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Les Chroniques de Youssef Hindi #72 – Géopolitique des peuples élus

Pourquoi l’Occident soutient Israël

De la grâce à la race, l’élection et son rôle historique et géopolitique.

 

Au sommaire :

00:00 – Le sujet du jour
03:08 – Le ministre israélien de la Défense qualifie les Palestiniens d’« animaux humains »
04:12 – La classe dirigeante occidentale soutient Israël contre les Gazaouis
05:23 – Les dirigeants occidentaux sous la pression de la majorité mondiale
06:25 – La classe dirigeante occidentale soutient la colonisation et l’apartheid
07:25 – Une grille de lecture anthropologique et théologico-politique de ce phénomène
08:53 – La Réforme protestante, une révolution inégalitaire ?
12:08 – Martin Luther contre les paysans en révolte
16:48 – La réforme luthérienne devient bourgeoise
17:20 – Le calvinisme : réforme bourgeoise et élection divine
18:40 – De la grâce à la race
20:41 – Jean Soler : judaïsme biblique et idéologie nazie
23:40 – Le génocide dans la Bible hébraïque
27:20 – La Bible hébraïque : manuel des dirigeants israéliens
29:04 – Comment l’Europe s’est retrouvée dans les bras d’Israël ?
32:04 – Le moment Sarkozy, quand la France bascule dans l’inégalitarisme et le néoconservatisme
33:55 – Le macronisme, acmé du phénomène inégalitaire
34:17 – Ceux qui se prennent pour des dieux en guerre contre les « inutiles »
35:31 – Soutenir mes travaux

 

 

Les Chroniques de Youssef

 
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12 commentaires

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  • Mon exposé cherchait, en n´esquissant le cours historique de la lutte que dans ses grandes lignes, à expliquer l´origine de la guerre des paysans, la position prise par les divers partis qui y participèrent, les théories politiques et religieuses par lesquelles ils cherchèrent à se l´expliquer et enfin le résultat de la lutte à partir des conditions d’existence historique de ces classes. En d´autres termes, je cherchais à montrer que la Constitution politique de l’Allemagne, les soulèvements contre elle, les théories politiques et religieuses de l´époque n’étaient pas des causes, mais des résultats du degré de développement auquel étaient arrivés, dans ce pays, l’agriculture, l´industrie, les voies de communication, le commerce des marchandises et de l’argent. Cette conception — qui est la seule conception matérialiste de l´histoire — provient de Marx et non de moi ; on la retrouve dans ses travaux sur la révolution française de 1848-49, publiés dans cette même Revue et dans son 18 Brumaire de Louis Bonaparte.

    La guerre des paysans allemands
    F. Engels

    Note préliminaire (1870 puis 1874)

     

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    • Le seuil matériel ne déclenche pas mécaniquement une révolution. Il crée une situation où la survie du système ancien exige une répression accrue, et où la survie des classes opprimées exige un soulèvement. La révolution sociale est le nom de ce moment où les classes inférieures tentent de changer les rapports de production par la force, parce que les rapports existants sont devenus insupportables au regard du développement atteint. »
      Ainsi, dans la guerre des paysans. Le seuil est atteint quand les paysans calculent qu’ils ne peuvent plus payer les nouvelles taxes, dîmes et corvées. Mais ce seuil ne produit pas mécaniquement la guerre : il faut aussi la prédication de Thomas Müntzer, les Douze Articles, l’organisation en bandes. L’idéologie (religieuse, politique) est le moyen par lequel les acteurs prennent conscience du seuil atteint. Les idées de liberté chrétienne de Luther ont provoqué la guerre ? Engels répond : non. Les idées de Luther deviennent révolutionnaires parce que le seuil matériel est déjà atteint (c’est ce que vous exprimez à juste titre). Sans ce seuil, les mêmes idées restent dans les livres. Ce qui produit la révolution, ce n’est donc pas l’idée elle-même, mais la situation où une classe opprimée, par son développement matériel, peut s’emparer d’une idée pour justifier son combat.

