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Ce que le général de Villiers a réellement dit dans son audition du 12 juillet

Le mercredi 12 juillet, le Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armés, était auditionné par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale [1].

Les fuites relatives à cette audition provoquèrent la violente réaction du président de la République, qui attaqua alors le général de Villiers, l’accusant d’avoir «  porté sur la place publique » un débat qui n’avait pas lieu d’être. La réaction du général conduisit à une crise, crise qui se solda par sa démission du poste de chef d’état-major des armées. La publication par l’Assemblée nationale de cette audition permet aujourd’hui de se faire une idée plus nette des propos qui y furent tenus [2]. Les lecteurs pourront se reporter au texte intégral. Ils constateront que jamais le général de Villiers n’est sorti de son rôle, qui était d’éclairer la représentation nationale sur l’ensemble des problèmes affectant les forces armées.

Devant la longueur, et aussi la densité de cette audition, on en publie ici des extraits choisis.

 

La réduction des forces armées n’est plus possible.

L’un des thèmes importants de l’audition du général de Villiers a été de mettre en lumière le processus de contractions des forces armées, un processus entamé en 2008, soit sous le mandat de Nicolas Sarkozy, mais qui s’est prolongé sous le mandat de François Hollande. Ce processus rend impossible de nouvelles coupes budgétaires, sous peine de déséquilibrer en profondeur l’ensemble de la défense française. C’est un point important qu’il convient de noter. On le constatera dans l’extrait suivant de l’audition du général de Villiers :

« Le système a en outre été fragilisé par le processus qui, entre 2008 et 2014, a affecté la totalité des composantes de nos armées, directions et services : le nombre de militaires est passé de 241 000 à 203 000 et l’organisation territoriale des armées a été repensée de fond en comble, principalement selon une logique d’efficience économique et de réduction des dépenses publiques. Depuis 2008, cinquante formations de l’armée de terre, dix-sept bases aériennes, deux bases aéronavales et vingt bâtiments ont été supprimés.

L’impact de ces réformes, menées dans un laps de temps très court, se fait sentir. Faut-il le rappeler ? Le ministère de la Défense a été le plus important contributeur de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Le modèle s’est alors contracté autour d’un cœur de métier minimaliste, fragilisant du même coup sa cohérence d’ensemble, au moment même où il était davantage sollicité. Lorsque les engagements sont en hausse et le budget, en baisse, j’appelle cela un grand écart. À ceux qui en douteraient, je le dis et je le répète : on a déjà donné, on a déjà tout donné. Il faut maintenant revivifier notre modèle, ce qui, d’ailleurs, n’exclut pas de poursuivre notre transformation permanente et nos réformes de structure pour être toujours plus efficients. »

La position du chef d’état-major est ici très claire. Il n’est plus possible de procéder à de nouvelles coupes. La cohérence d’ensemble des forces armées est aujourd’hui atteinte par ces coupes qui les fragilisent. Il faut donc au contraire commencer à préparer la régénération de l’appareil militaire.

 

Les coupes budgétaires ont des conséquences opérationnelles

Le deuxième point sur lequel le général de Villiers est explicite porte sur les conséquences opérationnelles de ces coupes et des restrictions budgétaires. Les restrictions budgétaires mettent directement en cause la sécurité des militaires, que ce soit directement (absence ou déficience des blindages et des gilets pare-balles) ou que ce soit indirectement du fait d’un manque de moyen qui contraint les unités à entrer en action sans disposer du soutien, que ce soit le soutien aérien, le soutien de reconnaissance ou autre, adéquat. Des opérations doivent ainsi être reportées, ce qui peut avoir des conséquences opérationnelles extrêmement graves.

« La première consiste à régénérer le modèle, en revenant, au plus vite, sur les lacunes capacitaires les plus pénalisantes, c’est-à-dire sur celles qui menacent directement les aptitudes-clés des armées et qui compromettent dès aujourd’hui la réussite de nos opérations. Concrètement, sur le terrain, le manque d’hélicoptères, de drones ou d’avions ravitailleurs a des conséquences lourdes sur la manœuvre générale : report d’opérations, rupture de permanence, opportunités non saisies, prévisibilité accrue. Il ne s’agit là que d’un exemple parmi d’autres. Pour gagner, il nous faut aussi des gilets pare-balles rénovés, des stocks de munitions reconstitués et davantage de véhicules blindés pour protéger nos soldats. Je rappelle que 60 % de nos véhicules utilisés en opération ne sont pas protégés. Le blindage est le moins que l’on puisse demander et obtenir pour les hommes et les femmes de nos armées qui, eux, ne comptent pas leurs efforts. J’ai encore rapatrié trois blessés le week-end dernier.

