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Covidisme, banksters et planche à billets

Plus dure sera la chute

Un petit point s’impose sur les aventures en trois actes des banques américaines et des banksters européens depuis le début des années 2000 après cette histoire de coronavirus…

 

Acte I

Pour rappel, au tout début des années 2000 des banksters américains n’ont plus respecté la règle prudentielle d’endettement édictée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un multiple d’endettement (leverage) qui ne doit pas dépasser 10, ce qui signifie que les dettes des banques ne doivent pas dépasser 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres, dits tangibles.

En effet dans la plupart des grandes banques des États-Unis, tous leurs salariés, du conseiller de clientèle face à ses clients jusqu’au grand patron, tous avaient intérêt à accorder le plus possible de crédits, surtout hypothécaires même à des ménages dont ils savaient qu’ils ne pourraient pas honorer leurs dettes car Fannie Mae et Freddie Mac les rachetaient, les titrisaient et les revendaient sur les marchés financiers (en Mortgage Backed Securities, MBS)… avec les garanties de l’État !

Ainsi, par exemple, le leverage de Citigroup a pu monter jusqu’à 65, ce qui signifie que le total de ses dettes correspondait à 65 fois le montant de ses véritables capitaux propres, dits tangibles connus maintenant sous l’appellation de Common Equity tier 1 (CET 1).

Ce système était dangereux car les banques ne supportaient plus les risques de défaut de paiement de leurs clients dont l’évaluation constitue normalement le cœur de leur métier.

Ainsi, une bulle financière s’est développée à partir de ces excès de crédits accordés par beaucoup de grandes banques (alors que beaucoup de ces crédits n’auraient pas dû être accordés).

Les autorités américaines ont fait éclater cette bulle (en flinguant pour l’exemple la banque des frères Lehman) car l’argent doit rester sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur Laffer.

Malheureusement l’éclatement d’une bulle monétaire crée toujours des dommages collatéraux considérables : ce fut la Grande Récession avec des millions de chômeurs supplémentaires, un grand nombre des saisies immobilières et donc de drames.

Cependant, cette hypertrophie monétaire a été résorbée, ce qui a ouvert la voie à la plus longue période de prospérité que l’Amérique ait connue.

En Europe, les autorités monétaires et politiques n’ont pas voulu prendre de telles mesures, en particulier à cause de l’influence considérable des dirigeants des grandes banques… qui ont continué à ne pas respecter cette règle prudentielle pourtant vitale.

En conséquence, toutes ces grandes banques européennes avaient encore des leverages hors normes avant cette histoire de coronavirus.

Elles étaient donc en position de faiblesse pour absorber le choc de la crise provoquée par les décisions catastrophiques prises par les hommes politiques qui ont empêché les gens de travailler en 2020 et encore maintenant en 2021 sous le prétexte de mettre fin à la propagation de ce virus…

 

Acte II

Là encore, les dirigeants, en particulier des quatre plus grandes banques américaines ont pris les bonnes décisions en provisionnant au premier semestre 2020 plus de 50 milliards de dollars pour pouvoir faire face aux risques de prêts impayés à cause de cette histoire de coronavirus.

Ces 50 milliards de dollars sont autant de bénéfices en moins pour ces quatre big banks US !

Et là encore, les dirigeants des banques européennes n’ont pas augmenté leurs provisions sur ces risques car leurs bénéfices insuffisants les auraient obligés à publier des pertes gigantesques.

Pire encore, les autorités européennes et nationales ont autorisé officiellement ces banksters à ne pas respecter les règles prudentielles impératives qu’elles avaient pourtant imposées auparavant !

Ainsi par exemple, la règle comptable dite IFRS 9 oblige les banques à classer en trois catégories les prêts qu’elles ont accordés à leurs clients…

Dans la première catégorie sont classés les prêts qui sont considérés comme étant sans risques d’être impayés par les dirigeants de ces banques, mais ceux de BNP-Paribas ont admis que finalement certains de ces clients ne remboursaient jamais ces prêts, ce qui conduisait à des pertes se montant à 1 % du total de ces prêts.

Dans la troisième catégorie sont classés les prêts qui sont considérés comme ayant de forts risques d’être impayés par les dirigeants de ces banques. Ce sont des emprunteurs qui ont déjà été incapables de payer certaines de leurs échéances précédentes.

Dans la deuxième catégorie, intermédiaire, sont classés les prêts qui sont considérés comme ayant certains risques d’être impayés par les dirigeants de ces banques. Ce sont par exemple des clients dont les risques étaient classés en catégorie 1 et qui sont victimes de cette histoire de coronavirus, et ils sont évidemment nombreux !

Cette règle comptable IFRS 9 oblige les banques à provisionner la totalité des pertes potentielles classées en catégories 2 et 3, ce qui signifie que les dirigeants de ces banques sont obligés de mettre de l’argent de côté pour faire face à ces prêts qui risquent de ne jamais être remboursés.

Ces provisions viennent donc en diminution des bénéfices des banques.

Une seule banque européenne publie un document permettant de déterminer correctement le montant de ces pertes prévisionnelles : UBS… mais cette banque comme les autres, ne provisionne pas la totalité des pertes prévisionnelles sur les prêts qu’elle a accordés !

