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"NATO Go Home !"

Depuis deux décennies, les troupes états-uniennes imposent leur loi au Moyen-Orient élargi. Des pays entiers sont désormais privés d’État pour les défendre. Des populations ont subi la dictature des islamistes. Des meurtres de masse ont été commis. Des famines aussi. Le président Donald Trump a imposé à ses généraux de rapatrier leurs soldats, mais le Pentagone entend poursuivre son œuvre avec les soldats de l’OTAN.

 

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Arrivée au Conseil atlantique du Commandant suprême des Forces états-uniennes pour l’Europe et commandant suprême de l’Alliance de l’Atlantique-Nord, le général Tod D. Wolters (Bruxelles, 12 février 2020).

 

Le président Trump consacrera la dernière année de son premier mandat à ramener les Boys à la maison. Toutes les troupes états-uniennes stationnées au Proche-Orient élargi et en Afrique devraient se retirer. Cependant ce retrait des soldats ne signifiera aucunement la fin de la gouvernance US dans ces régions du monde. Bien au contraire.

 

La stratégie du Pentagone

Depuis 2001 – et c’est l’une des principales raisons des attentats du 11 Septembre –, les États-Unis ont adopté en secret la stratégie énoncée par Donald Rumsfeld et l’amiral Arthur Cebrowski. Celle-ci a été évoquée dans la revue de l’armée de Terre par le colonel Ralf Peters deux jours après les attentats [1] et confirmée cinq ans plus tard par la publication de la carte d’état-major du nouveau Moyen-Orient [2]. Elle a été détaillée par l’assistant de l’amiral Cebrowski, Thomas Barnett, dans un livre grand public The Pentagon’s New Map (La nouvelle carte du Pentagone) [3].

Il s’agit d’adapter les missions des armées US à une nouvelle forme de capitalisme donnant le primat à la Finance sur l’Économie. Le monde doit être divisé en deux. D’un côté, les États stables intégrés à la globalisation (ce qui inclut la Russie et la Chine) ; de l’autre une vaste zone d’exploitation des matières premières. C’est pourquoi il convient d’affaiblir considérablement, idéalement d’anéantir, les structures étatiques des pays de cette zone et d’empêcher leur résurgence par tous les moyens. Ce « chaos constructeur », selon l’expression de Condoleeza Rice, ne doit pas être confondu avec le concept rabbinique homonyme, même si les partisans de la théopolitique ont tout fait pour. Il ne s’agit pas de détruire un ordre mauvais pour en reconstruire un meilleur, mais de détruite toute forme d’organisation humaine afin d’empêcher toute forme de résistance et de permettre aux transnationales d’exploiter cette zone sans contrainte politique. Il s’agit donc bien d’un projet colonial au sens anglo-saxon du terme (à ne pas confondre avec une colonisation de peuplement).

 

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Selon cette carte, extraite d’un Powerpoint de Thomas P. M. Barnett lors d’une conférence au Pentagone en 2003, toutes les structures étatiques de la zone rosée doivent être détruites.

 

En débutant la mise en œuvre de cette stratégie, le président George Bush fils a parlé de « guerre sans fin ». En effet, il ne s’agit plus de gagner des guerres et de vaincre des adversaires, mais de les faire durer le plus longtemps possible, « un siècle » avait-il dit. De fait, cette stratégie a été appliquée dans le « Moyen-Orient élargi », c’est-à-dire dans une zone allant du Pakistan au Maroc et couvrant tout le théâtre d’opération du CentCom et la partie Nord de celui de l’AfriCom. Par le passé, les GI’s garantissaient l’accès des États-Unis au pétrole du golfe Persique (doctrine Carter). Aujourd’hui, ils sont présents dans une zone quatre fois plus vaste et ambitionnent de renverser toute forme d’ordre quelle qu’elle soit. Les structures étatiques de l’Afghanistan depuis 2001, de l’Iraq depuis 2003, de la Libye depuis 2011, de la Syrie depuis 2012 et du Yémen depuis 2015 ne sont plus capables de défendre leurs citoyens. Contrairement au discours officiel, il n’a jamais été question de renverser des gouvernements, mais bien de détruire des États et d’empêcher leur reconstitution. À titre d’exemple, la situation des populations en Afghanistan ne s’est pas améliorée avec la chute des Talibans, il y a 19 ans, mais empire inexorablement de jour en jour. Le seul contre-exemple pourrait-être celui de la Syrie qui, conformément à sa tradition historique, a conservé son État malgré la guerre, absorbé les coups, et, quoique ruinée aujourd’hui, a traversé la tempête.

