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Gay Games 2018 à Paris : chronique d’un fiasco organisé

 

 

 

Si Emmanuel Macron retient la leçon de l’affaire Benalla, il se fera discret lors de ces Gay Games. Anti-populaires au possible, ces Jeux olympiques LGBT condamnés à accoucher d’un fiasco ne feraient que renforcer l’image d’un président cosmopolite déconnecté du réel. À l’heure où Jacques Attali réclame du nationalisme formel, cela ferait tâche...

 

Un véritable défi pour Jupiter 1er tant sa profonde vision du monde correspond à « l’esprit » de cet événement qui vante l’égalitarisme au seul profit du communautarisme. Comme pour le Marché néolibéral, la compétition est « inclusive » et « tolérante » :

- les Gay Games sont « ouverts à toutes et à tous » (si l’on ne compte pas les frais d’inscription et l’hébergement) ;

- la performance sportive n’est pas un critère de sélection.

Une compétition sportive sans sportifs ni compétition et qui se revendique « All Equal » mais sous l’égide d’une communauté élue... Il est probable que le Français moyen tenté par le populisme se détourne de cette énième hypocrisie organisée avec son argent et dont l’intitulé lui rappelle les pratiques de la finance mondialisée à son égard [1].

Car les moyens ont été mis pour cette manifestation culturelle finalement non sportive. Parrainée par l’ancien homophobe Lilian Thuram et le couturier Jean-Paul Gaultier, la dixième édition des Gay Games qui se déroule à Paris du 4 au 12 août 2018 aurait coûté 4 millions d’euros aux pouvoirs publics et aux partenaires privés.

Et lorsque l’on constate l’effroyable désaveu populaire quant à cet « événement engagé pour l’inclusion et le respect de la diversité », on se demande si les 300 000 spectateurs espérés par la reine des bobos Anne Hidalgo tiennent plus à l’escroquerie qu’au fantasme... Les initiés savent que les gays sont de gros consommateurs mais de là à relancer l’économie française, il va falloir voir plus loin que le Marais.

On se demande d’ailleurs si les vidéos de la cérémonie d’ouverture ont été supprimées à cause des « excentricités » de certaines délégations ou des tribunes entièrement vides...

Qu’importe ! Conformément aux volontés de l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë et de leur défunt président d’honneur Pierre Bergé, les Gay Games sont l’occasion de « déconstruire les représentations fondées sur l’ignorance ». Grâce à cette pédagogie subventionnée, le contribuable est désormais éclairé : comme la Gay Pride, les Gay Games ne sont qu’une illustration de plus de l’exploitation des peuples productifs au prétexte de frivolité, de festivité et d’éducation.

 

 

 

 

Selon Pascale Reinteau, co-présidente des Gay Games, il s’agit également d’un « événement communautaire militant et festif »...

 

Jean-Paul Gaultier et Manuel Picaud à propos de « la compétition la plus ouverte au monde » :

 


 

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Notes

[1] Les Gay Games sont parfaitement à l’image du capitalisme libidinal, ludique et marginal décrit par Michel Clouscard.

Voir aussi, sur E&R :

Détourner le prestige et l’argent des Français au profit des minorités,
le vrai projet du « progressisme »,
à lire chez Kontre Kulture :

 






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