Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

Les héros sont rares ; ils sont à la fois tragiques et inspirants. Zakaria Zubeidi, 45 ans, de Jénine en Palestine, est un héros dans la vie réelle. Homme de tête et de muscle, d’épée et de harpe, il était commandant des Brigades al Aqsa et directeur du Théâtre de la Liberté. Il y a quelques années, le Sunday Times l’avait qualifié comme « l’un des ennemis les plus recherchés et les plus implacables d’Israël ». Tel un chat doté de neuf vies, il a survécu à de nombreuses tentatives d’assassinat israéliennes ; il est entré et sorti de prison à de nombreuses reprises ; il avait reçu sa première balle israélienne à 13 ans ; et assisté à la première de son premier film à 14 ans.

 

Il y a quelques jours, il a organisé une audacieuse évasion de la prison de haute sécurité d’Israël, avec cinq autres condamnés. Ils ont creusé un tunnel de 20 mètres de long avec leurs cuillères, comme le comte de Monte Cristo, et sont sortis hors des murs, en se faufilant par un étroit canal de communication. Cet exploit courageux, voire impossible, a donné du courage à tous les Palestiniens captifs et leur a donné un second souffle alors qu’ils étaient épuisés et désespérés. Les habitants de Terre Sainte et la grande diaspora palestinienne ont retenu leur souffle après leur évasion et ont prié pour qu’ils soient en sécurité.

Il est normal que les humains éprouvent de l’empathie pour les fugitifs, plutôt que pour les poursuivants. Les jeunes lecteurs de La Case de l’oncle Tom ont ainsi suivi le destin d’Elisa, traînant son enfant avec elle, traversant la rivière Ohio gelée pour passer de l’esclavage à la liberté, échappant aux chiens meurtriers et aux chasseurs d’esclaves. Hélas, Zakaria n’a jamais atteint la rive sûre. Dans le Dixie des années 1830, des Blancs courageux et nobles abritaient les esclaves noirs en fuite. Des Allemands et des Russes, des Polonais et des Français donnaient refuge aux juifs qui s’échappaient des camps. En Israël 2021, pas un seul juif n’a offert aux fugitifs de l’eau ou du pain, ni aidé un Palestinien en fuite ; tous ceux qui les ont vus ont immédiatement informé la police, ont déclaré les autorités. En quelques jours, quatre prisonniers affamés ont été traqués, battus et ramenés en prison ; deux sont toujours en fuite.

J’ai vu aux informations de la télévision israélienne quatre prisonniers enchaînés dans le tribunal. Zakaria a été sévèrement battu. Ses ravisseurs lui ont cassé les côtes et la mâchoire, alors qu’il était déjà menotté. Son visage était émacié, sinistre et sévère comme celui d’un Christ souffrant devant le tribunal véreux du Synédrion. C’était un triste spectacle, le retour du héros dans les sombres oubliettes de l’État juif. Mais il était né et avait grandi sous l’occupation. Son histoire est celle de la génération bernée qui s’est manifestée avec force après la grande trahison.

En 1993, l’État d’Israël et l’OLP signent les accords d’Oslo ; cet accord certifié par une poignée de main sur la pelouse de la Maison-Blanche promet aux Palestiniens une indépendance totale après cinq ans de transition. Les juifs ont renié l’accord. Si, individuellement, les juifs peuvent être honnêtes et honorables, en tant que collectivité, ils sont généralement extrêmement indignes de confiance. Cela vient d’un complexe de supériorité juif, d’un refus d’obéir aux règles établies pour les espèces inférieures, et du sentiment qu’ils peuvent faire tout ce qui leur chante. Le fair-play n’est pas du tout une idée juive.

Les Palestiniens, escroqués par Israël, n’avaient personne vers qui se tourner ; ils ont répondu en lançant la deuxième Intifada, le soulèvement qui a eu lieu en 2000. Ce fut l’événement charnière pour la génération de Zakaria ; pour moi aussi. J’ai été radicalisé par l’Intifada, par la malhonnêteté et la cruauté de l’État juif, et par le courage des résistants palestiniens. En 2001, j’ai commencé à écrire en anglais à l’intention d’un public international ; l’année suivante, en 2002, je suis entré dans l’Église.