En appliquant les règles comptables en vigueur pourtant impératives, mes analyses montrent que toutes les grandes banques européennes ont en réalité des capitaux propres négatifs, c’est-à-dire qu’elles auraient dû être déclarées en faillite !

Et là encore, les autorités européennes laissent faire leurs banksters, ce qui ne fait que retarder et aggraver un tsunami bancaire inéluctable.

 

Acte III

Et ce n’est pas fini…

Depuis la mi-mars, des financiers américains ont remarqué que des banques déposaient au jour le jour des milliards de dollars à la Fed à un taux de… 0 % ce qui est totalement hors normes et hors de tout entendement.

Ces dépôts sont maintenant de 584 milliards de dollars… ce qui inquiète beaucoup d’Américains !

Les explications principales de ces placements a priori irrationnels sont finalement assez simples…

Les banques américaines regorgent anormalement de liquidités car les gouvernements du Donald et de ce Biden ont donné ou prêté plus de 5 500 milliards de dollars à des ménages et à des entreprises sous le prétexte de les aider à supporter les conséquences des décisions catastrophiques qu’ils ont prises en empêchant les gens de travailler en 2020 et encore maintenant en 2021 sous le prétexte de mettre fin à la propagation de ce coronavirus…

Ces banques sont alors obligées de céder une partie de leurs disponibilités chaque soir pour diminuer le total de leurs actifs en prenant en pension des titres fournis par la Fed (qui ne sont pas comptabilisés dans leurs comptes car elles n’en sont pas propriétaires), ce qui leur permet de réduire leur leverage à la fin de chaque journée.

Et, ô surprise, le même phénomène se produit dans la zone euro… sans que personne n’en parle, et ces dépôts au jour le jour sont nettement plus élevés qu’aux États-Unis : ils sont de l’ordre de 750 milliards d’euros pour un taux… négatif de -0,50 % !

Lire la suite de l’article sur chevallier.biz

 

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14 Commentaires

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  • #2747264
    Le 17 juin à 17:43 par Edvard
    Covidisme, banksters et planche à billets

    Le problème c’est les « évaporations » tout azimut.c’est la fameuse expression : »ou va l’argent ? »

     

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  • #2747305
    Le 17 juin à 18:58 par Jérômeproudhon
    Covidisme, banksters et planche à billets

    Les vieux économistes ont un petit problème, en général, en vieillissant, philosophiquement, certains deviennent assez sage, mais dans le monde des marchands, ils sont très mauvais, il y a trois ans la dette américaine représentait 3 fois la quantité d’or sur la planète terre, et la dette globale du monde est 10 fois la valeur elle même de notre planète ( en comptant les pousses de bambous ).
    Ils vont nous numériser, nous chiffrer, nous algorithmer, c’est tout, le reste, c’est l’ancien monde.

     

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    • #2748148
      Le 18 juin à 20:56 par calal
      Covidisme, banksters et planche à billets

      "Ils vont nous numériser, nous chiffrer, nous algorithmer,"
      surtout apres, ils vont faire un bilan de ce que vous coutez et de ce que vous leur rapportez. Et si le bilan est negatif, ca sera le "carrousel" pour vous...Toute la valeur du pays pourra etre estime comme collateral pour un certain montant de dette...un peu comme un veau qui est bague des la naissance pour qu’il ne puisse pas "disparaitre" sans laisser de trace c’est a dire sans laisser un tva a encaisser quelque part.Toutes les entreprises seront connues et analysees par des algorithme et les plus rentables seront immediatement achetes ou mises sous pression pour etre achetees a vil prix...

       
  • #2747389
    Le 17 juin à 22:30 par Thémistoclès
    Covidisme, banksters et planche à billets

    Ne pas croire que les Yankees sont devenus plus vertueux que les européens : ils ont mis la main sur :
    - ) tous nos dépôts d’or nationaux (à commencer par la Suisse pourtant hors communauté )
    - ) la BRI
    - ) nos fonds de retraites partis s’investir directement aux US
    - ) plus tout ce qu’on ne sait pas encore.

     

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    • #2747436
      Le 18 juin à 05:18 par wizzz
      Covidisme, banksters et planche à billets

      C’est bien pire que ça.
      Mon entreprise qui était une entreprise familiale d’une centaine de personnes a été rachetée par un fond de pension américain. Ils ont aussi racheté notre principal concurrent en France. Et depuis 2 ans ils rachètent d’autres petites entreprises en Europe (Espagne, Pays Bas, Autriche).
      Toutes ces entreprises ont la particularité d’être dynamiques et RENTABLES.
      Bref, pour faire simple ils achètent des biens tangibles avec de la fausse monnaie et le pire c’est qu’ils réduisent le personnel, mon entreprise subit en ce moment un plan de départs volontaires (qui se soldera par des licenciements secs si le quota n’est pas atteint) qu’ils ont appelé cyniquement Plan de Sauvegarde de l’Emploi...
      Notre pire ennemi sont bien les USA et certainement pas la Russie comme beaucoup d’abrutis de ce pays le pensent.

