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Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

Handicapée à la rue, hommes des bois de Vincennes, Sylvain Tesson en Sibérie

 

Dans la France de Hollande, Valls et DILCRA, il est possible de voyager dans le temps, par exemple reculer à celui de Zola. C’est ce qu’a fait Dominique, qui a eu un accident cérébral, puis a été expulsée de son logement insalubre par son délicat proprio. Les Thénardier, c’est pas que dans les romans.

 

Pourquoi la DILCRA ? Parce que, au lieu de refiler 100 millions d’euros, piqués dans notre porte-monnaie national, à des chasseurs d’antisémites qui n’existent que dans leur imagination malade, on pourrait aider des Dominique jetées à la rue par un concours de circonstances négatives, toutes induites par le libéralisme asocial. Le libéralisme n’a du coeur que sur TF1 ou France 2, lors des soirées Téléthon ou Restos du Coeur. C’est pas facile d’être locataire, on dépend du bon vouloir de son propriétaire.

Écoutez à ce propos le témoignage de Dominique sur France Bleu.

Les juges rendent majoritairement des jugements favorables aux possédants, car la justice entérine tout simplement ce qui est, c’est-à-dire l’injustice sociale. C’est trivial mais ce sont souvent les pauvres qui ne peuvent pas payer aux riches (relire cette phrase plusieurs fois) ! Il ne s’agit pas de fusiller les bourgeois à la bolchevique, mais de protéger les locataires en détresse dans un monde du travail qui s’oriente vers la précarité généralisée. Trouver le fric du loyer devient un sport, un boulot en soi. La relation entre le locataire et son proprio s’apparente à la relation employé/employeur. En période de « crise », les lois sociales se tendent et explosent, laissant la place à cette bonne vieille loi de la jungle, qui est simplissime : le gros bouffe le petit. Sauf quand les petits s’unissent, mais c’est un autre débat, un peu trop politique.

C’est ainsi que l’on voit apparaître, depuis l’avènement du libéralisme économique en France (1983-1984), une nouvelle race d’hommes, Homo Silvus, les hommes des bois, dont la première génération a colonisé celui de Vincennes. Une tribu quelque peu éclatée – à tous points de vue – de 300 individus, dont 80% de mâles. Pour la reproduction, ça risque d’être la guerre.

« Avant, il y avait des canapés, des buffets… Certains avaient même reproduit une salle à manger. Il faut bien comprendre qu’ici les habitants se reconstituent un chez-eux, s’approprient l’espace »

Tout ça c’est terminé, la mairie de Paris flique les sauvages, qui n’ont pas le droit de dépasser le stade de la tente améliorée, question habitat. Il y a même, nous dit Le Monde, un « chargé de mission SDF » à la mairie de Paris. Qui subit la pression des habitants de ce coin chic, qui côtoient désormais le quart-monde. Comme un retour de boomerang en plein visage, ou une ironie de Dieu.

Maraude (dans le sens de tournée) du Secours Catholique au bois de Vincennes :

 

« C’est mieux qu’à la street, explique Lucas qui, à 24 ans, a déjà de longues années de galère derrière lui. À Paris, on se fait chasser tous les matins à l’aube. C’est crevant. Ils mettent même des produits désinfectants pour nous empêcher de revenir. »

D’après le journal du milliardaire Xavier Niel enrichi sur le dos du service public (ben quoi ?), une certaine solidarité se crée parmi ces homo silvus. On se dépanne, on se protège mutuellement. Mais on est lucide :

« Et toi, tu voudrais qu’un jour on prenne en photo ta déchéance ? » interpelle Jean, la cinquantaine, dont six ans au bois.

Heureusement, Dominique (de la mairie, pas l’expulsée de Mimizan), a de l’humour :

« Depuis un an, nous constatons une recrudescence des agressions et des règlements de comptes, des tentes incendiées… Nous ne pouvons tolérer que le bois devienne une zone de non-droit »

Ah ça non, on ne peut pas le tolérer. Le discours d’en bas est plus cash :

« Des jours ça va, mais d’autres, tu crèves la dalle. La première semaine du mois, tu vis sur ton RSA ; la deuxième, c’est dur ; la troisième t’es cuit. Le bois, c’est une semaine de fête et trois semaines de merde », lâche Stéphane.

Le droit, il y a longtemps qu’ils n’y ont plus droit, au bois ! Et maintenant, la stat finale, grandiose :

En 2015, l’association a réussi à orienter 62 personnes, dont une vingtaine dans des structures dites « de stabilisation » et sept dans des logements « adaptés », dernière étape avant un logement ordinaire.