Notre deuxième priorité est d’aligner les contrats opérationnels sur la réalité des moyens que nous engageons en opérations, aujourd’hui, considérant, je vous l’ai dit, que le niveau de menace ne diminuera pas dans les années qui viennent. Il faut savoir que nos engagements actuels dépassent d’environ 30 % les contrats détaillés dans le Livre blanc. Les nouveaux contrats devront prendre en compte les effectifs nécessaires, le maintien en condition et la préparation opérationnelle. En 2016, 50 % des rotations des unités de l’armée de terre dans les centres d’entraînement ont été annulées. Les pilotes ont volé en moyenne 160 heures – dont 100 en opération, c’est-à-dire pas à l’entraînement –, au lieu des 180 heures normées. L’entraînement à la mer de la marine a baissé de 25 %. Une telle contraction du temps et des moyens dévolus à l’entraînement est source de vulnérabilités, auxquelles il convient de mettre un terme sans attendre. C’est le chef de guerre qui vous le dit : à la guerre, toute insuffisance se paie “cash” parce qu’en face, l’ennemi ne s’embarrasse pas de procédés. »

On constate aussi que l’entraînement a été sacrifié, que ce soit l’entraînement des forces aériennes ou des forces navales. Or, la qualité de l’entraînement, et cela est su par les militaires depuis des temps immémoriaux, est une des conditions pour minimiser les pertes en opérations. Que l’on se souvienne de l’adage, maintes fois vérifiés, que « la sueur à l’entraînement évite le sang ». Il est donc clair que l’efficacité et la sécurité des femmes et des hommes de nos forces armées ont été mises en péril par les coupes répétées dans le budget de la défense depuis 2008.

 

La question du budget

Ceci conduit, bien entendu, à la question du budget. Le général de Villiers salue l’objectif fixé par le Président de la République mais précise par ailleurs qu’il n’est pas « un lapin de six semaines ». Il en appelle donc à la transparence de la décision politique, et précise que les engagements pris doivent être impérativement tenus.

« J’en arrive donc à ma deuxième préoccupation : obtenir des moyens financiers en cohérence avec notre projet. C’est tout l’objet de la trajectoire budgétaire qui doit nous amener à l’objectif fixé par le président de la République : 50 milliards d’euros courants, hors opérations extérieures (OPEX) et hors pensions, en 2025. Se dessinent devant nous trois horizons temporels.

Le premier correspond à la fin de gestion 2017 qui doit absolument être préservée. En opérations extérieures comme sur le territoire national, nos armées assurent la sécurité des Français au quotidien, dans des conditions souvent très difficiles. Comment imaginer ne pas leur donner les moyens nécessaires pour remplir leurs missions ? Les exécutions budgétaires ont été préservées en 2015 et 2016. Cela doit être le cas également en 2017, car les armées ne sont pas moins sollicitées, loin s’en faut.

Le deuxième horizon de très court terme est celui de la loi de finances pour 2018. Cette première marche est essentielle. Je ne suis pas un lapin de six semaines : je sais bien que, si l’objectif de 50 milliards est fixé à 2025 et que la courbe d’évolution du budget démarre très bas, l’élévation de cette courbe ne se produira qu’en fin de période. Nous connaissons la ficelle de cette “remontée tardive” et l’avons déjà expérimentée sous les deux quinquennats précédents.

En ce qui concerne la loi de finances pour 2018, l’équation est simple. Après mise sous contrainte, le socle budgétaire ressort à 34,8 milliards d’euros, dont 32,8 milliards ouverts en loi de finances initiale auxquels il faut ajouter, d’une part, le milliard d’euros décidé par le président Hollande lors du conseil de défense du 6 avril 2016 et correspondant aux besoins supplémentaires indispensables pour faire face à la menace terroriste – non-déflation de 18 750 effectifs et mesures afférentes en termes de fonctionnement et d’infrastructure – d’autre part ; plus 200 millions d’euros décidés ces derniers mois pour financer le service militaire volontaire, la garde nationale avec l’augmentation du nombre de réservistes et les mesures de condition du personnel. Ce socle de 34 milliards d’euros sera dépensé, quoi qu’il arrive. Enfin, il convient d’y ajouter les besoins supplémentaires apparus depuis le 6 avril 2016 : 600 millions d’euros pour soutenir le surcroît d’engagement de nos forces et atténuer le sous-dimensionnement chronique de certains soutiens, dont l’infrastructure et enfin, 200 millions d’euros pour renforcer à très court terme la protection de nos hommes, à titre individuel et pour les équipements – Au total, il convient de bâtir d’emblée sur des bases saines une trajectoire de remontée en puissance pour consolider notre modèle.