    • La guerre des paysans allemands, atteint bien un seuil matériel (taxes, corvées, accaparement des communaux), mais elle échoue. Pourquoi ? Parce que l’horizon politique et économique qui se dessine ce n’est pas celui d’une société paysanne autonome, mais celui d’un compromis entre la bourgeoisie naissante et la noblesse d’État. Les paysans ne peuvent pas vaincre seuls, car ils ne portent pas un mode de production alternatif viable – seulement une défense d’un monde en voie de disparition. Le modèle qui va l’emporter en Europe occidentale, c’est le capitalisme agraire et commercial, dont la bourgeoisie est l’agent historique.
      Dans le cas des paysans allemands, le nouveau modèle (bourgeoisie) était déjà clairement identifié et en ascension ailleurs (Italie, Flandres, Angleterre). Pour les BRICS, nous n’avons pas un modèle unique et stabilisé qui se substitue au cpitalisme occidental. Essayons un parallèle qui vaut ce qu’il vaut, (ça nous servira de démonstration). Ce que montrent les BRICS, c’est plutôt une pluralité de voies de développement (cap italisme d’État chinois, capitalisme financier, brésilien, russe, etc.). L’ancien modèle (néolibéral centré sur l’Occident) décline, certes, mais aucun nouveau modèle n’est encore hégémonique même si celui-ci pointe son nez. Donc le “seuil” est atteint sur le plan de la domination géopolitique, mais pas encore sur celui de la production d’un système cohérent de rapports sociaux.le basculement vers un monde post-occidental multipolaire, ne prendra pas la forme d’une révolution unique, mais d’une longue érosion des rapports de force. Le “seuil matériel” avec les BRICS est réel, mais il ne produit pas mécaniquement l’événement : il rend possible des offensives politiques, qui peuvent échouer si l’idéologie (nationale, de classe, etc.) ne se met pas au niveau du seuil atteint.

  • On convoque le tout puissant, chaque fois qu’il est question d’exécuter une besogne bien plus matérielle.
    Palantir et la chasse aux hérétiques
    L’évocation du pape, de la régulation ou des mouvements politiques comme « servants de l’antéchrist » révèle une théologie inversée : la technologie devient le salut, et toute résistance, un péché mortel. On retrouve la logique des guerres de religion, mais appliquée aux données, à l’IA et à la surveillance.
    Les marchés crédules
    Le « rouge à lèvres sur un cochon » illustre la financiarisation du mythe. Des entreprises technologiques médiocres sont surévaluées parce qu’elles portent le récit transhumaniste. Les valorisations « galactiques » ne reflètent pas une réalité industrielle, mais une croyance collective dans la transcendance par la tech.
    Pillage ici et maintenant
    L’idéal futuriste sert d’écran de fumée à un transfert de ressources massif vers une infime minorité (Élue elle aussi décidément). Exonérations fiscales, subventions publiques, main-d’œuvre précarisée, extraction de données – tout cela est légitimé par l’argument de « préparer l’avenir de l’humanité ». Pendant ce temps, les infrastructures sociales s’effondrent.
    Derrière l’épopée futuriste se cache un pouvoir temporel absolu, avec ses dogmes, ses inquisiteurs et ses promesses de rédemption – mais pour une poignée de seigneurs seulement.

     

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  • Jean Soler : judaïsme biblique et idéologie nazie

    Qu’ils soient réels ou imaginaires, les meurtres et les massacres collectifs ordonnés par le dieu de l’ancien testament obéissent à une logique totalitaire : un seul dieu, un seul chef et une doctrine unique au service d’un seul peuple. 

    Les "travaux pratiques" de l’idéologie nazie, réalisés jusqu’en 1945, ont permis la création en 1948, d’un nouveau terrain d’expérimentation à plus grande échelle, mais en toute impunité pour ses pratiquants...

     

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  • Cela explique bien des choses . Hindi étudie les textes et il fait bien .

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  • Maintenant que Trump sait que l’Iran possède la bombe atomique , le ton a changé . ce n’est plus , " je vais les rendre à l’age de pierre " c’est ....." Monsieur Khameini , Je veux venir à Teheran pour vous parler et peut-être qu’on pourrait manger une glace ensemble " .
    je l’ai toujours dit depuis fin février .... " Il faut que l’Iran ait la grosse bomba "
    l’Iran l’a ! Que les Dieux soient loués .

