dans mon champ de conscience tactile une nuit récente où je réfléchissais à la perspective de ne plus jamais contribuer sur ce site, particulièrement pour ne plus être exposé à subir d’une part de la méchanceté (manifestée par une personne de laquelle j’attends normalement un respect similaire à celui que je lui accorde par principe), et d’autre part de l’injustice, du fait que la réaction que j’ai initialement postée n’a pas été publiée (ce que je peux comprendre pour diverses raisons, bien que je n’ai pas été irrespectueux pour l’interlocuteur, mais ça reste pénible) ;

    - le fait que j’ai finalement décidé de continuer à contribuer tient pour partie à la conscience que j’aie que l’activité agricole peut être très difficile sur le plan physique comme moral et qu’il est légitime de développer une tolérance spécifiquement élevée vis à vis de certains comportements qui m’apparaissent comme étant pénibles. Pour en arriver là, j’ai traversé une forme d’affliction, j’ai du faire des efforts, y compris pour me modérer à l’instant où j’écris ce message. Si une situation similaire devait se reproduire et dépasser mon seuil de tolérance (en matière de méchanceté perçue, doublée d’injustice perçue), j’arbitrerai probablement dans le sens de ma sauvegarde au détriment de ma participation sur ce site.

     

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    • #2829531
      Le 20 octobre à 03:58 par Martin Vachier
      Pénurie d’engrais = pénurie de bouffe !

      Mon cher SamWang
      Tout le monde est dépendant du pétrole, il y en a absolument partout
      Vêtements, meubles, matériaux de construction, peintures, emballages, agriculture, cosmétiques, habitacle de véhicules, smartphone, accessoires de cuisine, décoration, c’est le carburant même des énergies soi-disante verte etc...
      L’agriculteur se prend tout le monde sur la gueule, alors que tout le monde a un smartphone, télé, meubles, achète des produits emballés, s’habillent avec du textile issue de l’industrie pétrolière, fait son lit consu avec du pétrole, à un frigo qui a été transformé et transporté avec du pétrole, vit dans une maison où un appartement fabriqué grâce au pétrole, consomme pétrole, se déplace pétrole, communique pétrole, se diverti pétrole, se soigne pétrole (même ceux qui achète 100% français et bio et non issus de big pharma, quand tu achètes des huiles essentielles de lavande de Provence transformé en île de France et que tu habites dans le Pas-de-Calais c’est pas en vélo, en rames ou à cheval que ça arrive, désolé camarade)
      Donc ou on est radical et irréprochable et là on peut venir nous pisser dessus comme tout le monde le fait ou on reste humble
      C’est un site de réconciliation (même avec l’agriculteur)
      On se lève pas le matin en se disant tient je vais contaminer mes enfants et empoisonner ma femme, mes amis mes voisins, je vais en profiter pour tuer les animaux et aussi pourrir tout seul la planète et annihiler l’espèce humaine, on est agriculteur pas marchands d’armes, on conduit des tracteur pas des bombardiers
      Que dire alors des transporteurs, des cuisiniers, des artisans du BTP, des taxis, des docteurs, des militants E&R, des gens qui achètent les livres de KK, des vegan qui préfère le vêtement en plastique qu’en cuir, que dire de ceux qui commentent sur leur ordinateur, smartphone, de ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler, ????????????????????
      Demandez-vous si vous êtes pas autant coupable ?
      Ou on est radical et on vit à poil dans une forêt ou on balaye devant sa propre porte
      Cette année j’ai planté 150 arbres, des haies, creusé des marres et bassin , et vous ?
      Amicalement camarade

       
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