Les juifs se sont eux aussi radicalisés : le soutien des juifs américains au récit officiel du 11 Septembre et à la guerre contre le terrorisme ne peut être compris en dehors de ce contexte : les accords d’Oslo, le reniement des accords d’Oslo, l’Intifada et le 11 Septembre sont les maillons d’une même chaîne. Avant le 11 Septembre, les juifs étaient conspués pour avoir bafoué les accords d’Oslo et pour la répression sanglante de l’Intifada. Après le 11 Septembre, ils ont pu écraser les Palestiniens de tout leur poids. Pour les jeunes hommes comme Zakaria, la survie même devenait problématique.

Zakaria mériterait un Plutarque pour raconter sa vie, mais je vais faire ce que je peux, en attendant qu’un Plutarque se présente. Zakaria est né et a grandi dans le camp de réfugiés de Jénine, un endroit où les Palestiniens expulsés du Carmel de Haïfa ont été rassemblés en 1948 par les juifs victorieux. Son père était professeur d’anglais ; il est mort assez jeune, laissant derrière lui une veuve et leurs huit enfants.

Zakaria a 11 ans lorsque la première Intifada commence. Il s’agit d’une protestation spontanée, provoquée par le bouclage des terres palestiniennes communes et leur transfert à des colons juifs. Ce faisant, des avocats juifs, principalement des femmes d’obédience libérale, appliquaient l’idée anglaise du 16ème siècle de « l’enclosure des terres communales » et ils ont revendiqué toutes les terres communes comme appartenant désormais uniquement aux juifs. En Angleterre, cette politique avait provoqué une grande vague d’émeutes contre les enclosures, et il en alla de même en Palestine. En réponse à l’accaparement des terres par les juifs, des paysans sans armes ramassaient des cailloux à leurs pieds et les jetaient sur les voitures des colons juifs. Les juifs ont répondu par le feu. Des centaines de Palestiniens non armés ont été tués par balles. Ce sont les enfants qui ont le plus souffert.

Des garçons comme Zakaria vivaient dangereusement dans le camp. L’armée israélienne traitait les camps de réfugiés comme leur terrain de chasse. Ils arrivaient en Jeep et tiraient partout, terrorisant les enfants et les adultes. Chris Hedges, du New York Times, a décrit leur modus operandi dans son « Journal de Gaza », publié dans le Harper’s Magazine :

« Le camp de réfugiés... est calme et paisible. Les enfants jouent avec des cerfs-volants en papier et des ballons de football en lambeaux. Soudain, deux Jeep des FDI équipées de haut-parleurs s’arrêtent. Ils narguent immédiatement les garçons avec des obscénités, les attirant vers la clôture. Puis une grenade à percussion explose. Les garçons, dont la plupart n’ont pas plus de 10 ou 11 ans, se dispersent, courant maladroitement sur le sable lourd. Ils dévalent, pour se mettre hors de vue derrière un banc de sable en face de moi... Les soldats tirent ; les balles des M-16 sifflent, bout à bout, à travers les corps légers des enfants. Des enfants ont été abattus dans d’autres conflits que j’ai couverts, mais je n’avais encore jamais vu des soldats attirer des enfants comme des souris dans un piège et les tuer pour le sport. »

Au lieu de se laisser intimider, les garçons du camp comme Zakaria ont pris le danger à bras le corps. Les plus téméraires lançaient des pierres sur les jeeps envahissantes, comme Farris Odeh, ce garçon de 13 ans. Farris était le jeune Palestinien que nous avons vu jeter des pierres sur les chars israéliens avec la nonchalance d’un villageois chassant un chien enragé. C’était un jeu dangereux : la célèbre photo de Farris a été prise le 29 octobre, et une semaine plus tard, le 8 novembre, un sniper juif l’a assassiné de sang-froid.

Dans des circonstances similaires, Zakaria, 13 ans, avait été touché par un soldat juif. La balle est entrée dans sa jambe ; il a passé six mois à l’hôpital et a subi de multiples opérations. Il en est resté boiteux jusqu’à ce jour. Le soldat n’a jamais été jugé ou puni pour avoir tiré sur un enfant, mais un soldat juif n’est pratiquement jamais jugé ou puni pour avoir blessé ou tué un enfant palestinien, et il y a des milliers d’enfants qui ont été assassinés.

