Prêts pour un voyage interstellaire dans la méga-complosphère ? La plateforme de vidéos Crowdbunker a été considérée par les agents de la Kommandantur comme complotiste. On préfère le signaler à nos lecteurs influençables.
Elle diffuse une vidéo traduite de l’américain qui insinue que Bill Gates va se servir des millions de spectateurs des 104 matchs de la Coupe du monde de foot aux Amériques (USA, Canada, Mexique) pour disséminer des souches du virus Ebola, et ainsi créer une pandémie mondiale dévastatrice.
On se souvient qu’en 2019 les Jeux mondiaux militaires en Chine avaient possiblement servi à répandre le virus du covid à toutes les délégations, et ainsi dans le monde entier dès leur retour à la maison.
Voici le contexte : une nouvelle épidémie du virus Ebola s’est déclarée en Afrique centrale, précisément en RDC (République démocratique du Congo, pas rez-de-chaussée, du moins pas encore). Le Monde du 3 juin 2026 participe à la fête de la psychose avec ce titre :
Il explique que le patron de l’OMS, l’officine de Bill Gates, s’est déplacé en personne (il ne craint pas les virus, il est multivacciné) à Bunia « pour superviser la réponse à l’épidémie ». La question que se posent tous les Blancs, forcément racistes, c’est : est-ce que ce virus tueur de Noirs va arriver chez nous, en plus en pleine Coupe du monde, le seul moment de paix et de détente qui n’a lieu que tous les quatre ans ? C’est très égoïste mais ainsi va la vie : on ne peut pas ajouter la peine du voisin à la sienne, la charge est déjà suffisamment lourde.
Seule une faible proportion des contacts connus a été retracée. Cette nouvelle épidémie pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée. Le virus s’est déjà propagé au-delà de son épicentre en Ituri, vers des provinces voisines et des grandes villes comme Kampala, la capitale ougandaise. Chaque nouveau cas ouvre une nouvelle chaîne de transmission qu’il faut retracer et isoler, et frappe une famille dont la vie est sur le point d’être brisée. Nous ne devançons pas ce virus. Nous courons derrière lui. (Denis Mukwege)
Si nous confrontons ces deux informations, ou ces deux départs de feu de la part de deux lanceurs d’alerte plus ou moins improvisés, nous obtenons ceci : une épidémie d’Ebola, classique dans la région mais toujours contenue grâce au principe de l’hôte (malheureusement) rapidement tué, selon la loi du virus aussi mortel qu’il est peu contagieux (le covid c’était l’inverse : peu mortel et très contagieux).
On devrait toujours chercher l’intersection entre la version officielle ou mainstream et la version complotiste ou alternative, cela donnerait une base de travail relativement solide et ouverte. On n’évacue pas la possibilité d’un complot ou d’une info cachée, mais on prend en compte la VO (version officielle), avec tout ce qu’elle comporte comme propagande.
Cela permet de voir si les prolongements complotistes ou dits complotistes sont sourcés, et si ces derniers sont plausibles. En attendant, pour l’instant, Ebola n’a pas franchi les limites de la RDC (et de l’Ouganda voisin), la Coupe du monde de Trump est sauvée. Et puis, les gauchistes se rassureront avec une info : le prix des places des matchs aux USA étant soumis à la loi de l’offre et de la demande, certains tickets au premier tour valent déjà des milliers de dollars, ce ne sont donc que des riches ou des super riches qui seront frappés par la nouvelle peste... noire.
Si l’on pousse le curseur encore plus loin, tous les Africains mourront, et tous les riches Blancs. Ce serait à la fois une pandémie raciste de race et raciste de classe. Du jamais vu. Décidément, nous vivons des temps vraiment nouveaux, des temps bibliques.
Une étrange information vient de tomber, qui va affoler les compteurs. Le Monde du même jour écrit :
Deux virologues travaillant pour un prestigieux institut américain de recherche ont été inculpés mardi 3 juin par la justice américaine, accusé d’avoir tenté de rapporter aux États-Unis la mpox, anciennement appelée variole du singe.
Les deux chercheurs ont été arrêté en janvier à l’aéroport de Détroit, revenant du Congo-Brazzaville avec dans leur valise 113 fioles – et 17 des 20 testées par le FBI contiennent le virus monkeypox désactivé, affirme un communiqué des procureurs fédéraux américains chargés du dossier. [...]
Les deux, également accusés d’avoir menti sur le contenu de leurs valises, travaillent dans un laboratoire du Montana doté du plus haut niveau de sécurité contre les transmissions, dit P4. Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison.
Rétroactivement, on se pose des questions sur l’apparition du covid, mais aussi du sida, originaire du même coin qu’Ebola...
C’est en 1983 que le virus VIH est identifié comme étant à l’origine du sida. Des recherches visant à déterminer sa provenance concluent que la première victime documentée de ce virus est un bantou décédé à Léopoldville [actuellement Kinshasa, NDLR], au Congo, en 1959. (Source)
Décidément, ce Congo, qu’il soit républicain ou de Brazzaville, il sert à tout. Et sachez que ce grand philanthrope humaniste de Bill Gates ne fait pas que dans le vaccin pré-pandémique (il les fabrique avant de lancer les pandémies), il fait aussi dans le secteur minier. C’est pourquoi Trump fait tout pour réconcilier les mercenaires du M23 rwandais et les dirigeants de Kinshasa. Derrière, il y a une gigantesque réserve de lithium à exploiter...
La firme conjointe de Jeff Bezos et Bil Gates est sur le coup, et veut évincer le consortium chinois Zijong Mining. Les complotistes verraient dans le croisement de ces deux infos – la nouvelle pandémie d’Ebola et l’exploitation de la mine de Manono – la preuve d’une volonté d’éradication des habitants locaux. Mais là, ça va trop loin. Rudy, qui est déjà en surpoids, risque un AVC !


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