Notons au passage que le Pentagone a toujours considéré Israël comme un État européen et non pas comme moyen-oriental. Il n’est donc pas concerné par ce vaste chamboulement.

En 2001, le colonel Ralf Peters enthousiaste assurait que le nettoyage ethnique « ça marche ! » (sic), mais que les lois de la guerre interdisaient aux USA de le pratiquer eux-mêmes. D’où la transformation d’al-Qaida et la création de Daech qui firent pour le compte du Pentagone ce qu’il souhaitait, mais ne pouvait pas entreprendre publiquement.

Pour bien saisir la stratégie Rumsfeld/Cebrowski, il convient de la distinguer de l’opération des « Printemps arabes », imaginée par les Britanniques sur le modèle de la « Grande Révolte arabe ». Il s’agissait alors de placer la Confrérie des Frères musulmans au pouvoir comme Lawrence d’Arabie avait placé celle des Wahhabites au pouvoir en 1915.

 

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L’objectif officiel, quoique non assumé publiquement, de l’état-major US : faire exploser les frontières du Moyen-Orient, détruire les États aussi bien ennemis qu’amis, pratiquer le nettoyage ethnique.

 

Les Occidentaux en général n’ont aucune vision du Moyen-Orient élargi en tant que région géographique. Ils ne connaissent que certains pays et les perçoivent chacun comme isolé les uns des autres. De la sorte, ils se persuadent eux-mêmes que les tragiques événements qu’endurent ces peuples ont tous des raisons particulières, ici une guerre civile, là le renversement d’un dictateur sanguinaire. Pour chaque pays, ils ont une histoire bien écrite de la raison du drame, mais ils n’en ont jamais pour expliquer que la guerre dure au-delà et ne veulent surtout pas qu’on les interroge à ce sujet. Chaque fois, ils dénoncent « l’incurie des Américains » qui ne sauraient pas terminer de guerre, oubliant qu’ils reconstruisirent l’Allemagne et le Japon après la Seconde Guerre mondiale. Ils refusent de constater que depuis deux décennies les États-Unis appliquent un plan énoncé à l’avance au prix de millions de morts. Ils ne se perçoivent donc jamais comme responsables de ces massacres.

Les États-Unis eux-mêmes dénient mener cette stratégie face à leurs citoyens. Ainsi l’inspecteur général chargé d’enquêter sur la situation en Afghanistan a-t-il rédigé un rapport se lamentant sur les innombrables occasions manquées du Pentagone d’apporter la paix alors que précisément celui-ci n’en voulait pas.

 

L’intervention russe

Pour pulvériser tous les États du Moyen-Orient élargi, le Pentagone a organisé une absurde guerre civile régionale à la manière dont il avait inventé la guerre sans objet entre l’Iraq et l’Iran (1980-88). En définitive le président Saddam Hussein et l’ayatollah Khomeini réalisèrent qu’ils s’entretuaient pour rien et firent la paix contre les Occidentaux.

Cette fois, c’est l’opposition entre sunnites et chiites. D’un côté, l’Arabie saoudite et ses alliés, de l’autre l’Iran et les siens. Peu importe que l’Arabie saoudite wahhabite et l’Iran khomeiniste aient combattu ensemble sous commandement de l’OTAN durant la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-95), ou que de nombreuses troupes de l’« Axe de la Résistance » ne soient pas chiites (100 % des Palestiniens du Djihad islamique, 70 % des Libanais, 90 % des Syriens, 35 % des Iraquiens et 5 % des Iraniens).

Nul ne sait pourquoi ces deux camps s’affrontent, mais ils sont priés de se saigner mutuellement.

 

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On prétend que le Moyen-Orient élargi est le théâtre d’une guerre de religion. Mais un tiers des populations de l’Axe chiite de la Résistance n’est pas chiite.