       
    • #2747486
      Le 18 juin à 07:40 par ah bon
      Covidisme, banksters et planche à billets

      @wizzz
      un fond de pension, ce sont les USA ?

       
    • #2747575
      Le 18 juin à 09:35 par Rusty James
      Covidisme, banksters et planche à billets

      J’ai travaillé plus de 10 ans pour des sièges européens de sociétés US en Suisse.
      Les sociétés européennes se s’en fait racheter (disons depuis 20 ans) sans que la maison intervienne et elle empochent les dividendes. La concurrence asiatique s’étant accrue, les sociétés US sont devenus plus interventionnistes. Elle commencent par virer les Directeurs et leaders charismatiques qui ont le respect de leur personnel (important en Allemagne et en France). Elles nomment un Directeur pas tres compétent en le payant bien pour faire le sale boulot. Elle delocalise. Elle revendent les actifs des sociétés de production des pays a fiscalité elevés. Elles font des remontées de dividende au Luxembourg. Et la trésorerie est centralisée pour être ré-investie en Asie.
      Pour les US, L’Europe, c’est environ 300 millions de consommateurs, ni plus, ni moins.

       
  • #2747445
    Le 18 juin à 05:35 par Kal
    Covidisme, banksters et planche à billets

    Je confirme. Mon banquier m’a effectivement donné cette information : les banques européennes sont dans l’obligation de "donner" à la BCE un intérêt de 0,5 % sur les soldes positifs des comptes de leurs clients. La faillite est au bout du tunnel !

     

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  • #2747454
    Le 18 juin à 05:58 par sorry-marri
    Covidisme, banksters et planche à billets

    Mais enfin, pourquoi diable "les gouvernements du Donald et de ce Biden ont donné ou prêté plus de 5 500 milliards de dollars à des ménages et à des entreprises sous le prétexte de les aider à supporter les conséquences des décisions catastrophiques qu’ils ont prises en empêchant les gens de travailler " ?
    Quel est l’intérêt US là-dedans ?!!!!
    Et l’europe, que va-t-elle devenir ?
    quelqu’un peut-il dessiner un scénario plus détaillé ?

     

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    • #2747472
      Le 18 juin à 07:05 par francky
      Covidisme, banksters et planche à billets

      Ben vous avez la réponse dans votre question "les aider à supporter les conséquences des décisions catastrophiques qu’ils ont prises en empêchant les gens de travailler " ? .....

       
    • #2747484
      Le 18 juin à 07:37 par Petrone
      Covidisme, banksters et planche à billets

      Pôle emploi propose 1 000 000 d’emplois qui restent impourvus : sachant que le RSA est à 560 euros pourquoi s’emmerder à travailler pour gagner le double ? Si on n’a pas de loyer ou de charges à payer on peut vivre avec 560 euros . Le gouvernement vient d’encourager les gens à ne rien foutre, Zemmour l’a fait remarquer : " Je connais des entrepreneurs qui n’ont jamais gagné autant d’argent sans travailler car il ont été grassement indemnisés, "covid" oblige " .

       
  • #2747805
    Le 18 juin à 14:37 par Doresi
    Covidisme, banksters et planche à billets

    Je me demande si toutes ces dérives, qui annoncent le great reset, ne vont pas entrainer une flambée des cours des métaux précieux (l’or et certainement l’argent) dans les années à venir.
    Qu’en pensez-vous ?

     

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    • #2748255
      Le 19 juin à 04:55 par wizzz
      Covidisme, banksters et planche à billets

      Comme le dit très justement le camarade P.Jovanovic, une monnaie fiduciaire finit toujours par valoir ZERO. L’or et l’argent ont toujours été des monnaies d’échange depuis l’aube des temps, une pièce d’or sera toujours acceptée par tout le monde, partout dans le monde, un bout de papier même joliment imprimé, j’en doute.

       
  • #2748154
    Le 18 juin à 21:07 par Copier-coller
    Covidisme, banksters et planche à billets

    En 2007 pendant la crise des matières premières une file d’attente des dirigeants de beaucoup de pays devant le bureau du roi d’Arabie* pour une aide. Trump, toujours en contrôle, bénéficie de la puissance financière de l’Arabie (et la CCG) pour accomplir son plan puis il a aussi toutes les saisies des élites pédo-sataniques mondiales sans ceci la guerre civile mondiale était inévitable. Aujourd’hui, reste que l’éradication de la maison-mère.
    *Imaginons la "communauté" à la place des Saouds, le rêve talmudique serai réalisé : les élus et leurs esclaves. Je ne fais pas la promotion du mode de vie saoudien mais tant qu’il demeure dans leur pays, c’est leur problème. Proportionnellement, est ce que les problèmes des comportements saoudiens égales celui des élites occidentales (synagogues sataniques, sociétés secrètes, etc ...). J’ajouterai que l’islam a été pervertie par la famille Al Sheikh (Vatican) et le Qatar voulant le leadership musulman. Pour être encore plus juste avec une manne à leur porté, il aurai pu ce payé tous les dirigeants corrompus des pays arabes.

     

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