Pendant que Zakaria se rétablissait, sa mère (qui croyait fermement à la coexistence pacifique avec les juifs israéliens) a invité une nouvelle compagnie de théâtre à faire des répétitions chez elle. Elle leur a donné l’étage supérieur de leur maison, les a nourris et les a aidés. Il s’agissait d’un théâtre pour enfants, joué par des enfants du camp et pour des enfants du camp, le tout organisé par une personne inhabituelle, Arna Mer. Cette dame juive communiste a « trahi son peuple » (comme disaient bien des juifs) et épousé un Arabe, un Arabe palestinien chrétien orthodoxe, également communiste, et même membre éminent du Parti communiste. Ils avaient appelé leur fils Spoutnik, en signe de leur amour pour l’Union soviétique, phare de ces mouvements de libération. Spoutnik finit par trouver son nom trop exotique et le change en Juliano Mer. Il devient l’ami de Zakaria. Ensemble, ils jouaient sur scène ; la troupe était composée de six ou huit enfants. Le théâtre s’appelait le Stone Theatre, le « théâtre de (la) pierre ». C’était vers 1988-89, au plus fort de la première Intifada, le soulèvement qui avait convaincu Israël de chercher un compromis et de conclure les accords d’Oslo avec les dirigeants palestiniens.

Des années plus tard, Juliano Mer a réalisé un film intitulé Les enfants d’Arna, basé sur leurs souvenirs et des archives vidéo. Il s’est avéré que la majorité des jeunes acteurs avaient déjà été tués par des juifs à cette époque. La mère de Zakaria a également été tuée par un sniper juif, qui a tiré à travers la fenêtre, alors qu’elle était chez elle, à la maison. Une heure plus tard, le même sniper a tiré sur son fils aîné et l’a tué. Leur maison, qui avait servi de siège au Stone Theatre, a été rasée au bulldozer avec de nombreuses autres maisons de Jénine.

Jénine a été le théâtre d’un assaut juif contre les Palestiniens en 2002. Récemment, le tribunal israélien a interdit le film Jenin, Jenin, qui relate ces événements fatidiques, mais vous pouvez toujours le retrouver sur YouTube. Zakaria était un grand combattant ; il est devenu le commandant de la brigade Al Aqsa de Jénine. Il a survécu à quatre tentatives d’assassinat par les Israéliens : en 2004, ils ont assassiné cinq Palestiniens, dont un enfant de 14 ans, en ciblant un véhicule soupçonné de transporter Zakaria. À une autre occasion, ils ont tué neuf Palestiniens, mais Zakaria en a réchappé.

Zakaria est devenu très connu et respecté en Cisjordanie et même en Israël. Yasser Arafat s’est lié d’amitié avec lui et il a soutenu l’élection de Mahmud Abbas, le successeur d’Arafat. Une Israélienne, Tali Fahima, est venue à Jénine pour soutenir Zakaria et lui servir de bouclier humain. Israël l’a arrêtée en 2004 et elle a passé trois ans en prison pour « aide à une organisation terroriste ». Après sa libération, elle s’est convertie à l’islam, totalement désabusée par le soutien juif massif aux actions punitives sanglantes contre les Palestiniens. Zakaria, qui parlait parfaitement l’hébreu et avait de nombreux amis israéliens, a également été déçu par la gauche juive israélienne. Personne ne l’a défendu pendant ces années terribles, malgré tous les efforts de sa défunte mère pour établir des relations avec les Israéliens.

Toujours est-il que le soulèvement a été vaincu. Et Zakaria a poursuivi sa lutte par d’autres moyens, en créant, avec Juliano Mer, son ami d’enfance, une nouvelle compagnie de théâtre plus importante, le Freedom Theatre of Jenin [1]. Cette compagnie existe toujours, et prospère même, bien que Zakaria soit maintenant en prison et que Juliano Mer ait été tué par des assassins inconnus. En 2007, Zakaria a accepté l’amnistie offerte par les Israéliens aux combattants du Fatah. Il a respecté les conditions de l’amnistie, qui lui interdisaient de quitter Jénine, mais cela ne lui a servi de rien : quelques années plus tard, Israël a annulé l’amnistie. En 2019, Zakaria a été rattrapé et envoyé en prison à vie.

Il allait pourrir en prison comme les autres prisonniers, et un Palestinien sur deux de sa génération avait été dans une prison israélienne pendant une partie de sa vie. Mais l’audacieuse évasion a ramené son nom à notre conscience. Il a ramené l’espoir dans le cœur des Palestiniens et de leurs amis, mais hélas, pour une courte durée.