 

Quoi qu’il soit, en 2014, le Pentagone s’apprêtait à faire reconnaître deux nouveaux États conformément à sa carte d’objectifs : le « Kurdistan libre » (fusion du Rojava syrien et du Gouvernorat kurde d’Iraq auquel une partie de l’Iran et tout l’Est de la Turquie devaient être ultérieurement ajoutés) et le « Sunnistan » (composé de la partie sunnite de l’Iraq et de l’Est de la Syrie). En détruisant quatre États, le Pentagone ouvrait la voie à une réaction en chaîne qui devait par ricochet détruire toute la région.

La Russie intervint alors militairement et fit respecter les frontières de la Seconde Guerre mondiale. Il va de soi que celles-ci sont arbitraires, issues des accords Sykes-Picot-Sazonov de 1915, et parfois difficiles à supporter, mais les modifier par le sang est encore moins acceptable.

La communication du Pentagone a toujours feint d’ignorer ce qui était en jeu. À la fois parce qu’il n’assume pas publiquement la stratégie Rumsfeld/Cebrowski et parce qu’il assimile l’adhésion de la Crimée à la fédération de Russie à un coup de force.

 

La mue des partisans de la stratégie Rumsfeld/Cebrowski

Après deux ans de lutte acharnée contre le président Trump, les officiers généraux du Pentagone, dont presque tous ont été formés personnellement par l’amiral Cebrowski, se sont soumis à lui sous conditions. Ils ont accepté de ne pas
- créer d’État terroriste (le Sunnistan ou Califat) ;
- modifier les frontières par la force ;
- maintenir de troupes US sur les champs de bataille du Moyen-Orient élargi et d’Afrique.
Et ils ont ordonné à leur fidèle procureur Robert Mueller, qu’ils avaient déjà utilisé contre le Panama (1987-89), la Libye (1988-92) et lors des attentats du 11 Septembre (2001), d’enterrer son enquête sur le Russiagate.

Tout s’est alors déroulé comme du papier à musique.

Le 27 octobre 2019, le président Trump a ordonné l’exécution du calife Abou Bakr al-Baghdadi, principale figure militaire du camp sunnite. Deux mois plus tard, le 3 janvier 2020, il a ordonné celle du général iranien Qassem Soleimani, principale figure militaire de l’Axe de la Résistance.

Ayant de la sorte montré qu’il restait le maître du jeu en éliminant les personnalités les plus symboliques des deux camps, en le revendiquant, et sans encourir de riposte significative, le secrétaire d’État Mike Pompeo révéla le dispositif final, le 19 janvier au Caire. Il prévoit de poursuivre la stratégie Rumsfeld/Cebrowski non plus avec les armées US, mais avec celles de l’OTAN en incluant Israël et les pays arabes.

Le 1er février, la Turquie officialisait sa rupture avec la Russie en assassinant quatre officiers du FSB à Idlib. Puis le président Erdoğan se rendait en Ukraine scander la devise des Bandéristes (les légionnaires ukrainiens du IIIe Reich contre les Soviétiques) avec la Garde nationale ukrainienne et recevoir le chef de la Brigade islamiste internationale (les Tatars anti-Russes), Moustafa Djemilev (dit « Mustafa Kırımoğlu »).

 

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Le Conseil de l’Atlantique-Nord acte le déploiement des formateurs de l’OTAN au Moyen-Orient élargi (Bruxelles, 13 février 2020).

 

Les 12 et 13 février, les ministres de la Défense de l’Alliance atlantique ont pris acte du retrait inéluctable des forces US et de la dissolution à venir de la Coalition internationale contre Daech. Tout en soulignant qu’ils ne déployaient pas de troupes combattantes, ils ont accepté d’envoyer leurs soldats former ceux des armées arabes, c’est-à-dire superviser les combats sur le terrain.

Les formateurs de l’OTAN seront déployés prioritairement en Tunisie, en Égypte, en Jordanie et en Iraq. Ainsi :
- la Libye sera encerclée à l’Ouest et à l’Est. Les deux gouvernements rivaux de Fayez el-Sarraj – soutenu par la Turquie, le Qatar et déjà 5000 djihadistes venus de Syrie via la Tunisie – et du maréchal Khalifa – soutenu par l’Égypte et les Émirats – pourront s’entretuer éternellement. L’Allemagne, toute heureuse de retrouver le rôle international dont elle a été privée depuis la Seconde Guerre mondiale, fera la mouche du coche en dissertant sur la paix pour couvrir les gémissements des agonisants.
- La Syrie sera encerclée de toutes parts. Israël est déjà membre de facto de l’Alliance atlantique et bombarde qui il veut quand il veut. La Jordanie est déjà le « meilleur partenaire mondial » de l’OTAN. Le roi Abdallah II est venu s’entretenir très longuement à Bruxelles avec le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, le 14 janvier, et participer à une séance du Conseil atlantique. Israël et la Jordanie ont déjà un bureau permanent au siège de l’Alliance. L’Iraq recevra aussi des formateurs de l’OTAN, bien que son parlement vienne de voter le retrait des troupes étrangères. La Turquie est déjà membre de l’Alliance et contrôle le Nord du Liban grâce à la Jamaa islamiya . Ensemble, ils pourront faire appliquer la loi US « Caesar » interdisant à toute entreprise d’où qu’elle soit d’aider à la reconstruction de ce pays.