C’est-à-dire qu’on trouve de quoi loger 12 000 clandos de Calais ou d’ailleurs d’un coup, et qu’on n’a même pas quelques dizaines de logements pour les habitants des bois ? C’était le monde de Hollande, Valls et DILCRA.

Les migrants se font offrir des places en châteaux (c’est une image, ils ne sont pas tous logés chez les Rothschild, n’exagérons pas), et le pire, ou le plus drôle, c’est que les jeunes, une fois arrivés dans les centres d’accueil, se barrent dans la nature ! On ne sait pas trop laquelle, d’ailleurs, puisqu’on ne les retrouve pas dans le bois de Vincennes ni dans les dernières grandes forêts françaises. Alors où ? Probablement dans les grandes villes, là où il y a de la maille et de la graille.

 

Les forêts françaises, un trésor national :

 

On se casse le cul pour leur gueule et voilà comment ils nous remercient ! Le site d’accueil de Sion (en Meurthe-et-Moselle, pas en Palestine occupée) a reçu un super lot de 40 jeunes de Calais. En trois jours, 19 s’étaient déjà fait la malle. Idem à Fouras, en Charente-Maritime, où la moitié des jeunes s’est fait la tchave (voir le dictionnaire gitan). Sur les 21 restants à Sion, seuls trois veulent rester en France, nous explique L’Est Républicain.

Les habitants de Sion devraient peut-être, pour la prochaine fournée de jeunes migrants, apprendre à parler anglais couramment pour donner envie à leurs invités de marque de rester. Quant aux fugueurs, ils sont tout simplement repartis en direction de Calais, pour rejoindre l’Angleterre, peuplée d’Anglais qui viennent vivre par milliers en France...

Un qui retourne dans la nature, mais volontairement, c’est Sylvain (Sylvus ?), le fils de Philippe Tesson, ce critique de théâtre qui voulait fumer Dieudonné. Le fils semble moins sanguinaire que le père, puisqu’il passe son temps à aller là où les hommes ne vont plus, ou ne sont jamais allés : lac Baïkal, forêts de Sibérie, et maintenant, son dada, c’est la France ultra-rurale, celle des déserts humains. Ça change des touristes qui se marchent dessus au pied du Mont-Blanc, sur la Mer de Glace, où en une journée trois tonnes de déchets ont été ramassées par une centaine de bénévoles...

Sylvain dans sa cabane de Sibérie (s’il a du mal à parler c’est parce que ce casse-cou s’est pété la gueule en dés-escaladant un immeuble à Paris) :

 

Voilà. Il y a ceux qui fuient la Misère, mais la Misère leur colle au cul, et ceux qui fuient la misère humaine.

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18 Commentaires

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  • #1591450

    Recherchez et regardez "6 mois de cabane au Baïkal" de Sylvain Tesson, un film réalisé par ses propres soins, dans la solitude la plus totale en Sibérie, émouvant et instructif.


  • #1591472

    Quelle coïncidence. J’suis en train de lire Tesson (ou plutôt j’essaie) après en avoir entendu parler par Piero san giorgio. Lire un type qui se la joue aventurier casse-cou et la plupart du temps soi-disant paumé semble est la dernière lubie des bobos de gauche. Contrairement à bcp de gens ici sur ce site moi je ne les méprise pas tous ces bobos. J’envie leur indifférence absolu face au ridicule. C’est une liberté dont peu de gens jouissent sans mentionner le fait qu’a ces gens on leur permet de retranscrire leurs aventures l’une plus folle que les autres sous formes de romans, sont médiatisés à l’excès grâce à papa ou maman et bénéficient de tout type d’avantages en nature ; puisqu’ils peuvent même se faire passer auprès de la gente féminine comme des supers-mâles. Que peut-on demander de plus ces temps-ci ?

     

    • #1591546

      Exactement, rien à ajouter.
      Il faut rappeler que le voyage moderne né avec Jack Kerouac et son monument Sur la route, relatant ses voyages avec Neal Cassady, qui n´est rien d´autre qu´un éloge patriote d´une vraie amerique, multiple, et sauvage. 1950.
      L´idée est reprise par les beatnik, que Kerouac méprisait résolument, ca restait présentable, le voyage version intellectuelle et bourgeoise. 1970-1980
      Puis ca c´est transformé en voyage de masse dans les années 1990.
      Là on est dans la dernière étape, des jeunes qui te font 150 pays en 120 semaines, ou 40 boulots en 40 jours, puis un film. Ou Sylvain Tesson. Qui n´a pas une ascendance facile.