Le troisième horizon de court terme est la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025. Elle doit être celle de la régénération et de la projection vers l’avenir. L’ordre de grandeur de l’effort à consentir est d’ores et déjà connu : il s’élève globalement à deux milliards d’euros supplémentaires par an à périmètre constant, hors opérations extérieures et hors pensions. Compte tenu de l’urgence, la LPM doit être votée au plus tôt, c’est-à-dire avant le 14 juillet 2018, pour intégrer comme première annuité le projet de loi de finances 2019. Je rappelle que sous les deux quinquennats précédents, il aura fallu environ deux ans pour que la LPM soit adoptée. »

Il indique aussi que la somme prévue par le budget 2018, et que le président de la République devait, dans la polémique déclenchée par sa réaction (ou peut-être faut-il parler de sur-réaction) à l’audition du général de Villiers, mettre en avant comme la « preuve » de son engagement sur les questions de défense, représente en réalité le strict minimum de ce qu’il faut alors dépenser.

Et, en réponse à des questions des membres de la commission, le général revient sur la question de l’annulation des 850 millions d’euros de crédits, annulation que venait d’annoncer M. Darmanin :

« Permettez-moi de revenir sur l’annulation de 850 millions d’euros de crédits en gestion 2017 qu’a annoncée M. Darmanin par voie de presse. Que les choses soient claires : il s’agit d’annulations alors qu’à l’heure actuelle, les crédits ont été gelés à hauteur de 2,7 milliards : 1,6 milliard au titre de la réserve de précaution, 715 millions de report de crédits et 350 millions de surgels. Le ministre des Comptes publics a donc cette fois annoncé une annulation de 850 millions d’euros sur la base du montant du budget total, soit 32,8 milliards, et l’ouverture simultanée d’un décret d’avance de 650 millions d’euros hors pensions, c’est-à-dire au titre du programme 178 “Préparation et emploi des forces”. Reste donc un delta net de 200 millions d’euros. Il m’est un peu délicat de parler de ceci ce matin, dans la mesure où le président de la République n’a pas encore rendu son arbitrage : il le fera certainement demain soir à l’occasion du discours qu’il prononcera à l’hôtel de Brienne.

Quoi qu’il en soit, avant d’envisager les conséquences possibles d’une telle annulation de crédits, il m’importe d’abord de savoir si elle ne sera pas suivie en fin d’année d’autres annulations. Autrement dit, pour garantir le fonctionnement des armées, l’exécution budgétaire de fin d’année ne doit pas être inférieure aux montants inscrits en loi de finances initiale, sans quoi nous nous trouverions dans une situation insoutenable. En outre, aucune autre annulation ni aucun gage ne doivent être décidés d’ici au 31 décembre. Puis le reliquat du surcoût des opérations extérieures – de l’ordre de 300 millions d’euros environ – devra être couvert en fin d’année. Ensuite, il faudra déterminer le niveau du report de charge consenti ; je rappelle qu’en 2016, il s’établissait à environ trois milliards d’euros. Enfin, quid des reports de crédits de 715 millions d’euros : seront-ils reportés sur 2018 ou engagés et ouverts ? »

Il montre bien qu’il s’agit d’une réduction nette, qui vient s’ajouter à d’autres. Il précise que le mécanisme des reports de crédits ne permet pas à la représentation nationale de se faire une idée précise de l’impact des réductions de fait que ces reports entraînent. Ceci renvoie à la question des munitions, une question qui est à l’évidence devenue critique :