Cela s’est produit exactement vingt ans après le 11 Septembre, l’événement qui a donné aux juifs le pouvoir d’écraser la résistance palestinienne. Aujourd’hui, les juifs peuvent faire ce qu’ils veulent avec leurs goyim captifs. Les gens n’ont même pas le droit de s’y opposer. Lors des récents Jeux olympiques de Tokyo, un judoka algérien, Fethi Nourine, a refusé de faire équipe avec un sportif israélien, affirmant que son soutien à la cause palestinienne l’empêchait de concourir contre un Israélien. La Fédération internationale de judo a rapidement suspendu le courageux algérien pour dix ans.

Dans le discours, les juifs occupent une position inattaquable, et quiconque s’y oppose se retrouve sans emploi et fustigé comme « fanatique ». Chaque fois que je publie un article sur la Palestine, Zuckerberg de Facebook me bannit pour une semaine. Jamais la domination juive n’a été aussi complète. Avant le 11 Septembre, la droite, en Occident, était traditionnellement anti-juive. Aujourd’hui, la droite nationaliste européenne et américaine accepte les règles du jeu. Il est difficile de trouver un « fasciste » ou un « nationaliste blanc » qui ne vénère pas Israël. La « gauche » juive en Israël soutient avidement l’actuel Premier ministre israélien, M. Bennett, qui est le juif le plus énergiquement chauvin qui ait jamais occupé ce poste ; et M. Bennett dit ouvertement que les Palestiniens ne seront jamais libres.

Et nous aussi, nous avons perdu notre liberté. La liberté de parcourir la terre, la liberté d’avoir et d’exprimer notre opinion. La liberté de refuser un traitement « médical » douteux. Ce que le 11 Septembre a commencé, le Coronacircus l’a terminé. Nous sommes tous des Palestiniens maintenant.

Cependant, en regardant le visage sévère et christique de Zakaria Zubeidi dans la salle d’audience, je me disais que malgré tous les efforts du Synedrion, le Christ souffrant et crucifié est revenu à la vie. Il en sera de même pour la Palestine. Ainsi que pour le monde entier. La résurrection est aussi inévitable que la mort, et elle triomphe de la mort.

Israël Adam Shamir

 

Notes

[1] Le Théâtre de la Liberté, de Jénine, s’est produit à la Cartoucherie de Vincennes, il y a environ quinze ans, et le jeu enthousiaste des enfants mimant des batailles entre Palestiniens et soldats israéliens était bouleversant.

Retrouvez les écrits d’Israël Shamir, sur E&R :

 
 






Alerter

23 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

  • #2816262
    Le 27 septembre à 14:43 par Aube
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Si la France doit se tourner vers l’exemple de la Résistance...qu’elle tourne son regard vers la Belle et Rebelle Palestine.

     

    Répondre à ce message

  • #2816301
    Le 27 septembre à 15:56 par Dafied 1st
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    C’est triste, très triste...
    Les mots manquent aux émotions. V.Hugo

     

    Répondre à ce message

    • #2817163
      Le 28 septembre à 18:03 par Nadia
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      Ce n’est pas triste. Le peuple palestinien est toujours debout après plus de 70 ans de guerre, déportation, spoliation et diffamation.

       
  • #2816357
    Le 27 septembre à 17:00 par Nadia
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Les palestiniens sont un peuple combattant et ne seront donc jamais vaincus.
    La conclusion de I. A Shamir est magnifique.

     

    Répondre à ce message

  • #2816374
    Le 27 septembre à 17:18 par gégé
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    moi aussi, j’ai une très grande admiration pour les résistants palestiniens .
    Et encore plus, pour ces 6 évadés, qui ont préféré se laisser capturer, alors qu’ils sont condamnés à être emprisonnés dans quelques m2 à vie et qu’ils auraient pu riposter et mourir en martyrs, sous les balles israéliennes .
    "force et honneur", cela s’applique vraiment à ces grands résistants .

     

    Répondre à ce message

    • #2816529
      Le 27 septembre à 20:42 par ilan
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      L’article de mr Shamir est tellement triste et émouvant, que je n’ai pas pu le lire entièrement .
      Moi aussi je dis force et honneur aux résistants palestiniens .

      Et pendant ce temps le 1er ministre israélien Bennett faisait un discours rempli d’arrogance et d’autosatisfaction à la tribune de l’Onu https://www.youtube.com/watch?v=1Hq...

       
    • #2817779
      Le 29 septembre à 19:15 par jm
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      @gege

      Ce n’est pas par peur de résister ou par peur du martyr que
      Zakaria et ses compagnons se sont laissés capturer .. mais
      pour éviter que les familles qui les cachaient soient
      « embarrassées ».
      Gege, chez ces gens, voyez-vous,
      la noblesse est à la mesure de l’ignominie qu’ils subissent..