      La grande question est, comment un blanc bourgeois en vient à se laisser pousser des dread avec un pétard caché dedans ; alors que ses aieux pendant 30 générations étaient paysans ?

      Pendant toutes ces conneries, il y a 8 millions de chômeurs et des gens qui meurent dans la rue en France.


    • #1591559
      le 01/11/2016 par Trisomuald
      Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

      Ouais c’est juste qu’on a toujours le sentiment qu’ils réalisent mal les rêves des dépourvus (parce que tout est trop facile et va trop vite pour eux, tout ne se fait pas attendre et désirer...) et ils ont toujours besoin de montrer leur vie de rêve, d’en faire du cinéma et ça, c’est berk... Enfin, chacun sa misère !


  • #1591510
    le 01/11/2016 par bernique77
    Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

    J’ai beaucoup de compassion pour le cas de cette femme qui se trouve à la rue mais pour qui a eu à connaître le sujet des expulsions locatives, le recours à la force publique n’intervient que dans dix pour cent des procédures. Je connais une personne qui vivant en HLM n’a pas payé son loyer depuis 2008, a bénéficié de plusieurs plans d’apurement, a bénéficié d’un effacement partiel de sa dette et devait être expulsée avec le concours de la force publique au mois d’octobre faute de réunir une certaine somme qu’au final elle a trouvée...en attendant de former une autre dette ! Depuis la loi ALUR le CCAPEX (service prévention des expulsions de la préfecture ) qui procède à une enquête sociale obligatoire est tenu au courant à chaque moment de la procédure par l’huissier et aux frais du proprio. On ne connaît pas l’histoire de Dominique mais je pense qu’elle ne nous dit pas tout. Il y a aussi des rentes locatives qui permettent à de petites mamies de bouffer autre chose que de la pâtée pour chat. Une procédure c’est 3000 balles, dure en moyenne de 18 a 36 mois et pendant ce temps là faut payer le foncier, les charges etc...sans revenu locatif ! J’dis ça, j’dis rien !


  • #1591522
    le 01/11/2016 par Mayol de Lupé
    Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

    Prochain slogan de campagne de la gauche ultralibérale les français au bois de Vincennes les migrants au Château de Versailles....


  • #1591634
    le 02/11/2016 par mik ezdanitoff
    Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

    Tesson est une escroquerie. Il se barre quelque temps en Sibérie, puis revient en faire des bouquins que ne lisent que des bourgeois vivant tous en île de France, qui rêvent de "grands espaces", toujours à l’étranger bien sûr. Il y a dans les "voyages" un côté "je me la pète" assez flagrant : cela fait très chic de dire "j’ai été en Russie", "j’ai été en Thaïlande", bien plus que "j’ai été en Lozère", "j’ai été dans le Jura".... "grands voyageurs"=bobos insupportables.
    Perso je vis dans le massif Vosgien depuis un an ; j’y randonne assidûment, et il me faudrait vivre 300 ans, en le faisant chaque jour, pour connaître tout le massif du nord au sud. Pourquoi irai-je donc faire le mariole en Sibérie, engraisser les compagnies aériennes, si ce n’est pour paraître intéressant ?

     

    • #1591665
      le 02/11/2016 par Mayol de Lupé
      Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

      Idem pour moi dans ma Gascogne natale et dans mes Pyrénées !
      Connaissons nos régions avant d’aller voir ailleurs (Massif central, Alpes , Pyrénées , Jura, montagne noire, Cévennes, les Landes, pays Basque ,Bretagne, Provence, Midi, l’Aude, etc....) de vrais trésors !
      Vive la France....


    • #1591675

      C’est pas faut. Mais vous n’omettrez pas qu’il est crucial de voyager à l’étranger pour prendre conscience de l’état de notre pays et de notre chance aussi. Qu’il vaut de l’or et qu’il faut le défendre à tout point de vu (culturel, politique, social, etc.) !