« Un mot sur les munitions : les réductions décidées ces dernières années ont globalement porté sur les flux, celui de l’entretien programmé du matériel et de l’entretien programmé du personnel, celui des munitions et celui des infrastructures – comme toujours. Oui, il faut reconstituer le flux des munitions et nous ne pourrons pas attendre 2019 ou 2020 ! Nous avons beaucoup consommé et continuons de consommer beaucoup, et pour cause : on ne gagne pas la guerre sans munitions – un fait simple que l’on semble pourtant redécouvrir. Je ne vous donnerai pas de détails sur l’état des différents stocks, mais il n’est plus temps de discuter en termes budgétaires, car nous n’avons pas le choix. Je n’y peux rien ; c’est ainsi. Il faut agir dès 2018 pour plusieurs raisons : d’abord parce que nous sommes “au taquet”, mais aussi parce qu’il s’écoule parfois beaucoup de temps entre la commande de la munition et le moment où elle peut être tirée. Les pièces des munitions sont en effet fabriquées dans différents lieux et pays. Au fond, la France a redécouvert la guerre. Or, il n’est pas aisé de relancer une chaîne industrielle, surtout de manière accélérée. Nous devons être en mesure de disposer de stocks de munitions suffisants. Je ne le demande pas pour ennuyer tel ou tel, mais parce qu’encore une fois, c’est ainsi : on ne gagne pas la guerre sans munitions suffisantes. »

Cela renvoie à une évidence. Pour disposer des munitions suffisantes, il faut les produire. Il n’en est pas d’un obus de 155 mm comme d’une ligne budgétaire que l’on peut remettre d’un trait de plume sur un budget. Pour produire ces munitions, encore faut-il que l’appareil industriel puisse le faire dans les temps impartis. De fait, dans le domaine militaire, ce qui importe ce n’est pas le « juste à temps » de l’industrie civile mais bel et bien la constitution de capacités excédentaires, capacités qui pourront être mobilisées en temps de crise et d’urgence. On est donc dans une logique parfaitement différente de celle de l’industrie civile, et encore plus a fortiori de celle de la banque et des banquiers.

 

Sur la coopération européenne

Un dernier point important de cette audition porte sur la coopération européenne. Le général de Villiers s’exprime assez clairement sur cette dimension de l’effort de défense. Il souligne la différence de structure et de situation de la France avec l’Allemagne. Mais, ce que l’on peut lire aussi « en creux », c’est la nécessité d’avoir une politique française forte qui ne soit pas simplement la symétrique de celle de l’Allemagne, et qui ne soit pas non plus dictée par les traités européens. La coopération qu’évoque le général de Villiers, elle est entre Nations, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, mais elle n’est pas au sein de l’Union européenne. C’est un point important dont il convient de se souvenir.

« Vous proposez de dégager l’investissement de défense du calcul du déficit public par rapport à la règle des 3 % du PIB. Je soutiens fermement cette mesure, mais je crois que mon soutien ne suffit pas… C’est un sujet exclusivement politique. Mes homologues européens savent toutefois, en toute objectivité, combien nous contribuons à la défense et à la sécurité de l’Europe. On entend déplorer çà et là que bien des choses vont mal en France. Soit, mais permettez-moi de vous dire ceci : nous avons la première armée d’Europe et elle est considérée comme telle lorsque je suis à Bruxelles. La France dispose de la deuxième armée de l’OTAN. En somme, la France est un grand pays quand elle le veut, et elle l’est aujourd’hui sur le plan militaire. J’ai donc, en tant que CEMA, un rôle dans cette dynamique européenne. L’automne dernier, nous sommes parvenus à réunir les Britanniques et les Allemands dans mon bureau, puis nous avons tenu une réunion du même ordre à Londres ! La prochaine réunion aura lieu à Berlin après l’été. Ce sont des signes ! Nous pouvons explorer d’innombrables pistes de coopération. Nous pouvons coopérer avec les Allemands en matière d’environnement des opérations et de capacités – intelligence, surveillance, reconnaissance (ISR), ravitailleurs, transport aérien, drones – ou encore de logistique et de sécurité et développement, car cette économie puissante peut nous aider. Ils participent à la formation des forces locales, dans le cadre de la mission européenne EUTM au Mali par exemple. Avec les Britanniques, notre coopération porte tout à la fois sur les opérations – j’ai mentionné la CJEF – mais aussi sur les programmes, le traité de Lancaster House ayant tracé de nombreuses pistes. On peut aussi envisager à l’avenir un programme de drone MALE européen avec ceux qui voudront nous rejoindre d’ici à 2025. Autrement dit, je suis persuadé qu’il y a des choses à faire, et je sens une dynamique meilleure qu’auparavant, en particulier avec l’Allemagne, dont je rappelle que la part du PIB consacrée à la défense passera de 1,2 % à 1,5 % en quatre ans, sachant que l’Allemagne a un PIB plus élevé que le nôtre et qu’elle n’assume aucune dépense liée à la dissuasion. C’est dire si, à périmètre équivalent, nous allons devoir nous accrocher pour ne pas être dépassés ! »