       
  • #2816403
    Le 27 septembre à 17:54 par marks
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    "Zubeidi", celui qui vient de "Zubeida", village qui se trouve en Asir, Arabie saoudite ! Les Palestiniens sont pour la plupart les Arabes qui ont migré de l’Arabie vers la Palestine actuelle, comme le démontre Kamal Salibi. A lire absolument ...

     

    Répondre à ce message

    • #2816511
      Le 27 septembre à 20:18 par Meyer H
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      marks, vous plaisantez ou quoi ? Les palestiniens sont en très grande majorité les vrais descendants des hebreux .
      Ne vous laissez pas avoir par cette mythologie sioniste, qui en jouant sur les mots entre hébreux et juifs fait croire que les romains avaient expulsé, puis dispersé tous les hebreux du territoire palestinien au cours des deux 1ers siècles (entre l’an 70 et l’an 140) . Or l’occupant romain a uniquement expulsé l ’élite religieuse et politique juive, car accusée de fomenter des révoltes contre l’empire romain . Le petit peuple hébraïque n’a jamais été dispersé et il constitue les ancêtres des palestiniens, qui au cours des siècles se sont convertis au christianisme, puis après la conquète arabe, pour beaucoup d’entre eux à l’islam .

       
    • #2816605
      Le 27 septembre à 23:13 par Kamika
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      Pas du tout ils sont les descendants des Assyriens qui étaient polythéistes et qui ont été convertis d’abord au christianisme et ensuite à l’islam par la conquête des armées venue d Arabie , ne pas oublier qu’il y a au moins 2 millions de palestiniens qui sont chrétiens...

       
    • #2816662
      Le 28 septembre à 06:00 par toto la ciboulette
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      Nimporte quoi, les Palestiniens ont été juifs ou non, mais ne sont pas un peuple importé ce sont les anciens premiers chrétiens qui se sont convertis à l’islam.

      A l’époque des accords d’Oslo, des analyses génétiques ont été faites entre eux et les juifs d’origine de la Palestine qui ont montrées la similitude des gènes, et tout le monde s’en félicitait.

      Dire qu’ils viennent d’Arabie c’est les déposséder une nouvelle fois, il n’y a jamais eu de peuple sans terre pour une terre sans peuple

       
    • #2816887
      Le 28 septembre à 11:47 par Miville
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      La plupart des Arabes catalogués aujourd’hui comme Palestiniens sont en fait descendants de main d’oeuvre agricole importée par les Britanniques soit du delta du Nil (ce qui se ressent dans le dialecte arabe qu’ils utilisent) soit des plaines du Liban où les travailleurs étaient en surplus, pendant la période où c’étaient les Britanniques qui transformaient le semi-désert en grandes plantations commerciales (entre autres les célèbres oranges Jaffa) après avoir introduit la technique des puits en nappe aquifère profonde.

      En effet les colons juifs, contrairement à leur légende, n’ont fait reverdir qu’une part assez marginale de ce qui était le maquis rocheux décrit par Mark Twain en 1850. Ce travail de remise en valeur fut le fait des britanniques en tant que nouveaux fermiers propriétaires et ingénieurs, et par les Arabes égyptiens ou libanais appelés en tant que main d’oeuvre migrante pour le gros des travaux manuels. C’est à ce moment, de 1848 à 1948, que furent construites ou du moins développées à l’état de villes assez pimpantes et modernes les localités arabes de la région : pour loger la nouvelle main d’oeuvre. Ce sont ces petites villes assez récemment construites qui ont été le principal butin des accapareurs sionistes. Les grandes plantations commerciales ont été cédées aux sionistes selon des contrats assez réguliers entre fermiers Britanniques, effendis Turcs, et organisations sionistes, où la main d’oeuvre employée ne comptait pour rien et n’avait qu’à partir là où elle pouvait après 1848.

      Les Arabes de provenance plus ancienne (très reconnaissables à un autre dialecte plus ancien), dont les Bédouins, et dont certains peuvent effectivement se prévaloir de lignées pouvant remonter à l’antiquité, n’ont en général pas soutenu la cause palestinienne et préféré, par conservatisme culturel et par esprit de classe anti-ouvrier et anti-marxiste (c’étaient tous des gens pouvant se prévaloir d’un certain droit de propriété, souvent des droits de transhumance garantis par le waqf, et pour qui la condition prolétaire était honteuse), soutenir l’establishment turc, puis anglais, puis juif, même devant le constat qu’ils allaient de ce fait se trouver réduits à un territoire et des ressources de plus en plus limités, comme des indiens d’une réserve : la plupart aujourd’hui se sont reconvertis dans la vente d’objets religieux ou exotiques aux touristes religieux.