Ainsi, le pillage du Moyen-Orient élargi, débuté en 2001, se poursuivra. Les populations martyrs de cette région, dont le seul tort est de s’être divisées, continueront à souffrir et à mourir en masse. Les États-Unis garderont leurs soldats chez eux, bien au chaud, innocents, tandis que les Européens devront assumer les crimes des généraux US.

Selon le président Trump, l’Alliance pourrait changer de nom et peut-être devenir l’OTAN-Moyen-Orient (OTAN-MO/NATO-ME). Sa fonction antirusse passerait au second plan au profit de sa stratégie de destruction de la zone non globalisée.

La question se pose de savoir comment la Russie et la Chine réagiront à cette redistribution des cartes. La Chine a besoin pour se développer d’avoir accès aux matières premières du Moyen-Orient. Elle devrait donc s’opposer à cette main-mise occidentale bien que sa préparation militaire soit encore incomplète. Au contraire, la Russie et son immense territoire sont autosuffisants. Moscou n’a aucune raison matérielle de se battre. Les Russes peuvent même être soulagés par la nouvelle orientation de l’OTAN. Il est pourtant probable que, pour des motifs spirituels, ils ne laisseront pas tomber la Syrie et soutiendront peut-être d’autres peuples du Moyen-Orient élargi.

Thierry Meyssan

 

Notes

[1] “Stability, America’s Ennemy”, Ralph Peters, Parameters, Winter 2001-02, pp. 5-20. Également in Beyond Terror : Strategy in a Changing World, Stackpole Books.

[2] “Blood borders - How a better Middle East would look”, Colonel Ralph Peters, Armed Forces Journal, June 2006.

[3] The Pentagon’s New Map, Thomas P.M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004.

« Le machin qu’on appelle l’ONU », sur E&R :

 
 



Article ancien.
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17 Commentaires

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  • #2391794
    le 18/02/2020 par ph
    "NATO Go Home !"

    Le jeu video "Command and conquer generals" devait être un divertissement, pas un avertissement...Vive la GLA !


  • #2391857
    le 18/02/2020 par eniotna
    "NATO Go Home !"

    De bien sombres perspectives... Dormez braves gens, on s’occupe de tout.


  • #2391861
    le 18/02/2020 par VIVACHAVEZ
    "NATO Go Home !"

    "commandant suprême de l’Alliance de l’Atlantique-Nord, le général Tod D. Wolters".

    Wolters, je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites et je ferai tout pour que vous ne puissiez pas l’exprimer......


  • #2391863
    le 18/02/2020 par Jérômeproudhon
    "NATO Go Home !"

    Il est pourtant probable que, pour des motifs spirituels, ils ne laisseront pas tomber la Syrie et soutiendront peut-être d’autres peuples du Moyen-Orient élargi. Motifs spirituels ? Qui sont ces leaders spirituel ? Soutiendront peut-être d autres peuples du Moyen-Orient ? Plutôt sûrement ils les soutiendront ? Dans le nettoyage que Trump à commencé en exposant au grand public " the swamp ",le marais, le marais aux États-Unis, c est les ténèbres. Il sait que ces guerres ne servent pas les états unis, ni le peuple américain, mais les élites corrompus qui s enrichissent de contrats, de pétrole, de drogues etcetc...Je ne crois plus qu’il faille regarder la situation au Moyen-Orient avec l ancienne matrice de l empire américain ? Mais un regard justement sur ceux qui commencent à développer fortement leurs influences ? Je ne crois pas du tout un instant que ces forces spirituels russes soit proche du saint esprit ? Tunisie, Algérie, Afrique noir, Syrie, Israël, votre raisonnement veut tout simplement dire que ce serait mieux avec la Russie ? Fox news est très intéressant sur ce sujet.