Au total, l’audition du général de Villiers apparaît comme extrêmement digne, responsable, et non pas comme une « mise sur la place publique » du linge sale que le Président aurait souhaité laver en famille. Le fait que le général de Villiers ait été applaudi sur tous les bancs à la suite de son audition montre bien que, au-delà des désaccords qui peuvent légitimement exister, les membres de la Commission avaient été sensibles à l’exercice démocratique que représente l’information honnête des représentants du peuple !

Notes

[1] Membres de la commission :

Présents. – M. Damien Abad, M. Louis Aliot, M. François André, M. Jean-Philippe Ardouin, M. Didier Baichère, M. Xavier Batut, M. Thibault Bazin, M. Olivier Becht, M. Christophe Blanchet, Mme Aude Bono-Vandorme, M. Ian Boucard, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Anne-France Brunet, Mme Carole Bureau-Bonnard, M. Luc Carvounas, M. Philippe Chalumeau, M. André Chassaigne, M. Alexis Corbière, M. Jean-Pierre Cubertafon, Mme Marianne Dubois, Mme Françoise Dumas, M. Jean-François Eliaou, M. Olivier Faure, M. Yannick Favennec Becot, M. Jean-Jacques Ferrara, M. Marc Fesneau, M. Jean-Marie Fiévet, M. Philippe Folliot, M. Laurent Furst, M. Claude de Ganay, M. Thomas Gassilloud, M. Guillaume Gouffier-Cha, M. Fabien Gouttefarde, Mme Émilie Guerel, M. Jean-Michel Jacques, M. Loïc Kervran, Mme Anissa Khedher, M. Bastien Lachaud, M. Jean-Christophe Lagarde, Mme Frédérique Lardet, M. Jean-Charles Larsonneur, M. Didier Le Gac, M. Christophe Lejeune, M. Jacques Marilossian, Mme Sereine Mauborgne, M. Philippe Michel-Kleisbauer, Mme Natalia Pouzyreff, M. Joaquim Pueyo, M. Gwendal Rouillard, Mme Sabine Thillaye, Mme Laurence Trastour-Isnart, Mme Nicole Trisse, M. Stéphane Trompille, Mme Alexandra Valetta Ardisson, M. Patrice Verchère, M. Charles de la Verpillière

Excusés. – M. Bruno Nestor Azerot, M. Florian Bachelier, M. Richard Ferrand, M. Christian Jacob, Mme Patricia Mirallès

[2] http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cdef/16-17/c1617003.asp

L’armée française, chez Kontre Kulture et Prenons le maquis :

Voir aussi, sur E&R :

 
 



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21 Commentaires

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  • Les déclarations du Général De Villiers sont justifiées, dans la mesure ou la Grande Muette ferme sa guerre et va là où on lui demande d’aller, sans broncher.
    Le Général De Villiers aurait pu se demander se que l’armée française faisait en Libye, en Syrie où ailleurs ?
    L’armée ne doit-elle pas défendre son pays et rien d’autre ?
    L’armée française a aussi combattu les serbes. Pas très propre tous çà...
    Pendant qu’on dépense dans les armes des gens crèvent sur les trottoirs en France.

     

  • Mon Général ! Serait-il possible de commencer à réfléchir sur le début d’une stratégie - oh rien qu’une ébauche - sur la question de la reprise du pouvoir, car nous n’allons point pouvoir supporter le Macron cinq longues années ! Mon Général !
    À votre grandeur.
    Vive la France Éternelle !
    Mes hommages à Madame.
    Cordialement.


  • Il faut affaiblir la France au maximum car elle est un grand frein au projet Europeen. Affaiblir l’armee est une priorite, pour developper une armee Europenne et non plus nationale. L’armee deviendra ainsi le protecteur de l’Europe et non plus d’une nation. Ce sera plus facile en cas de revolte du peuple. Les soldats etant de nationalites etrangeres n’auront pas d’empathie avec les Francais et pourront executer les ordres sans etats d’ame. Plus de risque d’alliance peuple-forces armees. La meme chose va se passer avec la police, gendarmerie et pompiers.