      Non, les gens les plus liés à la cause palestinienne ne sont pas de vieille souche locale.

       
  • #2816451
    Le 27 septembre à 19:02 par anonyme
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Plus qu’un Plutarque, il fallait quelqu’un de très conscient en humanité,
    pour mettre sa plume sensible au service d’un hommage au réel, de cette description christique de la résistance palestinienne. Ce beau réel occulté que vous dévoilez .. merci

     

    Répondre à ce message

  • #2816855
    Le 28 septembre à 11:21 par derf
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Je vais passer pour le briseur de rêve mais j’ai du mal à croire à cette "Grande évasion". Je pense que les Israëliens avait un intérêt stratégique et politique à ce qu’il sorte mais ils ne pouvaient le faire du point de vu de l’opinion publique Israëlien, donc quoi de mieux qu’une évasion ! Tu fermes ta gueule et tu passeras pour un héros en Palestine. Je trouve un peu gros le fait de faire sortir des masses de terre, comme ça ( passées où ??) , sans jamais éveiller les soupçons d’une prison de haute sécurité (et même d’une simple prison déjà...). Ils en ont fait quoi de la terre, ils l’ont laissé s’échapper par leur pantalon dans la cours surveillée en permanence ? Sans parler du nombre important de cuillères pour creuser qui ont disparu de la comptabilité journalière, puis, les mesures exactes pour calculer la distance et sortir au bon endroit...Non mais franchement qui croit à ça ? Ces types ont dealé un truc important avec les Israëliens.

     

    Répondre à ce message

    • #2817159
      Le 28 septembre à 18:00 par Nadia
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      Quel intérêt ?
      La résistance des palestiniens est si constante et ingénieuse qu’elle nous semble souvent inconcevable. Mais elle est bien réelle.

       
    • #2817385
      Le 29 septembre à 05:28 par derf
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      @par Nadia Des intérets qui nous échappent et les apparences peuvent êtres trompeuses. Où est passée tout cette terre excavée.. ?

       
    • #2817755
      Le 29 septembre à 18:47 par Nadia
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      Derf,
      J espère que vous ne chicanez pas aussi sur le déclenchement du premier soulèvement palestinien ? Sur la victoire récente obtenue par les palestiniens avec trois fois rien, comme d hab ?
      Les palestiniens sont prisonniers de pères en fils et grands pères en petits fils, le parcours de cet homme est très ordinaire la bas.
      Bien amicalement.

       
    • #2817960
      Le 30 septembre à 05:00 par veritas
      Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

      @Nadia. Je chicane ? Mais vous plaisantez, pourquoi vous digressez ? Je vous parle de l’évasion, pas d’autre chose. Où est passé toute cette masse de terre excavée par les prisonniers les plus surveillés d’une prison de haute sécurité Israëlienne ??
      (+les autres incohérences techniques)

       
  • #2817076
    Le 28 septembre à 16:14 par Michel
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Magnifique article.

    Les 6 ont été repris mais une vraie "grande évasion" !

     

    Répondre à ce message

  • #2817152
    Le 28 septembre à 17:49 par spirit
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Z comme Zakaria Zubeidi. (Z, il vivra en grec).

    La vie des grands hommes de Plutarque a un nouveau chapitre admirablement rédigé par Israël Shamir.
    Merci à lui pour ce devoir de mémoire. J’avais oublié ce qu’est un palestinien, Je le redécouvre. Peut être parce que nous sommes tous devenu des palestiniens aujourd’hui dans cette dictature mondiale covidiste.

    J’ai aussi découvert ce qu’est un israélien....un quadruple vacciné.. !!!

     

    Répondre à ce message

  • #2817225
    Le 28 septembre à 19:24 par Johnny Rep
    Zakaria Zubeidi l’évadé recapturé

    Texte magnifique par un I. A. Shamir au mieux de sa verve.

    J’ai appris en quelques lignes beaucoup de choses sur la première Intifada replacée dans la chaîne des évènements - une époque où, même si je lisais la presse, je n’étais pas vraiment politisé (je votais, et PS en plus...), n’analysais rien et croyais tout ce qui était écrit dans un journal.

     

    Répondre à ce message