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  • Proclamée par une série de "bulles papales" (décrets officiels) au XVe siècle, doctrine qui affirmait que les nations chrétiennes avaient le droit divin de s’emparer des terres et des biens des peuples non-chrétiens. Le motif officiel était de "sauver leurs âmes" en les convertissant de force.
    Les bulles Dum Diversas (1452) et Romanus Pontifex (1455) du pape Nicolas V autorisaient déjà l’esclavage perpétuel des "Sarrasins et païens". La bulle Inter Caetera (1493) du pape Alexandre VI légitima la colonisation des Amériques après le voyage de Christophe Colomb.
    Cette logique a perduré bien au-delà du Moyen Âge. Par exemple, elle a été reprise comme principe de droit américain par la Cour suprême des États-Unis dans l’arrêt Johnson v. McIntosh (1823), qui stipulait que les Autochtones n’avaient que des "droits d’occupation" sur leurs terres, et non un droit de propriété.
    À partir du XIXe siècle, la justification religieuse a évolué vers une forme plus sécularisée, connue sous le nom de "mission civilisatrice".
    L’objectif n’était plus seulement de convertir les "paiens", mais d’imposer la culture, la langue, les lois et le "progrès" des nations européennes, perçues comme étant à un stade de civilisation supérieur. La formule de Rudyard Kipling, "le fardeau de l’homme blanc" (the white man’s burden), illustre cette idée d’un devoir moral imposé aux Européens de "civiliser" les peuples qu’ils jugeaient inférieurs. Même le philosophe Condorcet, figure des Lumières pourtant critique des excès coloniaux, estimait que les peuples "sauvages" n’avaient d’autre alternative que d’être "civilisés ou de disparaître" face à l’expansion européenne. Dans son célèbre ouvrage Théologie politique, Schmitt affirme que "tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l’État sont des concepts théologiques sécularisés". Autrement dit, des idées comme la souveraineté, la décision d’exception ou l’État de droit sont des transpositions dans le domaine politique de concepts qui étaient autrefois purement religieux (comme la toute-puissance divine ou le miracle).

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  • Suite,
    Le cœur du problème au delà de l’étalage de faits bruts, les bulles papales ne sont pas des textes théologiques purs, mais des actes politiques et économiques pris dans un contexte de production et de rapports de force historiques.
    Les superstructures (religion, droit, morale) tendent à refléter et légitimer les rapports de production dominants.
    Au XVe siècle, ce n’est pas encore la bourgeoisie industrielle, mais une bourgeoisie marchande et bancaire (Portugal, Espagne, Italie du Nord). Cette bourgeoisie a besoin de nouveaux espaces d’investissement (terres, mines, plantations, traite esclavagiste). Elle a besoin d’une légitimation morale pour piller et asservir, en contradiction avec le droit canonique classique (qui interdit l’esclavage des chrétiens). L’Église, en tant que grande propriétaire foncière et perceptrice de dîmes, n’est pas extérieure au système. Les ordres religieux (jésuites, dominicains) participeront aux reducciones et aux plantations. Les bulles papales sont donc une réponse à une demande économique de la part des monarchies commerciales, qui agissent pour le compte (et parfois contre) de fractions de la bourgeoisie naissante. Karl Marx : dans La Question juive, moque l’État chrétien qui persécute au nom de Dieu alors qu’il s’agit de rapports sociaux. Dans Le Capital, sur “l’accumulation primitive”, il montre que l’Église a participé à l’expropriation des paysans et à la traite. Max Weber : l’éthique protestante, mais aussi l’inverse – l’Église catholique s’est accommodée du capitalisme commercial avant de s’en méfier (contre l’usure, pourtant contournée via les Monts-de-piété).

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  • La donne pourrait changer quelque peu avec la section d’un nouveau projet de loi ricain visant à fusionner les armées ricaines et israéliennes. Une section qui a été écrite et rajoutée au projet de loi par le bureau de Netanyahou, bien sûr...

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