Personne ne sait combien de Palestiniens sont morts sous les bombes et les balles israéliennes à Gaza, depuis le 8 octobre 2023.
Personne ne sait combien de soldats israéliens sont morts dans les ruines de Gaza (le compteur s’est arrêté à 293...), personne ne sait combien de juifs (il y avait des juifs non israéliens dans la fête) sont morts lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 au matin, et personne ne sait non plus combien les Israéliens eux-mêmes, avec leurs chars et leurs hélicos qui ont tiré dans le tas, ont tué de juifs et d’Israéliens.
Personne ne sait combien d’Iraniens sont morts dans les deux guerres surprises que les Israéliens et les Américains leur ont menées depuis 2025, et personne ne sait combien d’Iraniens sont morts sous des balles iraniennes pendant la répression des manifs de 2025.
Personne, sauf la presse française, soumise à l’axe israélo-américain, qui sait que le régime des mollahs a tué 30 000 manifestants, puis 3 000, révisant à la baisse son espoir fou de génocide des irano-iranien qui se rapprochait du génocide des Palestiniens. Histoire de sauver la réputation des juifs.
La réaction de la diplomatie française par rapport au refoulement de la journaliste Alice Froussard, c’est que ça relève de la souveraineté d’Israël et quand on demande au porte-parole ce qu’elle fait pour la liberté de la presse, il bafouille
Diplomatie du paillasson, suite pic.twitter.com/j4gxVFjen3— Marcel (@realmarcel1) June 11, 2026
Or, il se trouve que les Israéliens et les Américains, selon les Iraniens, ont tué 3 000 civils et gardiens de la Révolution en Iran depuis 105 jours. La presse n’en parle pas ou peu, alors qu’elle a tous les jours depuis un an parlé des morts de la répression de Khamenei, qui a finalement été assassiné par l’agresseur occidental.
Mais alors, il y a un bon 3 000 morts, et il y a un mauvais 3 000 morts pour l’Iran : le bon 3 000, c’est celui massacré par le régime ; le mauvais, c’est celui massacré par l’engeance israélo-américaine. Les bons morts, on en parle tous les jours ; les mauvais rarement, ou de moins en moins.
L’événement s’estompe naturellement lorsqu’on s’en éloigne dans le temps. Or, ceux qui ont remis en cause les 78 000 ou 100 000 ou 200 000 morts à Gaza devraient accepter qu’on remettre en cause les morts juifs de la Seconde Guerre mondiale, là aussi invérifiables.
Maximiser le massacre de juifs, minimiser le massacre de Palestiniens
A fortiori les sources du jour sont plus fiables que celles d’il y a 80 ans, bientôt un siècle. On ne peut pas invoquer six millions de morts de la Shoah (en oubliant les vingt millions de morts soviétiques et les six millions de morts polonais, dont la moitié de juifs... polonais) sans admettre les dizaines de milliers de morts de Gaza, et peut-être centaines de milliers.
On ne peut pas faire des maths d’un côté et de la magie de l’autre, il faut choisir. : maths pour tout le monde, ou magie pour tout le monde.
De toute façon, 100 000 morts à Gaza, c’est inimaginable. Le grand public a déjà du mal avec un mort proche, alors dix, cent, mille, c’est vertigineux. Ces nombres n’ont pas de sens, mais ils entrent dans l’histoire, après travail d’historiens et correction des influences conjoncturelles.
De la même façon, quand les Français apprennent que leur président a refilé des milliards aux Ukrainiens, ça n’a pas de sens, de sens imaginable, alors ça passe. Pour autant, ça n’est pas sans conséquences très concrètes : le coût de la vie augmente brutalement, l’INSEE ment, le gouvernement remplit ses caisses de TVA et verse le fric à ses amis de l’intérieur et de l’extérieur, se partageant le gâteau national. Même les pièces jaunes ! S’ils pouvaient, ces charognards revendraient les organes des enfants morts.
Quoique, depuis l’attentat de Nice, on n’est plus sûrs de rien.
Concrètement, l’hôpital s’effondre, les flics et les juges sont débordés (70 000 dossiers de pédophilie en attente), les Anglais ont par exemple vingt fois plus d’enquêteurs en ligne sur la pédocriminalité que la France, 800 contre 40... Après, on peut discuter de ce manque d’effectifs, qui est soit forcé, soit voulu, et voulu politiquement. Mais c’est un autre sujet.
Le problème pour le peuple français, et l’avantage pour l’oligarchie, c’est que la relation entre le financement de la guerre en Ukraine (qui nous met en deuxième ligne des belligérants) et la crise économico-sociale aiguë n’est pas faite par la majorité des gens. Et les médias font tout pour que rien ne connecte entre ces données.
Lénine disait "Faites-leur manger le mot et ils avaleront la chose."
Euthanasie : "suicide assisté"
Location d'utérus : "GPA éthique"
Avortement : "interruption volontaire de grossesse"
Eugénisme : "diagnostic préimplantatoire"
Changement de sexe chez les mineurs : "parcours… pic.twitter.com/8OpT7UNJuW— GRM (@grm_off) June 11, 2026
Tout ça se passe au-dessus de nos têtes, des flux si lointains qu’on ne les voit pas dans le ciel : c’est le fameux fricoduc, auquel le peuple n’a pas accès. On l’a écarté du robinet depuis longtemps.
Il reste les marches blanches, les dernières manifestations autorisées.


et
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