     

    • #2392107
      le 19/02/2020 par culturovore
      "NATO Go Home !"

      « Les motifs spirituels » dont parle Meyssan sont ceux d’une lutte messianique a mort entre les forces nationalistes et patriotes (Trump, Poutine, Bolsonaro…) qui défendent la souveraineté, la vie et toutes les religions séculières, et les forces globalistes de l’élite globaliste satanique, anti religions mais adoratrices de Lucifer qui promeuvent les valeurs inversées, l’eugénisme, l’esclavage, la pédophilie… qui sont les grands financiers internationaux (JP Morgan, Roth, Reockefeller…) et les grandes instances internationales (CFR, ONU, BRI…) qu’ils ont mis en place et toutes d’obédience luciférienne. Cela peut vous sembler ésotérique nais c’est une réalité. Lisez Fritz Springmieir, Manly P. Hall, Quingsley, Sutton…


    • #2392185
      le 19/02/2020 par Jérômeproudhon
      "NATO Go Home !"

      Le problème, c est la définition de lucifer ?Je suis chrétien, et donc dieu à envoyé lucifer en enfer parce qu’il voulait donner aux hommes le savoir, les arts et les lettres. Et qu’il lui a dit que cela les détruirait. Seulement pour les juifs, lucifer ( le porteur de lumière, celui qui amène la lumière ) n’ a jamais été envoyé en enfer, il est et à toujours été le maître de la terre. Tant qu’il n y a pas un retour à la terre, à la nature ! Ou l homme récupère sa place, nous devenons tous des serviteurs de Satan. Puisque nous vivons sous la servitude des marchands du temple, que le monde ressemble de plus en plus à sodome et gohmmore. Cela vous paraît ésotérique, mais lisez le nouveau testament. Putine est un globaliste, peut être plus plurielle dans son approche du monde ,mais reste soumis aux marchands. Il a lui même répondu qu’ il y avait du vrai pour le scandale des Panama papers. Je suis corrompu, voleur et je l’assume. Moi, je ne suis pas corrompu, j essaie tout les jours de garder une âme pur. Pour tout dire, je n’ ai aucune confiance en l ’ élite globale, celle qui amasse beaucoup ou trop. Je préfère un soral qu’ un soros, un Chavez ou un putine.


  • #2391887
    le 18/02/2020 par Syzygy
    "NATO Go Home !"

    Les Chinois veulent faire passer leurs routes de la soie par le Moyen-Orient. Ils ont donc intérêt à ne pas laisser l’OTAN obstruer les passages.

    Le déploiement des forces européennes sous la bannière de l’OTAN dans ces guerres illégales auront un coût qui sera supporté par les contribuables. Pas sûr que ceux-ci l’acceptent.

    Si les troupes de l’OTAN sont au MO, ce sera peut-être l’occasion de faire la Révolution en Europe ?

     

    • #2392146
      le 19/02/2020 par culturovore
      "NATO Go Home !"

      Le Coronavirus lancé en Chine n’est probablement pas étranger à ces routes et à l’OTAN. J’y vois un acte terroriste des élites globalistes du NOM comme une sérieuse mise en garde faite a la Chine.

      En effet, le financement de lOTAN est a partager avec les contribubales européens, ce qui allègera la bourse des américains, Trump est un businessman et applique sa politique. C est pour cela qu en 2019 il avait annoncé qu il voulait que les europeens mettent davantage la main a la poche.

      Cest une manière de laisser la main a l état profond globaliste financier sur le MO pour ses guerres éternelles et son pillage tout en regonflant le portefeuille de ses électeurs. Ce doit etre le deal avec les faucons du Pentagone : je vous laisse construire votre NOM mais vous me laisser rentrer les GI et faire des économies.

      Votre idée de saisir l occasion pour sortir l Europe de l ornière du NOM est bonne. L’Europe est encerclée de bases de l’OTAN, non pas pour écarter le danger russe comme on tente de nous le faire croire et dont les élites globalistes n’ont que faire, mais bien pour encercler les pays européens au cas de soulèvement de ses peuples contre la mise en place du Nouvel Ordre Mondial et de son gouvernement mondial unipolaire, et pour pacifier (écraser) toute tentative de révolution contre l’appareil politique de l’UE, les agents comme Macron ou Merkel. Ce n’est pas pour rien qu’on nous a vendu dans les médias aux ordres le général français en charge de l’OTAN en Europe, ou qu’ on a vu des blindés aux armes de l’Otan sur les champs Élysées prêts écraser l’insurrection populaire des gilets jaunes.