    • #1592059

      Je ne suis pas vraiment d’accord. Je lis les bouquins de Tesson avec gourmandise, et je vis dans le Jura.
      Si tu lis un peu plus Tesson, tu vas voir que le mec est un voyageur passionné, aidé en cela par une ascendance bourgeoise qui lui évite de travailler certes, mais lui laisse toute latitude pour s’exprimer dans des textes, livres, articles, etc. Le mec aime la nature, picoler, et rencontrer des gens sincères. Je ne vois pas le mal à ça. Il vit cette vie réellement. Il s’est d’ailleurs cassé la gueule à grimper aux murs en étant bourré. Il se forge un destin. C’est mieux que de trainasser sur un transat à Marrakech à mon avis. Et à la lecture de ses livres, on sent que le mec a besoin de traverser le monde à toute blinde (vélo, course, etc), pour finir par se dire qu’en prenant 6 mois au bout du monde, il va commencer à réfléchir sur tout ça, sur soi même, sur la vie. Il continue en parcourant la France profonde et fantasmée. Il y a une évolution de son cheminement, au fil des marches et des chemins justement. C’est intéressant.
      Dans son dernier livre, il parle justement de la différence entre ceux qui marchent et ceux qui randonnent. Toi qui le fais, pose toi la question. Tu marches pour quoi ? Pour enquiller du km de sentier de grande randonnée ou pour autre chose ? As-tu besoin de faire le tour de chaque sapin des Vosges pour connaître le territoire à fond, ou te poser sur une pierre et écouter les tétras, ça ne t’avance pas plus ?


    • #1592147
      le 02/11/2016 par mik ezdanitoff
      Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

      @Thomas
      Je randonne ou je marche, peu importe. Et non pas pour avaler les kilomètres ou dans un contexte purement sportif, mais à la recherche d’une certaine "solitude contemplative". Ce fut très bien expliqué par "le recours aux forêts" de Ernst Jünger, c’est à la fois revigorant pour l’esprit, permets de mépriser à sa façon le monde moderne, et de découvrir des endroits autrefois vénérés par les anciennes populations Européennes des temps polythéistes. Je ne critique pas tant Tesson que son public à vrai dire, qui renifle l’urbain à cent mètres. Il n’en reste pas moins que j’en ai plein le cul de ces petits bourgeois voyageurs. Sa chute ridicule en escaladant un mur est l’archétype de la connerie d’un gosse gâté. Quand à ce qu’il fait en Sibérie, je le fais dans les Vosges en permanence, mais cela n’est pas assez "exotique" pour attirer un public bobo esclave de son bitume et de son métro immonde, fasciné par des endroits sauvages où il ne foutra jamais un pied. Et tant mieux. Donc tes questions n’ont pas lieu d’être. Fin du débat.


  • #1591673

    "La première semaine du mois, tu vis sur ton RSA ; la deuxième, c’est dur ; la troisième t’es cuit.". Le RSA est de 535 euros, ils en font quoi en 1 semaine ? Champagne et caviar ?


  • #1591712

    bon-jouir, bonsoir,

    ’faudra m’expliquer pq tout le monde rejette ET le capitalisme ET le communisme !

    le système économique actuel est à bout de souffle : exclus + travailleurs précaires = gâchis humains, ceux qui ont un boulot vivent une torture au quotidien (peur de le perdre, stress des cadences/rythmes imposés...). Et la robotisation promet plus de destruction d’emplois que jamais auparavant...

    seuls les cadres, les gros patrons et les rentiers en profitent : une minorité !!!

    on a quoi dans la tête, à voter pour les mêmes depuis 40 ans ? la peur du communisme ? çàd ? même les gars du bois de Vincennes ? parce que ça peut pas être pire !!!

    Geoffrey, neo-communiste


  • #1591731

    J’ai vu le film intitulé Dans les forêts de Sibérie. A un moment le personnage principal, un bobo français qui a décidé d’aller vivre dans une cabane en Sibérie car il ne supportait plus sa vie en France, crache sur Poutine. Peut-être le producteur a-t-il imposé cette réplique bien-pensante au réalisateur.

     

  • #1591900
    le 02/11/2016 par Diomède
    Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

    Malheureusement pour Tesson, il n’a pas l’envergure qui donnerait de l’ampleur à sa solitude.

    Plein de confiance, il s’élance vers l’inconnu. Mais une aventure atypique est loin de donner un livre intéressant.

    Peut-être a-t-il commis de meilleurs travaux, Dans les forêts de Sibérie est toutefois une magistrale démonstration de - vacuité.

    De quoi redouter le film.


  • #1591928
    le 02/11/2016 par karimbaud
    Un jour en France : mardi 1er novembre 2016

    j’ai vu des videos de Sylvain Tesson, un garçon authentiquement cultivé et intéressant, et qui ne " se la pète pas " !...une belle découverte pour ma part .