     

    • ainsi qu’avec les présentateurs(trices) à la tv, radio, etc...
      rien ne va plus les jeux sont fait - faut passer à la caisse Impôts - et transformer le jeux de Monopolie en jeux de la vie des Taxes et des impôts... pour financer tout cela !!!


    • L’affaiblir pour mieux la privatiser aussi.


    • "Les soldats étant de nationalités étrangères n’auront pas d’empathie avec les Français et pourront exécuter les ordres sans états d’âme".

      Au jour d’aujourd’hui les soldats dit nationaux n’ont également aucune empathie avec les Français... Preuve les soldats qui attendent les ordres pour défendre des victimes lors des attentats du Bataclan...

      Le véritable problème est justement le manque d’empathie des hommes de l’armée, de la police, de la gendarmerie et plus généralement des fonctionnaires envers leurs compatriotes. Traitre à la nation, idiot utile, victime de contrôle mental, syndrome de Stockholm ou simple collabo ? la question est une perte de temps, les Russes avec un peu de chance et de prophétie viendront libérer la France des hordes de barbares...


  • On notera avec intérêt la présence de Mme Anissa Khedher, spécialiste du paravent nucléaire, parmi les membres de la commission.


  • La lecture de la publication par l’Assemblée nationale de cette audition est édifiante !
    Il ressort de cette audience que le politique et le militaire sont étroitement liés.
    Et manifestement incompatibles dans certaines décisions à prendre.
    Le signal d’alarme tiré par le Général de Villiers a heurté l’ego surdimensionné de Macron.
    Le résultat est que notre armée française n’ira pas mieux parce que le Chef d’État-Major des armées a été changé.
    Quel avenir pour ces soldats qui défendent et protègent la France ?
    Il serait intéressant, pour nous civils, d’écouter leurs témoignages ...
    Lors d’un entretien E&R, par exemple.

     

    • Je suis un civil qui bosse dans "une base", de mon point de vue c’est une sacrée catastrophe. Je me demande même si je vais pouvoir continuer à y bosser...
      L’etat des bâtiments est pitoyable, les pauvres troufions dorment dans des bâtiments bourrés d’amiante, les bâtiments neufs sont construits avec d’énormes mal-façons tant ils doivent gratter le moindre euro. Du coup il faut les refaire... Les soldes sont payées à l’arrache et souvent sans les heures sup’.
      Bref ça sentait déjà bien le moisi avant Macron, mais là ça sent le sapin..


  • Un général ,qui plus est chef d’État-Major des armées, au courant des faits des différents agissements des gouvernements successif entièrement constitués de traîtres à la nation devrait engager un coup d’état,sinon il est traître lui-même.

     

    • Villiers s’est cru en loge

      Il l’était d’ailleurs.

      Mais Macouillette a saisi l’occasion pour le virer : pas assez attalien.

      Un relent d’éducation franco française incompatible avec la République universelle qui aura sa capitale à Jérusalem et son gouvernement à Tel Aviv.

      L’armée est H.S. :

      - elle n’a plus de généraux que des fonctionnaires
      - et plus de soldats que des immigrés.

      Ce n’est plus qu’une entreprise de cas sociaux.


    • @Francois Desvignes
      Je ne connaissais pas Macouillette mais je dois avouer que ce sobriquet lui va comme un gant, ou comme un préservatif devrais-je plutôt dire ?!...
      Excellent commentaire comme d’hab. de ta part !!!....
      Cordialement.


  • Faut voir le bon côté des choses . Actuellement notre armée est utilisée contre nos intérêts dans le monde entier .Sans moyens supplémentaires, elle fera moins de dommage à l’extérieur, moins de mort en Libye, Syrie, Mali , etc. Et on sait très bien qu’ils nous défendront jamais , ils ne prendront jamais les armes contre la république sioniste , ils bossent pour elle . Sacré vocation, pour défendre la France nous disent-ils....


  • Bonjour,

    Buk M2E, Antey 2500, Acacia ME, l’Algérie verrouille son espace aérien

    Dans Algérie 22/10/2015

    Même si le contrat est connu depuis le salon aérien de Zuhai en Chine en 2014, l’annonce faite hier par Andrey Riznyk, un administrateur du conglomérat russe de production d’armes Rostec, est venue comme la cerise sur le gâteau pour les observateurs de la scène militaire. Nous parlons de la commande confirmée par l’armée algérienne du système mobile de commandement anti-aérien Acacia EM.