  • #2391898
    le 18/02/2020 par politzer
    "NATO Go Home !"

    "la Russie et son immense territoire sont autosuffisants. Moscou n’a aucune raison matérielle de se battre."

    1 si pour Tartous
    2 pour rester donc en Syrie et tenir en respect les forces impérialistes dont la présence autorise le contrôle de l énergie , son prix et sa disponibilité, compte tenu de sa liaison avec le dollar.
    3 Pour des raisons strictement militaires liées à l utilisation des nouveaux matériels et à la disponibilité opérationnelle de ses troupes d’intervention.
    4 pour contenir des ambitions de la Turquie qui cherche à redessiner les frontières nord de la Syrie


  • #2391903
    le 18/02/2020 par le joueur de go
    "NATO Go Home !"

    Les manipulés finissent toujours par être les dindons de la farce.
    Cependant,pour des raisons encore inconnues ,ce plan,comme le précédent est voué à l’échec.


  • #2391983
    le 19/02/2020 par awrassi
    "NATO Go Home !"

    "Les Russes peuvent même être soulagés par la nouvelle orientation de l’OTAN. Il est pourtant probable que, pour des motifs spirituels, ils ne laisseront pas tomber la Syrie et soutiendront peut-être d’autres peuples du Moyen-Orient élargi."
    Les Russes ne feront jamais confiance aux Américains, et inversement. C’est dans leur ADN respectif. Et c’est tant mieux pour le monde que les mythes perdurent parfois (le rouge sanguinaire !) ...


  • #2392006
    le 19/02/2020 par daniel
    "NATO Go Home !"

    vraiment beaucoup de mal à accorder du credit à Meyssan depuis qu´il se vautre sur le cas Trump... Kushner vient d´insulter les palestiniens dans une interview sur CNN et le "deal du siecle" reprend des phrases entieres du livre de Nethanyau...
    Meme Haaretz reconnait que le plan est fait pour etre rejeté et justifier une annexion pure et simple.


  • #2392012
    le 19/02/2020 par Raynix
    "NATO Go Home !"

    Dans un article du jour sur Sputnik le ministre Russe de la Défense indique au sujet de la Syrie :

    « certains champs pétroliers sont contrôlés par les États-Unis. Là on assiste à un pillage flagrant des richesses qui appartiennent au peuple syrien. D’autre part, on interdit les exportations de pétrole vers la Syrie »


  • #2392144
    le 19/02/2020 par Laurent Guyénot
    "NATO Go Home !"

    Sacré Thierry Meyssan : la "stratégie Rumsfeld/Cebrowski", c’est bien commode comme terminologie !

     

    • #2392175
      le 19/02/2020 par Daniel
      "NATO Go Home !"

      Que voulez vous dire. Quelle terminologie serait meilleure. Une conference sur le sujet de votre part me/nous réjouirait beaucoup !


  • #2392162
    le 19/02/2020 par Sylvia
    "NATO Go Home !"

    NATO voulait atterir ses avions sur le terrain de Notre Dame des Landes en Bretagne.
    Mais ce projet a ete interrompu.


  • #2394825
    le 24/02/2020 par Jafar
    "NATO Go Home !"

    ’Il s’agissait alors de placer la Confrérie des Frères musulmans au pouvoir comme Lawrence d’Arabie avait placé celle des Wahhabites au pouvoir en 1915.’

    Petit rectificatif. C’est un autre super-espion britannique, Philby (père de Kim, le célèbre agent double), qui était derrière Ibn Seoud. Lawrence était avec les Hachémites du Chérif Hussein. Lire le magnifique portrait croisé des deux hommes par Jacques Benoist-Méchin en clôture de sa biographie consacrée à Ibn Seoud.

    Par ailleurs, si vous souhaitez en savoir plus sur les liens entre les services secrets Britanniques et les Frères Musulmans, je vous recommande la lecture de Secret Affairs : Britain’s Collusion with Radical Islam de Mark Curtis.


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