    Après l’annonce de l’acquisition prochaine de Systèmes de défense aérienne et anti-missile de courte et moyenne Buk M2E, l’on a appris hier qu’un contrat portant sur l’achat de plusieurs régiments du systèmes de défense aérienne et balistique Antey 2500.

    Si l’on y ajoute les S400, les S300Pmu2 et les Pantsir Janus, déjà en service en Algérie, on se retrouve avec une défense anti-aérienne les plus puissantes au monde, probablement la plus avancée dans cette partie de la planète.

    l’arrivée des Antey 2500 et du système Acacia ME est plus qu’intéressante. Si le choix du S300 Pmu2 et du Pantsir, avait été jugé disproportionné par rapport au contexte et aux menaces militaires de la région. Ces nouvelles acquisitions désignent du doigt les cibles des quelles se protéger. L’Algérie souhaite donc se prémunir, non seulement d’attaques de ses voisins, mais aussi mettre en échec ou du moins faire payer le prix fort à une attaque complexe d’un coalition avec un niveau OTAN et surtout, grâce à la combinaison Antey/Acacia, faire barrage à une salve de missiles balistiques intercontinentaux et l’on ne parle pas là de l’arsenal Etats-Unien ou Russe, mais des capacités de pays comme Israël et ses Jericho III ou même l’Arabie saoudite avec sa boulimie de missiles à longue portée chinois (ce n’est qu’une projection).

    le système Acacia, est un système de commandement des troupes mobile, il permet d’avoir une vision globale et en temps réel de. L’ensemble des territoires couverts par les éléments de l’aviation et de la DAT et offre l’opportunité de traquer jusqu’à 200 cibles, quelque soit leur vitesse ou leur altitude et même gérer jusqu’à la décision et l’ordre de tir de la panoplie de défense anti aérienne dont dispose la DAT et les forces terrestres.

    ce système prend aussi en charge les communications et gère les systèmes de brouillage électronique qu’ils soient fixes ou mobiles, permettant l’optimisation de leur utilisation.


  • Bientôt s’ouvrira le débat sur le désarmement nucléaire de la France. Sur fond de crise budgétaire. Et là elle sera définitivement sortie du jeu si ce projet se concrétise.
    L’étape suivante sera des bases U.S sur notre sol.

     

    • À budget constant, en mettant les € de la Bombe dans les armes conventionnelles et les hommes, pouvez-vous nous expliquer, Pistache, en quoi notre armée sera diminuée ?


    • Ne plus avoir de dissuasion nucleaire serait un catastrophe
      Mais nous sommes deja dans la catastrophe, reallouer les hommes et les budgets du nucleaires ne comblerait meme pas les besoins en retard de maintenance et et renouvellement de materiel
      Vous voulez reallouer les militaires specialises en nucleaire a faire quoi mdr
      La specialisation est importante et leur payer une autre spe est tres cher surtout que meme les fantassin n ont pas le financement pour leurs heures de tir mini seule une retraite anticipee serait gerable
      Mais je crois que l idee est de foutre en l air l armee et de payer les Usa pour etre proteges ou epargnes


  • #1781328

    Le problème, c’est de s’ajuster à la vision de l’ennemi.
    Votre Général Pierre de Villiers, il a été éduqué dans une conception du monde qui n’est plus valide, qui est inopérante.
    On le voit, dans le film de Kubrick, Docteur Folamour. Le personnage interprété par George C. Scott.

    Si il n’ya plus de pays, de nations, y’a plus d’Armée.
    Pourquoi ? pour défendre quoi ?
    Ton droit de consommateur ?
    lol

    Y’a plus que des contrats avec des entreprises.
    Et le marché mondial, c’est la drogue.
    Tiens, régale toi https://fr.wikipedia.org/wiki/Los_Zetas


  • #1781337

    On s’en fout, de son audition, il représente rien, le mec.
    Pourquoi, d’abord, il se présente à cette audition, il n’a rien à défendre, juste se faire humilier davantage.

    C’est un pion à éjecter, une formalité, dans la gouvernance mondiale/ globale.

    Louis Ferdinand Céline avait déjà expliqué le sujet, il y a 100 ans.


  • Du Jacques Sapir, c’est toujours bon à lire. Sain même !


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